Une Alchimie de l'Eveil
Une Alchimie de l'Eveil
Ep.9 : Apprendre à s'Aimer, Un Parcours d'Eveil.
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Dans ce nouvel épisode de votre chaine de podcast Une Alchimie de l'Eveil, Iker Aguirre se concentre sur une question clé et condition sine qua non du chemin vers l'éveil de soi et à soi : comment apprendre à s'aimer ?
Cet épisode se concentrera sur les questions suivantes :
- Pourquoi cet exercice est-il si compliqué ? Description du contexte.
- L'expérience personnelle d'Iker Aguirre, suite à un burnout sévère et une expérience de mort imminente.
- Ego et amour de soi : quelle différence ?
- Les ouvertures du cœur (au pluriel)
- S'aimer soi : l'ouverture ultime ?
- 6 étapes pour apprendre à s'aimer.
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Le moment est venu de réinventer notre humanité et ce n’est pas en restant dans la cadre que nous allons le faire.
Chers amis, bonjour et bienvenue dans votre chaîne de podcast « Une alchimie de l'éveil ». Je suis Iker Aguirre et aujourd'hui nous allons nous intéresser à une question qui taraude l'humanité depuis des millénaires. Comment apprendre à s'aimer ?
L'amour de soi, un chemin qui a été perdu et oublié dans une société qui cultive la frustration, la peur du manque et qui nous a fait croire que le bien-être était dehors. Et ce chemin qui peut sembler infranchissable, inatteignable, en fin de compte il est là, il nous attend. Et aujourd'hui, humblement, nous allons commencer à l'arpenter.
Une société de consommation bâtie sur la frustration
Et oui, nous sommes dans une société de consommation. Une société de consommation qui est basée sur la frustration et sur le désir de ce que l'on n'a pas. Ainsi, elle vous amène irrémédiablement à un contexte de comparaison permanente qui vient nourrir le manque et la peur du manque. En plus, si on vous amène à vous comparer à des standards impossibles, l'exercice est encore plus facile, car la frustration sera garantie.
Et ainsi, une fois que la frustration est garantie à l'intérieur de vous, vous créez un contexte de rejet de soi. Et ce rejet de soi fait que vous ne vous acceptez pas. Et si vous ne vous acceptez pas, pour trouver votre place dans le monde, qu'allez-vous faire ? Si ce que vous avez en vous et avec vous n'a pas les réponses parce que ce n'est pas acceptable, forcément la réponse est ailleurs. Donc la réponse à votre bien-être et votre épanouissement est dehors. Et dehors vous avez quoi ? De la publicité.
Soyez-en sûr que je sais de quoi je parle. Car pendant toute ma carrière, j'ai été dirigeant d'entreprise et de sociétés de communication, des sociétés de stratégie, des sociétés de marketing. Je connais ce monde en long, en large et en travers. Oui, je l'ai servi pendant longtemps et j'étais persuadé de bien faire.
L'explosion en vol : une expérience de mort imminente
Mais un 13 février 2009, j'ai explosé littéralement en vol. J'ai fait une expérience de mort imminente. Et dans cette expérience, je me suis retrouvé face à la vérité la plus belle et la plus profonde qui soit. Je ne saurais pas l'amener, mais j'y étais. Et dans l'espace dans lequel j'étais, j'ai pris conscience de tous mes faux-semblants. J'ai pris conscience de toutes mes erreurs de parcours. J'ai pris conscience que je n'étais pas sur le chemin sur lequel j'étais censé être.
Dit autrement, tel que la voix me l'a dit : Iker, crois-tu que tu es sur le chemin pour lequel tu es venu ? Non, je n'y étais pas. Iker, es-tu fier de ce que tu as accompli ? Non, je n'étais pas fier. Il suffit de deux questions pour changer toute ma vie.
Donc je sais aujourd'hui de quoi je vous parle, parce que je viens de ce terreau extrêmement fertile, de la société d'économie, de consommation. Et j'étais l'un de ses plus fidèles serviteurs. Et suite à ça, une explosion en vol qui m'a remis face à ma vérité, face à ma spiritualité, et face à la découverte de la plus grande prison qu'il puisse y avoir à l'intérieur de l'homme, la fermeture de son cœur.
Un clin d'œil à la communauté
Et c'est justement avec le cœur ouvert que je vais faire un petit clin d'œil à Marie-Claude Fecteau. Pourquoi un clin d'œil ? Parce que je vous dois des excuses. J'avais promis que cet épisode serait autour de la question que vous m'avez posée. Et pourtant, me voici en train de parler d'apprendre à s'aimer, d'amour de soi, etc. Il y a deux événements qui ont incité ce changement. Donc, Marie-Claude, aujourd'hui, du fond du cœur, je vous demande de m'accompagner. Vous serez ma compagnonne de route sur cet épisode, mais je vous garantis que l'épisode suivant sera sur les thématiques que vous m'avez demandées. Car j'ai adoré cette question, et le petit teasing que je vous ai partagé autant dans la newsletter que sur les réseaux sociaux était que l'on parlerait de pratiques énergétiques et d'énergie. Ça va être un régal, mais ce sera promis pour la semaine prochaine.
Et qu'est-ce qui a incité cet épisode ? Deux événements. Le premier, c'est que je n'avais pas pris conscience que dans une semaine, nous allons lancer une formation sur « Aimez-vous » avec Louise Hay, une femme extraordinaire désormais décédée aujourd'hui, mais qui nous a laissé cette formation sublime en legs, on pourra le dire comme ça, et que nous allons diffuser au plus grand nombre. 21 jours, une leçon par jour, accessible 100 % gratuitement, du début jusqu'à la fin. Et ce n'est qu'à la fin, ceux qui le désirent éventuellement et qui veulent garder la formation pour eux, qui pourront l'acheter avec différents prix au choix. Donc on teste plein de choses pour trouver notre meilleur moyen de contribuer à ce changement de conscience.
Et donc, cette formation qui dure 21 jours, je me dis, rien ne vaut un épisode pour centrer le débat autour de la question d'apprendre à s'aimer, ouvrir des portes de réflexion et ouvrir des espaces dans lesquels on pourrait rentrer, pour ensuite dire : si vous voulez aller plus loin, il vous suffit de vous inscrire à la formation de Louise Hay et pendant 21 jours, travailler gratuitement l'amour pour soi.
Et l'autre événement qui m'a influencé, c'est juste un email de notre communauté magnifique, du père Louis David, qui posait des questions sur la méditation, qui échangeait, et quand je lisais ces lignes, entre les lignes il y avait de l'amour. Mon cœur s'est ouvert et je dis : mais qui est cet homme-là ? Alors père Louis David, il est probable que quand vous écouterez cet épisode on se soit déjà parlé, car j'ai invité le père Louis David à partager.
Et donc cette ouverture du cœur rattachée à Louise Hay qui est arrivée, je me suis dit : c'est le moment de parler de cette question. Car, et c'est le dernier point qui m'a incité à faire ce changement de programmation, c'est que je ne parle pratiquement que d'amour pour soi. Et là, je fais un clin d'œil à Guillaume, avec lequel nous avons partagé un week-end magnifique, un stage que nous avons fait sur le thème de la naissance, et Guillaume, nous avons beaucoup parlé aussi d'amour pour soi. Tous ces gens-là sont des personnes magnifiques.
La vraie pandémie : le rejet de soi et le manque d'amour
Alors, nous sommes en pleine crise sanitaire. On nous parle de pandémie par-ci et par-là. Je ne rentrerai pas dans cette thématique, mais je me permettrai de dire que s'il y a une pandémie qui sévit dans notre société depuis des décennies et qu'on la laisse faire, c'est le rejet de soi et le manque d'amour.
Dans notre société de consommation, on a tout basé sur la frustration, qui est désirer ce que l'on n'a pas, et s'assurer que nous prenons conscience que nous n'en avons pas. Ensuite, ainsi, on va faire naître une sensation de manque permanente en soi. Un manque, le manque de ce que je n'ai pas, mais aussi la peur du manque. Et rien ne facilite plus cette naissance de la sensation de manque et de frustration que la comparaison. Si vous vous comparez à quelqu'un d'autre qui a ce que vous n'avez pas, vous allez prendre conscience de ce qui vous manque et vous allez le désirer. Si en plus on pousse plus loin et on vous fait vous comparer à des standards impossibles, là, le pari est gagné. Car on va mettre la frustration et le manque dans le plus profond de votre être, car vous allez commencer à ne plus accepter celui ou celle que vous êtes. Puisque vous ne passez jamais l'examen des comparaisons.
Et ceci a un deuxième effet collatéral. C'est que ça vous induit que si vous êtes en rejet de vous-même, vous finissez par croire que le monde à l'extérieur est toujours meilleur que vous, que vous ne valez pas puisque vous n'êtes qu'en perpétuel échec dans le jeu des comparaisons. Donc du coup, étant donné que ces standards par rapport auxquels vous vous comparez sont acceptés de tous, forcément, le bien est là — je mets « bien » entre guillemets. Et donc on finit par vous faire croire que la réponse à votre bien-être et votre épanouissement est dehors, toujours dehors. Et dehors, vous avez quoi ? Vous avez des réclames publicitaires.
Alors croyez-moi que je peux vous parler de ça, parce que j'y étais en toute connaissance de cause. Car j'ai dédié la plus grande partie de ma carrière à la stratégie, au marketing, à la communication, à l'économie de marché. J'étais un fidèle serviteur et j'étais persuadé de bien faire. On m'avait dit depuis tout petit à l'école : voici ce qu'il faut faire pour avoir du succès. Voilà quelle place faut-il avoir dans la société. On m'avait appris un classement, un classement qui définissait quelles étaient les personnes les plus respectables, les plus aimables, les plus ce que vous voulez. Et il fallait répondre à un certain nombre de critères. Et j'ai répondu à tous ces critères-là. Avec brio, il faut dire. Je m'en suis super bien sorti. Oui, j'étais bon dans ce que je faisais.
Le burn-out et la rencontre de vérité
Mais le 13 février 2009, j'ai explosé en vol. J'ai fait un burn-out extrêmement sévère qui m'a amené à vivre ce que l'on appelle une expérience de mort imminente. Et à ce moment-là, j'ai eu une rencontre de vérité au plus profond de moi-même. Je suis rentré dans un espace qui n'est pas descriptible. Il n'y a pas de mots pour le décrire. Mais dans cet espace-là, j'étais chez moi, j'étais moi. J'étais tout et rien en même temps. Et je n'avais besoin de rien être parce que j'étais déjà tout. C'est dans le vide qu'il y a l'omniscience, l'universalité. Et pourtant, il n'y a rien.
Et dans cet espace, j'ai une voix qui me parle. Et cette voix me pose deux questions. La première : Iker, es-tu fier de ce que tu as accompli ? La deuxième : Iker, crois-tu que tu es sur le chemin pour lequel tu es venu ? Deux questions, deux réponses négatives.
Et c'est là que je prends conscience de l'énorme mensonge dans lequel j'ai grandi et dans lequel je me suis mis. J'ai servi cette société de consommation, j'ai servi cette société de la frustration, j'ai fomenté ce manque-là moi-même. Je croyais que la réponse à mon bien-être et mon épanouissement était dehors. Et qu'en a été la résultante de tout ça ? Pour moi comme pour des millions de personnes frustrées, vivant dans le manque, la résultante a été une fermeture du cœur. Et oui, c'est devenu alors mon plus grand défi. Apprendre à m'aimer.
D'où qu'aujourd'hui on fasse cet épisode, car Dieu sait que je parle de cette thématique en long, en large et en travers beaucoup de fois, depuis le début de la crise sanitaire, pratiquement toutes les semaines, avec quelqu'un. D'où que l'on décide de faire tout ce cheminement que je vous ai écrit tout à l'heure, cet épisode, Louise Hay et compagnie.
Faire face à ses propres barrières
Apprendre à s'aimer. Un cœur fermé, un cœur meurtri, par le rejet de soi, par un jeu de comparaison toujours perdant, nous mène au plus grand des défis, celui de l'ouverture du cœur, qui aura été mon plus grand défi depuis l'expérience de mort. Et le plus beau des parcours.
Alors au début, j'ai dû faire face à mes propres barrières. Une quête d'approbation permanente. Chercher le bon point qui venait de l'extérieur. Une quête de reconnaissance qui était un moyen pour le monde de me dire qu'il m'aimait. Donc je me pliais en quatre. Il fallait que je sois aimé. Il fallait que je sois reconnu. Tout ça était dû à quoi ? Un manque de confiance profond, des complexes. Si je faisais un jour la liste des complexes que j'ai eus, je pourrais écrire un dictionnaire comme le Larousse ou le Petit Robert.
Et bien évidemment, avec les complexes, en fin de compte, c'est la nourriture favorite du saboteur intérieur. Celui qui te dit toute la journée que tu ne vaux pas, que tu n'es pas à la hauteur, que tu ne sers à rien. Moi, j'ai toujours eu une sensation de ne pas rentrer dans le moule. En fin de compte, le moule avec lequel le monde et les autres étaient faits était un moule qui n'avait pas été utilisé pour me faire moi. J'avais la sensation d'être foireux en permanence, de ne pas rentrer dans le moule, d'être bizarre. Une sensation de mal-être permanente. Et je m'excusais tout le temps d'exister, puisque le monde semblait être fait tout le temps sur ce moule-là et moi pas. Je demandais pardon d'exister.
Et tout ça, dans mon cas — parce qu'on développe tous des protections —, dans mon cas, derrière une énorme façade d'assurance et de soi-disant confiance en soi. Mais en réalité, moi le premier avant tous, je savais que c'était un leurre. Un leurre pour mon entourage, parce qu'il fallait que je me protège de cette énorme souffrance qui naît du fait de rentrer dans un monde pour lequel vous n'êtes pas fait.
Alors je vous l'ai dit, mon subterfuge, ça a été de me déguiser pour cacher ma détresse et ma vulnérabilité. Parce que j'avais peur de m'aimer. Alors j'avais peur d'aimer pour ne pas avoir à souffrir. Alors je me suis protégé, j'ai fermé mon cœur pour le protéger de la souffrance et j'ai développé en même temps un ego surdimensionné pour m'aider à passer en force. « Iker, es-tu fier de ce que tu as accompli ? » Cette phrase est venue accompagnée du film de ma vie. Et c'était juste des morceaux choisis où je me suis vu, avec ma superbe, avec mon orgueil, avec cet ego surdimensionné qui ne passait plus les portes. Mais c'était lui qui m'a aidé. Oui, je suis passé en force avec tous ces boulets, tous ces sacs à dos.
L'ego : ami ou piège ?
Et donc du coup, quand on parle d'apprendre à s'aimer, de s'aimer soi, il y a forcément un rapport à l'ego. Et l'ego, on ne l'aime pas, on lui dit plein de noms d'oiseaux, on le traite de tous les termes. Mais l'ego, est-ce mauvais ? L'ego et l'amour pour soi sont inévitablement réunis dans une même quête. Mais quelle est la différence entre les deux ?
Alors, commençons par l'ego, car on en parle à toutes les sauces, l'ego par-ci, l'ego par-là, mais je n'en connais pas beaucoup qui soient capables de décrire ce qu'est l'ego. Et je ne prétends pas, par là, que ma définition de l'ego soit juste. C'est juste ma définition. Mais, pour ce que j'ai pu apprendre et comprendre, l'ego est une construction identitaire qui naît à l'enfance. Elle permet à l'enfant tout petit, qui n'a pas vécu assez, d'avoir une conscience de soi. C'est une sorte de construction psychologique qui lui permet de parler à la première personne. Il n'a pas l'expérience de vie nécessaire qui lui permet de comprendre qui il est, ce qu'il fait dans ce monde, quels sont ses dons, ses talents, et à travers une expérience incarnée, pouvoir dire qui il est. Comme il n'a pas cette expérience et qu'il est une feuille blanche, l'ego vient remplir ce rôle-là. Ainsi, il lui permet de parler de soi et d'avoir une conscience de soi.
Le chemin faisant après, l'expérience viendra, et c'est là que vient l'intérêt de la construction de l'individu et le rôle qui évolue de l'ego. Car si au début l'ego permet à l'enfant de s'identifier et de parler de soi à la première personne, plus on a de l'expérience de vie, plus on avance, plus autre chose se construit. Et cette autre chose est notre véritable identité. L'ego est une façade, une sorte de jeu réflexif qui revient à soi, qui permet de traiter le « je ». Mais une fois que le « je » commence à naître, là, on ne rentre plus dans la représentation — ce qui serait le rôle de l'ego — et on rentre dans l'identité, ce que nous sommes réellement. Et là, il s'agit d'une transcendance de l'ego, mais on en parlera tout à l'heure.
Car dans la notion d'ego, d'abord, c'est une construction identitaire de l'enfance, mais ensuite, il se maintient et il reste avec nous toute notre vie, parce qu'il change de rôle et il devient une protection pour notre survie. C'est pour ça que l'ego n'est pas mauvais. Ce qu'est notre problème avec l'ego, c'est que jamais on ne nous a parlé de lui et qu'il peut devenir un piège.
Mais quand l'ego peut-il devenir un piège et nous empêcher d'avancer sur notre chemin ? En fait, l'ego devient un piège quand ses barrières de protection agissent alors qu'on n'en a plus besoin. Quand vous êtes en difficulté, quand plus rien ne marche autour de vous — et vous en avez connu plein, des moments comme ça —, quand vous venez à passer ces moments-là, qu'est-ce qui vous fait tenir ? Ce désir de vivre. Et ce désir de vivre est alimenté par votre ego, qui vous dit « tu vaux suffisamment pour que tu t'accroches ». L'ego, il est intrinsèquement, profondément lié au désir de vivre. C'est la dernière voix qui reste et qui vous dit, envers et contre tout : continue. Aime-toi. Crois en toi. Tu peux y arriver.
C'est pour ça d'ailleurs que les personnes qui ont des parcours de vie très difficiles ont aussi des énormes ego. Car c'est grâce à cet ego qu'ils ont survécu. Et c'est aussi pourquoi ces personnes-là, qui sont des survivants, qui font souvent des choses extraordinaires, ont une énorme lutte après à avoir avec leur ego, parce que leur ego a été tellement, tellement un compagnon de route qu'ils le chérissent, ils ne veulent pas le lâcher. Sauf que le piège, c'est que les barrières de protection de l'ego continuent à agir quand on n'en a plus besoin. Alors il nous rend aveugles, il nous coupe du monde, car il devient un mécanisme de protection permanent qui nous renferme dans ce jeu réflexif du « je » et nous empêche de voir le « jeu », de voir le « nous », notre communauté, et le grand « nous », le monde auquel nous appartenons. Et il réduit tout à une unité fondamentale, le « moi ».
À ce moment-là, l'ego devient un piège. Et quand il devient un piège, là on rentre dans tous ces travers du narcissisme, de l'égocentrisme, de l'égotisme et tous ces noms d'oiseaux que l'on pourrait donner aux personnes qui ont sombré dans les pièges de l'ego. Mais l'ego, il est bon, car il joue un rôle essentiel au début de notre vie et ensuite il joue un rôle essentiel quand ça ne va pas. Mais quand ça va, c'est le moment d'arriver à transcender l'ego pour retrouver notre véritable identité. Et cela est un parcours spirituel à part entière qui passe entre autres aussi par les ouvertures du cœur. Et je n'ai pas dit « l'ouverture du cœur ».
Les ouvertures du cœur
Car nous rentrons là dans un sujet à part entière. Alors je pourrais faire un épisode rien que sur ce que je vais vous raconter ici, voire même une série d'épisodes. On pourrait passer un week-end, une semaine ensemble à travailler tout ce que je vais vous décrire là. Mais je vais me contenter de juste citer en quelques minutes ce sujet sur les ouvertures du cœur. Car c'est, en ce qui me concerne, après l'expérience de burn-out, le parcours le plus beau qu'il m'était donné. C'est un parcours qui dure depuis plusieurs décennies. Il avait déjà commencé avant le burn-out, il a continué de façon superlative après le burn-out et je pense que tout homme, toute femme sur Terre vit ce parcours-là d'ouverture du cœur. Pour moi, c'est le plus beau des parcours de ma vie.
Mais de quoi parle-t-on réellement quand il s'agit d'ouverture du cœur ? Nous avons tous vécu des expériences dans notre vie, certaines traumatisantes, certaines magnifiques, certaines difficiles. Chaque expérience traumatisante, nous l'avons traversée comme nous avons pu. Une expérience traumatisante difficile est une souffrance superlative pour le cœur. Le cœur est doux. Le cœur est fragile. Le cœur est vulnérable. Dès le moment qu'il s'ouvre, les souffrances qu'il peut subir sont gigantesques. Donc, dès que nous vivons une expérience difficile, cette souffrance, elle nous prend de surcroît. Et donc, à travers chaque traumatisme, à travers chaque difficulté, à travers chaque expérience douloureuse, nous fermons une petite partie de notre cœur. Parfois beaucoup, parfois un petit peu.
Et au fur et à mesure que toutes ces expériences s'accumulent, comme on ne nous a pas appris à déverrouiller les verrous que nous avons mis, on cumule un verrou derrière l'autre, un verrou derrière l'autre. Et à un moment donné, on se rend compte qu'en fin de compte, on s'est fermé à l'autre, on s'est fermé au monde, on s'est fermé.
Beaucoup de personnes, et j'en faisais partie, disent : mais je ne sais pas ouvrir mon cœur. Moi, je disais tout le temps : mais moi, je sens qu'à l'intérieur de moi, j'ai une quantité d'amour, je le sens. Mais c'est incommensurable. J'avais à peine 20 ans quand je disais ça. Je n'arrivais pas à aimer et donc j'avais tout ce trop-plein d'amour au fond de moi et je n'arrivais pas à le faire sortir. Et parfois, il sortait d'un coup et là, je ne savais plus où j'habitais. Il n'y avait que mes chats et la nature qui arrivaient à m'ouvrir le cœur, mais avec les êtres humains je n'y arrivais pas, mes verrous étaient trop forts, ils étaient trop grands.
Et par la suite, j'ai pris conscience que ces verrous, on pouvait les enlever les uns derrière les autres, mais qu'il faut beaucoup de douceur. Il ne faut rien forcer. Le cœur, on ne peut pas le forcer, il faut le protéger, le respecter et l'accompagner dans son processus. Et chaque ouverture est accompagnée de moments extraordinaires, mais aussi de défis. Car quand tu enlèves un verrou, tu enlèves un souvenir qui est resté ankylosé en toi. Et ce souvenir, tu lui fais face, et parfois tu n'en as pas envie, tu préfères laisser la chape de béton et le souvenir enfoui.
Et moi, ce que j'ai appris avec tout ce temps-là, c'est que tous ces souvenirs enfouis qui parfois peuvent être oubliés, ils restent quand même en nous tous les jours, ils conditionnent nos choix et nos actions, tous les jours ils sont un paquet qui nous empêche d'avancer. Donc l'ouverture du cœur requiert forcément de faire face à certaines zones d'ombre. Mais il y a une bonne chose, et ça, nous en parlions dans l'épisode antérieur : c'est que ces choses-là, quand elles sortent, elles ont juste besoin de sortir. Elles sont déjà en nous. Et une fois qu'elles sont sorties, elles sont dehors. Comme je disais dans l'épisode antérieur, c'est comme aller aux toilettes. Voilà, vous avez mal au ventre, vous n'en pouvez plus et à un moment donné, vous passez aux toilettes et une fois que c'est fini, c'est bon, vous tirez la chasse, vous passez à autre chose. Éventuellement, vous vous prenez une bonne douche et c'est bon. C'est exactement ce genre de choses qui se passe quand il y a l'ouverture du cœur. Mais ça requiert beaucoup de courage parfois d'aller regarder droit dans les yeux certains souvenirs pour les laisser partir. Mais écoutez-moi bien, quand vous les laissez partir, ils partent.
Se faire accompagner si nécessaire
Alors je fais aussi une parenthèse. Dans ce cheminement-là, c'est un cheminement que l'on peut faire soi, mais parfois on peut avoir besoin de demander de l'aide. Donc, avant de continuer sur cet épisode, si quand vous écoutez ce que je vous raconte, vous vous sentez désarçonné ou si vous vous dites « je ne me sens pas d'aller là-dedans », ne vous forcez pas à y aller, faites-vous accompagner. Vous allez trouver des personnes qui vont vous aider, ça peut être des thérapeutes, ça peut être des professionnels de l'accompagnement, c'est vous qui choisirez. Des personnes que vous connaissez, qui ont traversé déjà ce chemin-là. Bref, vous allez chercher et trouver quelqu'un qui puisse vous accompagner pour vous donner un cadre sécurisant dans ces ouvertures-là, dans ces découvertes-là, si jamais vous ne vous sentez pas d'y aller tout seul ou toute seule. Là, je ferme la parenthèse.
Les différents genres d'ouverture du cœur
Et les ouvertures du cœur, elles sont de plusieurs genres. Il y a d'abord l'amour de moi pour les autres. Et là, c'est tout un travail. Comment j'ouvre mon cœur pour pouvoir aimer les autres ? Ensuite, il y a l'amour des autres pour moi. Comment je peux ouvrir mon cœur à la réception de l'amour des autres pour moi, tout en apprenant à me protéger des agressions des autres pour moi.
Il y a ensuite l'amour des autres entre eux, et ça, on le subit souvent en famille, quand les membres d'une même famille ne s'aiment pas. Les familles monoparentales par exemple, c'est le grand cliché, j'en viens : donc papa qui n'aime pas maman ou maman qui n'aime pas papa et qui s'en mettent plein la figure. Et vous, vous êtes des enfants et vous dites : vous ne pourriez pas vous aimer un peu ? Ça, c'est l'amour entre les personnes. Une autre ouverture, un autre espace de travail dans lequel nous sommes acteurs aussi. Pas responsables, acteurs.
Ensuite, il y a l'amour de moi pour la vie. Pour le fait d'être en vie. Il y a l'amour de la vie pour moi. Tous ces cadeaux que la vie me fait. Là, nous rentrons déjà dans un espace particulièrement spirituel. Après, il y a l'amour de moi pour le vivant et l'amour du vivant pour moi. Là, c'est le lien à la nature, mais c'est le lien à tout ce qui est du vivant, les animaux, tout ce qui touche au vivant, l'univers, mais aussi une très grande part de spiritualité. Et ensuite, nous rentrons dans l'étape de l'amour de moi pour moi. Et c'est ce dont nous parlons aujourd'hui. Apprendre à s'aimer. Et c'est là que s'ouvre l'étape ultime, le fameux agapé de Platon, l'amour inconditionnel. En moi, mais aussi pour moi.
S'aimer soi : l'ouverture ultime du cœur
Alors la grosse question : s'aimer soi, après tout ce cheminement-là, serait-ce l'ouverture ultime du cœur ? Je le pense sincèrement. Je pense que l'ouverture du cœur est une spirale dynamique et vertueuse qui demande plusieurs étapes. Chaque fois que le cœur s'ouvre, c'est magnifique. Alors, moi, c'est sans nul doute, parmi les expériences que j'ai pu vivre dans ce chemin d'éveil à soi, l'ouverture du cœur a été parmi les plus fortes et les plus belles.
Quand soudainement le cœur s'ouvre et il commence à rayonner d'amour, mais de l'amour incommensurable, là, il n'y a rien sur terre qui puisse se comparer à ça. Et c'est en nous, c'est en permanence en nous. Ça fait partie des essences de notre qualité de présence. Nous sommes amour. Et il existe un moment où, quand vous ouvrez votre cœur, soudainement cet amour commence à sortir sans limite. Vous allez pleurer, mais vous allez pleurer. Mais pleurer de joie, de beau, c'est tellement extraordinaire que vous prenez conscience du superlatif de l'humain, d'à quel point vous êtes beaucoup plus que cette enveloppe charnelle. Et la puissance de cet amour, sitôt vous la ressentez, est tellement grande et tellement abondante qu'immédiatement la première chose que vous allez avoir envie de faire, c'est de la partager. Il y en a trop, il y en a partout. Mais c'est en vous, au plus profond de vous.
Et donc cette spirale de différentes ouvertures du cœur vous amène petit à petit à vous ouvrir de plus en plus, de plus en plus, de plus en plus à cette essence essentielle qui définit l'essence pure de l'être — excusez-moi pour la répétition — et qui est faite d'amour. Je vous disais dans des épisodes antérieurs, la qualité de présence est faite de sérénité, de joie et d'amour. Et je ferai un épisode sur la qualité de présence. Et dans ce cheminement d'ouverture du cœur, vous avez une des voies royales pour incarner cette qualité de présence et commencer à toucher cet espace de sérénité, puis cet espace de joie et cet espace d'amour inconditionnel.
Alors, s'aimer soi, est-ce l'ouverture ultime ? Moi, je le pense, car c'est une sorte de chemin en pelure d'oignon. On enlève les unes derrière les autres toutes les étapes que je vous ai données. Amour de moi pour les autres, amour des autres pour moi, amour des autres entre eux, amour de moi pour la vie, amour de la vie pour moi, amour de moi pour le vivant, amour du vivant pour moi, amour de moi pour moi, et amour inconditionnel en moi et pour moi. Oui, je pense que c'est l'étape multiple de l'ouverture du cœur. Apprendre à s'aimer.
L'oracle de Delphes : avant de rentrer, juste sur le pas de la porte, il était écrit « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers et les dieux. » Apprendre à s'aimer, c'est apprendre à aimer le monde et tout ce qu'il y a au-delà de ce dernier. C'est pour moi une des plus belles voies royales vers la découverte de sa propre spiritualité.
Les étapes concrètes pour apprendre à s'aimer
Alors maintenant, concrètement, quelles sont les étapes que j'ai eu à suivre pour apprendre à m'aimer ? Les étapes que l'on m'a aidé bien évidemment à faire et à transiter. Ce n'est pas quelque chose qui est sorti complètement du chapeau. Et ce n'est qu'une façon de faire. C'est ici que je vous invite, si vous souhaitez arpenter ce chemin d'amour pour soi, à vous inscrire à la formation de Louise Hay, qui pendant 21 jours va vous amener sur ce parcours, une leçon par jour.
Alors juste, je fais une parenthèse : soyez sûrs de les suivre les unes derrière les autres, un jour après l'autre, car c'est ce processus qui non seulement est intéressant, mais en plus, pour pouvoir passer de la leçon du jour 1 au jour 2, etc., la leçon de la veille ne sera plus accessible. Donc ça, je vous le dis pour éviter toute frustration. Donc une leçon un jour, on passe à la suivante et à la suivante. Si vous ratez la leçon du jour antérieur, vous ne pouvez pas la récupérer, mais ce n'est pas bien grave, vous pouvez continuer sur ce chemin et faire les différentes leçons de jour au fur et à mesure que ça vient. Là, je ferme la parenthèse, parce qu'ici je vais vous parler des différentes étapes, qui seraient les étapes que je recommande à quelqu'un qui vient me parler de cet état d'être, ce besoin d'ouverture du cœur et surtout ce besoin d'apprendre à s'aimer.
Et là, Guillaume, je fais un petit clin d'œil, car nous avons pas mal échangé sur ça, mais je n'ai pas eu le temps de rentrer dans ces différentes étapes. Donc, en souvenir des très beaux moments que nous avons passés ensemble ce week-end, ce clin d'œil à Guillaume, et j'en profite aussi, ce clin d'œil à Marie-Claude qui m'accompagne depuis le début de cet épisode, et ce clin d'œil aussi au père Louis David. Allez, continuons.
Étape 1 — Récupérer son axe
Quelles seraient les étapes que je vous conseillerais d'arpenter pour aller vers l'amour de soi ? Alors, pour commencer, il va falloir récupérer son axe. On parlait tout à l'heure de qualité de présence. Mais la qualité de présence a trois caractéristiques. Elle est ancrée, alignée et connectée. Connectée à soi, c'est-à-dire observer ce qui se passe à l'intérieur de soi et en même temps observer ce qui se passe à l'extérieur de soi. C'est une connexion permanente qui nous ouvre au big data informationnel qui circule en nous et autour de nous. Ainsi, travailler ces trois caractéristiques va nous permettre de toucher un espace de qualité de présence. La qualité de présence est faite de sérénité, de joie et d'amour. S'assurer d'être dans les caractéristiques nécessaires pour l'accueillir devient une condition sine qua non. Si vous n'êtes pas en qualité de présence, l'ouverture du cœur sera plus compliquée et donc s'aimer soi sera plus compliqué, puisque vous allez être à côté de vos pompes. Vous n'allez pas être bien dans vos baskets.
Donc récupérer son axe est une des choses essentielles de la qualité de présence. Donc de quoi s'agit-il ? De l'alignement. Quand nous donnons le pouvoir à l'extérieur — c'est ce que nous a appris à faire notre société, car elle nous dit que le bien-être et notre épanouissement dépendent de réponses qui sont à l'extérieur —, quand nous nous habituons à donner ce pouvoir-là à l'extérieur, nous perdons complètement notre axe. Car nous l'avons donné, c'est comme un sceptre. Notre axe, c'est celui qui nous permet d'être alignés, bien dans nos baskets. Quand nous donnons le pouvoir de décision et d'influence sur notre vie à quelqu'un d'autre, nous prenons ce sceptre-là et nous le tendons à quelqu'un d'autre. Et ce quelqu'un d'autre est maître chez nous.
Tant que vous n'avez pas récupéré votre axe, vous ne pouvez pas commencer à vous aimer. Car votre axe dépend de la volonté d'une autre personne. Et cette personne, avec son niveau de conscience, avec sa bonne ou mauvaise volonté, prendra des décisions à votre place. Alors les grands classiques de donner son axe : on le donne très souvent à nos parents. Aussi bien intentionnés soient-ils, c'est leur niveau de conscience, leur vie qui définit notre vie. Quand t'es tout petit, t'en as besoin, mais quand t'es un peu plus adulte, peut-être qu'il te faut récupérer ton axe pour l'habiter pleinement.
L'autre grand classique, l'entreprise. On donne le pouvoir à notre chef parce que c'est le pouvoir hiérarchique, on nous a éduqué là-dedans. Toute notre société est construite sur donner notre axe à quelqu'un d'autre. Alors après, quand on parle en termes politiques ou en termes historiques, c'est la meilleure solution pour pouvoir contrôler une population. Je dirais presque que c'est un choix de bon sens de dirigeants depuis des millénaires qui se disent : bon, la meilleure façon que les gens me suivent, c'est qu'ils me donnent leur axe. C'est tous les chevaliers qu'on voyait qui se faisaient adouber, etc., ils donnaient leur axe à leur seigneur et leur seigneur les envoyait à la bataille, ils se faisaient trucider et ils le faisaient heureux. Jamais ceci ne sera possible si vous avez récupéré votre axe. À un moment donné, tu vas revenir et dire : attends, t'es en train de me dire que j'aille me tuer ? Peut-être pas. Parce que Dieu sait qu'il y a des engagements qui valent la peine et des engagements qui ne le valent pas. Mais qui répond au « il le vaut, il le vaut pas » ? Et là, je ne vais pas rentrer à fond dans cette question parce qu'elle peut être pointilleuse, et c'est toute une question philosophique qui mériterait du temps et de l'échange.
Ce que je veux dire par là, c'est que nous sommes dans un contexte qui nous invite à donner notre axe. Et dès le moment où nous donnons notre axe, notre propre responsabilité sur notre propre vie, elle n'est plus entre nos mains. Donc nous devons récupérer notre axe. Et à partir de là, c'est un premier acte fondateur, où on se donne le droit d'être soi avec ses propres choix.
Étape 2 — Apprendre à se parler vrai
Après, étape 2, il va falloir apprendre à se parler vrai. Ce parler vrai, là, il s'agit d'enlever les déguisements. Nous sommes dans une société qui nous a le plus souvent appris à nous déguiser, parce que c'est une société de représentation, de faire semblant, où nous passons à côté de notre identité. Donc, nous avons appris à nous présenter sur notre meilleur jour, car nous vivons dans une société où la comparaison est permanente. Donc, nous voulons sortir gagnant dans ce jeu de comparaison, donc nous nous déguisons.
Moi, pendant la plus grande partie de ma vie, je me suis déguisé en dirigeant d'entreprise. C'était mon déguisement principal. Et comme ça, partout où j'allais, j'en étais arrivé à un tel point de me déguiser en dirigeant d'entreprise que c'était devenu ma définition. « Bonjour, je suis Iker Aguirre, je suis dirigeant d'entreprise. » J'étais ce que je faisais, mais je ne savais pas ce que j'étais réellement.
Alors la première chose, ça va être s'enlever les déguisements. Pour moi, ça a été me mettre à nu, dire : non, je m'enlève le déguisement de dirigeant d'entreprise. Si je m'enlève ce déguisement, je suis quoi ? Et c'est là que je commence à faire face à mon miroir. Et celui-là, il n'est pas facile. On n'aime pas se regarder dans le miroir avec nos bourrelets, nos vergetures, avec nos ventres bedonnants, etc. Car en se regardant dans un miroir, on prend conscience de nos doutes, nos complexes, nos croyances limitantes, mais aussi de nos zones d'ombre et du courage nécessaire pour rentrer dans le silence intérieur et intime et se parler vrai. Oui, j'ai un complexe. Oui, il me fait mal. Mais dès le moment où je suis capable de le voir, de le nommer, je commence déjà à lui faire la peau. Après, il faudra du courage. Dans ce silence intérieur intime, où personne n'a besoin de rentrer, où je puisse commencer à œuvrer pour le dépasser, pour qu'il arrête de m'influencer, pour pouvoir toucher à quoi ? Une qualité d'être où je puisse être apaisé vis-à-vis de cette zone d'ombre. Et Dieu sait que nous en avons beaucoup.
Étape 3 — Apprendre à s'accepter
Et c'est ainsi que, quand nous commençons à nous regarder dans un miroir, avec nos forces, nos faiblesses et nos vulnérabilités, avec nos zones lumineuses et nos zones d'ombre, à un moment donné, nous acceptons d'être qui nous sommes. Et ça, c'est l'étape numéro 3. Apprendre à s'accepter.
C'est d'abord apprendre à accepter le courage de s'affronter à soi-même. Le courage pour faire face à ce miroir. Il faut l'accepter. C'est un acte fondateur qui ensuite nous amène à accepter ses propres vulnérabilités pour les transcender. Car on n'a pas à les subir. Toute vulnérabilité peut se travailler, elle peut être dépassée, elle peut être transformée en force. Ou on peut l'ignorer, faire semblant qu'elle n'existe pas et la laisser nous influencer en l'engraissant à travers chaque jour de notre vie.
Et ensuite, apprendre à s'accepter, c'est aussi accepter de dépasser ces zones d'ombre. Car nous ne sommes pas obligés de les subir. Ces zones d'ombre, ce sont des zones de ménage. C'est ce dont je parlais dans l'épisode antérieur. Tout simplement, il faut faire le ménage. La zone d'ombre, c'est une zone poussiéreuse avec un peu de vase qui demande à être nettoyée. Donc allez-y, nettoyez-la et un point c'est tout, c'est fini. C'est ça qui est beau avec les zones d'ombre, c'est qu'une fois que vous leur faites face, elles ne pèsent plus pareil. Parfois, elles vous permettent de découvrir une zone d'ombre à l'intérieur de la zone d'ombre. C'est un jeu de poupées russes. Et chemin faisant, vous allez pouvoir nettoyer.
Et une énorme gratitude que vous sentirez à ces moments-là, c'est que sachez que chaque fois que vous nettoyez une zone d'ombre, elle est remplacée par de la lumière. Car il y a quelque chose en vous qui empêche la lumière de passer. C'est pour ça qu'il y a de l'ombre. L'ombre n'existe pas sans la lumière. Donc quand vous enlevez l'ombre, la lumière est toujours là. En fin de compte, vous devez imaginer que vos zones d'ombre sont comme des murs. Des murs qui empêchent le soleil de rentrer dans votre chez-vous. Cette zone d'ombre, elle vous empêche... vous aimez le soleil, vous aimez sa chaleur, et à l'intérieur de la zone d'ombre, il fait sombre et il fait froid. Dès le moment où vous commencez à vous atteler à faire face à ces zones d'ombre, vous allez commencer à effriter ce mur-là, à le détruire, à le faire tomber. Sitôt vous faites face à vos zones d'ombre vient se poser un espace de lumière, et celui-là, il est toujours beau, toujours agréable et il fait toujours du bien. Et ça, c'est notre carotte pour apprendre à s'accepter et à dépasser ces zones d'ombre.
Étape 4 — Apprendre à se respecter
Vient alors l'étape 4. Apprendre à se respecter. Car une fois que vous avez trouvé cet équilibre — oui, vous êtes fait de lumière, oui, vous êtes fait d'ombre, oui, vous avez la capacité de vous voir nu face à vos forces et vos vulnérabilités, oui, vous commencez à vous accepter —, l'étape suivante, c'est apprendre à vous respecter, qui vous amène un nouveau travail. J'allais dire « leçon de vie », je n'aime pas parler de leçon parce qu'on n'est pas là pour donner des leçons, on est juste là pour partager des expériences. Donc, un nouveau travail qui est celui de faire la différence entre bienveillance et fermeté.
La bienveillance, c'est l'amour que vous avez pour l'autre et le respect que vous avez pour l'autre. La fermeté, c'est le respect que vous avez pour vous et, en sous-jacent, l'amour pour vous qui commence à émerger. Et il y a un juste équilibre. Dès le moment où vous manquez de fermeté par excès de bienveillance, vous oubliez de vous respecter, vous, pour respecter l'autre, et ce n'est pas juste. Quand vous êtes trop ferme et que vous respectez trop ce que vous voulez en oubliant le respect de l'autre, ce n'est pas juste non plus. Donc d'abord, comprendre la différence entre bienveillance et fermeté.
L'étape suivante, c'est : où est le juste équilibre ? L'équilibre en douceur, qui fait que je suis à la fois bienveillant et à la fois ferme. Et pour comprendre la notion de fermeté, il est inévitable de rentrer dans une autre phase de cette étape-là. Poser le cadre. Comment pose-t-on le cadre ? Quel est le cadre ? Quels sont les enjeux de ce que vous vivez ? Quelles sont les règles qu'il faut respecter pour le vivre ? Les relations, comment s'opèrent-elles entre elles ? Et dernier point, quels moyens mettez-vous en œuvre pour que tout ceci soit possible ? Ça, c'est le cadre.
Mais une fois que vous comprenez ce cadre-là, vous êtes le garant du cadre. Et le cadre, c'est vous, le respect de vous-même. Ce cadre, il est posé. Le respect du cadre, c'est la fermeté. La bienveillance, c'est d'inviter les gens dans votre cadre, leur permettre de s'épanouir à l'intérieur de celui-là et de contribuer à leur propre épanouissement, le respect de leur propre cadre, tout en respectant le vôtre aussi. La bienveillance, c'est donner le meilleur de ce que vous avez tout en vous respectant et en respectant l'autre. Ça, c'est l'étape 4, apprendre à se respecter.
Étape 5 — Apprendre à s'apprécier
Et nous rentrons dans l'étape 5. Une fois que vous avez appris à vous respecter, vous allez apprendre à vous apprécier. Vous allez alors prendre conscience que dans vos zones de lumière, dans vos forces, il y a des dons et de la valeur, et vous allez apprendre à les apprécier, à les reconnaître. Oui, je suis bon ou je suis bonne dans ces domaines-là. Oui, j'ai une valeur. Oui, le monde est meilleur pour moi et autour de moi quand je suis dans ces espaces-là. J'aime être dans ces espaces-là et j'aime les exprimer.
En fin de compte, apprendre à s'apprécier, c'est trouver et apprécier le beau en soi et dans ses actes. Grâce à ses dons et à sa valeur, ces actes-là, ils prennent une forme superlative. Et quand vous êtes capable de créer du beau, le beau que vous êtes capable de créer est plus beau encore. Et c'est ce qui vous amène au troisième point d'apprendre à s'apprécier : c'est que vous appréciez votre empreinte. Et ça, c'est une étape essentielle. On n'en parle pas assez souvent. Appréciez l'empreinte que vous laissez dans le monde dans lequel vous êtes. Au moment où vous laissez cette empreinte, le monde est devenu meilleur. La vie s'est épanouie en vous et autour de vous. Ça veut dire qu'à cet instant présent, à ce moment-là, du simple fait que vous existez, le monde s'est amélioré. Et là, vous commencez à apprécier votre empreinte. Et à vous dire : je me respecte, mais j'apprécie que dans mon vivant, le fait que je sois en vie, il se passe de belles choses. Et je me congratule.
Étape 6 — Apprendre à s'aimer
Parce qu'ensuite, vous passez à l'étape ultime, apprendre à s'aimer. C'est là que je récapitule. Vous avez d'abord appris à récupérer votre axe, à devenir souverain dans votre royaume. 2. Vous avez appris à vous parler vrai. 3. Vous avez appris à vous accepter. 4. Vous avez appris à vous respecter. 5. Vous avez appris à vous apprécier. Et là, le terreau est parfaitement fertile pour apprendre à vous aimer. Dernière étape ultime de ce parcours.
Et ça veut dire quoi ? La première chose, c'est trouver la plénitude, sa plénitude en soi. Ceci, rien que ceci, c'est un parcours spirituel à part entière. Que vous ne le vouliez pas, et peu importe quel est votre choix spirituel, athéisme, religieux, peu importe, nous sommes humains et tôt ou tard, vous allez embrasser qu'il y a quelque chose de beaucoup plus grand dans la plénitude en soi et pour soi qui va au-delà du matériel. Et c'est en ce sens que je dis : là, vous êtes dans un parcours spirituel. Vous lui donnerez le nom que vous décidez de lui donner. Mais la plénitude en soi et pour soi est un parcours spirituel. Où vous allez trouver quoi ? Cette plénitude reliée à la qualité de présence. Et donc la paix en soi. Cette sérénité qui nous constitue à tout moment — et je souligne ça —, la qualité de présence est permanente, c'est tout être humain sur Terre, à tout moment. Si vous êtes stressé, vous êtes quand même, au fond de vous, vous êtes paix. La paix est en nous tout le temps.
Par contre, quand vous commencez à apprendre à vous aimer, vous êtes en train d'activer l'espace ultime de la qualité de présence qui est l'amour. Nous sommes sérénité, joie et amour. Donc, quand vous apprenez à vous aimer, vous trouvez la paix en soi. Vous commencez alors, étape suivante, à rayonner de cet amour-là.
L'amour qui rayonne : charisme et leadership
L'amour rayonne. On le dit : oh, il est rayonnant. Quelqu'un qui est amoureux, il rayonne, il pétille des yeux. Vous reconnaissez une amie ou un ami qui est amoureux immédiatement, rien qu'en le voyant. « Oh, toi, tu dois être amoureux parce que ton regard, il rayonne, il pétille, il est plein de vie. » Et oui, quand le cœur s'ouvre, il est perceptible par les autres à distance. Il fait du bien en soi et aux autres, car cet amour est l'une des caractéristiques les plus puissantes de notre potentiel.
Et là, je fais une parenthèse, le MIT, le Massachusetts Institute of Technology, à travers les travaux du HeartMath Institute, ont prouvé scientifiquement la puissance des émissions du cœur. Mais il n'y a pas qu'eux, il y a plein d'autres études. Mais je ne vais pas me laisser porter là-dedans, ce n'est pas le but maintenant.
Un cœur qui s'ouvre est un cœur qui rayonne. Un amour qui rayonne est un amour charismatique. Nous avons là le secret du charisme. Alors moi qui viens du monde de l'entreprise, c'est aussi le secret du leadership. Alors je vous laisse imaginer la tête des managers et des dirigeants rompus à l'école traditionnelle du leadership où il faut être un mâle alpha dominant. Et moi j'arrive et je dis : mais si tu veux être charismatique, tu sais ce qu'il faut ? Il faut oser aimer, il faut apprendre à parler amour et vivre l'amour pour soi et pour les autres. Alors certains me regardent avec des yeux comme des assiettes. Pourtant, le futur est là et le présent aussi. L'amour est rayonnement, l'amour est charisme.
Apprendre à s'aimer, c'est prendre conscience qu'il y a une plénitude en soi permanente qui est faite de paix, de joie et d'amour. Et quand nous habitons cet amour pour soi et que nous habitons cet amour, il commence à rayonner et il commence à influencer le monde autour de nous.
La spirale ascendante : on boucle la boucle
Et c'est là que, comme toujours dans ces parcours, on boucle la boucle et l'on rentre dans une spirale dynamique ascendante qui nous ramène au premier point. Car la découverte de l'amour pour vous vous ramène à nouveau à devoir cultiver votre axe et votre qualité de présence. Aligné, ancré, connecté. Il va vous ramener une nouvelle compréhension qui va vous amener à apprendre à parler vrai de façon encore plus fine, plus approfondie. Qui va vous amener à vous accepter sur d'autres domaines de vous que vous ne connaissez pas. Qui va vous apprendre à vous respecter sur de nouvelles dimensions de votre être. Qui va vous apprendre à vous apprécier sur des espaces superlatifs d'autres réalités incarnées et spirituelles. Qui va vous ramener inévitablement à nouveau à expérimenter cet amour pour soi et pour la vie dans de nouvelles dimensions plus profondes, plus superlatives, je dirais même plus extraordinaires.
Nous sommes là dans le plus beau des parcours qui nous soit donné de vivre, à une époque en particulier, où tout est sombre autour de nous, où tout est peur autour de nous, où tout est défiance autour de nous. Et à une époque où le plus beau cadeau que nous puissions nous faire à nous-mêmes et aux autres, face aux défis qui nous attendent, c'est apprendre à nous aimer. Et ça commence par nous.
L'invitation : la formation « Aimez-vous » de Louise Hay
Alors maintenant que j'arrive au bout de cet épisode, c'est maintenant que je dois vous dire que nous allons lancer à partir de lundi, si je ne me trompe, la formation « Aimez-vous » de Louise Hay. Vous allez écouter ce message dimanche 16 mai 2022. Probablement dans les jours qui suivent, vous allez aussi écouter ce message.
Et bien, c'est le moment, si cet épisode vous a plu, de vous inscrire à cette formation de Louise Hay, « Aimez-vous ». Car jour après jour, l'un après l'autre, gratuitement, du début jusqu'à la fin, vous allez pouvoir mettre en application des exercices simples, des enseignements simples qui seront le chemin de Louise Hay vers l'amour de soi. Ce que je vous ai partagé ici, c'est mon chemin, ce sont mes recommandations, mes étapes. Louise Hay a le sien, mais il vous amène au même endroit. Alors si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à vous inscrire.
Et je vous dis au revoir avec Marie-Claude, car je vous ai dit qu'elle allait nous accompagner jusqu'au bout. On se donne rendez-vous la semaine prochaine pour parler énergie et pratiques énergétiques et ainsi répondre à cette question. Merci d'être parmi nous. Je vous aime. Mais aimons-nous nous-mêmes aussi.
En résumé
Quel épisode ! J'ai adoré partir en voyage avec vous. Un épisode dans lequel nous avons parlé d'apprendre à s'aimer. Nous avons posé le cadre de cette société de fous dans laquelle nous avons grandi et qui nous pousse à créer un terreau particulièrement peu fertile à l'accueil de l'amour et de l'amour de soi. Je vous ai partagé mon parcours, celui d'une expérience de mort imminente et d'un énorme burn-out. Ce parcours qui par la suite m'a fait découvrir le plus beau des cadeaux, l'ouverture du cœur et de l'amour qu'il y avait en moi.
Il a été question aussi d'ego. Quel est le rôle de l'ego dans tout ça ? Et en quoi l'ego et l'amour pour soi sont-ils différents ? Nous avons apporté des réponses pour nous permettre de faire un chemin avec l'ego mais aussi en le transcendant. Et ensuite, il a été question d'ouverture du cœur. Elles sont multiples, mais quelles sont-elles ? Et comment nous permettent-elles d'arriver à l'ouverture ultime, celle de s'aimer soi ? Et puis, bien évidemment, après tout ça, encore fallait-il faire un tour par les différentes étapes qui mènent à l'amour de soi. Et il a été question de récupérer son axe, d'apprendre à parler vrai, d'apprendre à s'accepter, d'apprendre à se respecter, pour apprendre à s'apprécier et in fine, apprendre à s'aimer.
Je suis Iker Aguirre, ceci est une alchimie de l'éveil et je vous remercie de nous accompagner dans cette aventure.