Une Alchimie de l'Eveil
Une Alchimie de l'Eveil
Ep. 79 : Le pardon, pas à pas : un exercice puissant de libération (2/3)
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Dans ce nouvel épisode de votre chaine de podcasts Une Alchimie de l'Eveil, Iker Aguirre vous décrit pas à pas un exercice puissant de pardon. Mélangeant plusieurs techniques dont la principale est celle de l'Ho'oponopono, il vous décrit les secrets, dans tous les détails, qui font la puissance de cet exercice. L'objectif recherché est celui de se libérer, enfin, des tensions intérieures liées à nos relations et notre histoire pour ainsi pouvoir retrouver une nouvelle paix intérieure.
Dans cet épisode vous découvrirez :
👉 l'histoire extraordinaire du Dr Hialeakala Hew Len et de l'exercice du pardon
👉 une description précise, pas à pas, d'un exercice de pardon, incluant plusieurs méthodes, dont l'Ho'oponopono et l'approche du Pardon Radical de Colin Tipping, entre autres.
Cet épisode est le premier d'une série de 3 épisodes destinées à "Pardonner pour être (enfin) libre"
Voici les épisodes antérieurs qui favorisent la compréhension de la question :
Ep. 78 : Pardonnez pour être (enfin) libre !
Pour vous procurer le dernier livre d'Iker : Quickwins, le livre pour booster votre potentiel.
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Le moment est venu de réinventer notre humanité et ce n’est pas en restant dans la cadre que nous allons le faire.
Chers amis, bonjour et bienvenue dans votre chaîne de podcast « Une alchimie de l'éveil ». Je suis Iker Aguirre et aujourd'hui, comme promis, nous passons à l'étape 2 de cette série d'épisodes destinés au pardon.
Comme promis, aujourd'hui, nous allons faire un focus sur un exercice avec une précision chirurgicale. Un exercice inspiré de ce que vous avez probablement entendu décrire comme l'Hoponopono hawaïen. Il s'agit d'une technique ancestrale de travail du pardon qui, dans cet épisode, va venir enrichir d'autres approches, d'autres techniques de façon à faire un exercice qui va vous permettre de réellement aller au fond du pardon plein et véritable.
Oui, j'aurais pu faire cette partie-là dans l'épisode antérieur, mais il s'avère que ça va prendre un certain temps de juste décrire l'exercice. Mais celui-ci est tellement puissant que je vais me permettre de vous décrire étape par étape le guide pour commencer à travailler le pardon. Car c'est l'une des étapes essentielles, que vous avez pu l'écouter dans l'épisode antérieur, pour réellement commencer à s'approcher d'une paix intérieure durable. C'est-à-dire celle qui va nous permettre de nous libérer de cette immense source de tension générée par tout ce que nous avons vécu et le poids de toutes ces relations qui, le long des années, ont fini par nous peser et de nouer le ventre, le souvenir, et nous empêcher d'embrasser pleinement, non seulement qui nous sommes, mais aussi la beauté, la magnificence de la vie qui est la nôtre.
Du coup, pour vous faire gagner du temps, si vous êtes là dans cet épisode et vous voulez rester avec moi, sachez que ce que nous allons faire dans cet épisode, c'est étape par étape vous décrire un exercice de libération du pardon. La libération totale, on va l'appeler comme ça. Pas que juste ce qu'on appelait la libération humaine, c'est-à-dire que vous arrivez à passer à autre chose, c'est arriver à réellement pardonner au plus profond de vous pour que la situation qui vous crée du grief ou la personne qui vous crée des soucis ou des chagrins ne le fasse plus jamais. De façon à ce que vous soyez pleinement libéré de l'emprise de ces questions-là.
Pour illustrer cet exercice, je vais me permettre d'abord de vous raconter l'histoire du docteur Hew Len qui a été à l'origine de la divulgation de cette technique de l'Hoponopono, qui n'est pas exactement ce que vous allez apprendre ici, mais qui est très fortement inspirée. Donc, première partie : l'histoire du docteur Hew Len qui illustre la puissance du travail par le pardon, et ensuite l'exercice spécifique et pratique que je vous conseille de faire après l'inspiration de cette belle histoire, car le docteur vous apprend qu'en réalité, votre vie peut changer mais aussi tout ce qui vous entoure.
Le projet derrière cette chaîne
Mais avant de continuer chers amis, permettez-moi de vous dire que le but de cette chaîne est de diffuser au plus grand nombre et gratuitement des clés et des pépites pour la transformation et la croissance personnelle. Nous voulons apporter des contenus positifs, constructifs, pédagogiques, humains et responsables, servis avec pragmatisme et une approche pratique qui donne toute sa place au bon sens et à l'expérience vécue. Ce qui nous intéresse avant tout, c'est de partager avec vous un comment pour me permettre de faire et de passer à l'action concrète, et pas juste de philosopher ou de nourrir le mental. Car le moment est certes venu de réinventer notre humanité et ce n'est pas en restant dans le cadre que nous allons le faire.
Aussi, permettez-moi de vous dire que cette chaîne de podcast fait partie d'un projet de contribution et de diffusion de plus grande ampleur. C'est notre part du colibri, comme on dit, pour aller au cœur de l'humain et de son potentiel. C'est notre contribution à l'émergence d'un monde nouveau et cette empreinte positive que nous voulons avoir sur ce passage qui sera le nôtre sur Terre. Et ce projet s'appelle Konxus Media, le média pour une vie pro et perso en conscience.
Vous pourrez nous retrouver sur www.konxus.com et si vous voulez interagir avec nous, n'hésitez pas à nous écrire pour nous suggérer des épisodes, pour nous poser des questions, pour faire des commentaires, des critiques constructives, voire même pour pousser le débat plus loin, ou tout simplement nous demander d'approfondir encore certains points qui seraient restés pas très clairs, ou nous partager votre expérience. Entamons le dialogue, ce sera toujours un plaisir d'échanger avec vous.
L'histoire du docteur Hew Len
Et maintenant que je vous ai dit ça, nous allons partir en voyage. Et je vais vous raconter l'histoire du docteur Hew Len, qui a été à l'origine de la divulgation dans le monde entier de l'Hoponopono.
Cette histoire, vous pouvez la découvrir dans un livre qui s'appelle « Zéro limite » qui a été écrit par Joe Vitale et le docteur Ihaleakala Hew Len, le docteur dont il va être question maintenant. Ce dernier est décédé depuis et c'était le vrai détenteur de l'histoire que je vais vous raconter. Encore à ce jour aujourd'hui, le docteur Joe Vitale continue à faire la promotion de ce message puissant de l'Hoponopono qui a vraiment transformé l'Occident, qui a transporté l'Occident. Dans ce livre Zéro Limite, vous allez pouvoir le trouver dans les éditions Jélus et c'est un livre extrêmement inspirant qui vous permettra de redécouvrir la technique de l'Hoponopono telle qu'elle est à l'origine. Ce que vous allez entendre ici est une version transformée qui intègre d'autres techniques aussi de travail sur le pardon.
Un hôpital prison psychiatrique que personne ne voulait diriger
Donc dans ce livre Zéro Limite, ce que vous apprenez, c'est qu'il existait un hôpital prison psychiatrique à Hawaï, dans lequel plus personne ne voulait travailler. Et donc il n'y avait plus de responsable dans cet hôpital. Et donc les conditions de vie étaient particulièrement compliquées pour tout le personnel soignant, pour les personnes qui étaient à l'intérieur de ce centre pénitentiaire psychiatrique, et on ne savait plus trop comment pouvoir gérer cela. Les directeurs se succédaient avec échec sur échec dans l'incapacité complète de trouver un équilibre durable dans ce centre-là.
Un jour, le docteur Hew Len s'est pointé pour répondre présent à la demande. Vous pouvez imaginer que les CV ne s'accumulaient pas sur la table. Donc, il a été reçu et il a posé juste une condition. Il a dit : « Écoutez, moi, je veux bien prendre le rôle de cadre de santé, responsable directeur du site, à cette condition, c'est que j'ai une méthode, c'est une méthode non conventionnelle. Ce que je veux, c'est que vous me laissiez mettre en place cette méthode avec une totale liberté, que vous ne me posiez aucune question sur ce que je suis en train de faire, que vous jugiez mon travail sur les résultats. Si vous êtes d'accord pour travailler comme ça, moi je suis d'accord pour signer avec vous et faire ce chemin-là. »
Alors, vu la quantité d'échecs qu'ils avaient essuyés pour pouvoir embaucher cette personne-là, vous pouvez imaginer que les conditions ont été directement acceptées. Et c'est ainsi que le docteur Ihaleakala Hew Len est rentré comme directeur de ce centre.
Un directeur qui s'enferme dans son bureau
Et un lundi, il commence à travailler. Et bon, tout le personnel se dit : on va pouvoir le recevoir, on va pouvoir comprendre qu'est-ce qu'il va faire. Il va nous expliquer quelle est cette méthode qu'il peut mettre en place, etc. Et de 8h du matin à 17h, personne qui pointe le bout de son nez. Donc le personnel soignant continue à travailler. Le lendemain matin, ils se diront : bon, peut-être qu'il était en train de se mettre à jour avec les dossiers et tout ça. Bon, on le laisse faire, on le verra demain. Sauf que le lendemain, on n'a vu personne. Ni le surlendemain, ni le suivant, ni le suivant. Ni la première semaine, ni la deuxième semaine, ni la troisième semaine.
Tous les jours, le docteur était ponctuel à l'heure. On le voyait arriver, il disait bonjour à tout le monde. Il s'enfermait dans son bureau et il n'en sortait plus. Le personnel se posait plein de questions : mais qu'est-ce qu'il fait, mais qu'est-ce qu'il fait ? Mais tout le monde s'était engagé à respecter cette technique très différente, il avait prévenu que ça allait faire douter beaucoup de monde, que ça allait poser beaucoup de questions, mais il avait dit : laissez-moi faire et vous jugerez les résultats à partir de là. Bon, ils ont respecté leur accord et on l'a laissé faire.
Les premiers résultats
Sauf que, à un certain moment, il a commencé à se passer des choses, des choses plutôt positives qu'on n'avait jamais vu depuis le début. Donc, on observe une fois, deux fois, trois fois, jusqu'à un certain point où réellement, les résultats qui étaient enregistrés, c'est-à-dire les choses qui étaient en train de se passer dans ce centre pénitentiaire particulièrement difficile, défrayaient la chronique complètement de façon positive.
À partir de là, le personnel soignant a commencé à frapper à la porte du docteur et dit : « Monsieur docteur, je ne sais pas ce que vous êtes en train de faire, mais il se passe beaucoup de choses. Et on a suffisamment été ici et suffisamment longtemps pour savoir que c'est depuis que vous êtes arrivé que ces choses-là sont en train de se passer. Donc, on a accordé qu'on allait vous laisser tranquille, qu'on ne poserait pas de questions. On ne sait pas ce que vous faites, mais s'il vous plaît, continuez à le faire. » Parce que les résidents, les personnes qui étaient internées dans ce centre-là, se portaient nettement mieux qu'ils ne s'étaient jamais portés.
Ok, très bien, le docteur reçoit. Tous les jours — j'ai oublié de vous le dire — tous les jours, la seule demande qui était opérée par le docteur, c'était de recevoir les dossiers médicaux de toutes les personnes du centre, notamment les éléments d'évolution et le travail qui a été fait avec eux ou sur eux les jours ou semaines antérieures. C'est-à-dire que chaque jour, il avait une mise à jour de l'état de chacun des pensionnaires du centre. « Très bien, merci beaucoup pour votre retour. J'en suis touché. Demain, vous me ramènerez encore tous les dossiers. Je les étudierai et on continuera comme ça. »
Et donc, le personnel soignant quitte le bureau sans toujours savoir ce qu'il se passe. Et les jours, les semaines continuent à s'écouler. Et petit à petit, les détenus vont de mieux en mieux, de mieux en mieux, de mieux en mieux, jusqu'à un tel point qu'ils commencent à réellement guérir de leur maladie psychiatrique. Et certains de ces détenus commencent à quitter l'hôpital psychiatrique.
À partir de ce moment-là, le personnel, ils se disent : non, là, il y a un truc. Donc, du coup, ils ont frappé à la porte du docteur. Ils ont écouté : « Docteur, on s'est engagé à ne pas vous poser des questions. On vous apporte tous les matins les dossiers médicaux de tout le monde. Mais là, réellement, il y a une vraie révolution qui est en train de se mettre en place. Donc on ne sait pas ce que vous faites, mais ce que vous faites, s'il vous plaît, ne le faites pas que pour les détenus, faites-le pour nous aussi. Parce que si vous êtes capable de faire ça sur des maladies psychiatriques aussi graves que celles que nous avons eues et obtenir des résultats aussi marqués, on se demande ce que vous seriez capable de faire dans nos vies au quotidien. »
La fin de l'histoire : un hôpital qui ferme
Fin de l'histoire. Il s'est avéré que le centre pénitentiaire en question a fermé. Et là, vous pourriez vous poser la question de pourquoi ce centre pénitentiaire a-t-il fermé ? Problème de gestion, de ceci, de cela ? Rien du tout. Le centre pénitentiaire a fermé le jour où le dernier pensionnaire a quitté, guéri, le centre pénitentiaire. L'hôpital psychiatrique a dû fermer par manque de patients.
Et donc, ceci est une histoire vraie qui est celle du docteur Hew Len. Et ce docteur-là, une fois qu'il a fini, quand il est sorti, il a expliqué quelle était sa méthode. Et en fait, il disait : tout ce qui existe dans ma vie existe parce que ça existe au fond de moi et c'est moi qui génère ça, j'attire à moi toutes ces situations. Donc cette histoire va commencer à résonner sur le podcast antérieur dans lequel j'expliquais comment nous attirons à nous un certain nombre de situations.
Donc ça c'était la philosophie du docteur en question et il s'est dit : si moi je me retrouve dans cet hôpital psychiatrique qui est truffé de malades mentaux, c'est parce que ces maladies mentales existent d'une certaine façon chez moi. Donc pour les guérir, ce que je vais faire c'est me guérir moi. Si moi je me guéris, ces personnes-là n'auront plus aucune raison d'exister dans ma vie. Et résultat des courses, elles quitteront ce centre pénitentiaire. Sauf que le seul moyen pour qu'elles quittent ce centre pénitentiaire, en bonne santé, c'est qu'elles soient guéries. Du coup, je vais travailler sur moi pour libérer en moi toutes les raisons qui font que ces personnes-là existent dans ma vie.
Et la technique qu'il a utilisée était une technique du pardon. Il est allé chercher au fond de lui quelle partie de lui était présente en lui qui justifiait l'ensemble des dossiers médicaux qui existaient entre ses mains. Et un par un, il les traitait de jour en jour, il faisait un exercice d'Hoponopono. Et quand il a réussi à se libérer, lui, de l'emprise de toutes ces raisons qu'il arrivait à identifier, l'hôpital psychiatrique s'est vidé de ses patients. Voilà pour l'histoire du docteur Hew Len.
De l'expérience du ninja à notre monde normal
Maintenant, sommes-nous capables de pouvoir vivre quelque chose de similaire ? C'est ce que je vous invite à expérimenter avec l'exercice que nous allons faire aujourd'hui. On peut dire que dans le domaine du pardon, l'expérience du docteur Hew Len est une expérience de ninja. Le mec est vraiment au top du top du top, la personne la plus avancée, la plus extraordinaire, de mettre en application un exercice du pardon.
Mais revenons à notre monde normal. Vous et moi, on est une personne normale, avec des moyens normaux. Donc ce que l'on va faire, plutôt que d'aller chercher à obtenir des résultats aussi extraordinaires, je pense que nous pouvons nous considérer comme largement contents si nous sommes en capacité de pouvoir, ne serait-ce que, libérer notre vie de toutes les tensions qui sont générées par les expériences de vie passées, lointaines ou proches, qui nous font mal, et les personnes présentes ou plus présentes dans nos vies qui nous font ou nous ont fait mal. Arriver à se libérer de toutes ces tensions-là pour pouvoir enfin commencer à vivre en paix. Et de cette façon, nous libérer de ce côté obscur qui est incessamment alimenté, par quoi ? Par la présence de zones de tension intérieures qui vont venir l'alimenter, pour ainsi trouver une paix intérieure durable.
Et c'est ce que je vous propose de faire avec une méthode révisée et enrichie avec des méthodes, des approches complémentaires.
L'exercice, étape par étape
Identifier la personne et reconnaître la tension
Voici de quoi on parle. Ce que vous allez faire déjà, c'est commencer par identifier la personne ou la situation sur laquelle vous voulez travailler. Travailler sur une situation, c'est travailler sur les personnes concernées par cette situation. Donc, dans la méthode que je vais vous présenter, ce que vous allez faire, c'est vous adresser en priorité à quelqu'un. Quelqu'un avec lequel ça ne se passe pas bien. Quelqu'un avec lequel ça ne s'est pas bien passé. Donc, la première étape à faire, c'est identifier, choisir la personne avec laquelle ou sur laquelle vous voulez travailler.
Une fois que vous avez contacté avec cette personne-là dans votre tête, vous allez sitôt l'identifier très rapidement. Normalement, vous allez contacter aussi avec la douleur ou le ressentiment qui est rattaché à cette personne-là. Ce que je vais vous inviter à faire, c'est, le début de l'exercice, c'est de reconnaître qu'il existe en vous une tension, un ressentiment, une douleur. Par contre, ne vous attardez pas sur l'histoire qui est à l'origine de ça. Vous ne faites qu'une constatation, vous êtes dans la pure observation.
Si jamais l'histoire qui génère cette douleur, ce ressentiment ou ces tensions l'emporte, ça veut dire que votre mental a pris les commandes et que ce n'est plus vous qui pilotez dans l'avion. Et comment cette histoire peut l'emporter ? Mais tout simplement, vous allez commencer à vous rappeler à nouveau, à ressasser, à faire tourner la roue du hamster mental. Et en fin de compte, ce que vous allez faire, c'est subir la situation. Contentez-vous juste d'identifier la personne, c'est-à-dire évoquer la personne dans votre tête, et de ressentir que si vous l'évoquez, il y a quelque chose qui émerge en vous de l'ordre de la tension, de la douleur, du ressentiment. Ça s'arrête là. On ne vous demande pas d'expliquer ni le pourquoi ni le comment, ni de partir dans les tours de ce qui génère ça. C'est juste une constatation. Dès que je pense à lui ou elle, il y a quelque chose qui se noue en moi.
Car tout l'intérêt de cet exercice, c'est de libérer cette zone de tension. Parce que quand vous pensez à la personne, la zone de tension devient consciente. Mais ce que vous devez savoir, c'est que cette tension-là, elle est tout le temps en vous. Ce n'est pas parce que vous pensez à la personne qu'elle devient présente. Elle est tout le temps en vous. C'est quand vous conscientisez sa présence que vous sentez que la zone de tension est là. Mais elle est en permanence en vous. Et donc, elle a des effets collatéraux sur vos relations, sur vos actions et sur votre qualité de vie. Et la quantité de tensions qui existent à l'intérieur de vous auront des effets collatéraux sur tous ces espaces-là.
Ce que je veux démontrer par là, c'est que les cumuls de tensions qui sont à l'intérieur de vous prédéfinissent et orientent beaucoup de vos choix et beaucoup des actions que vous allez faire. Donc, par conséquent, ils prédéfinissent et orientent comment vous allez vivre votre vie. Si vous vous libérez de toutes ces tensions-là, vous commencez réellement à devenir maître et pilote de votre propre vie.
Visualiser la personne
Du coup, étape 1, vous avez identifié la personne. Et le simple fait d'évoquer son souvenir vous a permis d'identifier qu'il y a douleur, ressentiment, tension. Ok, ça c'est le point de départ. L'exercice commence maintenant.
Ce que vous allez faire, vous allez visualiser dans votre tête, c'est-à-dire vous fermez les yeux et vous visualisez la personne en question. Uniquement la personne. Elle ne fait absolument rien. Dans votre tête, tout est vide, il y a juste l'évocation de cette personne-là. Vous voyez son visage, vous voyez son corps, etc.
Suivant le degré d'aversion que vous avez pour la personne, vous allez mettre plus ou moins de distance. C'est-à-dire que si vraiment c'est raide, vous allez la mettre à une distance prudente. Vous allez la voir un peu loin. Et vous allez la visualiser à la taille avec laquelle vous pouvez à peu près la regarder. Pour certaines personnes, elle sera plus petite. Pour d'autres, elle sera un peu plus grande. L'objectif est de pouvoir la voir dans votre tête. Ça, c'est la première étape.
Une fois que vous avez fait ça, vous allez vous rendre compte du degré de tension que vous avez à l'intérieur de vous. Et c'est comme ça qu'on va commencer à travailler. Soyez doux avec vous-même. Vous allez visualiser la personne suffisamment loin de vous pour que la tension qu'elle vous génère soit gérable. Ne vous mettez pas la rate au court-bouillon, qui va faire qu'il sera difficile de faire cet exercice et qui va vous créer plutôt des ressentis trop désagréables à gérer. Ce que nous faisons ici, c'est un exercice progressif, bienveillant et doux envers vous-même.
Donc, pour que cet exercice, vous deveniez un véritable ninja et que vous soyez capable de le faire avec toutes les personnes qui aujourd'hui vous portent préjudice, commencez avec quelqu'un qui vous crée des contrariétés, quelqu'un à qui vous en voulez, mais bon, il n'y a pas mort d'homme, c'est tout simplement. Ne partez pas chercher vraiment le bourreau de votre vie parce que ça va être trop difficile à mettre en place cet exercice. Commencez dans des situations plus faciles à gérer. Quelqu'un à qui vous en voulez, il vous a déçu, voilà, vous avez un peu la boule au ventre, vous êtes un peu dégoûté. Voilà, plutôt ce genre de situation pour commencer. Et vous allez aller crescendo au fur et à mesure avec l'habitude de l'utilisation de cet exercice.
Toujours quand vous travaillez dans ces domaines-là, progressez petit à petit et surtout en douceur. Ne vous lancez pas des défis trop grands que vous ne seriez peut-être pas capable de gérer. Ceci étant dit, si jamais vous le faisiez, la seule chose qui peut vous arriver, c'est de passer un moment désagréable parce que vous vous êtes trop approché de quelqu'un que vous n'aimez pas. C'est tout. Ok ?
Se mettre face à la personne et l'observer
Donc, maintenant que vous avez identifié cette personne-là, que vous commencez à la visualiser plus ou moins loin, ce que vous allez faire, vous allez vous mettre face à cette personne dans l'endroit dans lequel vous vous sentez à l'aise. Et agissez comme si vous étiez réellement face à cette personne. Vous allez essayer de la regarder dans les yeux. Et au début, ça peut être difficile. Parce qu'on a peut-être des personnalités où c'est : bon, lui me soûle, il se casse, je ne veux plus rien savoir. Si c'est le cas, ne forcez pas.
Vous allez petit à petit vous inviter à essayer d'arriver à regarder la personne dans les yeux. Si vous n'y arrivez pas, ce n'est pas grave. Au gré des pratiques — parce que cet exercice, vous allez le pratiquer plusieurs jours de suite — il arrivera un moment où, une fois que vous aurez appliqué toutes les étapes plusieurs jours d'affilée, vous serez capable de regarder la personne dans les yeux. Et ça, c'est déjà une première victoire que vous pouvez fêter. Dès le moment où vous êtes en capacité de regarder quelqu'un qui vous a créé du grief droit dans les yeux, vous avez déjà fait un grand pas par rapport à l'empouvoirement qui est le vôtre, le retour à votre axe, le retour à votre pouvoir. Donc ça, c'est une première victoire que vous aurez pu obtenir.
Pendant que vous faites cela, que vous arriviez à regarder dans les yeux ou pas, observez-vous pendant le processus. Observez ce qu'il se passe à l'intérieur de vous. Qu'est-ce qui émerge ? Qu'est-ce qui se tend ? Faites un sondage de vos ressentis. Car c'est comme ça que vous allez pouvoir découvrir quelle est la partie en vous qui se contracte et qui génère des tensions.
Libérer la tension, ou faire l'exercice avec elle
À partir de là, l'exercice prend une parenthèse. Quelle est cette tension qui émerge en vous ? Essayez de la comprendre, pourquoi elle est là, et travaillez ce qui émerge à partir de là. On oublie la personne que vous êtes en train de regarder. Vous devez juste observer ce qui émerge et essayez de libérer cette tension qui est en vous : 1. en reconnaissant qu'elle existe en vous ; 2. ça vous aidera à mieux comprendre l'autre même dans ses revers, ce qui vous aidera à vous apaiser.
Je m'explique. Quand vous observez une personne qui ne vous plaît pas, ça génère une tension intérieure. On va dire que par exemple vous sentez que vous avez la boule au ventre. Dès le moment où vous avez senti que vous avez la boule au ventre, vous allez venir observer cette boule au ventre, pourquoi elle est là, et vous allez vous occuper d'essayer de la libérer. Allez, je vais libérer les tensions qui sont là-dedans, allez c'est tout bon, je libère, je libère, je libère. De façon à ce que, une fois que vous réussissez à apaiser cette partie-là qui est en tension, vous allez pouvoir regarder la personne qui est en face sans la tension. Et le manque de tension vous donnera un espace beaucoup plus apaisé pour observer la personne qui est en face car il n'existe plus de tension entre vous et elle.
Donc vous allez me dire : oui mais comment je fais pour apaiser une tension ? Eh bien, ce que vous allez faire, le ressenti que vous avez, vous allez le localiser physiquement là où il se trouve et gentiment, vous allez vous laisser rentrer dedans. Vous allez vous inviter à rentrer dans cette tension comme si vous l'habitiez et vous allez vous rendre compte qu'en rentrant en elle, elle va naturellement se libérer ou se transformer. Et pour que l'exercice soit efficace, vous ne devez pas vous accrocher aux histoires que cette tension vous raconte. Tout simplement, il y a une tension, vous la regardez, vous la laissez être et vous rentrez dedans. C'est comme si votre regard intérieur allait plonger dans la piscine de cette sensation. Au début, ce n'est pas très agréable, mais en quelques secondes, vous allez vous rendre compte que si vous laissez être, ça va se diffuser et ça va se libérer. Et là, vous n'aurez plus besoin de faire cet exercice complet dès le moment où vous n'aurez plus aucune tension qui émerge quand vous pensez à la personne dont il est question.
Donc, quand vous vous occupez de ces tensions-là, ce que vous allez faire, c'est libérer les tensions. Mais parfois, ça ne va pas être possible. Donc, ce que vous allez faire, ça va être isoler la tension, c'est-à-dire l'identifier physiquement, et passer aux étapes suivantes de l'exercice. C'est-à-dire que vous allez faire l'exercice avec cette tension. C'est la tension que vous avez sentie qui devient le sujet. Elle prend les devants vis-à-vis de la personne dont il est question. Et chaque fois que vous vous adresserez à la personne dans la suite de l'exercice, vous le ferez avec et à travers la tension qui est en vous. C'est comme si vous vous adressiez à cette personne et à la tension qu'elle vous génère à la fois. Avec l'intention de libérer la tension.
Je répète donc, la première chose que vous essayez de faire, 1, quand vous identifiez la tension, c'est de voir si vous pouvez la libérer de par vous-même. C'est-à-dire que vous allez la pénétrer, la laisser être et voir comment elle se libère. Mais parfois, vous n'allez pas y arriver. Parfois, vous ne serez même pas capable de la pénétrer. Et c'est très bien. Ne forcez rien. Si cette première partie ne fonctionne pas, vous allez faire toute la suite de l'exercice avec la tension et la personne. Et quand vous vous adressez à la personne dans les étapes suivantes, vous le ferez aussi avec et à travers la tension que vous sentez, avec l'intention de vous libérer de cette tension. C'est très important.
Les quatre étapes de l'Hoponopono
Bien, une fois que vous avez fait ça, vous allez maintenant rentrer dans le dialogue avec vous-même et avec la personne que vous avez en face. Arrivé à ce stade-là, vous allez faire quatre étapes classiques de l'Hoponopono. Je suis désolé, je te demande pardon, je te dis merci et je te dis je t'aime. Ce sont les quatre étapes, mais je vais vous expliquer comment vraiment les mettre en exergue dans la mise en place de cet exercice.
Étape 1 : « Je suis désolé » — accepter sa part de responsabilité
La première étape, après cette introduction, ça va être ce que j'appelle accepter votre part de responsabilité dans l'histoire qui vous lie à l'autre personne. Vous allez regarder l'autre personne dans les yeux si vous êtes arrivé à ce stade, sinon pas nécessaire de la regarder dans les yeux, vous allez parler à juste l'image que vous avez en face de vous et vous allez lui dire : je suis désolé. Et là, comme si vous vous adressiez à elle, vous allez décrire toute la raison qui, de vos actes, de vos pensées ou de votre présence, aurait pu pousser cette personne à déverser sur vous son côté obscur. C'est-à-dire ces mauvaises actions qu'elle a eues à votre égard.
Donc, l'exercice, c'est : je suis désolé parce que j'ai fait ça, parce que j'ai pu penser ça, parce que j'ai réagi comme ça, parce que j'ai eu une telle attitude et que ces choses-là peuvent expliquer que toi, tu as réagi comme ça vis-à-vis de moi. Donc, tu m'as fait quelque chose qui m'a fait du mal, mais j'arrive à me rendre compte que pour que toi, tu fasses ça, j'ai moi peut-être fait certaines choses. Donc, si j'ai fait ces choses-là qui, toi, t'ont créé du grief, qui t'ont amené à réagir comme ça et me faire du mal, je suis désolé pour ça.
Essayez de faire la liste la plus exhaustive possible. Parce que prendre votre part de responsabilité, c'est libérer une grande partie des tensions. Parce que vous allez vous rendre compte qu'en fin de compte, vous en voulez beaucoup moins à l'autre personne, parce que finalement vous arrivez à justifier quelque part une part de son comportement de par votre responsabilité.
Chaque fois que vous citez un point dans les raisons, les actes, les pensées, etc. qui ont pu pousser l'autre, chaque fois que vous citez, vous visualisez comment vos mots sont une reconnaissance de l'autre dans le mal que vos actions ou autres ont pu lui faire. Et en reconnaissant cela, vous allez visualiser comment cette reconnaissance de l'autre la libère dans ces tensions à elle qui la poussent à réagir comme ça à votre égard. Le but étant de quoi ? C'est de voir le côté lumineux de la personne que vous avez en face. Vous libérez la personne du mal que vous auriez pu lui faire et qui l'a amenée à réagir comme ça chez vous.
Ainsi, vous visualisez comment la personne change de visage, comment elle devient bienveillante à votre égard grâce à cette libération. Dans votre visualisation, vous imaginez que les mots que vous citez libèrent l'autre. Et dans cette visualisation qui libère l'autre, vous voyez comment l'autre change de visage. Il devient bienveillant et commence à agir envers vous avec beaucoup plus de douceur. Toute cette visualisation, c'est quoi ? C'est transformer le méchant en gentil.
Au début, je vous garantis que votre ego va résister. Vous n'aurez pas envie. « Ah l'autre c'est un con » — excusez-moi l'expression — « lui je ne l'aime pas. » Votre ego, c'est ce qu'il va dire. Mais ok, il est ce que vous dites là, d'accord, au début. Mais par contre, vous commencez à accepter votre part de responsabilité qui a fait émerger ce côté obscur de cette personne-là. Elle n'a pas toujours été comme ça. Donc, même si votre ego résiste, acceptez votre part de responsabilité dans l'histoire. Donc, insistez. Vous laissez tomber alors vos résistances grâce à ça.
Mais tant qu'il y aura des résistances en vous, le pardon ne sera pas complet. Mais vous devez savoir que quand le pardon n'est pas complet, c'est vous qui souffrez. Ce n'est pas l'autre. C'est vous qui vous imposez cette souffrance parce que la tension existe en vous.
Si vous n'y arrivez pas au premier coup, c'est normal. Cet exercice à lui seul, cette partie de l'exercice à elle seule exige plusieurs jours, parfois plusieurs semaines d'application. Alors même si vous sentez des résistances, réussir à faire cette première étape est déjà une belle victoire. Le simple fait de la faire. Alors continuez. Ce n'est pas en claquant des doigts que vous allez libérer vos tensions. C'est en travaillant un jour après l'autre que petit à petit, le poids de ces tensions deviendra de plus en plus léger. Mais le simple fait d'avoir réussi à essayer est déjà une victoire. Et vous verrez que jour après jour, la même visualisation deviendra de plus en plus facile.
Donc, on a fait l'introduction et ça c'est la première étape : accepter votre part de responsabilité. Et peu importe si vous avez réussi à libérer les tensions à ce niveau-là ou pas, vous allez quand même faire toutes les autres étapes.
Étape 2 : « Je te demande pardon »
Donc une fois que vous avez accepté votre part de responsabilité, que vous avez dit je suis désolé pour toutes ces raisons-là et que vous avez commencé à vous libérer, vous allez faire l'étape suivante, c'est demander pardon.
Maintenant que vous êtes connecté à votre part de responsabilité, c'est-à-dire que vous avez été capable de faire toute la liste des choses qui ont pu justifier que l'autre agisse comme ça, vous allez vous rendre compte que c'est comme mettre un peu d'eau dans votre vin. Le ressentiment, la douleur et les pensées négatives que vous avez avec l'autre personne vont s'apaiser déjà un petit peu. À ce moment-là, quand vous prenez conscience que vous avez une part de responsabilité, c'est le moment de demander pardon. Et c'est là qu'à l'image que vous avez en face de vous, vous lui dites : je te demande pardon. Et ressentez la sincérité de vos propos.
Car maintenant, vous êtes capable de voir que vous avez fait des choses qui ont créé du mal chez l'autre. Donc si les tensions existent chez vous, il est probable qu'elles existent aussi chez l'autre. Donc, partez de cette hypothèse : si vous, vous avez cette tension qui vous enquiquine et qui vous empêche de vivre, imaginez que vous ayez généré exactement la même chose chez l'autre personne. Là vous allez rentrer dans la bienveillance, l'empathie et la compassion. C'est-à-dire que vous vous dites : mince, j'aurais pu — est-ce que j'aurais généré moi exactement la même chose chez l'autre, qui l'aurait alors amené à agir comme ça ? Si c'est le cas, je te demande pardon.
Vous savez ce que c'est d'avoir la douleur et la tension et le ressentiment à l'intérieur de vous. Si vous prenez conscience de votre part de responsabilité, que vous prenez conscience que l'autre personne a exactement la même chose en elle, mais à cause de vous, vous allez commencer à prendre conscience de l'importance de lui demander pardon. Je sais ce que c'est cette souffrance, tu m'as créé la même, alors je te demande pardon si moi je t'ai créé la même.
Si vous ressentez pleinement la sincérité de ses propos, que vous ne faites pas juste un pardon contrit, vous faites plutôt un pardon assumé et sincère, vous allez observer comment le visage de votre interlocuteur change dans la visualisation. Vous n'avez pas à imaginer qu'il change. Vous laissez la personne évoluer dans votre visualisation et à elle seule, vous allez voir que la personne change de tête. Regardez cette tête s'adoucir et accepter votre demande. Et rien que ça, déjà aussi ça va vous apaiser. Ce qui vous permet de passer à l'étape suivante.
Observer le millefeuille qui émerge
Observez ce qui émerge. Les étapes 4 et 5 que je viens de décrire — c'est-à-dire les deux premières après l'introduction — sont assez ardues, surtout au début. La première fois que vous allez faire l'exercice, ces deux parts que je viens de décrire, elles sont particulièrement raides, mais après ça devient de plus en plus facile.
Quand vous faites tout ça, observez-vous de très près. Vous devez créer de l'espace avec vos ressentis, avec vos émotions, avec les pensées qui émergent en vous. Et vous allez découvrir qu'en réalité, il y a de nombreuses couches d'un millefeuille de ressentiments et de douleurs émotionnelles qui existent en vous. Et chaque couche exigera un cycle complet de la méthode que je suis en train de vous décrire. C'est pour ça que ça prend beaucoup de temps.
C'est qu'au début, vous pensez que vous êtes en colère, vous vous enlevez la colère, et en fait, derrière, vous allez vous rendre compte qu'il y a autre chose qui est en train de se faire. En fait, j'étais en colère parce que j'étais triste. Et derrière cette tristesse, il y a des complexes qui vont sortir. Ou des croyances limitantes, ou j'en sais rien. Et toutes les couches, les unes derrière les autres, vous vous rendez compte qu'en réalité, vous n'en vouliez pas à cette personne pour une chose, mais pour tout un millefeuille qui concerne cette personne, mais d'autres situations de votre vie aussi.
Et ça va émerger, une couche en appelle une autre. Parce que c'est comme un oignon. Une tension, cet oignon. Vous enlevez une couche de l'oignon, il y a quoi dessous ? Il y a encore une autre couche, et une autre couche. Jusqu'à ce que vous soyez arrivé au noyau même de la problématique. Et une fois que vous êtes arrivé au noyau même de la problématique, là, quand vous libérez cette partie-là, là commence vraiment la libération totale et absolue.
Donc, pendant toutes ces étapes, observez ce qu'il se passe en vous. Car chaque fois que vous allez accepter votre responsabilité, vous allez vous rendre compte que les tensions intérieures changent, elles mutent, elles se transforment, elles vous donnent de nouvelles informations. Tout comme chaque fois que vous demandez du pardon, ces tensions continuent à muter, se transformer, vous donner de nouvelles informations. Chaque mutation, transformation, chaque information est en train de vous donner de nouvelles données sur la personne que vous êtes et comment vous vivez la situation que vous êtes en train de vivre. Le but étant de vous libérer complètement.
Le moment est alors venu maintenant d'accélérer le processus si vous voulez. C'est-à-dire que vous allez appliquer ce que vous avez pu apprendre dans l'épisode 3 de cette série ou l'épisode 2, c'est-à-dire observer les émotions pour vous éloigner des émotions négatives, observer les pensées pour vous éloigner des pensées négatives, pour vous permettre de trouver un espace de qualité de présence — aussi un épisode de cette chaîne de podcast — pour ne jamais accrocher ni l'émotion ni les pensées. De façon à ce que vous laissiez sortir ce qui doit sortir pour pouvoir faire émerger votre propre lumière. C'est ça le propre de la libération. Ce qui est dedans a juste besoin de sortir. Mais pour le laisser sortir, encore faut-il que vous ne l'accrochiez pas.
Étape 3 : « Merci » — cultiver la gratitude
Arrive alors l'étape suivante. Cultivez la gratitude. Vous allez reconnaître tout ce qui a pu s'exprimer en vous de positif grâce à la personne que vous êtes en train de visualiser et ce qu'elle vous a fait traverser. Affirmez alors : merci de m'avoir permis de... Point, point, point, point. Chaque situation négative que vous vivez est forte d'apprentissage. Dans beaucoup de cas, elle est en plus forte de transformation. Et ces transformations-là vous amènent à vivre votre vie différemment et de façon meilleure.
Exprimez la gratitude à cette personne. Reconnaissez l'effet positif qu'elle a eu. Et de la même façon que vous avez fait dans les étapes antérieures, vous allez exprimer à cette personne-là tout le bienfait qu'elle vous a apporté. Et vous verrez encore une fois comment la tension intérieure s'amenuise.
Étape 4 : « Je t'aime » — ouvrir le cœur
C'est à ce moment-là que vous allez ouvrir le cœur et que vous allez affirmer à la personne que vous avez en face : je t'aime. En ouvrant votre cœur, vous laissez l'amour baigner votre interlocuteur imaginaire. Vous allez y visualiser comment cet amour transforme en lumière son côté obscur. Vous allez réussir à dire je t'aime une fois que vous avez fait les trois étapes antérieures, parce que chacune d'entre elles va baisser le niveau de tension et va vous permettre à un moment donné de reconnecter avec une énergie positive que vous pourrez envoyer à l'autre personne. C'est ça dont nous sommes en train de parler : vous allez lui envoyer pour illuminer son côté obscur et le transformer en lumière.
Vous allez observer alors les changements qui s'opèrent en l'autre, toujours de la même façon, et vous allez vous rendre compte que son visage s'illumine. Chaque fois que vous faites l'une des étapes, son visage change et devient de moins en moins agressif, de moins en moins gênant. Observez alors comment son comportement change à votre égard. Cette personne que vous avez en face, du simple fait que vous avez fait ces exercices, la présence qu'elle a dans votre visualisation change et donc l'effet qu'elle a sur vous.
La partie 2 : se pardonner à soi-même
Et maintenant que vous avez fait toutes les étapes — c'est-à-dire d'abord je suis désolé, je reconnais ma part de responsabilité ; deux, pardon pour l'effet que j'ai eu sur toi ; trois, merci de tout ce que tu m'as permis d'intégrer dans ma vie ; et pour finir, je t'aime pour tout ce que j'ai pu vivre grâce à toi — une fois que vous avez fait tout ça, vous allez maintenant faire tout le processus, mais cette fois-ci envers vous-même.
Et ça, c'est la partie 2 de l'exercice. C'est qu'il n'est pas uniquement un exercice de pardon vis-à-vis de l'autre, mais aussi vis-à-vis de vous-même. Vous allez maintenant vous adresser à vous-même exactement de la même façon que vous l'avez fait avec votre interlocuteur. Sauf que cette fois-ci, vous vous adressez à vous de la même façon. Mais vous allez vous parler à votre moi blessé.
Je suis désolé, vous allez vous dire. Je suis désolé de m'avoir imposé ça, ça et ça, toutes ces tensions, toutes ces difficultés, de m'avoir fait du mal avec cette situation. Je me demande pardon d'avoir réagi d'une certaine façon, A, B, C. Deux, je me dis merci d'avoir eu les capacités de mettre tous ces changements en place. Je m'aime et je me dis que je m'aime parce que je me respecte et parce que j'arrive à exprimer cette lumière qui aujourd'hui est en moi. C'est votre principale victoire.
À chaque étape, soyez exhaustif dans les explications. Acceptez que vous méritez aussi de vous dire ces choses-là. Dites-vous pourquoi vous êtes désolé dans cette responsabilité que vous avez, non pas vis-à-vis du grief que vous avez causé à l'autre, mais du grief que vous vous êtes causé vis-à-vis de vous-même. Demandez-vous pardon de vous avoir manqué de ce respect-là. Demandez-vous pardon de ne vous être pas pris en considération. Dites-vous merci d'avoir la capacité de prendre conscience de toutes ces choses-là et aimez-vous. Aimez-vous. Apportez-vous de l'amour envers vous-même car c'est la meilleure et la plus belle reconnaissance que vous puissiez apporter pour vous.
Cultiver l'observateur intérieur
Dans toutes ces étapes, ce qui réellement va marquer le changement, ça va être ce regard permanent sur soi. Vous allez alors cultiver l'observateur intérieur qui est toujours tellement important, qui vous permet de vous connaître et de vous reconnaître dans votre vie intérieure. Dans cette posture méta, vous allez alors pouvoir mesurer le degré de sincérité de vos propos. Et tant que cette sincérité ne sera pas totale dans chacune des étapes, vous ne serez pas pleinement habité par vos propos. Et vous nourrirez encore des raisons d'en vouloir à l'autre.
Alors cherchez ces raisons si elles existent, identifiez-les et transformez-les. Et quand vous serez en mesure de penser à votre interlocuteur et de sentir que votre cœur s'ouvre plein de gratitude, vous saurez que vous avez enfin réussi, d'une fois pour toutes et pour toujours, l'exercice du pardon.
Une voie royale vers la paix intérieure
C'est un exercice qui exige de l'attention, de la concentration, du courage, mais qui est tout simple à mettre en place, mais pas facile. Un exercice que, si vous pratiquez étape par étape, avec la politique des petits pas, apportera des changements profonds et superlatifs dans votre vie, mais surtout des changements durables.
Car la plus belle des promesses de cet exercice, c'est de vous permettre de prétendre enfin à une paix intérieure. On la cherche tous depuis des années. On veut ce Saint Graal où enfin on serait en paix et bien avec nous-mêmes. Eh bien, ce n'est pas du côté du bien-être que vous allez le rencontrer, mais de la libération de toutes ces tensions intérieures que vous nourrissez de façon consciente ou inconsciente au quotidien. Et travailler le pardon envers les personnes qui vous ont créé ces tensions, mais aussi envers vous-même, est à mon sens l'une des voies royales de retrouver cette paix intérieure et par conséquent une nouvelle version positive et améliorée de celui ou celle que vous êtes réellement.
Outro
Je suis Iker Aguirre et ceci est votre chaîne de podcast Une Alchimie de l'éveil. N'hésitez pas à vous abonner, à laisser un commentaire sur Apple Podcast ou Spotify et à en parler autour de vous pour qu'il y ait un maximum de monde qui vienne nous rejoindre.
Et je profite aussi de cette petite parenthèse pour vous inviter à découvrir mon dernier livre Quick Wins : développer un potentiel de ouf en simplement claquant des doigts. Une promesse superlative, un livre bien documenté, un livre qui ne se prend pas au sérieux pour que vous passiez un bon moment, facile à lire, ludique, mais qui prend très très au sérieux la qualité de ses sources et de l'information qui est fournie, car vous pouvez réellement apporter des transformations superlatives dans votre quotidien avec des exercices très très très très simples, mais qui apportent des transformations notoires.
Donc si vous voulez apporter votre preuve de support à cette chaîne de podcast, à la divulgation gratuite de tous ces épisodes, vous pouvez le faire en vous procurant le livre Quick Wins et n'hésitez pas à nous dire ce que vous pensez de ce livre-là. Plus nous aurons de commentaires, comme avec les podcasts, et d'étoiles pour noter ce livre-là, plus il sera promu par la plateforme de diffusion que nous avons choisie qui est Amazon.fr. Faites une recherche Iker Aguirre, vous tomberez sur le livre Quick Wins. Q-U-I-C-K-W-I-N-S, écrit par moi-même, votre serviteur, Iker Aguirre, A-G-U-I-R-R-E.
On se retrouve derrière ces pages si vous voulez faire un petit clin d'œil, un support, ou ne serait-ce qu'un petit cadeau de Noël ou d'anniversaire à quelqu'un de proche. Je vous assure, vous passerez un bon moment. Je vous assure, nous passerons ensemble un bon moment.