Une Alchimie de l'Eveil

Ep. 77 : Souriez ! Ça Change Tout !

Iker Aguirre Season 2 Episode 77

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Danns ce nouvel épisode de votre chaine de podcasts Une Alchimie de l’Eveil, Iker Aguirre vous dévoile les secrets d’un sourire véritable. Plus de 100 ans d’études scientifiques nous prouvent les nombreux avantages, à la fois santé et relationnels, rattachés à ce simple geste. Mais ne vous méprenez, il y a une grande complexité derrière un sourire et dans cet épisode nous allons vous la dévoiler sans jamais oublier, bien sûr, des conseils pratiques efficaces pour que votre quotidien s’embellisse de sourires aussi beaux que durables.

Dans cet épisode vous découvrirez :

👉 diverses études scientifiques et leurs conclusions sur l’impact d’un sourire dans votre vie, vos relations et votre santé
👉 le sourire authentique que l’on appelle Sourire Duchenne
👉 comment faire un auto diagnostic de la qualité de vos sourires
👉 comment faire évoluer vos sourires jusqu’à les rendre rayonnants et dignes représentants de l’école Duchenne
👉 une technique avancée dite du « sourire intérieur » pour aller chercher le sourire à sa source la plus puissante et essentielle

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Le moment est venu de réinventer notre humanité et ce n’est pas en restant dans la cadre que nous allons le faire.

Chers amis, bonjour et bienvenue dans votre chaîne de podcast « Une alchimie de l'éveil ». Je suis Iker Aguirre et aujourd'hui, épisode 77, nous allons tout simplement et bonnement réapprendre à sourire. Oui, la science en dit long sur la puissance d'un vrai sourire. Nous allons partir découvrir ce que, depuis bientôt plus de cent ans, la science nous dit sur ce que nous apporte ce simple geste. Vous découvrirez ainsi qu'il y a de maintes façons de sourire et d'assurer des impacts très positifs sur votre vie et vos relations.

Alors, demandez-vous : quelle est la dernière fois que vous avez souri pour de vrai ? Je ne parle pas de ce rictus un peu forcé qui fait semblant de sourire parce que c'est une convention d'être agréable ou poli avec la personne à laquelle on parle. Je parle de ce sourire vrai, profond, qui illumine votre visage et qui, au passage, illumine toutes les personnes qui vous entourent. Je dirais même qu'il illumine le monde qui vous entoure. Quelle est la dernière fois que vous avez souri ainsi ?

Quand vous vous posez cette question, vous vous rendez compte que finalement, ce n'est pas quelque chose qui nous est donné de vivre. Et pourtant, c'est une base tellement fondamentale de l'expression de ce que nous sommes réellement au fond de nous.

Mon burn-out, ou le jour où j'avais oublié de sourire

Je me rappelle quand j'ai fait mon burn-out, c'était en 2009. J'ai fait un gros burn-out, j'ai fini à l'hôpital. Et à cette époque, quand je me réveille à l'hôpital, forcément après l'événement que j'avais vécu, je commence à faire un énorme bilan de tout ce qui m'est arrivé. Et je prends conscience, parmi tant d'autres choses, que j'avais oublié la dernière fois que j'avais souri pour de vrai. C'est un constat assez difficile, douloureux, que l'on fait à ce moment-là.

Et je regarde vers l'arrière, je me dis : quand même, j'ai une vie extraordinaire, j'ai une vie superbe. Mais comment est-ce possible que je puisse oublier de sourire ? Pire que ça, en remplacement de mon sourire, j'avais un beau sillon bien marqué entre les deux sourcils. J'aurais pu garer mon vélo, le ranger. C'était dingue comment mon visage avait changé dès le moment où le sourire avait disparu.

Pire encore, je n'étais capable de rire — et quand je dis rire, c'est-à-dire émettre des sons gutturaux qui s'approchaient d'une joie particulière — que quand j'étais sous l'effet de l'alcool. Alors, je n'avais pas besoin d'être complètement cuit, mais je n'arrivais à trouver cet espace de joie qu'à l'intérieur de moi-même. Et pourtant, moi, j'ai toujours aimé rire. Alors, comme j'adorais rire, je faisais beaucoup la fête. Et c'est là qu'on retrouve comment soudainement un mal-être intérieur peut venir se transformer en différentes habitudes de vie, dont la seule chose qu'on leur demande, c'est de nous permettre de retrouver cette essence qui est la nôtre.

La qualité de présence, racine du sourire

Et cette essence, rappelez-vous, tous parmi vous, fidèles auditeurs de cette chaîne — dans l'épisode destiné à la qualité de présence, que je vous inviterai à écouter. Si vous n'êtes pas abonné, n'hésitez pas à le faire. Abonnez-vous à cette chaîne. Il y a pléthore de pépites. Vous aurez encore des pépites à venir. Abonnez-vous.

Si vous n'avez pas écouté l'épisode 46 intitulé « La qualité de présence, secret vers tous vos potentiels », je vous invite vraiment à l'écouter, car il viendra renforcer, approfondir la compréhension de l'épisode que nous allons écouter aujourd'hui. Mais dans sa base principale, ce que cette qualité de présence essentielle nous apprend, ce que nous découvrons dans cet épisode, c'est que tout être humain sur terre, quels que soient sa race, son âge, son sexe, son genre, son orientation, sa culture, sa religion, peu importe, tout être humain sur terre a une qualité de présence essentielle qui est faite de sérénité, de joie et d'amour. Et le sourire n'est autre que l'expression transparente de la magie de cette qualité de présence.

Au programme de cet épisode

Alors, si le thème vous intéresse et que vous voulez savoir exactement à quelle sauce vous allez être mangé dans cet épisode, histoire de vous assurer que vous investissez bien votre temps en écoutant ce que je vais vous raconter, voici ce que nous allons faire. Nous allons partir en voyage à travers différentes études scientifiques qui vont nous parler de l'effet du sourire dans notre vie et dans notre santé.

Nous allons parler d'un sourire particulier, très caractéristique, qui est celui qu'on appelle le sourire Duchenne. Un type de sourire qui est considéré comme le sourire véritable. Et ce type de sourire est aussi accompagné de pléthore d'études qui nous apprennent plein de choses intéressantes.

Mais comme nous aimons, dans cette chaîne de podcast, faire des choses pratiques, concrètes, qui vont droit au but et si possible avec des quick wins, nous allons ensuite nous intéresser à comment nous pouvons faire pour comprendre notre sourire, le faire évoluer pour qu'il se rapproche le plus de ce saint Graal que l'on appellerait le sourire Duchenne. D'autres parleront de sourire signal, mais nous éviterons les publicités que seuls les plus anciens de cette chaîne pourront se rappeler. Bref, fermons la parenthèse. Nous allons ensuite rentrer dans les pratiques que vous pouvez faire et qui vont vous permettre d'aller chercher au plus profond de votre être l'émergence de ce sourire magique que l'on pourrait dire signature de l'âme.

Le projet derrière la chaîne : Konxus Media

Mais avant de continuer, chers amis, permettez-moi de vous dire que le but de cette chaîne est de diffuser au plus grand nombre et gratuitement des clés et des pépites pour la transformation et la croissance personnelle. Nous voulons apporter des contenus positifs, constructifs, pédagogiques, humains et responsables, servis avec pragmatisme et une approche claire, pratique, qui donne toute sa place au bon sens et à l'expérience vécue. Ce qui nous intéresse avant tout, c'est de partager avec vous un comment, pour vous permettre de faire et de passer à l'action concrète, et pas juste de philosopher ou de nourrir le mental. Car le moment est venu de réinventer notre humanité, et ce n'est pas en restant dans le cadre que nous allons le faire.

Cette chaîne de podcast fait partie d'un projet de contribution et de diffusion qui nous tient vraiment à cœur et qui est de plus grande ampleur que juste cette chaîne. Il nous permet d'aller ainsi au cœur de l'humain et de son potentiel, et ce projet s'appelle Konxus Media. Le média pour une vie pro et perso en conscience. Retrouvez-nous pour pléthore de contenus, d'épisodes, de podcasts et, encore à venir dans les semaines et les mois à suivre, pléthore de surprises et de contenus extrêmement intéressants, pratiques, qui, comme cette chaîne, iront, nous l'espérons, dans le sens de vos attentes. Et si vous voulez nous écrire, nous parler, nous partager vos réflexions suite à l'écoute de nos épisodes, n'hésitez pas à le faire : ce sera un plaisir pour nous d'entamer un échange avec vous.

Ce que la science dit du sourire

Alors maintenant, est-ce que vous saviez qu'il y a pléthore d'études autour du sourire ? Bien évidemment, elles sont rattachées très souvent à la psychologie positive, mais pas que. Certaines de ces études pourraient vous surprendre. Il y a une grande partie de ces études qui ont été portées par l'université de Berkeley, et notamment par le Greater Good Science, qui est le service de l'université de Berkeley destiné à la psychologie positive, mais pas que.

Il s'avère que, parmi la pléthore d'études qu'ils ont faites — je vous passe juste les détails de ces dernières — les femmes sourient plus longtemps que les hommes. Les hommes sourient plus s'il y a moins de testostérone en jeu, ou s'ils ont moins de testostérone en eux. Exception faite d'une situation dans laquelle s'immisce une certaine compétition sexuelle. Et par compétition sexuelle, entendez juste un jeu de drague qui ne mène nulle part. C'est juste ce côté séduction que le mâle peut avoir envie de jouer avec une dame. Ou quelque chose de plus engagé, puisqu'il se retrouve là, face à face, deux boucs qui se font la guerre et qui veulent à tout prix séduire madame. À ce moment-là, tous les deux arboreront des sourires extraordinaires.

Donc, il existe certes des différences entre les femmes et les hommes, mais il s'avère qu'au premier abord, les femmes sont beaucoup plus agréables parce qu'elles sourient plus souvent. Et vous comprendrez que le fait d'être plus agréable n'est pas juste une parole en l'air. La suite de l'épisode nous expliquera pourquoi, force d'études scientifiques à l'appui.

Mais ce n'est pas tout. Les employés du secteur des services reçoivent plus de pourboires quand ils sourient. Et, écoutez-moi bien, les couples durent plus longtemps quand ils se sourient. Mais rappelez-vous de l'introduction de cet épisode : je ne parle pas de ce rictus, comme si on vous avait écrasé le pied, que vous faites au matin à votre conjoint. Non, je parle d'un véritable sourire qui, sans parler, lui dit : « Chéri, je t'aime. »

Le sourire Duchenne : un nom français pour le sourire parfait

Alors, du coup, si on commence à parler de nuances de sourires — celui-là, elle est ici, celui-là, elle est là, nanana — c'est quoi un véritable sourire ? Eh bien, chers amis de la francophonie, vous saurez que le sourire parfait et idéal ne pouvait que porter un nom français. Paris, la ville de l'amour : le sourire Duchenne.

Duchenne était un neurologue français du 19e siècle qui a étudié, avec parfois des méthodes un peu brutales, ce qu'était un sourire véritable. Du coup, il a fait des recherches sur l'expression faciale et il a, au passage, identifié quels étaient les muscles spécifiques qui étaient activés lors d'un sourire dit authentique. De toutes ces études, il a prouvé qu'il est difficile de feindre intentionnellement un sourire Duchenne, car il est étroitement lié à des émotions positives. Du coup, on apprend que la sincérité est essentielle pour un sourire Duchenne.

Maintenant, ici, je fais une parenthèse. On en connaît beaucoup, notamment des politiques, qui se sont entraînés des dizaines de milliers d'heures devant une glace pour faire des sourires. Mais même ces sourires, ils ont une petite pointe de « ça ne semble pas bon » quand ils ne viennent pas réellement du cœur.

Authenticité et confiance : l'impact du vrai sourire

Et du coup, quand on pousse plus loin ces études-là, on va citer en particulier les docteurs Surakka et Hietanen, qui ont fait une étude appelée Facial and Emotional Reactions to Duchenne and Non-Duchenne Smiles. Je traduis : quelles sont les réactions des individus face à des sourires Duchenne et non-Duchenne. Et il s'avère, dans cette étude, que l'impact émotionnel est beaucoup plus fort quand nous sommes face à un véritable sourire. Car celui-ci, il est perçu comme authentique et sincère. Et donc, il donne à la personne qui émettait ce sourire-là ses caractéristiques ou ses qualités : authenticité, sincérité. Et donc, les personnes qui sont témoins de ce sourire sont plus enclines à faire confiance et à se sentir à l'aise.

Alors que quand vous êtes face à un sourire non-Duchenne, c'est-à-dire un sourire plus de circonstance ou que l'on pourrait dire plus forcé — on vous a marché sur le pied, quoi —, eh bien là, il n'y a pas vraiment de réaction, ou les réactions qui sont obtenues, ce sont des réponses automatiques, c'est-à-dire des conventions sociales. Vous souriez de façon forcée, et la personne que vous avez en face, de la même façon, va vous répondre de façon forcée. Dit autrement, vous vous retrouvez dans un dialogue où vous avez tous l'impression d'avoir le string tendu.

Sourire et longévité

Mais les études vont encore plus loin. Et non seulement on favorise nos relations de façon beaucoup plus qualitative, parce que les gens sont plus enclins à nous faire confiance et à se sentir à l'aise avec nous, ce qui permet un peu de libérer les énergies et les opportunités relationnelles qualitatives — non seulement ça, mais en plus, accrochez-vous bien, parce que les docteurs Abel et Kruger nous ont prouvé, dans une étude appelée Smile Intensity in Photographs Predicts Longevity — l'intensité des sourires dans les photographies prédit la longévité. Oui, l'intensité et la qualité du sourire feraient vivre plus longtemps.

Alors, qu'est-ce qu'ils ont fait exactement comme analyse ? Ils ont étudié des photos de plein de personnes à l'époque où elles étaient jeunes. Et ils ont essayé de faire une corrélation entre la façon qu'elles avaient de sourire et combien de temps elles ont vécu. Forcément, ce sont des photos de feu les habitants de cette terre. Ainsi, ils ont pu prouver qu'il existait une corrélation positive entre la qualité des sourires et la longévité. Non seulement il y avait une corrélation positive, mais les deux facteurs étaient extrêmement reliés statistiquement. Et ils citent dans l'étude que ceci faisait une grande différence.

Ceci étant, en bons scientifiques, ils ont mis un peu d'eau dans leur vin. Ils ont équilibré la donne pour ne pas avoir l'air un peu trop taliban sur la question. Et ils disaient qu'on ne peut pas dire qu'il n'y a que le sourire qui fait la grande différence. Ils ont conclu que le sourire était plutôt l'indicateur d'un contexte. Ainsi, ils ouvrent les portes de tout ce qui concerne les effets d'une psychologie positive.

On sait que dans un contexte de psychologie positive, la personne va être encline à sourire pour de vrai. Sourire Duchenne. Mais la psychologie positive nous dit que, dans ces contextes-là, vous allez vivre plus longtemps, on vient de le dire, mais pas que. Vous allez vivre plus heureux, en meilleure santé, vous allez avoir plus d'opportunités dans la vie, des relations amoureuses plus durables et plus épanouissantes, moins de stress et d'anxiété, vous serez moins prône à la dépression, vous aurez des carrières plus spectaculaires, vous gagnerez plus d'argent, vous aurez une vie communautaire plus épanouissante et — accrochez-vous, je ne sais pas comment ils font pour prouver ça — vous aurez plus de chance dans la vie. Tout ça, c'est ce que nous a prouvé la psychologie positive pendant presque 100 ans d'études. Et tout ça se cache derrière un simple sourire Duchenne.

Mais si vous pensiez que les bénéfices s'arrêtaient là, on n'est pas sortis de l'auberge, parce qu'il y en a encore.

Une parenthèse : mon livre « Quick Wins »

Mais maintenant, permettez-moi de faire une parenthèse, car si vous aimez le contenu de cette chaîne de podcast et que vous voulez faire une preuve d'appui, voici un geste que vous pouvez faire qui me remplirait de joie. Je viens de publier mon premier livre, Quick Wins, le livre pour booster ton potentiel, des résultats et une énergie de ouf en claquant des doigts. Nous passerons ensemble un bon moment avec humour et légèreté. C'est un livre facile à lire, mais qui prend au sérieux la qualité, le fond et la forme de ses sources. Quick Wins, ou comment éveiller le potentiel de vos 5 corps rapidement, avec très peu d'efforts, mais des résultats garantis. Une entrée en matière idéale pour ceux et celles d'entre vous qui voudraient éveiller leur potentiel et découvrir une nouvelle version d'eux-mêmes.

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Le jeu des 10 dollars : confiance et coopération

Maintenant, on va s'intéresser aux docteurs Kuhn, Huber, Masthed, Kosker, Marshall, Rosen et Kapas, qui, en 2007, ont fait l'étude Facial Dynamics as Indicators of Trustworthiness and Cooperative Behavior. Cette étude-là, de 2007, était toute simple. Ils essayent de comprendre si les dynamiques faciales peuvent définir, déterminer la confiance et la coopération.

Ainsi, ce qu'ils ont fait : ils ont donné 10 dollars à un bonhomme. Et on lui a dit : soit vous pouvez garder les 10 dollars, soit vous pouvez les donner à votre partenaire. Un partenaire que vous allez choisir sur photo. Si vous décidez de garder les 10 dollars, vous les mettez dans votre poche et votre partenaire n'aura rien. Par contre, si vous décidez de donner les 10 dollars à votre partenaire, il aura deux choix. Soit il garde les 10 dollars, et là, vous restez le bec dans l'eau, vous n'aurez rien en retour. Soit votre partenaire décide de ne pas tout garder et décide de partager cet argent avec vous.

Bien évidemment, ce dernier sera présenté face à ces choix-là. Ce n'est pas juste « on lui donne l'argent et maintenant tu peux rentrer chez toi ». Non, on va lui dire : « OK, il t'a donné 10 dollars, que fais-tu ? Tu le partages avec lui, et comme ça c'est 50-50 ? Ou maintenant qu'il t'a donné 10 dollars, merci beaucoup, je me cache, je vais m'acheter une bière. » Au prix où elles sont aujourd'hui, je pense qu'il en aura juste pour une.

Bon, du coup, si le partenaire décide de partager, là c'est le double effet qui se joue, et en fait, ce n'est pas 5 dollars pour chacun : chacun partira avec 15 dollars. Mais la deuxième personne, le partenaire, ne sait pas ça. Il n'y a que le donneur qui sait qu'il y a la possibilité de tout perdre ou de faire un 50 % de gain, c'est-à-dire passer de 10 à 15 dollars.

Du coup, dans ce petit jeu-là, la confiance est extrêmement importante. Tout comme le bon choix du partenaire. Sauf que la seule chose que vous allez avoir, c'est une pauvre photo. Mais vous voyez bien les scientifiques venir : ils ont eu trois types de photos.

Les premières, avec de véritables, de bons sourires Duchenne qui brillent. On a presque besoin de lunettes de soleil tellement les dents sont étincelantes. Et bim ! Ces personnes-là étaient considérées comme plus attirantes, plus aimables et donc plus coopératives.

Il y avait d'autres photos qui étaient des sourires forcés. Un peu le sourire de circonstance que vous faites les lundis matin quand vous tirez la gueule en arrivant au bureau. À peu près ce genre de sourire. Eh bien, ça marchait quand même, parce que ça fait partie des conventions sociales, et donc on a pris l'habitude de voir ce genre de sourire forcé. Et donc on ne juge pas tellement une personne face à un sourire forcé, on va dire qu'on lui donne une deuxième chance. Par contre, il y a une nette différence avec les personnes qui ont un sourire Duchenne. Mais ça marche quand même quand vous avez un sourire forcé.

Et après, il y avait des expressions neutres. C'est-à-dire que, voilà, le mec est là, boum — non, il ne tire pas la gueule, excusez-moi. L'expression est neutre. C'est ni content, ni triste. Vous voyez ce genre de personnes. Je ne sais pas, c'est juste... il est là. Voilà. Donc, c'est ce genre de photos. Et ces personnes qui n'exprimaient aucune émotion, juste là, dans la photo, étaient considérées comme moins attirantes, moins aimables et moins coopératives.

Mais à la fin de l'étude, vous me voyez venir, c'étaient les photos avec le sourire Duchenne qui l'avaient emporté haut la main, haut la main, devant toutes les autres. Et c'est ainsi que l'on prend conscience que, même sans y réfléchir, nous savons tous que le sourire est la signature de l'âme.

Tirer le fil de la bobine : et vous, comment souriez-vous ?

Donc maintenant, quand on prend conscience de tout ça, on va tirer le fil de la bobine. Et celui-là, il peut être moins rigolo. Je vous ai posé la question au début de ce podcast : quand est-ce que vous avez souri pour de vrai la dernière fois ? Quel est le type de sourire que vous avez le plus l'habitude de faire ? Ou avez-vous ne serait-ce que l'habitude de sourire dans votre quotidien ?

Tout commence par se poser ces questions-là. Et là, vous allez faire un équilibre entre la quantité de fois que vous souriez parce que vous avez envie de sourire, la quantité de fois que vous souriez parce qu'il faut sourire, et la quantité de fois dans la journée où, tout simplement, vous ne souriez pas. Et je ne parle pas des moments où vous tirez la gueule, parce que là, tout l'édifice s'effondre. Mais il serait bien de mesurer aussi ces moments où vous avez remplacé votre sourire par ce sourcil froncé où vous pouvez garer votre vélo. Dans ces cas-là, vous allez voir quel est l'équilibre qui déjà vous guide.

Mais vous pouvez aller plus loin. C'est comprendre comment vous souriez et qu'est-ce qui vous habite quand vous souriez. Car le sourire Duchenne requiert un certain effort de qualité de présence. On ne fait pas juste tendre les muscles : il y a quelque chose de nous que l'on va venir offrir avec ce sourire. Et suivant notre état d'être intérieur, cette offrande est plus ou moins difficile à proposer. Parfois même, elle nous arrache les tripes, on n'arrive plus à sourire. C'était mon histoire à l'époque : quand j'étais juste avant de finir à l'hôpital, je n'étais pas le mec le plus inspirant qu'il puisse y avoir sur terre.

Les six niveaux de sourire

Donc maintenant, intéressons-nous aux muscles qui s'activent quand nous sourions, car nous pourrions diviser six niveaux de sourire. On va commencer du sourire le moins Duchenne jusqu'à aller au sourire Duchenne.

Niveau 1 : la contraction du menton

Le premier, c'est ce sourire qui, en fin de compte, n'est tellement pas un sourire, mais les conventions exigent tellement, dans la situation, de faire un sourire, que la personne, le mieux qu'elle puisse faire, c'est contracter le menton. Vous voyez ce muscle qui soudainement se serre au niveau du menton. On a à peine les commissures des lèvres qui bougent, à peine, si elles bougent. C'est juste le menton qui se contracte. Il fait des petits trous là où on a les petits poils. Le menton est contracté et on lève la tête. Très cro-magnonesque. Premier niveau : juste une pression au niveau du menton. Le sourire a été transformé par une tension musculaire.

Niveau 2 : la commissure des lèvres

L'étape suivante, le sourire suivant, c'est celui qui est juste un léger mouvement de la commissure des lèvres. Il n'y a rien qui bouge dans votre visage, il y a juste la commissure des lèvres qui vient se soulever un petit peu, ou ne serait-ce que se contracter un petit peu. C'est une sorte d'essai failli, un prototype raté de sourire. Nous sommes au niveau 2.

Niveau 3 : la bouche qui s'étire

Nous passons ensuite au niveau 3, où là il y a un vrai geste de sourire dans la bouche. Mais ça s'arrête à la bouche. Il n'y a que les lèvres qui bougent. Là, ce n'est pas la commissure des lèvres, c'est-à-dire juste l'extrémité des lèvres : c'est l'ensemble de la bouche qui s'étire, souvent de façon horizontale, comme si on avait mal. Elle s'étire et rien ne bouge sur le visage. Surtout pas les sourcils. Du coup, on a une sorte de poker face et la seule chose qui bouge, c'est une bouche qui s'étire. Ce sont des lèvres qui s'étirent.

Là, nous sommes sur les trois sourires sous la ligne de flottaison. Là, on a raté l'examen du sourire Duchenne.

Niveau 4 : la bouche et les yeux

Maintenant, on passe à l'étape suivante. Quatrième type de sourire : c'est le sourire qui se fait avec la bouche et avec les yeux. C'est-à-dire que le sourire active suffisamment de muscles dans le visage pour entraîner avec lui une activation des muscles des yeux. Et ceci nous ouvre la porte vers le cinquième niveau du sourire.

Niveau 5 : l'ouverture du visage

C'est que quand le sourire de la bouche entraîne le sourire des yeux, les yeux entraînent une ouverture du visage, une sensation d'ouverture du visage. C'est comme si le visage s'éclairait, et c'est une sensation physique. Ce n'est pas juste une interprétation symbolique : c'est qu'un sourire dans la bouche entraîne les yeux et les yeux ouvrent le visage. C'est comme si l'ensemble du visage se détendait. Là, on commence à être un ninja du sourire. Mais nous ne sommes pas encore au sourire Duchenne.

Niveau 6 : l'ouverture du cœur, le sourire Duchenne

Car c'est celui qui est au sixième niveau et fait toute la différence. C'est que la bouche s'ouvre. Les lèvres s'étirent. Les yeux sourient avec la bouche. Le visage s'ouvre. Et avec tout ça, on a une ouverture du cœur. Souvent accompagné d'une forte envie de bouger, d'exprimer sa joie de façon expansive. Un véritable sourire qui ne vient faire autre que servir au monde notre joie intérieure.

Maintenant, vous avez trois types de sourires qui sont sous la ligne de flottaison — c'est-à-dire que, dans l'examen du sourire Duchenne, vous n'avez pas la moyenne — et trois types de sourires qui vous approchent de la meilleure note, étant le niveau 6, dit sourire Duchenne.

Faire évoluer son sourire, étape par étape

Quand vous écoutez ces différentes descriptions, je suis sûr que vous êtes en mesure de vous reconnaître dans la plupart d'entre elles, à différents moments de votre journée et de votre vie. Il y a forcément l'un des six qui l'emporte sur les autres. Et c'est rarement le sourire Duchenne, parce que la vie fait en sorte qu'on a tout un attirail de sourires, mais un sourire Duchenne, il est caractéristique d'un contexte extrêmement positif et agréable. Si c'est votre cas, félicitations, votre vie doit être un véritable kiff.

Maintenant, suivant votre diagnostic, où que vous soyez, entraînez-vous à faire évoluer votre sourire. Ne vous fustigez pas. Si vous reconnaissez que vous êtes dans les trois premiers niveaux de sourire, c'est qu'il y a un contexte autour de vous qui vient déterminer ce résultat-là. Évitez de mettre de l'huile sur le feu et de rajouter une couche de négatif à un contexte qui probablement l'est déjà assez en tant que tel. C'est juste une constatation factuelle. Vous prenez conscience que finalement, les sourires, les vrais sourires, sont particulièrement rares dans votre vie.

Je vous ai donné des descriptions plutôt précises de chacun de ces sourires pour que vous n'ayez pas directement essayé d'émuler un sourire Duchenne. Il exige tout un ensemble de choses pour pouvoir exister, ce sourire-là. Si vous réalisez que vous êtes loin du sourire Duchenne, allez-y étape par étape. Et je viendrai plus tard à une étude faite par les docteurs Kraft et Pressman qui prouve que ce que je vais vous décrire maintenant a vraiment un effet.

Du coup, quand vous reconnaissez à travers vos gestes faciaux quel est le sourire dans lequel vous êtes, entraînez-vous à passer de ce sourire-là au sourire suivant. Juste ça. Et vous allez vous rendre compte que le changement de sourire vous exige un effort. Et ce n'est pas un effort physique — c'est-à-dire que vous n'allez pas vous fatiguer physiquement les muscles du visage —, c'est plutôt un effort émotionnel et psychologique. Parce que ça va vous coûter d'aller chercher cette véritable expression. Et en allant chercher cette véritable expression, ce que vous allez trouver en chemin, ça va être les murs, les barrières, les cailloux dans la chaussure qui font que vous n'êtes pas capable de sourire pleinement.

Au moment où ils émergent, vous saurez comment ils vous affectent et pourquoi ils vous affectent. Parce que la seule chose que vous avez à faire, c'est vous poser cette question-là : « OK, c'est ça, en fait. » La question ensuite qui va venir, c'est que pour pouvoir sourire à l'étape suivante, il va être nécessaire de s'occuper de cette question-là.

Résoudre le problème ou changer sa perception

Et il y a deux façons de vous occuper d'elle. Soit vous arrivez à résoudre le problème et il n'existe plus, et par conséquent il n'est plus une barrière à votre sourire. Soit, si c'est quelque chose qui reste, qui existe là — vous avez un patron qui est insupportable, vous avez un collègue de bureau qui vous sort par les oreilles et qui vous rend la vie impossible, etc., plein de situations qui font que c'est difficile de résoudre le problème —, ce sur quoi vous pouvez travailler, c'est sur votre perception subjective de la situation.

Je m'explique : c'est l'importance que vous donnez à cet événement-là dans le contexte de votre vie. Et il s'avère que trop souvent, nous donnons une importance superlative à des situations qui souvent sont secondaires. La même situation ne change nullement. Vous changez de posture dans votre interprétation subjective et la place que vous laissez à cette situation pour vous affecter, et l'ensemble de l'expérience change radicalement. Toutes choses étant égales par ailleurs, votre perspective change et l'impact de la situation sur vous change aussi.

Donc, si vous ne pouvez pas changer ce qui affecte vos sourires, observez ce qu'à l'intérieur de vous il se passe qui donne trop d'importance à cette situation. Ensuite, c'est : que pouvez-vous faire pour réduire l'impact et l'importance que vous donnez à cette personne ou à cette situation. Et c'est ça que l'on appelle travailler sur la subjectivité du vécu de l'expérience.

Deux choses qui changent quand le sourire progresse

Ainsi, vous allez pouvoir évoluer. Au fur et à mesure que vous changez de sourire, vous allez observer comment ceci affecte deux choses. Un : votre ressenti intérieur. Et deux : l'impact sur les gens qui vous entourent, vos relations et la qualité et/ou la teneur des interactions que vous avez avec tout ce beau monde.

Pour cela, vous allez devoir d'abord sortir de la zone sous la moyenne. Les trois premiers sourires vous donneront peu d'effet. Les sourires 4, 5, 6 — ceux qui commencent à sourire d'abord avec la bouche et les yeux, ensuite la bouche, les yeux et le visage, et ensuite la bouche, les yeux, le visage et le cœur —, ces trois types de sourires, au fur et à mesure que vous passez de l'un à l'autre, vous allez commencer à voir de véritables changements. Plus vous venez de loin, plus vous allez voir des changements marqués et importants.

Ainsi, vous allez pouvoir mesurer que chaque fois que vous progressez dans le sourire, vous allez vous rendre compte qu'il y a quelque chose qui progresse à l'intérieur de vous. Quelque chose s'illumine au fond de vous. Et en même temps que quelque chose s'illumine au fond de vous, quelque chose s'illumine dans vos yeux, quelque chose s'illumine dans votre visage. Et ceci va impacter les gens qui vous entourent, va impacter les relations, va impacter la qualité et la teneur des interactions, comme toutes les études scientifiques que je vous ai décrites l'ont prouvé.

Faire semblant pour aller mieux : l'étude de la règle entre les dents

Et là, vous allez me dire : « Mais si je n'y arrive pas parce que je suis encore dans cet état d'être, puis-je faire semblant de sourire ? » Et c'est là que vient la bonne nouvelle : c'est que oui, vous pouvez faire semblant d'aller mieux pour aller mieux.

Normalement, dans toute situation, les émotions précèdent le sourire. Mais une étude des docteurs Kraft et Pressman prouve que le sourire peut précéder des réactions du système nerveux autonome. L'étude appelée Grin and Bear It : The Influence of Manipulated Facial Expression on the Stress Response. Dit autrement : l'influence des expressions faciales manipulées sur les réponses au stress.

C'était une étude très, très factuelle. On va venir chercher, tout simplement, de façon extrêmement factuelle, si le simple fait de contracter les muscles, pur et dur — on oublie les niveaux 4, 5 et 6 de sourire, la bouche, les yeux, le visage, le cœur, on oublie tout ça, on oublie les sourires Duchenne —, c'est-à-dire si tu ne fais juste que contracter les muscles, est-ce que tu as des effets positifs ? Et contre toute attente, il s'avère que oui.

L'étude faisait la chose suivante. On prenait une règle, un double décimètre, et on vous le mettait entre les dents. Voilà, ceci venait activer des muscles du visage équivalents à ce dont le sourire. Si on ne faisait pas ça, on prenait le même double décimètre, on vous le mettait dans la bouche, on vous disait : « Pincez-le avec les lèvres. » Ce qui activait aussi les muscles de la bouche quand on sourit. Du coup, visage ou bouche, on a étudié les deux cas.

Et dans les deux cas, quand les muscles de la bouche s'activent ou quand les muscles du visage s'activent de façon forcée — c'est-à-dire que je ne suis même pas en train de sourire, j'ai juste un double décimètre dans la gueule —, dans les deux cas, il y a une réduction de l'intensité de la réponse au stress. Donc, une meilleure résistance au stress et une amélioration du bien-être psychologique.

C'est là que ça m'intéresse. C'est que si vous êtes dans une phase dans laquelle vous devez réapprendre à sourire pleinement, que ça sourie du fond du cœur, et que vous croyez que finalement, c'est plus dur que je ne croyais : le fait d'essayer de sourire, même si ce n'est pas au top, va apporter des effets bénéfiques collatéraux. Collatéraux. Et chemin faisant, en réapprenant à sourire, je vous le garantis, votre vie change radicalement, car il suffit d'un sourire pour allumer les ténèbres.

Pour les ninjas : le sourire intérieur du Qigong

Mais vous imaginez bien qu'on n'allait pas juste s'arrêter là, parce que nous allons aller encore plus loin. Et ceci, c'est pour les ninjas parmi vous. C'est-à-dire que vous pouvez aller chercher le sourire Duchenne en faisant autre chose que juste venir travailler les muscles faciaux et observer ce qu'il se passe autour et au fond de vous.

Il y a, dans le Qigong, une pratique qui me tient particulièrement à cœur, que je pratique depuis... ouf ! Oui, 30 ans maintenant. Ça ne me rajeunit pas, tout ça ! 30 ans de Qigong. Et l'une des pratiques que j'ai apprises à l'époque, au début des années 90, s'appelait le sourire intérieur.

Et là où j'adore faire la connexion avec cette pratique-là, qui est extrêmement puissante, c'est qu'en fin de compte, c'est une prolongation de tout ce que je vous ai dit. Mais la pratique du sourire intérieur, qui vient du Qigong, c'est un sourire que l'on va venir chercher à l'intérieur de soi, au plus profond de soi, dans son corps, dans ses cellules, dans ses organes, et qu'on va venir faire émerger. Et la dernière chose qui apparaît, c'est le sourire dans le visage. Alors que dans tout ce que je vous ai décrit, même dans les études scientifiques, on commence par sourire dans le visage et ensuite on regarde le reste.

Ici, la base de cette pratique du sourire intérieur, là où je la trouve super puissante, c'est qu'elle va réellement à la racine même du sourire Duchenne, au plus profond de votre être. Et donc, il s'agit d'une approche du sourire qui est à la fois physique, physiologique et énergétique, puisque, comme vous le savez bien, l'école du Qigong est celle qui travaille l'énergie vitale.

Le scan corporel et le dialogue avec le corps

Du coup, sans rentrer trop dans le détail d'une description d'un exercice qui prendrait au moins la durée équivalente de ce que nous venons de passer dans ce podcast, ce que vous avez à faire de façon très, très simple, et ça marche très bien, c'est d'aller faire un scan corporel. Ce scan corporel, vous allez le faire d'une façon un peu évoluée.

Maintenant, j'entends ceux et celles d'entre vous qui se demandent : mais c'est quoi un scan corporel ? Eh bien, je vais vous inviter à écouter l'épisode 54 de cette chaîne de podcast, où je vous parle uniquement du scan corporel et de tous les secrets qu'il recèle pour l'éveil du potentiel. Un exercice d'une puissance extraordinaire que vous pourrez appliquer aussi aujourd'hui.

Si vous me dites que vous n'avez pas écouté cet épisode, c'est que vous n'êtes pas abonné à cette chaîne. Si vous n'êtes pas abonné à cette chaîne, vous risquez de rater tous ceux qui vont venir. Donc n'hésitez pas, abonnez-vous à cette chaîne, mettez la petite cloche des notifications pour avoir les futurs épisodes. Et si cet épisode vous plaît, si les autres épisodes que vous avez pu écouter dans cette chaîne ou que vous allez écouter vous plaisent, s'il vous plaît, il y a une chose que vous pouvez faire qui ne coûte rien, qui ne prend que deux secondes et qui peut avoir un impact positif très important sur notre travail : c'est juste de mettre une petite note sur Apple Podcast ou sur Spotify. Plus nous aurons d'étoiles et de commentaires positifs, plus ces hébergeurs de podcasts vont nous promouvoir auprès de larges audiences. Un simple geste rapide, des étoiles, un commentaire, va faire que nous serons à la portée de beaucoup plus de monde.

Je ferme la parenthèse, nous étions au scan corporel, épisode 54, un autre épisode qui vous permettra d'approfondir cet épisode que vous êtes en train d'écouter.

Vous faites un scan corporel et, quand vous faites le scan corporel, d'abord vous allez rentrer en contact avec l'ensemble de votre corps, intérieur et extérieur. Au fur et à mesure que vous scannez les parties de votre corps, vous allez leur sourire et leur demander de vous sourire en retour. Ça a l'air un peu perché quand je vous l'explique comme ça, mais contentez-vous de faire l'exercice et vous allez voir qu'à un moment donné, vous allez sentir que votre corps vous répond.

Là, je fais une parenthèse qui me fait penser aux différentes intelligences spirituelles, les voix — V-O-I-X — de notre for intérieur. Eh bien, ce début de sourire est un début de dialogue avec votre corps. Et c'est l'une des voix — V-O-I-X — qui existe au fond de vous, que vous pouvez activer et avec laquelle vous pouvez dialoguer. Dès le moment où vous souriez, que vous demandez de sourire et que vous recevez un sourire en retour, vous pouvez vous dire que le dialogue commence à s'entamer. Ici, j'ouvre une autre porte extraordinaire. Je n'ai pas le temps de l'arpenter. Ce sera peut-être pour un autre épisode, mais pour les explorateurs et découvreurs d'entre vous, peut-être qu'il y a de belles découvertes à faire là-dedans, j'en suis certain.

La gratitude envers son corps

Maintenant, vous avez fait votre scan de cette partie du corps, vous lui avez souri. Quand vous souriez à cette partie du corps, faites-le pleinement, avec sincérité, et vous lui envoyez de la gratitude. Envoyer de la gratitude à son corps sert énormément à recevoir des réponses.

Si vous êtes de ces personnes qui ont une relation conflictuelle avec le corps — parce qu'on est toujours trop quelque chose : nous habitons dans une société où on est trop grand, trop petit, trop gros, trop mince, trop ceci, trop cela, trop trop trop trop, mais jamais le bon trop —, et ce qui nous rend un peu presque ennemis de notre corps, du moins nous crée une relation conflictuelle avec notre corps. Si vous faites partie de ces personnes-là — et je vous rassure, vous faites partie de 98 % des gens sur Terre, parce que notre société nous a forgés à avoir cette frustration-là —, mais sans ouvrir ce débat-là, qui pourrait aussi durer longtemps, si vous faites partie de ça, invitez-vous à avoir de la gratitude avec votre corps en prenant conscience des milliards de choses que fait votre corps au quotidien pour que vous puissiez vivre chaque jour. La digestion, le sommeil, la réflexion, etc. Il vous porte d'un endroit à un autre, etc.

Et n'arrêtez pas le rapport à votre corps à une simple observation physique ou rattachée à un état particulier de ce dernier. Ceci vous aidera beaucoup à rentrer dans une phase de gratitude. La phase de gratitude vous aidera beaucoup à sourire pleinement à votre corps. Ainsi, le dialogue s'établira avec le corps.

Sourire aux cellules, aux organes, au cœur

Une fois que vous avez fait ça, que vous avez souri à l'ensemble de vos membres, vous pouvez approfondir ceci avec une sensation. Donc, c'est un niveau plus avancé de l'exercice, dans lequel vous allez sourire aux cellules. Alors, ce n'est pas évident de s'imaginer les cellules, donc vous allez imaginer que vous vous adressez à toutes à la fois. Elles vous entendent comme si elles étaient toutes connectées. Et quand vous êtes par exemple en train de scanner votre mollet, vous allez sourire à votre mollet, le muscle du mollet ; vous allez sourire au tibia, au péroné, les os ; et ensuite vous allez sourire à chacune des cellules qui font cette partie du corps. Et avec la pratique, vous allez vous rendre compte qu'il y a une sorte de sensation globale qui s'allume au niveau de cette partie du corps.

Quand vous avez fini avec une jambe, avec l'exercice du sourire intérieur, je vais vous inviter à vous arrêter, à appuyer sur pause juste deux secondes et à observer la sensation que vous avez dans cette jambe, et à la comparer avec la sensation que vous avez dans l'autre jambe. Et là, accrochez-vous, parce que les différences vont être radicales. Vous allez avoir la sensation d'être léger, de flotter, d'être trop bien avec une jambe, et vous avez une sensation vraiment pas trop super top cool dans l'autre jambe. Il n'y aura qu'une chose que vous dira votre jambe, l'autre : « S'il te plaît, viens me sourire, moi aussi j'en veux ! »

Mais on n'a pas fini. Parce que quand vous arrivez au niveau du tronc, vous allez aussi pouvoir entamer ce dialogue avec les organes du corps. Chaque organe va vous répondre d'une certaine façon. Alors, attendez-vous à certaines surprises, parce qu'au moment où vous souriez à un organe avec gratitude, certains organes vont vous répondre avec des gênes, voire même des petites pointes de douleur. Et ceci est extrêmement intéressant, parce que vous avez là le corps qui est en train de vous dire que cet organe, il tire un peu sur la corde, il a besoin que vous vous occupiez de lui.

Dans la société dans laquelle nous vivons, souvent le foie, siège de la colère dans la médecine chinoise, s'exprime très régulièrement. Mais les poumons peuvent le faire aussi, siège de la tristesse, ou d'autres organes comme les reins, siège de la peur, etc. Je vous passe les détails.

Quand les organes vous parlent, ils vont vous parler de plusieurs façons. D'abord, ils vont répondre avec un sourire et vous allez vous rendre compte que chaque organe sourit différemment. Mais qu'au fur et à mesure que les différents organes sourient, l'ensemble de votre tronc commence à sourire à l'unisson. Et ça, c'est particulièrement kiffant.

Le cœur, porte vers le sourire de l'âme

Mais au fur et à mesure que vous avancez, il y a un organe qui est beaucoup plus puissant que tous les autres. Et celui-ci est le cœur. Et quand vous commencez à sourire à votre cœur, que votre cœur vous sourit, vous allez vous rendre compte que l'endroit depuis lequel une grande partie de tout cet exercice se faisait, c'était depuis le cœur. Il y a alors une sorte de sensation réflexive. On revient à l'origine. De là, je fais l'exercice et je reviens là, à nouveau.

Et à ce moment-là, quand le cœur commence à s'ouvrir, il y a un nouveau degré de profondeur dans la notion de sourire qui s'ouvre à vous. Le cœur va commencer à rayonner, la gratitude va se voir augmenter, et le sourire que vous avez va commencer déjà à se montrer dans votre visage — qui probablement l'a déjà fait depuis un bon moment. Mais là, vous allez avoir un beau sourire et, à ce moment-là, avec l'ouverture du cœur, vous allez commencer à trouver les portes qui mènent au sourire qui vient de l'âme. C'est une porte transparente vers l'essence pure de l'être.

À ce moment, vous allez rentrer en connexion plus ou moins directe avec cette sérénité, cette joie, cet amour qui sont au fond de vous. La gratitude et le dialogue de gratitude avec le corps, le sourire intérieur qui l'accompagne, vous mènent à connecter avec cette essence de votre qualité de présence. Si le sourire, nous disions tout à l'heure, est la signature de l'âme, il est aussi sa musique silencieuse.

En résumé : un sourire pour allumer les ténèbres

Plus de 100 ans d'études scientifiques nous prouvent que sourire améliore notre quotidien. Non seulement nous avons des relations plus épanouies, mais les gens sont plus enclins à nous faire confiance et nous trouvent en plus plus attirants. Mais ce n'est pas tout, car on apprend aussi que l'on vit beaucoup plus longtemps quand on est capable de sourire pour de vrai.

Alors nous nous sommes intéressés au sourire, à comment il s'opère, à l'autodiagnostic que l'on peut faire des sourires. On se rend compte qu'il y a six niveaux de sourire, le sixième étant ce fabuleux sourire Duchenne. Et ensuite, une fois que nous avons appris à progresser au gré de ces sourires, nous avons découvert une pratique du Qigong qui s'appelle le sourire intérieur, et que nous avons décrite en détail pour que vous puissiez l'appliquer au quotidien et découvrir ce message profond de l'âme qu'est votre sourire.

Ainsi, avec un simple geste, on tire un fil de la bobine et l'on découvre pléthore de choses qui nous prouvent qu'il suffit d'un sourire pour allumer les ténèbres.

Je suis Iker Aguirre et ceci est votre chaîne de podcast « Une alchimie de l'éveil ». Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à nous laisser un commentaire et des étoiles sur Apple Podcast ou Spotify. Plus nous aurons d'étoiles et de commentaires positifs, plus cette chaîne sera promue auprès de larges audiences. Si vous ne voulez pas rater les futurs épisodes, abonnez-vous à cette chaîne, activez la petite cloche des notifications. Mais la meilleure chose à faire, c'est que si quelque chose vous a parlé dans cet épisode, parlez-en autour de vous, parce que les meilleures fêtes sont toujours entre amis.