Une Alchimie de l'Eveil

Ep. 78 : Pardonnez pour être (enfin) libre ! (1/3)

Iker Aguirre Season 2 Episode 78

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Dans ce nouvel épisode de votre chaine de podcasts Une Alchimie de l'Eveil, Iker Aguirre vous présente la puissance du pardon. Souvent délaissé car trop connoté de religion, dogme et autres injonctions à faire, il existe une raison pour laquelle le pardon a une place aussi prépondérante dans de très nombreuses philosophies et religions dans le monde. Avec une approche laïque, dans cet épisode vous  découvrirez l'importance du pardon, les rouages limitants qu'il permet de libérer et, comme toujours dans cette chaine, des suggestions d'exercices pratiques pour vous aider à avancer sur ce chemin. Cet épisode est le premier d'une série de trois épisodes.

Dans cet épisode il sera question de comprendre : 

👉 pourquoi le pardon est-il important ?
👉 le pardon et ses mécaniques
👉 comment aller vers le pardon ?

Cet épisode est le premier d'une série de 3 épisodes destinées à "Pardonner pour être (enfin) libre"

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Le moment est venu de réinventer notre humanité et ce n’est pas en restant dans la cadre que nous allons le faire.

Chers amis, bonjour et bienvenue dans votre chaîne de podcast « Une alchimie de l'éveil ». Je suis Iker Aguirre et aujourd'hui on va traiter une thématique assez particulière et pourtant très puissante. Nous allons parler du pardon. Et oui, parfois, quand on parle de pardon, il y a une certaine connotation religieuse qui peut un peu sentir la grenouille de bénitier. Et pourtant, ce n'est pas par hasard que la notion de pardon a la vedette d'un tas de religions et de philosophies dans le monde : c'est parce que c'est extrêmement puissant. Et c'est pour ça que nous allons lui dédier non pas un, mais deux épisodes plus un, pour pouvoir comprendre à quel point c'est une technique puissante de libération, à la fois de soi et de son potentiel.

Alors, ne me malinterprétez pas. Quand je parle de connotations religieuses, de grenouille de bénitier, tout ça, c'est une façon de donner un clin d'œil pour pointer du doigt le rôle qu'ont rempli les philosophies et les grandes religions pour nous faire partir, beaucoup d'entre nous, en courant quand il s'agit de toucher certaines thématiques qui ont été répétées en long, en large et en travers, avec pléthore d'injonctions parfois paradoxales et pléthore de yaka-faukon depuis que nous sommes tout petits. À un moment donné, on a été lassés de ces discours un peu en cul-de-sac parce qu'on nous donnait beaucoup d'injonctions sans la méthode, et à un moment donné, on a fini, au sacro-saint nom de ce pragmatisme occidental cartésien et rationnel, par tourner le dos à beaucoup de ces messages.

Pourtant, comme je le disais en introduction, si le pardon existe dans autant de philosophies et de religions dans le monde comme une étape essentielle du parcours vers l'éveil et la spiritualité, c'est peut-être, peut-être, parce qu'il a une place prépondérante dans nos vies et qu'il a des cadeaux extraordinaires à nous apporter. Du coup, dans l'épisode actuel, ce que nous allons faire, c'est parler de façon très pragmatique du pardon et de comment celui-ci peut réellement nous changer la donne. Tout ceci avec une approche complètement laïque, très concrète, pour comprendre un contexte, comprendre un cadre, et ensuite comprendre comment peut-on faire pour pardonner et vivre enfin heureux.

Au programme de cet épisode

Du coup, si vous voulez être sûr d'être au bon endroit avec cet épisode, je vais vous dire ce qu'il va se passer. Comme ça, vous saurez si l'herbe est plus belle ailleurs et si vous avez mieux fait d'aller voir ailleurs pour vous éclater, ou tout simplement rester avec moi le long de cet épisode pour faire des découvertes particulièrement intéressantes, je le pense.

Du coup, épisode de ce jour. Nous allons d'abord comprendre pourquoi le pardon est important. Ce sera la première partie de cet épisode. La deuxième partie de cet épisode sera comprendre tout simplement le pardon. Et la troisième partie de cet épisode, c'est comment faire pour aller vers le pardon. Et là, vous aurez des approches spécifiques avec des techniques spécifiques que vous pourrez mettre en place d'ores et déjà. Mais il en existe une qui me tient particulièrement à cœur, que je vais développer dans un épisode à part entière. Ce qui va faire de cette thématique une mini-série en deux épisodes plus un. Parce que le troisième épisode de cette série ne sera pas exclusivement dédié au pardon, mais il sera dédié à comment gérer les émotions et les pensées envahissantes qui découlent de situations intérieures difficiles. Car sans savoir appréhender cette partie-là avec une méthode très spécifique, vous allez vous retrouver un peu le bec dans l'eau.

Du coup, c'est la promesse que je vous fais aujourd'hui, en trois étapes : pourquoi le pardon est important, comprendre le pardon, et comment aller vers le pardon. Et ensuite, deux nouveaux épisodes pour vraiment compléter ce que je pense être une thématique essentielle de notre chemin vers l'éveil de notre potentiel, mais aussi le développement de soi en termes de développement personnel et aussi vers le développement spirituel. Bref, trop important pour ne pas lui donner la place qu'il mérite.

La mission de la chaîne et Konxus Media

Mais avant de continuer, chers amis, permettez-moi de vous dire que le but de cette chaîne est de diffuser au plus grand nombre et gratuitement des clés et des pépites pour la transformation et la croissance personnelle. Nous voulons apporter des contenus positifs, constructifs, pédagogiques, humains et responsables. Nous voulons vous servir tous ces contenus pour que vous puissiez éveiller votre potentiel avec pragmatisme et une approche pratique qui donne toute sa place au bon sens et à l'expérience vécue. Car ce qui nous intéresse avant tout, c'est de partager avec vous un comment pour vous permettre de faire, de comprendre et de passer à l'action concrète, et pas juste de philosopher et de nourrir le mental. Car le moment est venu de réinventer notre humanité, et ce n'est pas en restant dans le cadre que nous allons le faire.

Cette chaîne de podcast fait partie d'un projet de contribution et de diffusion de plus grande ampleur pour aller au cœur de l'humain et de son potentiel. Et ce projet s'appelle Konxus Media, le média pour une vie pro et perso en conscience. Retrouvez-nous sur www.konxus-media.com pour découvrir pléthore d'articles, de podcasts et des contenus pleinement gratuits pour vraiment embrasser ce qu'est une vie pro et perso en conscience.

Mais dans cet épisode, permettez-moi de vous dire que vous pourrez aussi nous retrouver dans Konxus Magazine, car nous sommes fiers d'annoncer la sortie de notre tout premier numéro papier. Oui, on revient aux bonnes bases traditionnelles, la matière, et nous avons désormais publié un premier numéro dont le dossier tourne autour de la notion « Boost ton potentiel ». Et si vous voulez partager avec nous vos opinions, vos réflexions suite à l'écoute de ces épisodes, ou voire même nous suggérer des thématiques pour de futurs épisodes, écrivez-nous, et ce sera pour nous un plaisir d'entamer une nouvelle conversation avec nos auditeurs.

Première partie : pourquoi le pardon est important

Alors, une fois que nous avons posé le contexte, vous savez à quelle sauce vous allez être mangé. Si vous êtes encore là, c'est que la question du pardon vous titille et vous intéresse. Alors allons, sans transition, droit au but : pourquoi le pardon est-il important ?

Eh bien, je dirais, au risque d'être pris pour un peu un simpliste ou pour faire des simplismes, je dirais que tout simplement, c'est une technique extrêmement puissante de libération, à la fois de soi et de son potentiel, et qui vous permet — voici les promesses — d'opter pour une paix intérieure, plus de bien-être, un bien plus grand épanouissement individuel et groupal. Tout ça pour se donner le droit enfin d'agir pour sa vie plutôt que d'éternellement réagir pour sa survie.

L'ennemi numéro un : le ressentiment

Et à la base de tout ça, l'ennemi numéro un du pardon, celui qui nous empêche de comprendre l'importance que celui-ci recèle dans notre vie ou pourrait receler dans notre vie, est le ressentiment. Celui-ci peut prendre plein de nuances : aigreur, colère, haine, hostilité, rancœur, rancune, animosité, et j'en passe. Chacun de ces choix est une prison volontaire.

Disons que vous vivez une situation désagréable, une situation qui vous fait mal. Et suite à ça, vous en voulez à quelqu'un ou à quelque chose. Et parce que vous lui en voulez, vous allez faire naître en vous un sentiment de ressentiment. Suivant l'importance du mal qui vous a été fait, ce ressentiment sera plus ou moins grand et pourra aller depuis l'animosité, dans les zones les plus légères — l'aigreur, l'animosité — jusqu'à la haine. Et entre les deux, plein de nuances de gris.

Quel que soit votre choix, volontaire ou involontaire, conscient ou inconscient, au moment même où vous décidez d'inviter le ressentiment dans votre vie, ce que vous faites, c'est exactement l'opposé du pardon : vous ne lâchez pas. Et chacun de ces choix devient une prison volontaire. C'est pour ça que le pardon est important. Parce qu'on croit que, quand on nous fait mal ou qu'on subit quelque chose, on croit que le coupable est à l'extérieur. Nous, on n'a rien demandé, et t'as l'autre qui vient avec sa gueule enfarinée, il me fait ça, et bam, forcément le coupable est à l'extérieur. Alors on fait quoi ? S'il y a une menace à l'extérieur, ce que je vais faire, je vais me protéger, c'est naturel. Et en me protégeant, je fais quoi ? Je vais ériger de belles barrières que je vais mettre devant toutes les portes et fenêtres de mon être intérieur, de façon à ce que plus personne ne puisse rentrer. Et c'est comme ça que je me protège de ces agressions potentielles.

Sauf que ces barrières-là, la seule chose qu'elles font, c'est nous faire croire que nous sommes protégés. Mais en réalité, elles érigent des barrières non pas de protection, mais celles d'une prison où nous nous enfermons de façon volontaire. Et ces barreaux-là sont faits des émotions et des histoires que nous nous racontons à la suite d'histoires que nous avons vécues.

La double peine

Et c'est là la double peine que nous nous imposons. La première peine, c'est subir à notre insu une situation qui nous blesse ou qui nous fait du mal. C'est là, souvent, et nous tombons sur le coin du nez. La deuxième peine que l'on s'impose, et celle-ci, elle est de notre choix, conscient ou inconscient, c'est de vivre enfermé dans cette prison volontaire. Et je souligne le mot volontaire.

Et pourquoi c'est une double peine ? Parce que non seulement on limite notre liberté d'expression de qui nous sommes réellement et de ce que nous pourrions faire, mais en plus, en créant ces barreaux-là, on laisse libre cours à des émotions et des pensées qui, de façon envahissante parfois, mais toujours en boucle, vont tourner dans notre tête et qui vont nous amener à vivre et revivre une situation, et à défaut de ça, vont nous amener à vivre et revivre des projections négatives de scénarios catastrophes que nous créons de toutes pièces dans notre tête.

Sauf que le cerveau — les habitués de cette chaîne le savent déjà — ne sait pas faire la différence entre visualisation/imagination et réalité. Ainsi, chaque fois que l'on se fait des films catastrophes dans notre tête, à l'intérieur de notre petite prison, à cause de ce que nous avons subi une première fois, on se fait subir encore des milliers de fois supplémentaires de nouveaux sévices. Mais ces sévices, nous les choisissons de façon volontaire. C'est notre petite tête qui les développe, qui les crée et qui les fait tourner en boucle. Sauf que le cerveau, une fois dans sa vie il a vécu une situation douloureuse ; les milliers de fois qui vont suivre, il va les vivre de façon virtuelle, mais lui ne saura pas faire la différence. Et voici que cette prison devient une véritable galère.

Le ressentiment ne vient jamais seul

Alors, si ce n'était pas suffisant de se dire que, bon, à cause de tout ça, déjà, le pardon est important, on va pousser encore plus loin. Parce que ce ressentiment, quelles que soient les nuances que vous avez décidé de lui donner, il ne vient jamais tout seul. Il n'y a pas juste une source de ressentiment dans notre vie, et le reste, tout va bien, c'est génial, c'est super, il y a juste un seul con dans ma vie, excusez-moi l'expression. Hélas, il y en a des hordes entières. Et chacun d'entre eux et d'entre elles porte une nuance de ressentiment. Inutile de vous dire que la palette de couleurs que nous avons dans ce que nous sommes en train d'écrire est largement bien étoffée. Et il faut dire aussi qu'il y a un paquet de monde qui ont un PhD, un doctorat. Voilà, ils ont un doctorat en con de ce monde. Et du coup, nous, forcément, subissons toutes ces questions-là.

Mais quand nous décidons de nourrir le ressentiment en nous, ce que nous faisons, c'est nourrir des sources de tensions et de douleurs chroniques. Ne pas lâcher une histoire et ses acteurs, c'est se créer des tensions chroniques, qu'elles soient physiques, émotionnelles, psychologiques ou énergétiques. Pourquoi ? Parce que quand vous tournez en boucle, le ressentiment vous crée une boule dans l'estomac ou ailleurs. Cette boule à l'estomac est absorbée par votre corps physique, émotionnel, mental, spirituel ou énergétique. Et comment peut-il absorber ça ? En créant des boules, des tensions. La boule au ventre, vous la connaissez celle-ci ? Eh bien, l'existence de ces boules-là est alimentée en permanence et influence alors, par effets collatéraux, votre santé, vos relations, votre vie sociale, vos résultats, votre carrière, votre perception du bien-être, votre épanouissement. Bref, j'en passe. Au bout du compte, vous êtes là face à une limitation de votre potentiel et de l'expression de qui vous êtes réellement.

Le seul responsable, c'est vous

Mais le pire de tout — et on arrête là avec les mauvaises nouvelles parce qu'on va bien sûr basculer de l'autre côté, parce qu'on va lui faire la peau à tout ce ressentiment — le pire du tout, c'est que le seul ou la seule responsable de toute cette histoire, c'est vous. Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe. Et ça, c'est le plus dur du chemin vers le pardon : c'est reconnaître sa part de responsabilité.

Mais écoutez bien, parce que sinon, vous allez finir par me taper avec un bâton sur la tête ou tout simplement partir en courant. C'est beaucoup, beaucoup, beaucoup plus subtil que juste dire « Oh, c'est ma faute, c'est à cause de moi que j'ai subi tout ça. » Je tiens votre intelligence en beaucoup plus haute estime que ça pour prétendre qu'il s'agirait juste de dire que c'est votre faute. Non. Dire que c'est votre faute et qu'à cause de vous, vous avez vécu ça, ce serait juste changer de registre. Mais on demeure toujours la victime. Dans la première partie, on se dit que nous sommes victimes parce qu'on a subi quelque chose du monde extérieur. Dans la deuxième, on reste toujours victime, mais le coupable, c'est nous.

Passons plus loin que ça. La question n'est pas de dire que c'est votre responsabilité parce que c'est votre faute ou à cause de vous, c'est en réalité de regarder plus loin et accepter votre seule et unique responsabilité dans la souffrance que vous vous infligez en refusant de lâcher l'histoire qui jadis vous a fait mal.

Deuxième partie : comprendre le pardon

Alors, ainsi, maintenant on va entamer la deuxième partie de ce podcast : comprendre le pardon. Pour entamer ce chemin-là, il est nécessaire de comprendre qu'il n'y a pas un type de pardon. Il existe plusieurs types de pardon.

Dans la première partie, on a d'abord commencé par analyser et comprendre le fait que nous avons une part de responsabilité. Tout commence par identifier le ressentiment, être capable de s'observer à l'intérieur de soi et reconnaître les sources de ressentiment qui existent en nous. À partir de là, ceci nous amène à prendre conscience de la part de responsabilité que nous avons dans la nourriture que nous donnons à ces ressentiments-là à l'intérieur de nous. Une fois que nous avons fait ça, nous pouvons éventuellement entamer un chemin vers le pardon. Et celui-ci, il est déjà donné de différents types.

Le pardon humain

Le premier est le pardon le plus classique, le plus courant, qu'on va appeler humain. On va dire que c'est à la portée de tout le monde. C'est ce type de pardon qui vous permet de passer à autre chose, voire de dépasser une situation. On a le zozo de tout à l'heure : il ou elle vous a fait une crasse. Et pendant un certain temps, vous l'avez en travers. Vous allez avoir du mal à avaler chaque fois qu'on vous parle de lui ou d'elle ou que vous vous rappelez de la situation que vous avez vécue. Et à un moment donné, il y a de l'eau qui coule sous les ponts et vous arrivez à passer à autre chose. Par contre, s'il y a le voisin qui arrive et qui vous ramène au souvenir ce que vous avez vécu, là vous allez peut-être avoir à nouveau la moutarde qui monte au nez ou envie de cogner quelqu'un. C'est-à-dire que vous avez réussi à dépasser la situation, mais une part de vous encore reste vivante et reste accrochée à la situation. Donc, c'est un pardon qui est, on va dire, à mi-chemin entre un pardon véritable et le fait de « OK, j'arrive à lâcher suffisamment pour que ça ne me pourrisse pas la vie. »

Vient ensuite, dans ce pardon humain, une autre étape, dans laquelle à force de votre volonté, grâce à la force de votre volonté, vous pouvez arriver à dire « Écoute, allez, je finis avec ça. Je le mets derrière, je ne veux plus jamais en entendre parler, je continue à vivre. » Et là, en fait, c'est une sorte de pardon que l'on va cacher derrière une chape de béton. C'est-à-dire qu'on va mettre quelques couches derrière une situation. « Allez, on ne va pas passer toute notre vie accrochés à ça. On lâche, on continue. » Et c'est déjà un grand pas. Mais ce n'est pas un grand pas qui va vous amener la libération totale et absolue que je vous promettais au début de cet épisode. Mais c'est déjà pas mal. C'est pour ça que je l'appelle un pardon humain. Parce que nous, c'est le commun des mortels, vous et moi. C'est le genre de pardon que nous avons réussi à appliquer dans notre vie, dans l'immense majorité des cas.

Le pardon des ninjas : total et absolu

Reste ensuite le pardon des ninjas, le pardon que l'on pourrait appeler total et absolu, qui est un pardon qui transcende complètement l'expérience vécue, qui permet de retrouver un nouveau lien à l'individu ou le contexte qui nous a fait du mal. Ça ne veut pas dire qu'on va devenir copains comme cochons, mais on retrouve un nouveau lien qui, grâce à la transcendance, élimine toute source de ressentiment pour laisser naître quoi ? De la gratitude.

Et là, je vois certains d'entre vous qui disent « Non mais il va où, lui ? » Mais oui, vous arrivez à reconnaître que parce que cette situation a eu lieu dans votre vie, parce que ces personnes ou cette personne-là vous a fait ce qu'elle vous a fait, elle vous a obligé à réagir, à vous transformer, à évoluer et à devenir encore meilleur. Et quand le temps a fait son œuvre et que vous observez celui ou celle que vous êtes devenu grâce ou à cause de ce que vous avez vécu, vous êtes capable de reconnaître que sans cette situation particulière, vous n'auriez pas fait tout ce chemin-là. Et vous évaluez la valeur du chemin parcouru et des résultats obtenus. Du coup, le méchant, finalement, change de tête. Et c'est ainsi que se crée un nouveau lien. Encore une fois, on ne devient pas forcément copains comme cochons, mais on arrive à voir que derrière le mal que cette personne m'a fait, il y a eu du bon. Et la gratitude s'instaure à ce moment-là.

Les trois étapes : le « je », le « nous » et le « grand nous »

Là, vous commencez à mesurer que le pardon total est un véritable parcours de ninja. Mais ce serait simple si ça ne s'arrêtait que là, car il existe plusieurs étapes qui permettent d'arriver au pardon total. Elles sont au nombre de trois. La première commence par le « je », la deuxième le « nous », c'est-à-dire notre communauté, et la troisième le « grand nous ». Alors, ce sont là des termes que j'utilise, c'est de la sauce maison : le « je », le « nous » et le « grand nous ».

Le « je » concerne tout ce qui touche à ma vie, à moi, c'est le « je », mon « moi ». Ce n'est ni individualiste, ni égotique, ni égocentrique, ni narcissique, c'est tout simplement la base même, les fondations mêmes de mon édifice de vie. Pourquoi ? Parce que du jour de ma naissance au jour de ma mort, la seule présence constante qui sera tout le temps, absolument tout le temps avec moi, c'est moi. Du coup, quand je vais faire un chemin vers le pardon, la première base que je vais commencer à pardonner, c'est moi-même. Me pardonner pour ce que j'ai eu à vivre, mais aussi me pardonner pour ce que j'ai eu à subir et ce que je me suis fait subir.

L'autre étape vers le pardon est celle qui touche le « nous », la communauté, les personnes concernées par la problématique que j'ai besoin de pardonner. Et là, il va s'agir d'un rapport entre ma part de responsabilité dans l'histoire et la part de l'autre personne. Et dans ce contexte-là en particulier, je vais venir observer réellement, de façon beaucoup plus superficielle, en quoi aurais-je pu générer la situation qui a eu lieu. Est-ce que j'ai fait des choses qui auraient pu amener à cette situation-là ? Donc c'est ma part dans notre binôme, s'il s'agit de deux personnes : quelle est ma part de responsabilité, quelle est sa part de responsabilité. Et ça, c'est observer la problématique et le pardon à travers l'angle de deux individus, ou groupes d'individus vus de façon individuelle. Ensuite, ça va être notre part combinée, c'est-à-dire l'addition de qui je suis dans cette histoire et l'addition de qui est l'autre personne dans cette histoire ; les deux combinés ont mené à un déroulement néfaste. Ainsi, c'est la deuxième partie de travail du pardon, après le « je » : le « nous », c'est-à-dire notre part de responsabilité dans toute cette histoire.

La dernière partie, celle du « grand nous », c'est le monde dans lequel cette histoire a eu lieu. C'est le contexte, c'est l'environnement. Ce sont tout ce que l'on pourrait appeler les raisons invisibles, celles qui se cachent sous la ligne de flottaison de l'iceberg et qui expliquent pourquoi les uns et les autres, on peut réagir d'une certaine façon. Ainsi, on va pouvoir observer tout un enchaînement de causes à effet qui viennent donner une explication compréhensible, plausible et pardonnable de ce que nous avons vécu.

Ainsi, on va procéder — et comme ça, je récapitule — on va procéder à travers deux types de pardon qui sont une évolution de différentes nuances qui mène jusqu'à un pardon total et absolu. Et ceci à travers le pardon du soi, le pardon du nous et le pardon au contexte qui a entouré ce que nous avons vécu.

Troisième partie : comment aller vers le pardon

Et c'est là, forcément, forcément, que je vais rentrer dans la troisième partie de cet épisode. Parce que vous avez écouté tout ça, vous dites « Écoute, Iker, c'est bien, mais là, bon sang, par où je prends toute cette histoire ? Parce que c'est quand même un peu biscornu et tiré par les cheveux. » Eh bien, vous êtes au bon endroit, car nous allons parler de comment aller vers le pardon.

Quitter deux pays : les victimes et les bourreaux

La première chose que vous allez faire, c'est un travail d'observation intérieure où vous allez beaucoup, beaucoup, beaucoup vous regarder faire et être. Car vous devez quitter deux pays. Ça ne veut pas dire que vous vivez dans les deux. Vous pouvez éventuellement habiter les deux. Souvent, on en habite l'un des deux.

Le premier pays que vous allez quitter est celui des victimes. Le pays des victimes est l'endroit dans lequel vous vous enfermez pour vous faire passer pour une victime. Vous avez subi quelque chose et vous recherchez une reconnaissance du monde extérieur. Vous avez besoin d'être reconnu en tant que victime pour que la vie, le monde, quelqu'un vous apporte justice. Vous avez raison d'être mal parce que vous avez subi un certain nombre de choses. Tant que vous vous enfermez dans le pays des victimes, la seule chose que vous faites, vous créez une ablation presque totale de votre capacité à vous en sortir. Pourquoi ? Parce que vous mettez le pouvoir de la solution à l'extérieur de vous, dans l'attente qu'un jour quelqu'un vienne reconnaître votre rôle de victime et y apporte une solution. Pourtant, ceci se passe rarement comme ça.

Ainsi, quitter le pays des victimes, c'est appuyer sur pause et accepter le purement factuel. « OK, j'ai souffert une situation, j'ai subi une situation, mais ce n'est pas pour autant que je suis une victime. » Dès le moment où je cesse d'être une victime, je m'ouvre à un nouvel horizon de possible. Parce que je me donne le droit d'être autre chose qu'une victime. Et en me donnant le droit d'être autre chose qu'une victime, je me donne le droit de construire cette autre chose. De subir, je commence à agir.

Mais ça, c'est le pays des victimes. Il nous reste maintenant le pays des bourreaux. Car vous pouvez nourrir le ressentiment en étant victime. « Oui, j'ai subi ça » — et là, vous allez pleurer, ça ne va pas, ça ne va pas, c'est à cause de ci, c'est à cause de ça, et tu as vu — et vous développez à la terre entière toutes les difficultés, les choses que vous subissez à cause de sa faute, de truc, « il m'a fait ci, il m'a fait ça, elle m'a fait ci, elle m'a fait ça, ça, je vais t'en faire voir de toutes les couleurs. » Et voici une autre façon de nourrir le ressentiment. C'est un angle différent qui mène exactement au même endroit. Vous nourrissez en permanence pléthore de sources de tension, et au lieu de subir comme la victime, vous agissez pour faire souffrir l'autre et le transformer lui aussi en victime.

Un détour par le triangle de Karpman (épisode 68)

Eh bien, vous serez peut-être ravis d'apprendre qu'il n'y a rien de nouveau à l'horizon dans toute cette histoire, car il s'agit de deux des ailes de comportement psychologique que nous avons tous et qui se rangent dans ce que l'on appelle le triangle de Karpman. Du coup, plutôt que de vous faire un laïus en long, en large et en travers, je peux tout simplement vous dire que je l'ai déjà fait dans l'épisode 68 de cette même chaîne de podcast, dont le titre est « Les masques du triangle de Karpman, révélez votre véritable identité ». Une véritable pépite entre vos deux oreilles, pour que vous puissiez comprendre comment vous pouvez vivre enfermé dans le pays des victimes, comment vous pouvez vivre enfermé dans le pays des bourreaux, et ce que vous pouvez faire pour vous en sortir en sublimant tout ça et révéler qui vous êtes réellement. Sauf que dans le contexte de cet épisode, vous pourrez alors vous préparer un véritable tapis rouge pour pouvoir enfin aller vers le pardon total et absolu. Rien que ça.

Du coup, si vous n'avez pas écouté l'épisode 68, c'est que vous n'êtes pas abonné. Mais mieux encore, si vous n'êtes pas abonné, vous risquez de rater les deux épisodes suivants qui vont venir compléter celui-ci et faire de vous un véritable ninja du parcours vers le pardon. Alors, n'hésitez pas à vous abonner à notre chaîne. Et si vous êtes abonné, si vous kiffez le moment que nous passons ensemble en ce moment, rendez-moi un petit service, parce que ça ne coûte rien. Sur Apple Podcasts, si vous êtes sur iPhone, ou sur Spotify, s'il vous plaît, mettez une petite note, une étoile et un commentaire. Car plus nous aurons de notes positives et d'étoiles, plus nous serons promus par les plateformes d'hébergement auprès de larges audiences. Et si vous kiffez encore, n'hésitez pas à en parler autour de vous, car les meilleures fêtes se font toujours entre amis.

Aller au-delà de la douleur : les quatre emprises

Ainsi, nous aurons fermé la parenthèse épisode 68. Avons-nous tout dit ? Non, parce que nous n'avons fait que quitter le pays des victimes et des bourreaux. Du coup, pour aller vers le pardon, il nous reste encore à aller au-delà de la douleur. Et pour aller au-delà de la douleur, il est nécessaire de se libérer de nombreuses emprises.

La première emprise est celle de la douleur subie. « J'ai eu mal, et j'ai eu tellement mal que j'ai du mal à oublier que j'ai eu mal. » Et c'est ce qui crée une accroche nourrie de ressentiments, mais d'autres sources aussi, qui maintiennent la mémoire de la situation subie vivante, parfois pendant des années. Un exemple très classique, ce sont les couples divorcés. Des couples divorcés, ça se passe mal au niveau du divorce. Trente, quarante, cinquante ans après, certains nourrissent encore cette douleur parce qu'ils ne veulent pas la lâcher. C'est ce que l'on appelle l'emprise de la douleur subie.

Ensuite, nous avons une autre emprise qui est celle de l'ego survivant. Si vous êtes là aujourd'hui, en dépit de toutes les difficultés que vous avez vécues, c'est parce que vous avez un ego. Le jour où vous vous êtes retrouvé à toucher le fond, où il n'y avait plus rien qui tenait, pourquoi vous vous en êtes sorti ? Parce qu'il y a une petite voix au fond de vous qui vous a dit « Tu vas réussir, tu vaux mieux que ça, continue, ça vaut la peine, tu vas réussir à t'en sortir », alors que la terre entière te disait que tu ne valais rien, que les situations que tu vivais te tiraient vers le bas. Bref, à quoi bon continuer ? Cette petite voix, grâce à elle, vous êtes là. Parce qu'elle, elle a continué à croire en vous, même quand vous-même, vous ne croyiez plus en vous et votre environnement non plus. Du coup, on développe un ego survivant. Et une fois qu'on est sorti de la mouise, on a besoin d'être entendu, on a besoin d'être reconnu et considéré. Car toute cette phase que nous avons eu à traverser seul, on l'a faite dans une telle solitude que maintenant on veut la briser. Et le seul moyen de la briser, c'est d'être entendu sur une histoire où, à l'époque, personne ne savait le faire. Du coup, on est sous l'emprise de cet ego survivant qui exige son dû pour être reconnu.

Le troisième point, c'est l'emprise du bourreau. Et là, nous ne sommes pas dans le pays du bourreau dont je parlais tout à l'heure. Non, c'est quand l'autre vous hante comme une menace permanente. Vous vous posez mille questions. « Que va-t-il, que va-t-elle faire pour me nuire maintenant ? » C'est ça l'emprise du bourreau. Celui qui transforme l'autre personne en une menace permanente et qui vous empêche de reconnaître que si cette personne vous fait souffrir, c'est parce qu'elle appuie sur certains boutons à l'intérieur de vous qui génèrent tout ça. Et si le bourreau était un maître enseignant qui vous amène à vous sublimer ?

Mais comme si ce n'était pas suffisant, il nous reste encore une quatrième emprise, celle de la complaisance et de la compassion des proches qui vous aiment, qui vous accompagnent, qui veulent être à votre côté et qui, en fait, ne vous disent que ce que vous voulez et avez besoin d'entendre. Ils vont venir nourrir l'emprise de l'ego survivant. Ils vont venir nourrir l'emprise du bourreau. Ils vont nourrir l'emprise de la douleur subie. Et tout ça pourquoi ? Pour être à vos côtés. Combien de personnes avez-vous autour de vous qui vous libèrent de la complaisance et de la compassion en vous disant non pas ce que vous voulez entendre, mais plutôt ce que vous devez entendre ?

Ainsi, vous avez là les quatre emprises qui se transforment en un véritable cycle infernal qui va légitimer votre rôle de victime et vous forcer à toujours porter le regard vers l'extérieur. Alors que la véritable transformation que vous propose le pardon, c'est un retour à un regard intérieur. Car ce n'est pas la situation qui fait de vous une victime, mais comment vous décidez de la vivre.

Technique n°1 : illuminer son obscurité

Et c'est là que maintenant nous allons nous intéresser aux différentes techniques, qui sont au nombre de trois, dont deux pour l'épisode qui nous tient à cœur aujourd'hui. Et la première que nous allons nommer « Illuminer son obscurité ». Il s'agit, de façon très simple, d'accepter notre part d'ombre sans lui tourner le dos.

Car nous avons tous une part d'ombre, et cette part d'ombre peut jouer deux rôles importants. Elle peut s'exprimer dans une situation et créer un jeu d'enchaînement de causes à effet qui pourrait justifier une part de la situation que nous avons vécue. C'est-à-dire que cette part d'ombre peut avoir une part de responsabilité dans ce que nous avons vécu. Mais il y a aussi une autre part d'ombre, qui est celle qui nous fait souffrir. Nous avons subi une situation qui nous fait mal. Si elle nous fait mal, c'est parce que la situation appuie sur certains boutons à l'intérieur de nous. Chacun de ces boutons fait mal. Nous, on ne regarde pas l'origine de ce mal, mais la situation qui l'a fait exploser.

En fait, ce qui nous intéresse, ce n'est pas le bouton et le programme qu'il y a dans chacun de ces boutons-là. C'est le doigt qui a appuyé sur le bouton. Et en fin de compte, le doigt, s'il appuyait sur un bouton qui est neutre, qui n'a pas de programme, il n'y aurait aucun résultat. Donc, le problème n'est pas la situation subie, qui est l'équivalent du doigt qui appuie sur le bouton. Le problème est le programme qu'il y a sous le bouton qui est appuyé par le doigt. Quand la situation appuie sur un bouton et qu'il n'y a pas de programme, il n'y a aucune réaction de notre part. Donc, il n'y a pas de souffrance. Du coup, à un moment donné, on s'en fout de quel est le doigt qui va appuyer sur le bouton. Le problème n'est pas le doigt, c'est-à-dire la situation ou les situations possibles. Le problème, c'est que sous ce bouton, il y a un programme en nous qui fait mal. On va venir s'occuper du programme pour que le bouton en question, la prochaine fois qu'il soit appuyé par n'importe quelle situation, ne fasse plus mal.

Sauf que cette part d'ombre représentée par tous ces boutons qui font mal, comme on ne l'aime pas, on a tendance à lui tourner le dos. On l'ignore. Mais ignorer toute cette part d'ombre qui nous fait souffrir ne la fait pas disparaître pour autant. La seule chose que ça fait, c'est lui donner l'opportunité de ne jamais cesser de nous imposer son joug.

Ainsi, pour venir libérer notre part d'ombre, nous allons commencer par nous intéresser à une théorie de la psychologie qui dit que nous attirons à nous ce que nous sommes. Comme si, d'une certaine façon, on se forçait de cette façon à travailler ce qui, au fond de nous, mérite attention. On dit bien que qui se ressemble s'assemble, eh bien c'est bon pour les belles choses, mais c'est aussi bon pour les mauvaises. Ainsi, grâce à ça, on favorise un contexte social dans lequel on peut faire un travail de purge, de nettoyage et de libération de soi qui, in fine, aboutit à un pardon qui reconnaît l'impact positif dans sa vie de chacune des situations subies.

Bien. On va faire la peau d'un coup à cette part d'ombre qui nous amène à attirer à nous des situations dont nous n'avons pas envie. On va éliminer l'aimant d'attraction, de façon à ce que, si j'ai un aimant à cons, excusez-moi l'expression — non, on va éliminer cet aimant-là pour qu'il n'y ait plus de con dans ma vie. Vous voyez venir ? Bien.

Étape 1. La première chose que vous allez faire, c'est établir la liste de tout ce que vous reprochez à ceux ou celles que vous ne pouvez pas ou ne voulez pas pardonner. Dans la première étape, vous allez prendre une feuille de papier et vous allez écrire sur une colonne tout ce que vous reprochez à l'autre. Et dans la colonne numéro 2, vous allez tout simplement faire une croix chaque fois que vous êtes capable de reconnaître qu'il existe en vous ce que vous reprochez à l'autre.

Pour les situations particulièrement abjectes et très difficiles qui peuvent être de l'ordre du traumatisant, etc., ça peut être un exercice difficile et la réponse n'est peut-être pas très linéaire. Imaginons par exemple : vous vous faites voler. Vous vous faites voler et, bon, est-ce que vous avez déjà été un voleur dans votre vie ? Si vous êtes un voleur, vous attirez des voleurs dans votre vie. Donc, plutôt que de vous plaindre que vous vous êtes fait cambrioler, allez chercher en quoi, au fond de vous, il existe une résonance de voleur. Avez-vous déjà volé ? Oui, quand et comment ? Et l'histoire commence par là. Que pouvez-vous faire pour transformer cette part d'ombre de vous qui aujourd'hui attire dans votre vie des voleurs ?

Pour les situations abjectes, ça peut être beaucoup plus compliqué. Parce qu'il se peut que vous soyez dans l'incapacité de reconnaître que cette situation a eu lieu. Par exemple, on va imaginer quelqu'un qui se fait agresser. Il se dit « Moi, mais je n'ai jamais agressé quelqu'un, j'ai toujours été quelqu'un de très pacifique, de doux, la violence ce n'est pas mon truc, et pourtant je viens de me faire agresser. Il est impossible que je puisse dire que ceci existe dans ma vie. » Pourtant, vous commencez à regarder entre les lignes, à lire entre les lignes, et vous commencez à observer que parfois, vous pouvez avoir des comportements d'agression, pas physiques, mais peut-être psychologiques, voire même plus loin, vous pouvez avoir eu et vécu dans un contexte où l'agression existait. Donc c'est quelque chose qui est latent chez vous, mais que vous n'avez pas exprimé. Et vous êtes capable de reconnaître qu'en réalité vous avez grandi dans un environnement familial où l'agression était de mise chez beaucoup de personnes autour desquelles vous viviez au quotidien. Ainsi, vous êtes capable de reconnaître que cette résonance existe en vous, même si elle est latente et non exprimée. Du coup, même si vous ne l'avez pas exprimée, elle existe encore en vous et il est nécessaire de venir faire la paix avec cette situation-là, de façon à ce qu'elle arrête d'attirer des situations similaires dans votre vie.

Ainsi, nous avons fait la première étape : une colonne avec tout ce que je reproche à l'autre et une autre colonne dans laquelle je suis dans la capacité de reconnaître que ces choses-là existent chez moi. Ceci va avoir pour effet bénéfique de pouvoir pondérer, limiter l'animosité que vous avez envers l'autre. Car il se peut que vous ne supportiez pas le mensonge. On vous a menti : « C'est un menteur, je ne peux pas, c'est une valeur fondamentale chez moi de ne pas mentir. » Mais est-ce que toi tu as déjà menti dans ta vie ? Et quand tu es capable de dire « En fait, oui, j'ai déjà menti là, là, là et là, oui, en fait je peux reconnaître que je suis menteur moi aussi », OK, comment tu te regardes ? Est-ce que tu te regardes avec la même violence ou pas ? Parce que le mensonge, s'il existe chez toi, c'est peut-être pour ça que cette situation a été attirée. Et donc, ça va pondérer, un, le rapport que j'ai à celui qui m'a fait du mal. Ça va déjà permettre de nous libérer un petit peu. Mais aussi, ça va pondérer le rapport que j'ai au jugement de la situation.

Étape 2. Ouvrant ici la porte de l'étape numéro 2 de cet exercice, qui est celle de reconnaître en vous les travers dont nous avons parlé. Et la colonne numéro 2 nous a déjà commencé à faire ce travail-là. Ainsi, une fois que vous avez défini toute cette colonne-là, vous êtes capable de montrer que vous avez pu mentir, voler, etc. Vous allez alors commencer à définir des plans d'action concrets de ce que vous pouvez faire pour transformer cette partie de vous-même. Parfois, il vous sera simple de définir des choses que vous pouvez faire, des fois un peu plus compliquées. Vous aurez peut-être besoin de demander de l'aide à un thérapeute ou autre. Mais le fait étant qu'il est nécessaire de vous libérer de l'emprise et de la présence de ce côté obscur dans votre vie. Ainsi, vous vous engagez dans un chemin qui peut durer plus ou moins longtemps, et c'est l'étape numéro 2.

Étape 3. Mais une fois que vous entamez cette étape 2, vous allez rentrer dans l'étape numéro 3. Et celle-ci se fait dans la durée. Et c'est celle qui vous permet de reconnaître les résultats positifs de cette pratique en vous et dans votre vie. Car vous allez vous rendre compte que dès le moment où vous arrêtez de pointer du doigt le monde extérieur et les fautifs, fautives, qui vous ont fait du mal, et que vous commencez à regarder à l'intérieur de vous toutes ces sources d'attraction qui auraient pu justifier que ces choses-là existent dans votre vie — il est question de votre part d'ombre — que vous commencez à lui faire la peau, chaque fois que vous éliminez une zone d'ombre, savez-vous ce que vous invitez chez vous ? De la lumière. Et plus il y a de la lumière en vous, plus vous allez être capable de reconnaître des résultats positifs dans cette pratique.

Et c'est ainsi que vous commencez à vous sublimer et à rentrer dans l'étape du ninja. Car quand vous êtes en mesure de mesurer à quel point cette hygiène intérieure vous permet de vous améliorer et d'améliorer votre vie, vous allez commencer à cultiver la gratitude. Tout d'abord et avant tout envers vous-même, car c'est vous qui faites tous ces efforts, mais aussi envers la vie qui s'est transformée en un très grand enseignant et maître de votre évolution. Et c'est ainsi que, grâce à cette étape, dans la reconnaissance des résultats positifs, vous commencez à entamer les premières étapes vers une pratique du pardon total. Certains parleront de pardon radical.

Étape 4. Ce qui est l'étape 4 de la technique que je décris maintenant, celle qui vous mène de l'apaisement à l'amour. Car une fois que vous reconnaissez tous ces états positifs, que vous avez transformé vos ondes d'ombre, vous allez rencontrer une paix intérieure. Et c'est là que vient l'apaisement. La transformation vous amène vers le pardon. Le pardon amène de l'apaisement. L'apaisement amène une paix intérieure. La paix intérieure vous ouvre les portes d'une qualité de présence. Cette qualité de présence vous permet d'embrasser l'amour, l'une des trois essences essentielles, excusez-moi la redondance, de notre qualité de présence. Et ceci vous ouvre les portes d'un chemin spirituel de transcendance de l'être. Et ça, c'est l'étape numéro 4, quand le pardon total nous amène de l'apaisement à l'amour.

Maintenant, si je suis allé un peu vite en besogne avec cette histoire de qualité de présence, écoutez l'épisode 46 de cette chaîne de podcast : « La qualité de présence, la clé vers tous vos potentiels. » Une fois que vous écoutez cet épisode, vous comprendrez les bases fondamentales qui expliquent pourquoi l'amour jaillit de ce processus de transformation. Si vous ne l'avez pas écouté, vous n'êtes pas abonné, alors abonnez-vous, écoutez l'épisode. Et si vous kiffez tout ce contenu libérateur, rappelez-vous, mettez-nous une note et un commentaire. Plus nous aurons de commentaires positifs et d'étoiles dans les chaînes de podcast Apple Podcasts et Spotify, plus nous serons promus auprès de larges audiences.

Technique n°2 : la libération émotionnelle

Ainsi, j'arrive au bout de la première technique. Mais il y en a une deuxième que je vais décrire dans cet épisode, qui est celle de la libération émotionnelle, celle qui va briser les boucles émotionnelles de souffrance. J'aurais pu commencer par cette technique, mais j'ai préféré l'autre, car la libération des ondes d'ombre, pour moi, est l'une des clés fondamentales les plus puissantes pour non seulement embrasser le pardon, mais aller vers une version de soi superlative et profondément transformatrice. Mais la première ligne aurait voulu que la façon la plus évidente de traiter le pardon soit de parler des émotions et de briser ce que j'appelle les boucles émotionnelles.

Alors, qu'est-ce qu'une boucle émotionnelle ? Face à une situation douloureuse ou difficile, vous allez avoir un mélange à la fois d'émotions, qu'on va appeler négatives, et de pensées qui tournent en boucle. Alors, quel est l'œuf, quelle est la poule ? On ne sait plus. Mais une fois qu'on vit une situation, il y a des émotions qui viennent nous habiter. Ces émotions vont venir alimenter un certain état mental qui va nous amener à avoir des pensées qui tournent en boucle, une sorte de roue du hamster qui ne cesse, qui ne cesse, qui ne cesse de tourner, que l'on va accrocher et qu'on va laisser nous habiter. À partir de ce moment, les barrières de la prison s'érigent et les émotions et la roue du hamster sont celles qui pilotent notre vie. Ce n'est plus du tout nous. C'est elles, dans leur logique en boucle et envahissante, qui vont venir définir notre état d'être aujourd'hui, demain, et aussi l'état de nos tensions intérieures, parfois chroniques.

Du coup, il est nécessaire de briser la boucle pour pouvoir prétendre au pardon. Sinon, la boucle devient trop puissante pour nous permettre de faire le travail. Parce qu'avant même de faire tout ce que je vous ai raconté, si vous êtes sous le joug des émotions et des pensées envahissantes et de la roue de hamster qui en découle, vous avez beau prendre votre petite feuille de papier, faire les deux colonnes et tout ça, vous aurez beaucoup de mal à vous extirper de ces boucles émotionnelles.

Du coup, j'ai une très bonne nouvelle. La première : je vais vous donner certaines recommandations pour aller au fond de cette première question dès aujourd'hui. La deuxième bonne nouvelle, c'est que le prochain épisode va beaucoup plus en profondeur sur une technique précise qui va vous permettre d'aller plus loin. Et le troisième épisode va faire un focus attentionnel spécifique sur des exercices très concrets pour pouvoir avancer à l'intérieur des boucles émotionnelles, pour les faire sauter en miettes une bonne fois pour toutes. Mais comme c'est pour le troisième épisode de cette série, ça veut dire que vous êtes obligés d'attendre un mois pour l'écouter.

Je ne vais pas vous laisser avec l'envie et l'attente du teasing. Je vais vous donner deux recommandations. Car vous pouvez d'ores et déjà commencer à vous entraîner à libérer vos émotions et vos pensées. Et pour cela, je vais vous inviter à écouter deux épisodes : le numéro 2 et le numéro 3 de cette chaîne de podcast, dont les titres disent « Dire au revoir aux émotions négatives » et « Faire la peau aux pensées négatives ». Vous aurez là une bonne base pour comprendre ce qu'il se passe à l'intérieur de vous. Ce sera aussi un bon petit clin d'œil, car il s'agit des tout premiers, tout premiers, tout premiers épisodes de cette chaîne, où j'étais un véritable bleu de cette aventure de podcasteur. Ainsi, vous allez pouvoir embrasser votre réalité intérieure et pouvoir débloquer la mécanique de nos principaux ennemis dans ce chemin de libération.

Un livre à venir et Quick Wins

Du coup, avant de vous quitter, c'est ici que je profite pour vous dire que je suis actuellement en train d'écrire un nouveau livre sur l'intelligence émotionnelle. Un livre très pratique qui va pouvoir permettre de répondre de façon très pragmatique, avec des exercices très concrets, aux problématiques rattachées aux émotions. Comment enfin pouvoir se libérer des émotions envahissantes et comment pouvoir enfin développer de façon concrète et mesurable votre intelligence émotionnelle. Le livre sera publié probablement début 2024. Donc si vous écoutez ce message, ne manquez pas de regarder, de suivre notre newsletter, de suivre Konxus Media et de suivre la publication de ce qui sera mon deuxième livre.

Si vous voulez découvrir mon premier livre, je vous invite à aller sur Amazon.fr, faites une petite recherche « Iker Aguirre » et vous découvrirez non seulement mes chaînes de podcast, mais aussi le livre Quick Wins. Le livre pour booster ton potentiel, des résultats et une énergie de ouf en claquant des doigts. Je vous invite à découvrir ce livre-là. C'est une façon que vous pouvez avoir de supporter tous nos efforts. Nous faisons beaucoup de créations de contenu 100 % gratuites, car le but est la divulgation. Comment finançons-nous tous ces efforts ? Eh bien, le livre est l'une des façons de le financer. N'hésitez pas à vous le procurer, nous vivrons ensemble un bon moment. Beaucoup de clins d'œil, c'est écrit avec humour, mais avec beaucoup de pragmatisme, en apportant beaucoup de sérieux aux sources. Donc c'est un livre qui se veut sérieux, mais qui ne se prend pas au sérieux, serti d'énormément de pépites pour que, simplement en claquant des doigts, la logique de quick wins, de victoire rapide, vous puissiez éveiller chez vous des potentiels extraordinaires. L'intention qui se cache derrière tout ça, c'est que si, en claquant des doigts, vous êtes capable d'obtenir des résultats aussi extraordinaires, imaginez tout ce dont vous seriez capable si vous vous donnez le temps d'aller vraiment creuser pour découvrir les trésors qui sont au fond de vous. Et là, ce sera un pari gagnant, car vous ne serez plus jamais la même personne.

Conclusion

Chers amis, merci beaucoup d'être restés avec moi jusqu'au bout de cet épisode. Pourtant pas très facile, car parler de pardon, ce n'est pas toujours le genre de thématique que l'on a envie de s'enquiller. Pourtant, on a essayé, avec pragmatisme et le plus de légèreté possible, de pouvoir pointer du doigt le fait que le pardon peut nous amener une véritable libération, un chemin de transcendance du soi qui non seulement va nous apporter épanouissement et bien-être, mais aussi un potentiel, un ensemble de potentiels extraordinaires, de par la paix qui va venir émerger et s'éveiller au fond de nous et notre qualité de présence.

Il a été question de comprendre pourquoi le pardon est-il important et les résultats que celui-ci peut nous amener pour se donner le droit d'agir pour sa vie plutôt que de réagir pour sa survie. Il a été question de ressentiment et de la source de toutes ces tensions et douleurs chroniques qui nous limitent dans notre potentiel et l'expression de qui nous sommes réellement. Il a été question ensuite de reconnaître qu'il y a un seul responsable de toute cette souffrance, et c'est nous-mêmes. Ce qui nous a amenés à vouloir comprendre le pardon. Car il existe deux types de pardon et trois étapes qui mènent vers le pardon, que nous allons ensuite étayer avec deux techniques spécifiques, une fois que nous avons quitté le pays des victimes, quitté le pays des bourreaux et que nous sommes allés au-delà de nos emprises. Nous avons alors appris à nous transformer.

Je suis Iker Aguirre et ceci est votre chaîne de podcast « Une alchimie de l'éveil ». N'hésitez pas à vous abonner et à nous laisser une petite notation sur Apple Podcasts et Spotify. Plus nous aurons de commentaires positifs, plus nous aurons d'étoiles, et plus les plateformes d'hébergement nous promouvront auprès de larges audiences. C'est une façon simple à zéro coût qui peut nous permettre de vraiment changer la donne. Alors si vous voulez nous laisser un petit clin d'œil de gratitude, faites-le de cette façon. Ce sera notre façon de vous lire et aussi de vous dire merci. Et sur ce, on se donne rendez-vous pour les deux prochains épisodes, car l'aventure du pardon ne fait que commencer.