Une Alchimie de l'Eveil
Une Alchimie de l'Eveil
Ep. 30 : Comment Créer Votre Réalité, 2 Exemples Pratiques, avec Julie Gray (2/5)
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Dans ce nouvel épisode de votre chaine de podcast Une Alchimie de l'Eveil, dans une conversation à deux, Iker Aguirre et Julie Gray vous racontent comment ils ont pris l’habitude de changer leur posture pour manifester et faire de leurs rêves une réalité.
Iker et Julie sont un couple d'entrepreneurs conscients qui ont donné un virage à leur carrière pour transformer à la fois leur vie et leur impact. Ensemble, ils développent un projet international de divulgation dont le but est de contribuer à remettre l'humain au cœur de son potentiel, afin de soulever en conscience le défi d'une société en pleine mutation. Celui-ci est leur premier épisode à deux.
Julie Gray a eu un parcours de cadre dans de grandes multinationales. Un diagnostic médical grave l'avait condamnée à la chaise roulante et la dégénérescence. Elle refusa d'accepter son sort et c'est alors qu'elle découvrit la puissance de l'esprit humain et l'influence que nous pouvons avoir sur notre devenir. Après ça elle est sûre d'une chose : tout est possible... Mais ce n'est pas pour autant que tout lui sourit pour autant car attentions aux pièges quand ce pouvoir est mal canalisé ou influencé ! Iker, de son côté, partage aussi comment est-il arrivé aux mêmes conclusions.
Au gré de la conversation, ils partagent leur approche avec les points les plus importants qui, d’après eux, influencent leur capacité à transformer leur réalité.
L’intention de cet épisode est de vous inspirer pour que vous essayiez à votre tour.
Autant Iker que Julie ont passé de nombreuses années à comprendre comment ce processus opère et à le mettre en pratique dans leurs vies respectives, avec des résultats stupéfiants… et aussi certains déboires. Voici leur histoire.
Ne ratez pas le premier épisode de cette Masterclass gratuite :
Episode 29 : Créez Votre Propre Réalité (1/5)
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Le moment est venu de réinventer notre humanité et ce n’est pas en restant dans la cadre que nous allons le faire.
Introduction : entrer dans le concret
Chers amis, bonjour et bienvenue dans votre chaîne de podcast « Une alchimie de l'éveil ». Je suis Iker Aguirre et aujourd'hui nous allons entamer le deuxième épisode de notre série de podcasts destinés à créer votre propre réalité.
Cette fois-ci, nous allons rentrer dans le concret d'histoires vécues, ancrées, avec des positifs et des négatifs, les succès, les échecs, les petits secrets, nos façons de faire. Nous allons tout simplement, avec Julie Gray, vous raconter des histoires de manifestation, avec bien évidemment tous les petits secrets et astuces que nous utilisons pour que tout ça puisse devenir une réalité.
Oui, chers amis, nous sommes là dans le deuxième épisode de la Masterclass Podcast Série numéro 3 destinée à créer votre propre réalité. Dans l'épisode antérieur, nous avons fait un tour d'horizon du contexte, les différentes écoles, ce qu'elles racontent et comment, en fin de compte, elles nous permettent de prendre conscience que oui, il est possible de créer notre propre réalité. Et ceci dans la genèse de la vie que nous voulons avoir : arrêter de subir notre vie, notre destin, et commencer à le construire, en devenir les architectes.
Mais plutôt que de vous dire plein de choses sur les écoles et de partir dans la théorie, ce que nous allons faire, c'est raconter de vraies histoires de vie. Et il n'y a rien de mieux pour raconter de vraies histoires de vie que de les raconter à la première personne. Et donc, s'il y a une première personne que, avant tout, je voudrais inviter à ce podcast, c'est celle qui tout le temps est à côté de moi, derrière le micro, derrière les écrans, derrière tous les projets que nous avons, qui sont sans exception des projets que nous avons manifestés, visualisés, créés de toutes pièces depuis une feuille blanche. Je vous parle bien évidemment, ni plus ni moins, que de cette magnifique, sublime et très belle Julie Gray. Et je la vois rigoler, elle est déjà toute rouge, on n'a même pas commencé l'épisode.
L'invitation à la co-création
Et comme vous le savez, nous sommes là dans une série d'épisodes, la Masterclass Podcast Série destinée à créer sa propre réalité. Au fur et à mesure des épisodes, il y a plein de choses qui vont s'allumer dans votre tête : des questions, des doutes, des suggestions, des commentaires. N'hésitez pas à nous les partager. Et en même temps, il se peut que vous ayez aussi des idées, des suggestions, des propositions de thématiques. N'hésitez pas, nous sommes là pour vous. Ceci est une co-création. Inspirez-nous pour de futurs épisodes. Il n'y a rien de mieux que de savoir que derrière une thématique, il y a une personne qui attend la réponse à une question qui la taraude.
Notre intention : briser le chemin de plusieurs années
L'intention de ce que nous allons faire, ça va être de vous raconter des histoires, des histoires que nous avons vécues, qui ont été notre propre chemin de découverte de tout ce que nous sommes en train de décrire. Il s'avère que quand nous nous sommes rencontrés avec Julie, nous avions en commun cette certitude que nous sommes les architectes de ce que nous vivons, et cette certitude que nos rêves peuvent devenir une réalité.
Nous avions plein de questions quand nous avons découvert cette capacité que nous avons. Et chacun, à notre façon, on a tiré le fil de la bobine jusqu'à arriver à voir notre propre formule. Certaines parties de la formule nous ont été données, d'autres on les a trouvées à force d'essayer. Intuitivement, elles sont venues à nous. Le fait est qu'on a des façons de faire qui se rapprochent et en même temps qui sont relativement différentes.
Et c'est une bonne façon de commencer à casser avec cette sorte d'habitude un peu énervante qu'il y a actuellement dans le monde du développement personnel, de la spiritualité et de l'éveil du potentiel, qui dit que vous avez une partie de la formule histoire de bien vous mettre l'eau à la bouche. Et au moment où vous vous dites « ouais, mais c'est ça que je veux », on vous dit « super, voici le numéro de carte de crédit que vous devez mettre ». Ça, c'est une approche que nous voulons briser, et nous allons maintenant vous apporter plein de ressources pour que vous puissiez faire en un temps très raccourci le chemin qui, pour Julie et moi, était un chemin de plusieurs années de recherche éreintante : à des questions, des réponses, à chaque fois il fallait trouver cette réponse, et on mettait longtemps à trouver la bonne personne, la bonne situation, pour avoir ce moment eureka.
Cette série de podcasts est truffée de moments eureka. Il y en aura dans cet épisode, il y en aura dans l'épisode suivant. Abonnez-vous à la chaîne si vous ne voulez pas le rater. Ce sera un condensé de tous les secrets qu'on va pouvoir vous donner pour que cette fameuse manifestation fonctionne. Et vous pouvez l'appeler de plein de façons différentes : créativité, performance, manifestation, loi de l'attraction, peu importe. Le fait est que nous avons en nous les capacités de pouvoir rendre nos rêves, de les transformer en réalité.
L'histoire de Julie : le point de bascule face au diagnostic
Julie, merci de partager ce podcast avec moi. Tu les partages tous avec moi, mais en coulisses. Celui-ci, on le partage à deux. Je suis ravi de partager cette histoire, parce que cette conversation que nous allons avoir, nous l'avons eue des centaines de fois. Dès la première fois où nous nous sommes rencontrés, on s'est partagé une feuille blanche qu'on a commencé à gribouiller, on a commencé à se projeter, et on se partageait toutes les astuces dont nous allons parler aujourd'hui. « Tiens, mais moi je fais comme ça, et moi j'ai fait ci. »
Julie : Merci, car je suis ravie d'être avec toi et tout le monde pour une première fois. Je m'excuse déjà auparavant pour mon français, mais je vais faire de mon mieux pour bien m'exprimer et bien suivre ce podcast.
Raconte-nous maintenant. Il y a certains moments dans ton parcours où, à un moment donné, un point de bascule s'opère et tu te dis « non, je n'accepte pas cette destinée ». Et nous avons ce point-là en commun. Par contre, on va dire que mon histoire est beaucoup plus normale en ce sens-là, plus courante : moi, c'est juste l'histoire d'un enfant qui naît dans un environnement pauvre et qui refuse d'accepter, je mets des guillemets, cette « condamnation » à rester pauvre et à devoir subir une vie. Ces histoires-là, on en entend beaucoup. La tienne, elle est quand même beaucoup plus exceptionnelle. Parce que toi, c'était vraiment une voie sans issue, et qui te condamnait sur un plan médical. Et ça, c'était la première fois où tu te soulèves et tu dis « non, je refuse ».
Julie : On est en 2016 et je viens de fêter mes 34 ans. En pleine vie, en pleine carrière, ma vie était pleine de belles choses. Et d'un coup, je perds ma vision sur l'œil gauche. Je deviens presque toute aveugle.
Tu avais perdu la vision à 90 %, c'est ça ?
Julie : Oui, presque. Je ne voyais que blanc sur cet œil. Après beaucoup d'examens, de tests, c'était une inflammation, une névrite optique. Et après encore beaucoup de recherches, des IRM et des rendez-vous avec des neurologues, j'étais en fait diagnostiquée avec la sclérose en plaques. C'était bien sûr un grand choc, c'est le moins qu'on puisse dire.
Tu avais quand même un parcours de grande sportive. À un moment donné, tu aurais pu avoir le choix de devenir sportive de haut niveau dans le tennis, tu étais championne au niveau de l'Allemagne. Tu avais une promesse sportive, tu as décidé de suivre un autre chemin, plus conventionnel, des études, etc., mais tu n'as jamais arrêté le sport à très haute intensité. Et je peux vous dire que suivre Julie, ce n'est pas toujours facile. Donc à ce moment-là, c'est un gros choc, c'est ta vie qui s'arrête d'un coup.
Julie : Oui, exactement. La première réaction qu'on a, c'est quand même d'aller dans la négativité et de visualiser : « oh wow, j'ai cette maladie, j'ai ce diagnostic. » Les médecins me disent que je dois prendre des médicaments à vie, je dois diminuer mon taux de travail, je dois arrêter plein de choses. Au pire des cas, je vais terminer dans une chaise roulante.
Oui, c'était ça le plus poignant la première fois que tu m'as raconté ça, parce que tu avais les larmes aux yeux. Ta vie, c'est les outdoors, c'est la nature, c'est vivre. C'est dans l'action, dans le mouvement.
Julie : Absolument. J'avais encore beaucoup de rêves dans mes trentaines à l'époque. Je voulais vraiment vivre et expérimenter la vie pleinement. Et là, d'un coup, tout était remis en question.
La visualisation négative et le refus du diagnostic
Quand on reçoit une nouvelle de ce genre-là, la partie de nous qui se met en route, c'est la visualisation négative. Parce que ce qu'on est en train de te dire, c'est « tu vas arrêter tout un certain nombre de choses, tu vas prendre des médicaments toute ta vie, et il va y avoir une dégradation progressive qui va t'amener à une chaise roulante et in fine à la fin de tes jours ». Forcément, la première chose que tu fais, c'est de tomber dans cette visualisation de tous ces futuribles pas très agréables. Alors raconte-nous comment ça bascule. Il faut quand même être courageux et avoir une sacrée force de caractère pour dire « je n'accepte pas un diagnostic médical » alors que c'est la science qui dit « c'est foutu ».
Julie : Peut-être que je suis têtue, je vis ma propre réalité. Ce n'était pas tout de suite, « ok je tourne la page et je crée ma réalité ». Je ne peux pas exactement dire quand ça basculait, mais c'était vraiment progressif. Et plus les gens me disaient « waouh, tu as ce diagnostic maintenant et tu dois prendre ces médicaments », plus ça créait de force en moi pour aller vraiment contre ça. Parce que ma conviction profonde, c'est qu'on est ici sur cette terre pour vivre, pour expérimenter, pour vivre la beauté, pour partager sa lumière, pour faire plein de bonnes choses. On n'est pas ici pour souffrir et aller dans le noir, la négativité, l'ombre. Bien sûr, on a tout ça, mais je me dis : si je peux devenir aveugle, je peux aussi faire l'inverse, non ? Il y avait cette voix à l'intérieur de moi, une puissance, je ne sais pas d'où ça venait, qui m'a dit « non, non, non, non ». C'était comme un petit oiseau qui m'a parlé.
Important : refuser le diagnostic sans refuser la médecine
Il y a une chose très importante que tu nous racontes ici, et je fais une parenthèse pour ceux qui nous écoutent, parce que ça peut résonner chez beaucoup de monde. Quand tu as dit « non », tu n'as pas dit non à la médecine. Tu as fait tout le suivi, tu as respecté l'avis du médecin. Tu n'es pas devenue, je mets des guillemets, « irresponsable » en disant « j'envoie tout bouler parce que j'ai cette petite voix ». Tu as vraiment suivi tout ce chemin. Mais en parallèle, il y avait cette voix qui refusait le diagnostic, et tu as commencé à aller dans le sens d'une autre issue. C'est extrêmement important, parce que beaucoup de personnes peuvent mélanger les histoires. Il faut quand même un accompagnement médical de qualité, et tout ce que nous racontons, c'est un complément.
Julie : Absolument. Il y a beaucoup de choses que la médecine traditionnelle m'a recommandées, ça m'a aussi beaucoup aidée dans ma vision. Mais là, c'était vraiment : qu'est-ce que moi, je peux faire pour me guérir ? Ce ne sont pas des gens externes qui me donnent des conseils. C'est vraiment moi, à l'intérieur de moi : quelles sont les forces, les capacités et le potentiel que j'ai en moi pour m'autoguérir ?
Patience, détermination et hauts et bas
Je me retrouve pleinement dans ce que tu dis, et surtout dans l'importance de souligner que tu n'es pas superwoman. Je ne suis pas superman, loin de là. Julie m'a vu dans des passages où je n'étais vraiment pas bien. J'ai vraiment touché le fond à certains moments. Après, on s'en est sortis. Et quand tu racontes ton histoire, les gens ne voient que le résultat final et disent « cette fille, elle est incroyable ». Mais ce qu'il faut souligner, c'est que ça a été progressif. Ce n'est pas « soudainement j'ai entendu la voix, j'y suis allée, je me suis guérie, les doigts dans le nez ». Non, tu as dérouillé dans le processus. Il a fallu t'accrocher. Il y avait beaucoup plus de négatif que de positif. Mais il y avait cette petite voix. Et c'est petit à petit qu'on lui laisse la place, qu'on commence à y croire, jusqu'au point de bascule où, à l'intérieur, il y a un ancrage hyper puissant qui dit « ce sera ça ».
Julie : Totalement. Je dirais vraiment la patience avec soi et la détermination. Avant que ce ne soit graduel, il y avait aussi des moments — même dans mon cas avec mon œil et plein d'autres symptômes — où c'est devenu encore pire. J'ai eu des moments où c'était la deuxième, la troisième, la quatrième fois où j'avais des symptômes, et je doutais. J'ai douté de ma force de manifestation, d'autoguérison. Je me disais « oh non, je fais tellement, pourquoi ça va de pire en pire ? » Mais comme tu as dit, il faut s'accrocher, il faut y croire. Et à la fin, tout s'est résolu. Des hauts, des bas, et parfois ça allait encore plus bas que la première et la deuxième fois.
Tu plonges, et à un moment donné ça descend, et là « c'est foutu, ce n'est pas possible ». Et là, non. Et ça revient. Parce qu'il y a cette certitude que quoi qu'il en advienne, le résultat va être celui-là. J'ai un rêve.
L'histoire d'Iker : refuser la condamnation sociale
Moi, je viens d'un environnement, à l'époque l'Espagne post-franquiste — je le racontais dans l'épisode antérieur — où tu es pauvre ou tu es riche. Soit tu es riche et tu connais tout le monde, et grâce à tes relations tu vas très bien t'en sortir, soit tu es pauvre et tu n'as rien. Il n'y avait pas d'entre-deux.
C'était cette détermination : « hors de question, je n'accepte pas cette condamnation dans laquelle la société est en train de m'enfermer. Ce n'est pas parce que je suis né pauvre que je ne pourrai pas vivre la vie que je veux avoir. » À un moment donné, tout est obscur autour de toi, tu n'as rien. Je me rappelle les difficultés qu'on avait, ne serait-ce que pour arriver au bout du mois, et le regard des gens. Parce que tu n'as pas d'argent, tu es rien. On est vraiment dans cette société où ça se voit que tu n'as pas d'argent : la façon de t'habiller, comment on te voit, tu es un sous-produit de la société dans l'Espagne où j'ai grandi. Et ça, c'est non : « je ne suis pas un sous-produit, mes rêves sont plus grands que ça ». S'accrocher à ça et dire « je vais vivre ces rêves-là », alors que tout le monde autour de toi n'a jamais pu vivre les siens et te dit « descends sur terre, ce n'est pas possible, trouve-toi un boulot ».
Je me rappelle des conversations avec mon père. Le pauvre — ma mère, elle, a toujours cru à mes rêves, mais mon père était beaucoup plus dans le moule de la société espagnole de l'époque. Moi, c'était le surf, mon rêve. Il disait : « Mais Iker, ce n'est pas possible. La planche de surf que tu veux coûte le prix de notre voiture, et on a mis des années à économiser. Trouve-toi un boulot, tu surferas le week-end. » Et là, dire à mon père : « Non, je surferai tous les jours de ma vie, et je serai payé pour ça. » Et lui : « Comment on va faire ? J'ai trouvé mon boulet de fils. »
Toucher le fond et la lueur du rêve
Après, il y a une phase dans ma vie où j'ai vraiment, vraiment touché le fond. C'était extrêmement difficile. Et là, quand tu vois que tout est noir, à un moment donné tu te dis « est-ce que ça vaut réellement la peine de vivre ? » Pas des idées noires, mais « à quoi bon ? » Et à ce moment-là, c'est la lueur de ce rêve qui te ressort.
Moi, je me rappelle, il y avait mon fils. J'ai vu mon fils, et autour de lui a commencé à se construire un nouveau rêve. C'est lui qui a fait qu'il y a une lueur. Si toi tu n'es pas capable de voir l'importance de ta propre vie, lui te rend possible la capacité de voir cette vie. À un moment donné, tu t'accroches à cette vision.
Tout ça, c'est pourquoi ? Parce qu'il y a un point de bascule qui dit : c'est ça ou ça, il n'y a pas d'autre alternative. « Ça marche ou ça marche », point c'est tout. Et à partir de là, tu pars vers le « ça marche ». Partout où j'allais, je disais : « De toute façon, ça passe ou ça passe. » Pour les études, je savais que si je ratais une seule année c'était mort, je n'aurais pas mon diplôme parce qu'on ne pouvait pas le payer. Mes parents se donnaient à fond, très durement, et moi je travaillais, pour pouvoir arriver au bout. « Si tu n'y arrives pas mon gars, tu vas te trouver un boulot. Il faut que tu nous prouves que c'est possible. » Donc « ça passe ou ça passe ».
À un moment donné, il y a une notion de foi. Et ce n'est pas de la foi religieuse, c'est la foi profonde en ce pourquoi je suis venu être et vivre.
Julie : Oui, absolument.
La méthode de Julie : la première méditation et la visualisation de la guérison
Avant de te demander quoi que ce soit, raconte-nous un petit peu ce que tu fais. Comment tu manifestes cette réalité pour la guérison ? Et là, on est vraiment dans le « comment ». Ça ne veut pas dire que c'est LA formule. C'est ce que Julie a fait, c'est tout. Pour elle, ça a marché. Notre seule intention, c'est de vous donner des indicateurs pour éventuellement trouver vous-même votre propre formule.
Julie : À ce moment-là, je n'étais pas du tout dans une ouverture de spiritualité. Je n'avais pas médité, tout ce monde-là n'existait pas pour moi. Et comme tu as dit, je suis vraiment quelqu'un de très actif, dans l'action tout le temps. Donc m'asseoir, fermer les yeux, méditer, écouter ma respiration, ce n'était pas du tout possible. Mais cette voix à l'intérieur me disait : « essaye, il n'y a rien à perdre ».
Qu'est-ce qu'on a à perdre ? On a un rêve, aujourd'hui on ne l'a pas, il n'existe pas. Donc qu'est-ce que tu as à perdre ? Rien.
Julie : C'est ça. Et comme ils disent dans le chamanisme, on est comme un serpent : j'ai bien vu qu'il fallait que j'enlève ma peau pour devenir une autre personne et passer à une autre étape. Je me suis posée, j'ai fermé pour la première fois les yeux. C'était en Espagne, au bord de la mer. J'avais mis mon timer : « est-ce que je vais réussir à fermer les yeux pendant deux minutes ? » Je ne savais pas si j'allais réussir. J'ai essayé, j'ai fermé les yeux, et le timer a sonné — et je ne voulais pas sortir. « Non, laissez-moi, je veux rester. » J'ai écouté l'océan, j'ai senti le soleil toucher ma peau.
À l'époque, tu ne savais même pas que ça s'appelait de la méditation, on est d'accord.
Julie : Non, pas du tout.
L'histoire d'Iker enfant : la visualisation habitée et le bateau
Moi, c'est la même histoire. C'est ma maman qui m'a dit un jour — je voulais un jouet qui était trop cher. Elle a vite compris que jamais elle ne pourrait me l'acheter. J'étais tellement habité par la joie de l'enfant avec ce jouet. Ma mère a vu tout cet enthousiasme dans mes yeux, et la déception qu'elle a dû ressentir de se dire « il ne pourra pas l'avoir ». En fin de compte, elle a trouvé cette astuce magique qui a transformé ma vie. Elle m'a dit : « Écoute Iker, le jour où tu voudras quelque chose, visualise-le et tu l'obtiendras. » J'avais 7 ans à l'époque.
Et elle a eu cette discussion d'adultes : « Tu sais Iker, on vient d'un environnement où on n'a pas d'argent, pas de connaissances. Pour nous, ça va être très difficile de nous en sortir, mais on s'en sort toujours. Par contre, un jour tu seras tout seul. Aujourd'hui c'est nous qui faisons ça pour toi. Il vaut mieux que dès maintenant tu apprennes le secret de tous ces gens riches autour de toi. Visualise. » Je lui ai demandé : « Mais comment tu fais ? » Et là elle a été incroyable : « T'inquiète pas, tu trouveras. » À cet âge-là, quand maman dit « tu vas trouver », maman c'est l'omniscience. Il n'y a pas de différence entre maman et Dieu. Quand maman dit « tu trouveras », tu sais que tu trouveras. Du coup, je ne me suis pas pris la tête, et j'ai commencé à faire énormément de choses qui avaient un nom par la suite, notamment la méditation et la visualisation, sans même savoir que ça existait.
Ma mère m'avait donné une clé : « visualise ». La chance que j'ai, c'est que j'ai une mémoire visuelle très développée. C'est surtout la vue et le toucher qui sont mes sens prioritaires. Quand elle me parle de visualisation, pour moi c'était assez simple. J'avais une imagination débordante. Comme elle ne m'avait pas donné de formule, ce que j'ai commencé à faire, c'est : je voulais ce jouet à tout prix, donc je l'ai vu, je l'ai imaginé, et je me suis vu vivre ce que j'imaginais. J'étais dedans. J'avais le jouet, je jouais avec.
Et toute ma vie, ça a été ça. Je parle encore aujourd'hui de jouets, de jouer. Je ne travaille pas, moi. Je joue. Dans mon agenda, c'est écrit « jeu », J-E-U. Est-ce que tu savais que « travail » — je fais une parenthèse — vient du latin tripalium, qui signifie torture ? Imagine l'intention qu'il y a derrière ce mot. Moi, je ne suis pas là pour me torturer. Je suis là pour jouer.
Et l'origine de tout ça, c'est le fameux jouet : un bateau de plaisance. Tu sais, les bateaux de croisière qu'on voit pour faire le tour de la Méditerranée ou traverser l'Atlantique. C'était un bateau comme ça, très grand, magnifique, un bateau blanc, avec plein de pièces. C'était le Transatlantique de Tente. Oh là là, le gros kiff.
Depuis cette époque-là, j'ai l'image de ce jeu que je veux vivre, avec l'enthousiasme qui va avec. Quand l'image est là, elle m'habite, je l'habite. Elle est pleine, remplie. Je m'habille de cette image. Et cette image, je l'ai dans mon esprit. Si je prends l'esprit, imaginons-le comme un immense tableau, comme les tableaux de l'école. L'image que j'ai créée, je vais la poser en haut à droite du tableau. Je posais l'image là, comme si elle était épinglée là-haut. Et de temps à autre, dès que je me souvenais de l'envie d'avoir ce jouet, je revenais à l'image épinglée, je rentrais dedans. Elle m'habillait et je m'habillais d'elle. C'est comme si je l'avais déjà.
Et en fin de compte, il y a une sorte de rapport au temps : ce n'était pas un truc de demain. Ce truc-là, il existe déjà. Ok, il n'existe pas dans ma vie matérielle, mais il existe déjà. C'était ma façon de poser ça et de me connecter tout le temps à cette réalité-là. Je l'ai fait pendant toute ma vie.
De l'enfant qui attend à l'adulte qui agit
Quand j'étais petit, je ne pouvais rien faire pour que ça devienne réalité. Donc je posais la photo et j'attendais que ça se fasse. Et ça se faisait. Et je l'ai eu, mon bateau transatlantique. Est-ce que j'ai eu exactement celui qui était sur la photo ? Non. Et c'est l'une des leçons que j'ai vite apprises : tu peux rêver, et ton rêve va devenir réalité si tu mets en application un certain nombre de choses. Mais pas toujours de la façon dont tu avais imaginé que tu l'aurais.
La différence, en devenant adulte, c'est que j'avais un cadeau : je pouvais devenir acteur de ma mise en mouvement. Je n'allais pas juste m'asseoir et attendre que les choses se fassent, je pouvais agir pour qu'elles aient lieu. Il y a donc un phénomène d'accélération. Je ne suis plus dépendant du monde et de l'environnement pour qu'il m'amène ce dont j'ai besoin. Je me mets en mouvement pour que ça arrive.
J'appelle ça la visualisation habitée : tu habites la visualisation, tu la poses en haut, là, en haut à droite. Et en neurosciences, ils expliquent que si tu poses des images mentales en haut, dans cet espace que je décris, il y a une connexion qui se fait entre l'image que tu visualises et la programmation du subconscient. Tu favorises le fait que le subconscient se programme pour arriver à cet objectif. Mais ça, je ne le savais pas, j'avais 7 ans.
Julie : Bravo ! Dans mes visualisations, je ne suis pas aussi sophistiquée que toi. Je ne vois rien à droite en haut, je vois d'autres choses. Mais on se retrouve tous les deux sur l'importance de la visualisation.
La guérison visualisée et le rendez-vous chez l'ophtalmologue
Julie : Pour revenir à mon histoire de l'œil : là, je n'avais pas un bateau à manifester, mais ma guérison. J'ai vraiment visualisé et je me suis connectée à ma névrite optique, au nerf de l'œil, à l'œil tout court, aux cellules de l'œil. J'ai visualisé que j'envoyais plein de lumière, plein d'amour sur cet œil, et que cet œil allait se reconstruire, ainsi que toutes les lésions que j'avais dans le cerveau. Et surtout, j'ai visualisé qu'un jour je me retrouverais avec l'ophtalmologue dans la clinique pour faire un check-up de l'œil. Et comme toi, quand je visualisais ça, c'était toujours dans le moment présent : là, maintenant, tout de suite.
Je me voyais avec ce docteur, il faisait tous les tests nécessaires, et un jour il me disait : « Je ne comprends pas votre œil gauche, il n'est pas à 100 %, il est à 120 % de pouvoir de visibilité, de vision. Vous étiez carrément diagnostiquée avec la sclérose en plaques ? C'est improbable qu'avec ce diagnostic, vous ayez récupéré toute votre névrite optique, tout votre nerf, l'œil, et tout. » Il ne savait plus quoi dire. J'ai dit : « Oui, je le savais déjà, il y a un an et demi, quand j'ai commencé à manifester, que cette réalité allait s'installer. »
Tu en avais un qui t'avait dit « je ne sais pas ce que vous faites, mais continuez » ?
Julie : Oui, aussi, sur le chemin. Ce rendez-vous, c'était un an et demi après le diagnostic, et juste trois jours avant Noël. Un très grand cadeau que l'univers m'a fait, que j'ai créé avec mes visualisations.
Ce que disent les neurosciences sur la visualisation répétée
On a passé beaucoup de temps sur la visualisation, parce que c'est un espace très important, surtout que les neurosciences ont confirmé son importance. Le cerveau ne sait pas faire la différence entre ce qu'il visualise et ce qu'il vit réellement. Du coup, lui donner de la nourriture en visualisation, c'est quelque part l'induire à croire que cette réalité est déjà possible. Et donc, les capacités que nous avons — dans ton cas de guérison, ou pour nous mettre en mouvement dans l'obtention d'un résultat — vont se mettre en mouvement sans qu'on ait à les solliciter consciemment, parce que le cerveau est déjà dans cette réalité, parce qu'on a fini par le convaincre.
Pour programmer le subconscient, il faut de la répétition. Si tu visualises et revisualises, comme le cerveau ne fait pas la différence, à un moment donné il a visualisé pendant un an et demi, tous les jours, plusieurs fois par jour, qu'il était déjà guéri. Et bien, s'il y a une capacité d'autoguérison dans la situation où tu te trouvais, elle s'est manifestée d'une façon ou d'une autre. Tu ne sais pas comment, mais elle s'est faite. Ce qu'on sait, c'est que la visualisation répétée a créé un contexte favorable. L'explication, derrière, il y a juste le résultat. Et le résultat est là, indéniable.
Julie : Totalement. Et c'est aussi important, vraiment dans les moments de doute, quand les choses ne vont pas bien et qu'on voit clairement qu'on ne va pas dans la bonne direction, de toujours se poser, se reconnecter avec ce rêve, avec ce qu'on veut attirer véritablement, et faire un check-in avec soi.
La place qu'on laisse au doute et au saboteur intérieur
Les moments de doute sont là tout le temps. Et peut-être la plus grande difficulté, c'est quelle place nous décidons de leur laisser. Parce que ça peut tout foutre en l'air — excusez-moi l'expression — dans le travail de manifestation qu'on a fait. Ce sont des intentions, des visualisations qui s'imposent à nous et qui changent le cours de l'histoire. La vraie bataille est là. La méthode fonctionne. Mais en fin de compte, quelle place vas-tu laisser à cette voix intérieure, au saboteur intérieur, au syndrome de l'imposteur, à tous ces doutes, ces complexes, ces croyances limitantes qui, à ta place, vont aussi créer des visualisations et des manifestations ?
Créer sa propre réalité est une puissance extraordinaire, mais elle n'est ni bonne ni mauvaise, c'est juste une puissance. Après, c'est l'usage que tu en fais : tu manifesteras des bonnes choses ou des moins bonnes. On a eu beaucoup de fois cet échange, toi et moi, dans des états de vulnérabilité, où on n'était pas bien. On se ramenait l'un l'autre : « Écoute, dans l'état dans lequel tu es, avec la puissance de manifestation que tu as, ce que tu vas générer, c'est exactement ce que tu es en train de fuir. » Combien de fois avons-nous travaillé non pas l'image mentale, mais notre état d'être du moment, pour chasser tous ces éléments intérieurs qui vont nous amener dans la mauvaise direction.
Manifester le négatif : l'accident de Julie
Julie : Je peux partager une histoire où c'est justement le contraire. Quelques années après le diagnostic, il y avait un moment où je n'étais pas bien du tout, dans un état très vulnérable. Ma vie, ce n'était pas bon du tout. Je suis rentrée dans une spirale très négative, et consciemment je savais que je voulais me faire mal, me blesser. Je me disais « je ne mérite pas… ». J'étais consciente de ça, et je pense que je voulais challenger un peu ma capacité de création et de manifestation.
Et qu'est-ce qui se passe, tout bêtement : j'ai créé moi-même un accident à la maison. J'étais assise toute la journée, je travaillais. En fin de journée, je me lève, dans un très mauvais état mentalement, fâchée avec moi, déprimée. Toute ma jambe droite s'était endormie, je n'avais plus de sensation dans le pied. Je me lève de la chaise, mon pied se tourne, et tout bêtement j'ai eu un œdème sur l'os du pied. Ça m'a pris une année pour récupérer, remarcher, refaire du sport. Pendant deux mois, j'étais sur des béquilles.
Ce qui est important, c'est que tu as conscience. Tu pourrais dire « pas de chance, je me suis fait mal ». Mais non : tu as conscience que tu voulais te blesser, et tu t'es fait mal.
Manifester le négatif : le burn-out et l'isolement d'Iker
Je retrouve cette même histoire. Moi, j'ai eu l'époque du burn-out. On va dire que le burn-out, je me le suis pris dans la poire, mais je ne l'ai pas voulu venir. Tout le monde autour de moi le voyait venir, moi j'ai refusé de le voir. Par contre, après, il y a eu un autre épisode, à côté duquel le burn-out, c'était une promenade dans le parc. Vraiment. Et là, j'ai la présence très consciente d'avoir manifesté cette situation-là.
C'est une situation qui m'a isolé de tout, qui m'a coupé de mon monde et m'a fait traverser une traversée du désert absolument destructrice. Sauf que j'ai le recul suffisant pour dire qu'avant qu'elle ne se produise, alors que j'étais dans une vie idyllique, où j'avais tout ce que je voulais, tout était à sa place — cette étape-là, je l'ai manifestée. J'ai désiré l'isolation. Je me suis retrouvé à 1000 kilomètres de tout, isolé absolument de tout. J'ai désiré rentrer dans le dur de certains contextes. Mais — Iker, fais attention à ce que tu demandes, parce que tu vas l'obtenir.
Je voulais rentrer dans le dur pour me libérer de certaines choses qui me pesaient, qui m'empêchaient d'avancer. Je voulais m'isoler, traverser ça. Et je l'ai fait. Mais, oh bon Dieu, à quel prix ? Ce qui s'est passé derrière m'a énormément secoué. Au début, j'en voulais à la terre entière, à toutes les personnes qui étaient actrices de toutes ces douleurs. Et à un moment donné, tu lâches tout, tu te regardes en face et tu dis : ces personnes sont le véhicule qui vient faire ce que toi, tu as décidé et voulu vivre. Sauf que ça se fait comme une explosion dans ta figure, parce que jamais tu n'aurais imaginé te retrouver dans une situation pareille.
Si tu oublies le contexte et que tu vois ce qui se passe : tu t'es isolé, tu t'es éloigné pour te retrouver, pour faire face à des zones intérieures qui avaient besoin d'être adressées et transformées. Sauf que tu l'as fait à la dure, avec des coups de pied dans les dents. Et ces coups de pied dans les dents, tu ne les avais pas prévus.
Attention à ce que tu demandes : l'enseignement du Rinpoche
C'est là qu'il est intéressant de se rendre compte de l'attention à porter à ce que tu désires, parce que tu vas l'obtenir. Et l'autre grand conseil que je dois à un Rinpoche, c'est ceci : manifester, ce n'est pas seulement avoir cette belle photo que tu vas mettre dans ton tableau mental. C'est aussi de voir quels sont les effets collatéraux et les effets de bord de cette manifestation.
Parce que toi tu veux ton jouet, et ton jouet, tu vas l'avoir. Mais quand tu vas l'avoir, il va y avoir un contexte influencé par le fait que tu l'as obtenu. Ce contexte, c'est quoi ? Qu'est-ce qu'il génère ? Parce que derrière le jouet, en réalité, il y a autre chose que tu veux. C'est là que cette grand-mère disait : « Fais attention à ce que tu demandes, parce que tu vas l'obtenir. » En ce qui me concerne, derrière chaque manifestation, ce que je manifeste en réalité, c'est autre chose. Le conseil du Rinpoche, c'était : tu manifestes cette image-là, ok, mais tout le pourtour qui va avec, tu dois le voir, le comprendre, pour t'assurer que cette manifestation est vraiment dans le bon contexte.
Si j'avais fait ça à l'époque, j'aurais vécu la même chose, mais je l'aurais vécue dans l'amour, dans l'amitié, dans la construction. Parce qu'on peut traverser toutes les phases de transformation sans avoir forcément à se prendre un 38 tonnes dans la gueule.
Julie : Oui, c'est clair. Il faut passer par la lumière et par l'ombre pour faire nos apprentissages et comprendre comment fonctionne cette loi d'attraction.
La prière selon Julie : une connexion chamanique
Permets-moi de te poser une question, parce qu'il y a une chose que toi tu fais beaucoup plus que moi. D'abord, soulignons que toi et moi, on est sur une approche spirituelle plutôt laïque. On ne s'inscrit pas forcément dans un courant ou un autre. Moi, je suis de tradition familiale catholique ; toi, de tradition familiale protestante. Ce sont nos racines. Mais en même temps, on s'est développés en apprenant beaucoup de choses. Moi, j'ai un lien de cœur très fort avec le bouddhisme, avec des amis catholiques, des amis musulmans. Et d'eux, j'ai appris beaucoup de choses qui m'ont accompagné. Je souligne ça pour donner au mot que je vais citer un contexte de pratique déconnoté de tout dogme : c'est la prière.
Ce n'est pas une approche que j'utilise particulièrement, mais quand je t'écoute parler, je me dis que finalement, oui, probablement je l'utilise. Pour toi, c'est quelque chose de très important, et tu le nommes tel quel. Pour moi, quand on parle de prière, c'est par exemple le Ave Maria ou le Notre Père, c'est extrêmement connoté. Toi, tu as une approche différente. C'est quoi, pour toi, ce que tu appelles la prière ?
Julie : C'est un peu mon activité à moi — prière, ou comme tu veux l'appeler. C'est surtout une connexion avec mon être supérieur, et à travers ça, à toute la création de cet univers. C'est vraiment une connexion profonde à la nature, plutôt chamanique si tu veux. Je me connecte à tous les êtres sur cette terre : les humains, bien sûr, mais aussi les animaux, les arbres, la terre, la mère Terre, le ciel, la lune. Surtout à la mère Terre, qui nous porte et qui nous rend possible. Je pose mes prières vers elle, pour me soutenir, me guider, me nourrir. Après, j'ai mes propres affirmations, je dis mon « Om », peut-être d'autres mantras. Je me vois vraiment en pleine connexion avec tout ce qui est vivant ou pas — parce qu'il y a aussi les montagnes, plein de choses qui ne bougent pas forcément. Et je fais partie de ça.
Se connecter à quelque chose de plus grand que soi
Tu nous as donné plein d'éléments. On peut mettre plein de noms à ce que tu dis : en fait, tu te connectes à quelque chose de plus grand que toi. Toi, tu l'appelles « mon moi supérieur ». Tu te connectes ensuite à la source de la vie. Chacun peut donner un nom à ça selon sa façon de comprendre la spiritualité. J'aime ta description parce qu'elle est très inclusive. N'importe qui, quels que soient ses choix spirituels, pourra dire la même chose que toi avec des noms différents.
Là où je me retrouve avec toi, c'est qu'effectivement, dans ce processus, il y a une connexion à quelque chose de plus grand que soi. Entre cette image que je visualise et moi aujourd'hui, il y a un pont de connexion. Et dans ce pont, il y a quelque chose de beaucoup plus grand que moi, de beaucoup plus intelligent et de beaucoup plus vaste, qui fait partie d'une sorte d'intelligence universelle. Je ne saurais pas le nommer.
Et — c'est moi qui le vis comme ça — ce n'est pas une tierce personne. Cette intelligence universelle me traverse, elle m'habite, elle fait partie de moi. Je suis cette intelligence universelle. Ça ne veut pas dire que c'est moi l'intelligence universelle ; c'est qu'elle me constitue. Quand je suis en connexion avec ma visualisation, il y a cet espace superlatif de l'être, qui amène forcément vers un chemin spirituel. Il existe et il est incarné en moi. Mais c'est lui qui, à un moment donné, à travers des espaces qui me dépassent complètement, va amener cette visualisation à sa concrétisation. Lui n'est pas quelque chose d'extérieur à moi : c'est une partie de moi qui me dépasse, mais qui est constituante de qui je suis dans toutes mes dimensions d'être, depuis la matière jusqu'à la spiritualité. Tu te reconnais dans ce que je décris là ?
Julie : Oui, très beau. Je suis émue. C'est très beau.
Affirmations, mantras et le pouvoir du « Om »
Tu nous as parlé d'affirmations, de mantras et du « Om ». Là, il y a un mélange de plusieurs cultures : chez les hindous, chez les bouddhistes. Les affirmations, c'est très occidental, plutôt nouvel âge. Mais c'est intéressant, parce que tu parles d'une connexion à cet espace plus grand que nous, d'une confiance : « je me connecte, je me fie à toi, je te laisse faire », et on laisse cette intelligence agir.
Tu nous donnes en une phrase trois outils : affirmation, mantra et « Om ». Moi, je les ai découverts petit à petit. Les affirmations, je les utilise depuis tout petit. Mon affirmation, je vous l'ai dit, c'est « ça marche ou ça marche ». À chaque fois : « ça marche, ça marche, ça marche ». Mais j'ai découvert le pouvoir des mantras et le pouvoir du « Om ».
Une chose aussi simple — je ne sais pas expliquer le pouvoir du « Om ». Tu te poses en méditation, tu es dans un certain état, et tu te dis « tiens, maintenant je vais faire Om ». Tu restes dans le même état, le même exercice, tu ne changes absolument rien, et là tu fais « Om » et tu te connectes à la vibration de ce « Om ». C'est fou ce qui se passe.
Effectivement, il y a une notion de vibration de l'univers, ce que nous apprennent les traditions ancestrales orientales. Mais comme je dis toujours : pragmatique. Tu testes, tu essayes, tu vois ce qui se passe. Dans la notion de manifestation, le « Om » amène une résonance, un état d'être vachement compatible avec cet espace plus grand que soi. C'est comme si la connexion devenait plus directe, plus vaste. Et les mantras jouent un rôle assez similaire. C'est très subjectif et très personnel, ce que je raconte là.
Julie : Oui, c'est tout connecté. Beaucoup de mantras utilisent aussi le « Om » dans leurs scripts. Et je pense que tout ce qu'on exprime avec notre voix, il y a le cinquième chakra qui s'active. Il y a un peu de magie qui se fait.
Un mantra est une affirmation : c'est une phrase qui a un contexte particulier, une intention particulière, et qu'on va répéter beaucoup, beaucoup de fois. Et pour que les affirmations marchent — comme pour la visualisation que tu dois habiter pleinement — il faut faire exactement la même chose. Quand je dis « ça marche ou ça marche », ce ne sont pas des mots en l'air. J'habite, au plus profond de mon âme, la définition de ces mots, l'intention de ces mots. Ils m'habitent pleinement, et je les répète. Chaque fois que je les répète, ils rentrent au plus profond de mon être. Il n'y a pas d'autre alternative. C'est ma façon de cultiver cette confiance, cette foi en cette manifestation qui va avoir lieu, en ce rêve : l'ancrer à travers cette répétition.
Le mantra d'Amitabha et l'énergie de Dewa Chen
Tu as un mantra spécifique sur lequel tu travailles actuellement ?
Oui, je pratique actuellement avec un mantra spécifique. J'ai fait une initiation avec un Rinpoche bouddhiste récemment, cet été. On a rencontré un Rinpoche qui nous a fait une initiation à Dewa Chen. Dewa Chen, c'est la terre où se manifestent tous les plus beaux possibles imaginables. On va dire que c'est une sorte de paradis, et il a une résonance particulière.
Lors de l'initiation, ce qui était très puissant, c'est qu'on nous a partagé des énergies absolument extraordinaires, belles, magnifiques. C'était un moment hallucinant. Je n'avais jamais vécu d'initiation bouddhiste de ce genre. J'étais invité dans ce lieu exceptionnel, avec des personnes exceptionnelles, dans un contexte où en réalité je n'avais rien à faire là-dedans.
Une fois qu'on a vécu cette initiation, qu'on a baigné dans ces énergies, il y a le mantra d'Amitabha — Amitabha, c'est le Bouddha relié à cette fameuse terre de Dewa Chen. L'énergie est ensuite véhiculée par ce mantra : « Om Ami Dewa Chen ». Ça ne veut rien dire pour moi, je ne sais même pas si c'est du tibétain ou du sanskrit. Par contre, il y a un environnement rattaché à ça, une énergie que j'ai pu vivre dans ma chair, dans mon être. Quand je récite ce mantra, je rentre dans cette énergie-là. C'est absolument extraordinaire, la puissance de ces mots rattachés à cette énergie. Du coup, je baigne tous les jours dans cette énergie, parce que c'est magnifique ce qui nous a été transmis.
Et une belle façon de clôturer cet épisode : aujourd'hui, quand je manifeste, je manifeste à travers de cette énergie qui m'habite quand je rentre dans l'énergie de Dewa Chen. Parce que tu ne peux pas manifester quoi que ce soit de plus beau que ce qui peut émaner de ce paradis. Voilà comment j'utilise ma craft.
Julie : C'est très beau. Dewa Chen, on va se rappeler de ça.
Rien qu'en me connectant avec ce que tu racontes et ce mot, je suis sur une tout autre énergie. Je manifeste le prochain rêve maintenant.
Le rêve qu'on manifeste : transmettre au plus grand nombre
Dieu sait qu'on en a plein, en ce moment, des rêves. On va en documenter plein. On a un très beau projet en amont, on travaille d'arrache-pied pour des projets futurs de partage, de divulgation — ces épisodes de podcast en font partie. Ce qu'on veut, c'est pouvoir transmettre à un maximum de monde, de la façon la plus ouverte, démocratique et inclusive possible, que l'argent ne soit pas un blocage à l'accession à ces informations.
Beaucoup des choses que nous partageons — que ce soit cette Masterclass Podcast Série sur créer sa réalité, celle sur les énergies, ou celle sur les méditations, toutes accessibles gratuitement dans cette chaîne de podcast — font partie, dans la plupart des cas, de stages payants ou de formations payantes que vous trouvez par ailleurs. Nous, on le fournit complètement gratuitement, parce qu'on se dit que tout le monde doit avoir accès à ça. Et derrière, on peut éventuellement proposer non pas des alternatives, mais des compléments : si tu veux aller beaucoup plus loin, on te donne tout ce dont tu as besoin pour commencer ton chemin tout seul ou toute seule. Et parfois, on va vous présenter certaines choses, vous proposer certaines choses, pour qu'on puisse faire vivre tout ce que nous faisons.
Mais tout ça fait partie de ce rêve que nous avons manifesté. La seule chose que l'on veut, chers amis, c'est vivre cette vie qu'on a manifestée. Et ce n'est pas une vie pour rouler en Ferrari. La vie qu'on veut vivre avec Julie, c'est une vie où on va pouvoir se lever, et s'il y a des vagues, aller surfer, profiter d'un coucher de soleil, passer du temps avec les gens qu'on aime. Pour ça, on n'a pas besoin d'être milliardaires. Par contre, ce qui remplit notre cœur à fond, ce sont tous ces retours qu'on reçoit de notre communauté. Si on paye les factures en fin de mois, on est une femme et un homme heureux. Tu n'es pas d'accord, Julie ?
C'est grand, ce qu'on veut faire, parce que nos rêves sont très grands, mais on les conjugue d'une autre façon. Et comme tu l'as dit tout au début, il faut poser le deadline des rêves, parce que sinon il faut attendre la prochaine vie pour qu'ils se réalisent. On veut que ces rêves de partage se réalisent pleinement dans cette vie.
Julie : Exactement.
Outro : les épisodes à venir
Abonnez-vous pour la suite de cette podcast série, parce qu'il y a encore trois épisodes magnifiques. Un sur les secrets des différentes écoles, pour vous aider à pousser encore plus loin vos réflexions sur la création de votre propre réalité. Un autre sur ma rencontre avec Chögyal Rinpoche et sa formule particulière de la manifestation. Et un dernier sur un outil magnifique qu'on utilise beaucoup avec Julie, qui s'appelle un Vision Board, une aide extraordinaire pour toutes les personnes qui ont du mal à visualiser. On vous décrira comment faire cet exercice. Il est puissant, génial, même un enfant de 5 ans peut le faire.
On vous donne rendez-vous pour la suite. Ceci n'est que le début de l'aventure. Julie, merci beaucoup pour ton temps, un plaisir de partager ces aventures avec toi. Chère communauté, on vous racontera tous ces rêves, comment ils se construisent. Nous sommes en plein dedans, et ce n'est pas quelque chose qu'on racontera au passé : nous allons le vivre au présent avec vous.
Julie : Merci, Iker. Merci tout le monde. À bientôt.
Merci beaucoup de nous avoir accompagnés dans cet épisode. Encore un long épisode dans lequel on s'est laissé aller, dans la réflexion, dans le souvenir. On n'avait pas vraiment de trame — ça se verra peut-être un peu dans la façon dont on a guidé l'exercice — mais on vous a donné tellement de pépites, et on l'a donné avec le cœur.
Vous avez découvert une partie de l'histoire de Julie, une histoire absolument extraordinaire. Et une partie de mon histoire, parfois un peu plus banale, mais tout aussi inspirante. Derrière, ce dont nous avons parlé, ce sont des clés que nous mettons en application, en toute humilité : comment on s'en sert, les pièges dans lesquels on est tombés et les résultats qu'on a pu obtenir.
Il a été question du sacro-saint exercice de toute manifestation : la visualisation. On a passé beaucoup de temps à parler de comment on l'habite, de comment on la fait, d'où on la pose. Julie a une façon de faire, moi j'en ai une autre. Mais il n'y a pas eu que ça : il a été question de prière, d'affirmation, de mantra, et même de chant. Toutes ces questions sont juste autant d'outils, d'astuces ou de façons de faire pour vous accompagner dans la découverte du pouvoir que vous avez de créer votre propre réalité.
Je suis Iker Aguirre et ceci est votre chaîne de podcast « Une alchimie de l'éveil ». Nous sommes dans le deuxième épisode de la Masterclass Podcast Series destinée à créer votre réalité. Abonnez-vous pour la suite, car nous ne sommes qu'au début d'une magnifique aventure pour faire de vos rêves une réalité.