Une Alchimie de l'Eveil

Ep. 81 : Le Rêve, une Porte vers de Nouveaux Potentiels (1/2)

Iker Aguirre Season 3 Episode 81

Use Left/Right to seek, Home/End to jump to start or end. Hold shift to jump forward or backward.

0:00 | 1:06:53

Que pensez-vous de cet épisode ? Ecrivez-moi ! 🙂

Dans ce nouvel épisode de votre chaine de podcasts, Une Alchimie de l'Eveil, Iker Aguirre vous emmène dans le monde des rêves et comment ceux-ci peuvent se mettre au service de votre potentiel. Car rêver est bon mais rêver a aussi des pièges dans lesquels il conviendra de ne pas tomber. Un épisode qui mène à réflexion avec des exercices pratiques de questionnement.

Dans cet épisode vous découvrirez :

👉 pourquoi 50% des gens ne rêvent pas (éveillés)
👉 quelques exemples de découvertes extraordinaires de notre histoire faites grâce aux rêves et au rêveries
👉 rêver pour les pragmatiques, les enfants & artistes, les explorateurs de l'invisible, les personnes qui souffrent
👉 les pièges de chaque parcours
👉 des exercices de réflexion pour vous aider à aller encore plus loin dans vos rêves

Pour vous procurer le dernier livre d'Iker : Quickwins, le livre pour booster votre potentiel.

Abonnez-vous à notre magazine papier Konxus Magazine !



Cette chaine vous est présentée par Konxus Media, le média pour une Vie Pro et Perso en Conscience.

Si  vous voulez nous apporter votre appui, abonnez-vous à notre magazine Konxus !

Et une autre façon 100% gratuite de nous aider : 

Vous pouvez aussi nous contacter par mail ici.

Notre but est de diffuser au plus grand nombre et gratuitement des clés concrètes et applicables pour la transformation et la croissance personnelles.  Nous voulons apporter des contenus positifs, constructifs, pédagogiques, humains et responsables, servis avec pragmatisme et une approche pratique qui donne toute sa place au bon sens et à l’expérience vécue .

Le moment est venu de réinventer notre humanité et ce n’est pas en restant dans la cadre que nous allons le faire.

Chers amis, bonjour et bienvenue dans votre chaîne de podcast « Une alchimie de l'éveil ». Je suis Iker Aguirre et aujourd'hui nous partons dans le monde des rêves. Quelle époque plus propice pourrait-elle exister que celle que nous vivons actuellement, début d'année, une époque qui nettement nous amène à nous envoler, à nous évader et forcément à rêver. Mais dans le monde pragmatique dans lequel nous vivons, quand nous observons les horizons, certains diront, peut-être à juste titre, à quoi bon de rêver ? Eh bien rêver, c'est bon, et c'est ce que nous allons apprendre à faire dans cet épisode.

Cet épisode n'était pas ce que j'avais prévu de faire dans cette fin d'année. Et pourtant, j'étais à table avec un très très bon ami, un grand dirigeant d'entreprise que je porte particulièrement dans mon cœur, et je faisais un bilan de l'année qui venait de s'écouler, des objectifs, des difficultés que nous avions rencontrées, tout ce genre de choses que l'on fait lors d'un repas de fin d'année. Et à ce moment-là, il m'amène sur un terrain inespéré, celui du rêve. Il commence un peu à me challenger dans ma capacité à me projeter, à rêver, à vivre dans une sorte de monde magnifique et fait d'idéaux qui parfois doit être challengé par le pragmatisme concret de ce qui aboutit réellement.

À ça je m'insurge et je lui dis : mais attends, j'aboutis, je vis mes rêves, je veux les vivre et je veux les matérialiser, je veux les amener à une conclusion. Donc je ne suis pas d'accord. Certes, il y a plein de choses que je visualise, que j'imagine, que je n'ai pas le temps d'aboutir, et si j'avais 10 bras, 14 têtes et 48 heures par jour, je pense que je pourrais aboutir à plein d'autres choses. Mais il n'a pas lâché, il a continué à me pousser, à me pousser, jusqu'à me faire prendre conscience qu'en réalité, en dépit de l'image que j'avais de moi-même en tant que rêveur, une grande partie des rêves que j'avais n'étaient que fuites et illusions pour m'aider à porter la lourdeur d'un quotidien dans l'instant présent. C'était une constatation qui non seulement m'a choqué, mais en plus elle ne m'a pas étonné, car je connaissais parfaitement quelle était la source et l'origine.

Mais le rêve, c'est beaucoup plus grand que ce début d'histoire.

La fin d'année, une époque de rêve

La fin de l'année est une époque de rêve, mais ce podcast peut être écouté à tout moment de l'année. Donc peu importe si je profite du fait que nous sommes le 1er janvier 2024 pour parler de ça, vous pourriez m'écouter en plein mois de juillet que cet épisode serait quand même pertinent.

Mais pourquoi cette époque est particulière ? C'est parce que la fin de l'année est toujours propice aux projections. La nouvelle année est la période du rêve par excellence. On fait le bilan, on se projette, on imagine, on souhaite, on demande à la vie. Bref, c'est une attente positive, engagée, pleine de sentiments et d'émotions positives. Du coup, difficile de ne pas se surprendre à un moment donné, tôt ou tard, à imaginer nos lendemains, leur tournure possible, et à nous découvrir parfois, soudainement, sinon une certaine superstition inespérée, une fontaine de motivation, voire une résurgence de spiritualité. Et oh, pourvu que là-haut, on entende mes demandes, mon Dieu !

Mais la fin de l'année, avec ces fêtes de Noël, n'est pas toujours synonyme de bon temps. Il y a, pour certaines personnes, le rêve de jadis qui a un jour été terni par une ou des mauvaises nouvelles qui ont marqué leur existence. À compter de ce jour fatidique, la fin de l'année et ces fêtes sont devenues comme une sorte d'injonction à être heureux, à une époque où chez elles la tristesse et la douleur l'emportent. Du coup, ce décalage avec l'époque en cours crée des dissonances. Et parfois, il m'arrive souvent, très souvent, de rencontrer ce genre de personnes qui ont, par cause ou par conséquence, affecté leur capacité à rêver. En fait, c'est comme si un enfant était devenu grand trop vite, du jour au lendemain. Et c'est alors que le rêve est remplacé parfois par de la froideur ou du défaitisme. Comme si le rêve était un interdit que la vie leur avait imposé.

Eh bien, si vous vous reconnaissez dans ce que j'ai décrit là, cet épisode s'adresse à vous aussi. Car nous allons donner toute sa place au rêve, dans ses forces, dans ses promesses, mais aussi dans ses pièges.

Au programme de cet épisode

Du coup, dans ce nouvel épisode, il sera question des choses suivantes. Ainsi, vous allez savoir exactement à quoi vous attendre, ou tout simplement aller faire d'autres choses ailleurs et faire un meilleur usage de votre temps.

Il sera question de pourquoi 50 % des gens ne rêvent pas, éveillés. Nous allons vous donner quelques exemples de découvertes absolument extraordinaires qui ont eu lieu dans notre histoire et qui ont été faites grâce aux rêves ou aux rêveries. Nous allons ensuite nous intéresser à ce qu'est le rêve pour les personnes pragmatiques, ce qu'est le rêve pour les artistes — et j'inclus dans le monde des artistes les enfants, donc je dirais le rêve pour les enfants et les artistes. Nous allons parler du rêve pour les explorateurs et exploratrices de l'invisible, et le rêve pour les personnes qui souffrent. Et dans chacune de ces étapes, on va s'intéresser aussi aux côtés, je vais mettre des guillemets, « obscurs » de ce rêve-là, c'est-à-dire les pièges des parcours oniriques.

Et pour nous accompagner, nous allons faire aussi des exercices de réflexion pour vous aider à aller plus loin dans vos rêves. L'objectif de cet épisode est donc de vous faire réfléchir et de vous emmener à découvrir différentes facettes du rêve pour en faire une force, tout en évitant les pièges et les déboires. Car le rêve est transformateur, le rêve est révélateur.

Le sens de cette chaîne

Mais avant de continuer, chers amis, permettez-moi de vous dire que le but de cette chaîne est de diffuser au plus grand nombre et gratuitement des clés et des pépites pour la transformation et la croissance personnelle. Nous voulons apporter des contenus positifs, constructifs, pédagogiques, humains et responsables, servis avec pragmatisme et une approche pratique qui donnera toute sa place au bon sens et à l'expérience vécue. Ce qui nous intéresse, c'est de partager avec vous des clés pour vous permettre de faire et de passer à l'action concrète, et non pas juste de philosopher ou de nourrir le mental, car le moment est venu de réinventer notre humanité, et ce n'est pas en restant dans le cadre que nous allons le faire.

Cette chaîne de podcast fait partie d'un projet de contribution et de diffusion de plus grande ampleur pour aller au cœur de l'humain et de son potentiel. Ce projet qui me tient à cœur s'appelle Konxus Media, le média pour une vie pro et perso en conscience. Retrouvez-nous sur le site de Konxus Media ou écrivez-nous pour nous partager vos réflexions sur les épisodes, des suggestions de nouveaux épisodes. Bref, si vous voulez entamer une conversation avec nous, écrivez-nous et nous vous répondrons.

Maintenant, place au rêve.

Pourquoi 50 % des gens ne rêvent pas

Alors, que diriez-vous si j'affirme que 50 % des personnes ne rêvent pas ? Éveillé, je ne parle pas du rêve en dormant. 50 % des personnes ne rêvent pas. D'où est-ce que je sors cette statistique avec une telle précision et un tel aplomb ? Eh bien, je la sors de nulle part d'autre que de mon expérience personnelle. Donc, ça vaut ce que ça vaut.

Mais un jour, j'étais en conférence. J'avais à peu près 300, 400 personnes devant moi. Et j'avais un de ces jours, voilà, conférence d'inspiration. J'étais à fond et je parlais du rêve, l'importance du rêve, parce que nous avons tous des rêves. Et nos rêves ci, et nos rêves ça. Et en première ligne, j'avais une femme qui tirait une tronche. Et elle n'avait pas l'air très d'accord avec moi. Du coup, moi, je continue mon laïus et je la vois là devant moi et je me dis : bon, elle a une communication non verbale qui parle aussi haut et fort que si elle était en train de me crier aux oreilles « Tu dis n'importe quoi, mon coco ! »

Donc, du coup, qu'est-ce que j'ai fait ? J'aime, dans ce genre de situation, interpeller le public et l'intégrer à ma conférence. Il m'aide alors à affiner mes propos, à rentrer dans des zones d'ombre qui peut-être sont passées inaperçues dans mon discours, et en même temps, à ramener une personne dans un discours et à m'aider à le rendre plus vivant, parce que rien ne vaut le fait d'être là avec ton public.

Bref, du coup, j'interpelle la personne. Souvent, dans ces cas-là, surtout quand on est dans des audiences qui dépassent la centaine de personnes, les personnes peuvent avoir tendance à, voilà, préférer passer inaperçues. Elles laissent passer le truc. Mais elle, elle ne s'est pas démontée. Elle ne s'est pas démontée et donc, du coup, elle reste là et je suis en train de la questionner et elle me tient tête. Je ne suis pas d'accord, elle rêve, etc. Et en fin de compte, on tourne très peu de temps en rond. Ce n'est pas qu'on tourne en rond, mais en très peu de temps, j'essaie de cerner ce qu'elle est en train d'essayer de me faire comprendre, et là, je prends conscience qu'en réalité, elle ne rêve pas. Et du coup, moi, je suis là : mais comment ça, se rêve, mais tout le monde rêve. Elle me dit : non, non, moi, je ne rêve pas.

Et pour lui confirmer que j'avais raison, je fais une audience dans la salle et je dis : dans la salle, qui ne rêve pas ? Et à mon grand étonnement, la moitié de la salle lève la main. Je ne m'attendais pas du tout à ce résultat. Moi, toute ma vie, j'avais vécu porté et emporté par mes rêves et j'étais persuadé que tout le monde faisait comme moi. Et là, la moitié de la salle me dit ne pas rêver. Bref, je vous passe la suite de l'échange. On a réussi à retomber sur nos pattes, on a vécu un très très bon moment, je garde un très très bon souvenir de cette conférence que j'ai faite à l'ESSEC à Paris.

Et je fais le même sondage par la suite dans pratiquement toutes mes conférences où je parle de rêve. Et il s'avère qu'en moyenne, la moitié de la salle lève la main. Ce qui m'a amené à vous dire en introduction de cette partie de podcast que 50 % des gens ne rêvent pas.

On ne nous a pas appris à rêver

Alors, pourquoi ? Eh bien, parce qu'on ne nous a pas appris à rêver. La première raison, c'est que c'était mal vu à l'école. Alors, si vous n'aviez pas la chance d'être dans un environnement familial propice aux rêves et à l'imaginaire, eh bien, vous aviez 50 % de chance de tomber dans les pièges que je vais décrire.

Le premier : rêver était mal vu à l'école. C'était le symbole de l'enfant qui n'a pas grandi, qui manque de maturité, voire même qui fait preuve d'un certain simplisme. Du coup, bam, on se faisait tailler si on rêvait. Nous sommes en plus des générations communes, obnubilées par le comment faire. N'importe quel programme d'école ou d'études supérieures est uniquement, exclusivement basé sur le comment faire. Et c'est ce qui fait que nous devenons des générations affamées sans le savoir de pourquoi, et en profonde errance de sens.

Sauf que le pourquoi et le sens sont très étroitement corrélés à la notion de ce que j'appelle du rêve. C'est une projection, c'est quelque chose qui naît dans notre tête et qui est alimenté par une sorte de feu sacré que nous avons à l'intérieur, et les deux ensemble font un parfait binôme. On vous enlève l'un des deux, l'autre peut cesser d'exister.

Du coup, nous sommes des générations qui vivons en plus dans un monde où tous les piliers historiques donnant du sens à notre place superlative dans le monde sont en crise profonde. La famille, l'éducation, la religion, etc. Bref, ceci nous amène à un futur qui n'a plus de sens, si ce n'est celui de se lever le matin pour aller travailler et, je dirais entre parenthèses, consommer comme de bons petits moutons.

Or, face à la douloureuse constatation de ne pas avoir de rêve, beaucoup des personnes qui faisaient partie de mon public que je sondais s'accrochaient à un semblant d'espoir pour essayer de me contredire et ainsi contredire leur manque de rêve. Et la remarque la plus récurrente que j'entendais dans ces cas-là, leur résistance au fait de prendre conscience du fait qu'elles ne rêvent pas, était « mais qu'est-ce qu'un rêve ? », et rentrer dans des échanges sur la définition du rêve, de quoi on parle, est-ce qu'en réalité peut-être que je rêve sans savoir que je rêve, etc. Vous voyez ce genre de débat ?

Qu'est-ce qu'un rêve ?

Eh bien, pour éviter de retomber dans ce débat, posons-nous la question « qu'est-ce qu'un rêve ? » Nous allons alors donner quelques définitions du rêve qui nous aideront par la suite.

Alors, pour commencer, nous pouvons rêver de deux façons : endormi au plus profond de notre sommeil, ou éveillé à travers notre imaginaire créatif. C'est, comme disait mon prof de maths en sixième, à grand renfort de craie volante dans ma gueule — et excusez-moi l'expression — « la lune en plein jour ».

Le plus souvent, le rêve est assimilé à des états mentaux positifs, par opposition au cauchemar qui, lui, est assimilé à des états mentaux négatifs. Pour celui qui dort, le rêve est une histoire, parfois sans queue ni tête, qui germe dans l'esprit du dormant. Je dirais même que c'est une aventure de l'esprit qui le plus souvent est vécue comme si on était en plein dedans. Mais on la vit, alors je mets des guillemets au terme que je vais utiliser, c'est comme si on « subissait » le rêve. Ça peut être un très beau rêve. Et quand je dis qu'on le subit, c'est qu'en fin de compte, les choses se passent dans ce rêve-là et on n'a absolument aucun contrôle. C'est dans ce sens-là que je dis que l'on vit et l'on subit le rêve.

Parfois, l'aventure peut devenir lucide. Et là, ça devient particulièrement kiffant. Si c'est lucide et conscient, alors là, c'est le kiff total. Et dans ce cas, le dormant fait tout ce qu'il veut dans son rêve. Une sensation de toute-puissance. Vous volez dans le rêve. Là, ça, c'est les rêves que moi, je surkiffe. Tu voles, tu es dans un endroit magnifique et tu contrôles la totalité de ton vol. Tu montes, tu descends, tu vas à droite, tu vas à gauche, tu te poses à terre, tu repars, les montagnes, la mer, sous l'eau. C'est ce qu'on appelle le rêve lucide.

C'est aussi, dans une approche psychologique, le rêve comme message symbolique exploité par le subconscient pour intégrer des expériences de vie, du jour J, etc., mais aussi un langage symbolique que le subconscient utilise pour communiquer avec nous pendant notre sommeil.

Et pour finir, pour certaines cultures comme l'amérindienne ou la tibétaine, le rêve est une réalité parallèle, tout aussi réelle ou illusoire que celle que nous vivons au quotidien et que nous appelons, je mets des guillemets, « notre réalité ». Cette autre réalité, excusez-moi la redondance des termes, est un autre plan de conscience pour ces cultures-là. Pour les Amérindiens, elle est même plus importante que ce que nous appellerions notre réalité, celle dans laquelle, ici et maintenant, vous êtes en train d'écouter ce podcast. Et ce serait une dimension non seulement qui influence notre réalité, mais qui en plus communique avec elle et avec nous au quotidien à travers ce qu'ils appellent des signes et des synchronicités. Là, ça commence à aller loin.

Du coup, tout ça, c'est le domaine du rêve dormant. Pour celui qui est éveillé, le rêve est une projection vers un univers de possibles. Et cette définition est très large. Vous pourriez parler d'objectifs, vous pourriez parler de visions, etc. C'est une projection vers des possibles. Ou sinon, c'est un imaginaire construit de toutes pièces. Voilà, c'est des rêveries où je pars dans tous les sens, ça n'a pas d'iconité, mais ça me fait du bien.

Avec tout ça, je pense que nous avons assez bien répondu à la question de ce qu'est un rêve. On pourrait dire d'autres choses, mais ce n'est pas le point essentiel de cet épisode. Alors, continuons avec notre quête.

Élevé au rêve

Toute ma vie, je n'ai fait que rêver. « Iker, allô la lune, reviens parmi nous, c'est par ici que ça se passe. Ça va les copains là-haut ? » Et c'est là que tu te prends la craie dans la gueule, bam, et on te dit « Oh, la lune en plein jour ! »

Bon, j'ai vécu dans ce monde-là comme je pense beaucoup d'entre vous. Mais j'ai aussi été élevé au rêve. Mon père était un grand rêveur. Il rêvait grand et il rêvait loin. Quand j'étais tout petit, ensemble, nous rêvions des aventures et des vies incroyables. J'adorais construire le futur avec lui et c'était mon héros. Et j'adorais le monde vers lequel il nous amenait avec ses rêves. Mais mon père ne concrétisait jamais ses rêves. Ils étaient pour lui une fuite de la réalité, pour l'aider à traverser un présent difficile.

Un jour, quand j'ai compris qu'aucun de ses rêves ne verrait la réalité, je me suis insurgé. Je devais avoir environ 12 ans, je ne saurais dire, à peu près dans ces eaux-là. Mais je me rappelle parfaitement ce jour-là où je me suis juré que je rêverais autant que lui, mais que je ferais de chacun de mes rêves une réalité. Ça, c'était le début de l'histoire.

La deuxième partie de l'histoire qui porte un intérêt particulier, c'est qu'en parallèle, ma mère, qui était soucieuse de ne pas avoir les moyens financiers de faire de mes rêves une réalité, m'a dit un jour : si tu veux quelque chose, visualise-le et tout sera possible pour toi. Cette phrase-là a changé ma vie à un tel point que j'y ai dédié 5 épisodes à part entière, les épisodes 29, 30, 31, 32, 34, pour la série « Créer sa réalité ». Si dans le monde du rêve vous voudriez en savoir plus, comment vous pouvez grâce à ces projections transformer en profondeur vos réalités, n'hésitez pas à écouter ces épisodes-là. Ils sont certes de pépites abondantes.

Mais si vous n'avez pas écouté ces épisodes encore, c'est que premièrement, vous n'êtes pas abonné à notre chaîne. Alors ne manquez pas de vous abonner. Et si vous appréciez nos épisodes, s'il vous plaît, ça ne vous coûte rien, c'est une contribution gratuite qui ne nous prend que quelques secondes : donnez-moi votre avis sur Apple Podcasts ou Spotify. Car plus nous aurons d'étoiles et de commentaires positifs, plus cette chaîne sera promue auprès de plus larges audiences et nous toucherons des publics beaucoup plus larges. Mais de tout ça, parlez-en aussi autour de vous, car, comme je dis à chaque fois, les meilleures fêtes sont toujours entre amis.

Des découvertes nées du rêve

Mais bien avant moi, il y en a eu d'autres. Bien sûr qu'il y en a eu d'autres, car certains ont rêvé en dormant, d'autres ont fait des rêveries diurnes, mais tous ont fait des découvertes historiques extraordinaires.

Selon la légende, il paraît que le chimiste Dmitri Mendeleïev a rêvé du tableau périodique des éléments. Rien que ça. Dans son rêve, il aurait vu les éléments s'organiser d'une certaine manière qui lui a permis alors de développer ce fameux tableau périodique moderne que l'on retrouve dans tous les cours de physique et de chimie de France, de Navarre et de la Terre entière. Un moment majeur de l'histoire de notre science.

Il paraîtrait que Paul McCartney, des Beatles, aurait entendu la mélodie de la chanson « Yesterday » alors qu'il était perdu dans des rêveries. Il s'est alors réveillé avec la mélodie en tête et direct, il est venu la plancher sur un bout de papier.

Albert Einstein, de son côté, il paraîtrait qu'il aurait été inspiré par un rêve pour développer la théorie de la relativité. Alors cette anecdote, je l'adore parce que dans son rêve, il s'est vu en train de surfer une vague de lumière et ça lui a donné plein d'idées sur la nature de la lumière et du temps. Rien que ça. Si on m'avait dit à l'époque qu'Albert Einstein et le surf allaient pouvoir se rapprocher un jour, j'aurais surfé encore plus. Et Dieu sait que j'ai beaucoup surfé dans ma vie.

Bref, ensuite, le chimiste August Kekulé a rêvé d'un serpent se mordant la queue. Et ça, c'est un symbole assez puissant pour les cultures amérindiennes. Mais on ne va pas rentrer là-dedans car lui, il l'a vu autrement, et ce serpent lui aurait donné l'idée de la structure circulaire du benzène, qui est un concept devenu majeur en chimie organique.

Mais si on reste dans le monde de la science, je vous parlerai alors de Niels Bohr, un pionnier de la mécanique quantique qui aurait été inspiré par rêve pour élaborer son modèle de l'atome dans lequel les électrons orbitent autour du noyau, similaire aux planètes orbitant autour du Soleil. Et cette image-là, je pense que nous sommes des millions ou des milliards sur Terre à l'avoir très clairement en tête. Eh bien, elle aussi, elle serait venue au gré de rêves et de rêveries.

Encore un scientifique, Otto Loewi, qui lui aurait rêvé l'expérience qui a prouvé l'existence de la transmission chimique des impulsions nerveuses. Je ne sais même pas ce que c'est, mais on s'en fout, car cette découverte lui a valu le prix Nobel de médecine.

Et je vous laisse le meilleur pour la fin, parce que le compositeur Brahms disait, je cite : « Immédiatement, les idées viennent à moi. Et non seulement je vois les différents thèmes avec le regard intérieur, ils sont en plus habillés de la forme, des harmonies et des orchestrations idoines. Mesure après mesure, le produit fini m'est révélé quand je suis dans ces états rares d'inspiration. Je dois être dans un état de semi-transe pour obtenir de tels résultats. Une condition possible quand l'esprit conscient entre en état de suspension temporaire et que le subconscient prend les commandes. Car c'est à travers l'esprit subconscient qui fait partie de l'omnipotence que vient l'inspiration. »

Là, ça mérite un temps de silence pour intégrer. Parce que si notre cher Paul McCartney avait lu ces phrases-là le jour où il a pondu « Yesterday », il aurait dit « mais c'est exactement ça ». Mais cette histoire va tellement loin que derrière cette notion de rêve dont parle Brahms, en citant Beethoven qui faisait exactement pareil, nous sommes en train de parler de ces canaux d'inspiration, d'intelligence spirituelle dont il a été question ni plus ni moins encore une fois dans notre chaîne de podcast, dans l'épisode 53 intitulé « Canal d'inspiration, déployez votre intelligence spirituelle ». Encore un épisode que vous pourrez connecter à celui que vous êtes en train d'écouter.

J'adore parce que nous sommes à l'épisode 82 et que nous commençons à tomber sur nos pattes. Les épisodes se complètent les uns aux autres. Et là, cette chaîne commence à avoir tout son sens. La quête n'est jamais finie. Et le voyage que nous faisons ensemble, non plus. Pour peu que vous supportiez mon accent.

À quoi bon rêver pour les pragmatiques

Alors, à quoi bon de rêver pour les pragmatiques ? Eh bien, pour eux, il est bon de rêver pour construire l'avenir. Le rêve est ce que j'appelle la vision. Le rêve mène à cette vision et donne un cap à suivre. Ainsi, il évite de nombreuses errances. Car avoir une vision vous évite d'avancer à vue, pour alors constater parfois que vous n'êtes pas là où vous auriez aimé être. Dans ces cas, redresser la barre peut être compliqué, parfois même complexe. Du coup, pour éviter ces errances, rien ne vaut le rêve qui mène à une vision.

C'est aussi la capacité alors de construire un futur qui dépasse toutes vos espérances. C'est le dessin de votre plein potentiel. C'est ce rêve-là que cultive le champion olympique pendant quatre ans avant de se retrouver sur le podium. C'est ce même rêve qui le pousse à se dépasser, à croire en lui, à s'éveiller à une nouvelle version augmentée de lui-même. De ce rêve-là naissent les grands exploits, les grands hommes et les grandes femmes qui rêvent au-delà des limites de leur simple possible. Mark Twain avait dit : « Il ne savait pas que c'était impossible, alors il l'a fait. »

Or, or, or, trop nombreux sont ceux qui passent de la vision directement à l'action et peinent à arriver nulle part. Car entre la vision et l'action, il manque des choses primordiales. Et les pragmatiques d'entre vous qui m'écouterez, vous serez dans le kiff absolu de m'entendre dire ces choses-là.

Après la vision, il faut, un, une stratégie. Comment vais-je faire pour bouger les pièces de mon échiquier de vie ? Et il vous faut, deux, des tactiques. Comment vais-je faire pour remporter des petites victoires qui mènent à ma grande victoire, c'est-à-dire ma vision ? Et une fois que vous avez ces deux choses-là, ça découle inévitablement à une troisième — là c'est le méga kiff des pragmatiques — un plan d'action. C'est-à-dire, comment vais-je structurer mes actions pour atteindre la prochaine petite victoire, puis la suivante, et ainsi de suite.

Ici, si vous n'avez pas de stratégie, de tactique et de plan d'action, et que vous passez de la vision directement à l'action — c'est-à-dire que vous imaginez quelque chose et vous vous mettez en mouvement pour le mettre en action — eh bien là, le rêve court trop de risques de devenir une errance aveugle. C'est un parcours erratique, des hamsters dans la roue et un jeu de hasard qui parfois, seulement parfois, vous permet d'atteindre votre but, mais au prix d'efforts incommensurables et de très grandes doses de hasard.

Du coup, pour s'éviter tout ça, on va dire pour les pragmatiques : rêver, oui, mais pour construire et atteindre un objectif clair. Pour eux, le rêve peut être assimilé à un objectif, mais, mais, toujours avec une part de magie. C'est ce que j'appelle l'impossible possible. C'est-à-dire que sans vision, sans structure, sans organisation, quelque chose d'impossible restera impossible. Mais quand vous rajoutez ces doses essentielles à l'alchimie, l'impossible devient possible. Et ça devient votre arme la plus redoutable qui soit quand vous le rajoutez à la visualisation, c'est-à-dire le rappel quotidien d'une destination rêvée. Suivi d'un plan de travail adapté, les mains dans le cambouis. Un agenda, des objectifs organisés en conséquence. Car, comme le disait le psychologue américain Milton Erickson, un objectif sans date est juste un rêve.

Grâce à tout ça, intégrant pas à pas un chemin fait de petites victoires, vous arriverez à des grandes victoires, puis à des impossibles devenus possibles.

Exercice de réflexion

Maintenant, passons à l'action concrète. Prenez le temps de vous poser les questions suivantes. Appuyez sur pause et laissez-vous le temps de décanter les réponses qui en découlent. S'il vous plaît, jouez le jeu. Ou, mieux encore, prenez votre calepin favori et prenez des notes. Écrivez ce qui émerge et laissez-vous porter par le jeu des prises de conscience et des révélations. Qui sait, un moment « wow » pourrait vous attendre.

Pour commencer, avez-vous une part de pragmatique en vous ? Le rêve pour vous a-t-il une image positive ou négative ? Pourquoi ? Avez-vous un rêve ou des rêves ? Jusqu'à quel point vous laissez-vous porter par la vie sans trop vous poser de questions ? Et quand vous vous laissez porter, le faites-vous en suivant un flux intuitif et juste ? Ou vous faites simplement les choses par défaut ou par bon sens ? Est-ce que vous savez où vous allez dans la vie ? Voire même, est-ce que vous savez où vous aimeriez aller dans la vie ? Êtes-vous de ceux et celles qui passent de la vision à l'action ? Ou êtes-vous plutôt de ceux et celles bien structurés qui passent toujours, je souligne toujours, par des stratégies, des tactiques et des plans d'action ? Si vous fermez les yeux, êtes-vous capable de voir, je mets des guillemets, votre futur désiré et souhaitable dans ses moindres détails ? Comment vous sentez-vous quand vous le faites ? Avec un nouvel élan ? Une nouvelle énergie ? Ou avec des résistances ? Et maintenant, quelle que soit votre réponse à cette dernière question, que pouvez-vous faire pour booster l'élan, booster l'énergie, lever les résistances ? Surtout si vous êtes capable de reconnaître qu'elles se manifestent dans votre vie.

À quoi bon rêver pour l'artiste et l'enfant qui sont en vous

À quoi bon rêver pour l'artiste qui est en vous et pour l'enfant qui est en vous ? À vous, je dirais : pour cultiver la joie. Car rêver, c'est imaginer et imaginer, c'est créer. Le Beau a le rêve pour architecte et l'humain a un lien essentiel avec le Beau — et j'écrirai le Beau avec un grand B. Créer du beau, c'est s'approcher de son essence.

La toute première création, quelle qu'elle soit, est toujours une création de l'esprit. C'est donc un élan spirituel qui rapproche de votre qualité de présence. Ceux et celles d'entre vous qui êtes fidèles à cette chaîne, vous savez désormais que la qualité de présence, elle est synonyme de trois qualités essentielles : sérénité, joie et amour. Par conséquent, la création de l'esprit est un élan spirituel qui vous rapproche de votre qualité de présence, faite de sérénité, joie et amour.

Ce type de rêve est le royaume des artistes, mais aussi celui des enfants. Et ça peut être les enfants tels que l'on nomme un enfant d'un âge jeune, ou l'enfant qui existe toujours en vous. Artistes et enfants, quand ils créent, ils sont eux-mêmes, ils sont en paix avec le monde, ils aiment à travers leur création qui devient alors un don d'eux-mêmes au monde. Quand l'enfant intérieur rêve, il imagine. Quand il passe à l'action, il devient artiste de sa création. Et l'artiste est l'expression matérielle d'une création spirituelle préalable. En fait, l'artiste exprime sa divinité créatrice à travers son art, et l'art commence toujours dans le rêve.

Le piège : créer dans la souffrance

Or, beaucoup d'artistes croient que la création ne naît que dans la souffrance. C'est le fameux « Spleen et Idéal » de Baudelaire. Il bascule alors dans une création destructrice. Destructrice de leur joie, parfois destructrice de leur beau, et parfois créatrice de laid, ou qui crée du beau sous fond de tristesse accrue. Un beau de façade, mais qui pleure derrière les rideaux.

Mais c'est aussi notre appartenance à une société qui s'alimente de dissonance et de déséquilibre, qui rompt les codes du bon sens pour adouber l'horreur, la peur, la douleur, l'absurde, le laid. Elles nous nivellent tous par le bas, nous éloignent de notre essence et nous amènent à des années-lumière de notre vrai potentiel. Et c'est là que la cocotte nous présente alors des solutions extérieures, toutes « bankable » comme on dit aujourd'hui, pour ceux qui profitent bien à fond de nos frustrations et de notre mal-être. Bim, dans notre gueule. Encore une fois, après la craie.

Dans une telle société, l'artiste malade de son rêve qui détruit la joie et le beau est encensé car, à travers sa création, il favorise la descente aux enfers que nous venons de décrire. Et c'est ainsi qu'en rompant le bon sens, on marche sur la tête et notre capacité créative s'émiette. Ici, le rêve devient nihilisme essentiel, un crime à notre vérité intérieure.

Du coup, pour les enfants en nous, les enfants tout court et les artistes : le rêve, oui, mais pour créer et matérialiser le beau sur terre. Alors le rêve est assimilé à joie, créativité et expression d'un soi profond. C'est thérapeutique. Au-delà des zones d'ombre, la lumière intérieure est une qualité essentielle. C'est un cadeau au monde car c'est à travers ça que s'exprime le divin qui est en vous. Votre arme absolue deviendra alors l'inspiration qui naît de la rencontre de circonstances idéales pour vous mettre en relation avec, un, votre qualité de présence et, deux, votre canal d'inspiration.

Et si vous voulez en savoir plus, écoutez les épisodes 46, « La qualité de présence, se créer vers tous les potentiels », et comme je vous l'ai conseillé tout à l'heure, l'épisode 53, « Canal d'inspiration, déployez votre intelligence spirituelle ». Vous voyez à quel point cette chaîne est riche de contenu pour vous aider à avancer dans votre réflexion et la mise en pratique d'un éveil à une nouvelle version de vous-même ? Eh bien, n'hésitez pas à vous abonner à cette chaîne, à nous laisser un commentaire et des étoiles sur Apple Podcasts et Spotify, car plus nous aurons d'étoiles et de commentaires positifs, plus cette chaîne sera promue auprès de larges audiences. Et pour finir, parlez-en autour de vous. Les meilleures fêtes sont toujours entre amis.

Exercice de réflexion

Je ferme la parenthèse et passons maintenant à la phase introspective. Comme tout à l'heure, appuyez sur pause après chaque question pour vous donner le temps de réfléchir, ou mieux encore, écrivez vos réflexions sur votre calepin favori.

Quand vous rêvez, voyez-vous la vie en rose ou en gris ? Si vous la voyez en gris, de quoi sont faits les nuages qui empêchent la lumière de passer ? Votre esprit construit-il des avenirs désirables ou défaitistes ? Avez-vous la capacité de lever les nuages de défaitisme pour construire des avenirs désirables ? Que veut dire « beau » pour vous ? Beau avec un grand B. Avez-vous les moyens de créer du beau dans votre esprit ? Avez-vous ensuite les moyens de le matérialiser par une création, qu'elle soit artistique ou autre ? Que vous faut-il pour matérialiser vos rêves ? Dresser votre liste du rêveur accompli ? Quand vous êtes inspiré, que se passe-t-il en vous ? Comment entrez-vous dans cet état ? Qu'est-ce qui vous aide à l'atteindre ? Pensez-vous pouvoir entrer dans cet état sans aide extérieure ? Fermez les yeux et imaginez maintenant un rêve qui vous rend heureux ou heureuse. Comment pouvez-vous faire pour qu'une part de ce rêve se matérialise dans votre quotidien ? Comment pouvez-vous faire pour être le créateur de la matérialisation de ce rêve ? Comment pouvez-vous faire pour que le beau qui émane de ce rêve rayonne aussi en vous, autour de vous et dans tout ce que vous faites ?

À quoi bon rêver pour les explorateurs et exploratrices de l'invisible

À quoi bon rêver si vous êtes explorateur ou exploratrice de l'invisible ? Eh bien, pour découvrir une dimension occulte de l'être. Car dans ce cas, rêver, c'est toucher le fond de son subconscient. C'est comprendre ses symboliques pour éventuellement les influencer et ainsi changer le cours des choses en soi et dans sa vie. Mais c'est aussi rentrer dans une autre dimension spirituelle de l'être.

Pour les bouddhistes, on rentre là dans un espace d'illusion aussi réel que votre vie au quotidien, ou aussi illusoire d'après eux, parce que pour eux, tout est illusion. Pour les cultures amérindiennes, on rentre dans un espace de réalité beaucoup plus proche de notre essence que ce que nous appellerions réalité, mais qui n'est autre qu'illusion rêvée. C'est-à-dire que pour eux, ce que nous appelons réalité, c'est en réalité l'illusion. C'est à ne plus rien comprendre.

Bon bref, vous pouvez alors communiquer avec d'autres personnes à travers le rêve, car vous pouvez voyager à travers d'autres dimensions grâce au rêve. Et du coup, vous pouvez façonner votre monde onirique, mais aussi votre réalité à travers lui. Ainsi, vous pouvez activer des potentiels, saisir des opportunités et obtenir des enseignements. Tout ça, je mets des guillemets, en rêvant en pleine conscience. Rien que ça. Pour les explorateurs de l'invisible, le rêve est un univers à part entière.

Le piège : confondre illusion et réalité

Or, passons au piège. Beaucoup confondent illusion et réalité. Et c'est là l'enfer de ceux et celles qui perdent pied et qui ne vivent plus que dans un monde mysticopété sans queue ni tête. Ils ne sont ni dans un monde ni dans un autre, ils sont sans ancrage ni lien à la matière. Ils sont convaincus d'une réalité qui n'est que construction de l'esprit. Dans ce cas, le rêve devient errance déguisée en certitude de réalité.

Du coup, pour les explorateurs et exploratrices de l'invisible parmi vous : le rêve, oui, pour se découvrir dans toutes ses dimensions, dans sa réalité, je mets des guillemets, « spirituelle ». Ce n'est pas l'expression du divin qui est en nous comme pour les enfants et les artistes, c'est l'incarnation d'une nouvelle dimension spirituelle. C'est un pas sur le chemin qui mène à embrasser le divin en soi. Mais toujours, toujours avec un accompagnement de personnes référentes. Car l'invisible n'est pas un jeu pour les aveugles. L'invisible se découvre avec l'aide de ceux qui ont appris à voir.

Ainsi, dans ce domaine-là, votre arme absolue sera la thérapie interprétative des rêves, et très en particulier l'approche jungienne ou la psychologie transpersonnelle, notamment celle de Monique Thiberge et Patricia Garfield. Il y aura aussi ce que l'on appelle le rêve lucide. Et dans tout ça, il vous faudra un calepin pour noter vos rêves toutes les nuits. Une fois que vous avez tout ça, ça vous aidera beaucoup d'avoir ce fameux référent, un maître enseignant, expert en médecine tibétaine, en culture amérindienne — que ce soit Amérique du Nord, Amérique centrale, Amérique du Sud — expert en approche psy et thérapeutique qui s'intéresse à l'interprétation des rêves, ou aussi le chamanisme. Avec tout ça, vous pouvez commencer à faire des découvertes absolument extraordinaires si vous êtes explorateur ou exploratrice de l'invisible.

Exercice de réflexion

Du coup, maintenant, passons à la phase introspective. Encore une fois, appuyez sur pause après chaque question pour vous donner le temps de réfléchir, etc. Ou mieux encore, écrivez vos réflexions sur votre calepin favori.

Avez-vous eu des rêves différents en pleine nuit que vous avez vécus avec une intensité démultipliée ? Quelque chose qui vous faisait dire : ceci n'est pas un rêve normal, c'était trop fort, c'était trop intense, c'est comme si j'y étais réellement, il y a quelque chose là-dedans. Des rêves qui vous laissent un peu désarçonné. Avez-vous déjà eu la sensation profonde de vous réveiller et d'être convaincu que le rêve que vous avez eu était plus qu'un simple rêve, un message ou une prémonition ? Avez-vous l'habitude de noter vos rêves sur un calepin chaque matin au réveil ? Si oui, avez-vous remarqué comment vous vous rappelez de plus en plus de vos rêves et que vos notes deviennent de plus en plus précises avec les jours qui passent ? Vous est-il déjà arrivé en plein jour d'avoir des flashs, des visions très vivaces alors que vous étiez en pleine rêverie ? Des visions parfois prémonitoires ou des intuitions très fortes qui vous aident à résoudre un problème ? Si oui, vous faites-vous assez confiance pour les écouter ? Êtes-vous devenu quelqu'un d'intuitif ou d'intuitive grâce à ces expériences-là ? Leur donnez-vous assez d'importance pour vous en rappeler et ainsi confirmer ou infirmer leur bien-fondé plus tard ? Avez-vous déjà fait des rêves où vous étiez complètement conscient ou consciente et que vous décidiez de tout ce qui se passait à chaque moment, à votre volonté totale et absolue ? Saviez-vous que l'on appelle ça des rêves lucides et qu'il est possible d'apprendre à les faire à volonté toutes les nuits si vous voulez ? Avez-vous déjà rêvé que vous voliez à votre guise ?

Une parenthèse : une chaîne gratuite et sans publicité

Avant de continuer, permettez-moi de faire une petite parenthèse. Cette chaîne de podcast est 100 % gratuite et sans publicité. Il en advient de beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail, de préparation, d'enregistrement, d'édition, de recherche pour vous apporter des contenus que, dans beaucoup de cas, vous pouvez trouver uniquement à travers des plateformes payantes ou des formations payantes. Nous cherchons encore à ce jour le modèle économique le plus viable qui soit, mais on est convaincu qu'il est nécessaire de transmettre ces informations au plus grand nombre sans que l'argent ne soit une barrière. Du coup, si vous voulez nous apporter votre aide et votre appui, vous pouvez le faire de façon totalement gratuite en vous abonnant à cette chaîne et en nous mettant une note et un commentaire sur Apple Podcasts et Spotify. Je vous l'ai déjà dit, plus nous aurons de commentaires, de notes et d'étoiles, plus cette chaîne sera promue auprès de larges audiences.

En parallèle, si vous voulez nous faire un clin d'œil, je viens de publier en juin dernier mon premier livre qui s'appelle « Quick Wins ». Il est disponible sur Amazon.fr. Vous pouvez le trouver en faisant une recherche : Iker Aguirre, A-G-U-I-2R-E. Vous tomberez sur mon livre « Quick Wins ». Des astuces de ouf pour réveiller votre potentiel en claquant des doigts, inspirées de maintes professions, diverses et variées. Un livre qui se veut facile à lire, léger, sur le ton de l'humour, mais dont la recherche est très profonde, avec des sources très très concrètes et qui vous amènent à faire des découvertes assez extraordinaires des potentiels qui se trouvent en vous.

L'intention de ce livre-là a été de m'approcher d'un maximum de gens pour leur donner envie de découvrir ce que recèlent leur corps et leur for intérieur. Découvrir un potentiel en se rendant compte qu'avec très peu d'effort, ils peuvent aboutir à des résultats absolument extraordinaires, et qu'une fois que tu touches à ça, ils aient envie d'aller plus loin. Ceci est mon premier livre, j'en ai d'autres sur lesquels je suis en train de travailler. Si vous voulez nous apporter une preuve d'appui, eh bien tout simplement achetez ce livre-là et faites exactement pareil : laissez un petit commentaire et des étoiles. Plus j'aurai d'étoiles et de commentaires positifs sur Amazon, plus ce livre sera promu auprès de potentiels acheteurs, et c'est l'une des sources de monétisation que nous utilisons aujourd'hui pour essayer de financer les efforts de cette chaîne qui atteint aujourd'hui son épisode 82.

À quoi bon rêver pour les gens qui souffrent

Après cette parenthèse promotionnelle, finissons notre épisode. À quoi bon rêver pour les gens qui souffrent ? Eh bien, pour connecter avec un lendemain meilleur et continuer à croire. Le rêve alors devient une source d'espoir et une évasion de la souffrance. Il permet de créer un univers parallèle fait de beau, d'espoirs, de possibles positifs où il fait bon s'évader pour équilibrer la souffrance intérieure du moment présent.

Mais attention au piège de l'illusion. Un mensonge à l'instant présent rend plus digeste cet instant présent. Mais ce n'est qu'un mensonge si on ne fait rien pour que le rêve devienne réalité. Ce n'est qu'un truc alors pour tromper le cœur et le cerveau. Une piqûre de motivation à court terme qui peut se transformer en shoot de drogue ponctuelle, éphémère, mais salutaire et salvatrice à la fois.

Du coup, vous risquez alors de vivre dans la motivation éphémère, de shoot continu de motivation artificielle. Là, le rêve devient alors une stratégie épuisante qui gaspille beaucoup d'énergie dans le superlatif sensoriel et sensationnel. On est là dans le « waouh, waouh, c'est génial, c'est incroyable » qui crée de la motivation, mais qui après le moment « waouh » manque de jus pour donner une suite constructive à ses rêves, qui alors ne sont plus que des illusions perdues. Ça, c'est le piège.

Du coup, pour les gens qui souffrent : le rêve, oui, pour se donner un cap vers un lendemain meilleur, pour se donner une voie d'issue qui vous permette d'y croire, pour trouver la force d'une lumière qui, ici, aujourd'hui, hélas, n'existe pas, mais aussi pour un rappel que tout passe et que la lumière est toujours présente derrière les ombres. Le rêve devient alors une béquille pour ne jamais cesser d'y croire, mais aussi et surtout une source — ou devrais-je dire une ressource d'énergie positive que vous puisez dans les domaines de l'esprit quand la matière vous fait défaut.

Mais rappelez-vous, attention, car dans l'illusion, le rêve est architecte du vide. Le philosophe André Comte-Sponville disait : « L'illusion vous rend malheureux, seule la réalité a le pouvoir de vous rendre heureux. » Dans l'illusion, le rêve est un mensonge à vous-même, une fuite de votre réalité essentielle et de ce qu'elle vous impose de travailler, un voile qui obscurcit votre vérité. Si dans le rêve vous fuyez la réalité, vous ne pouvez pas lui faire face. Elle va alors se reproduire inlassablement dans un cycle infernal. Donc dans cette fuite illusoire, ne fuyez pas votre responsabilité. Oui, les temps sont durs, mais oui, il y a des transformations que vous pouvez aboutir qui feront que désormais, plus jamais, ces nuages qui obscurcissent votre quotidien ne viennent pointer le bout de leur nez dans le futur.

Exercice de réflexion

Du coup, passons maintenant à la phase introspective. Si vous faites partie de ce groupe-là, posez-vous ces questions. Comme pour tous les autres, appuyez sur pause pour vous donner le temps de réfléchir, voire même prenez des notes sur un calepin par rapport aux réflexions qui émergent, et de fil en aiguille, permettez-vous de laisser votre esprit gambader, s'évader dans les différentes autres questions qui pourraient émerger de la réponse à ces premières questions. Faites l'exercice et allez aussi loin qu'il vous apportera.

Aimez-vous rêver pour vous enthousiasmer ? Avez-vous besoin de stimulation pour imaginer ce que vous pourriez faire, développer, vivre ? Vos rêves deviennent-ils réalité ? Ou tout simplement un rêve enthousiasmant remplace-t-il l'antérieur, sitôt ce dernier a perdu de sa force ? Êtes-vous alors dans un continuum de rêves, de moments waouh, de sensationnel, de sensoriel, « c'est incroyable, c'est génial », et vous les accumulez les uns derrière les autres ? Mais après, il ne se passe rien.

Si vous êtes dans ce cas, qu'essayez-vous de fuir dans le rêve ? Si vous cessez de rêver pendant un instant, qu'est-ce qui vous pèse, qui fait que vous avez besoin de rêver ? Pourquoi avez-vous besoin de cette illusion pour continuer à avancer ? Où est le mal qui vous pèse et qui vous demande des shoots de motivation à base de rêves qui ne verront probablement pas le jour, mais que vous aimez croire qu'ils le feront ? Où est ce mal qui vous pèse et quel est-il ? Pouvez-vous accepter cette douleur pour lui faire face enfin, sans vous cacher d'elle, vous retrousser les manches et lui régler son compte ? Ou, si vous ne savez pas comment faire, pouvez-vous demander ou trouver de l'aide ?

Une fois que vous découvrez cette réalité jusque-là occulte, pouvez-vous reconnecter avec une version de vous-même avant l'émergence ou la naissance de cet espace obscur ? Une version de vous qui était autrement que ce que vous êtes maintenant, une version de vous qui s'exprimait avant que ce problème n'existe ? Êtes-vous capable de voir cette version ? Êtes-vous capable de connecter avec elle ? De connecter à ses ressources, son état d'être, sa joie et sa lumière ? Êtes-vous capable de ressentir tout ça aujourd'hui, en dépit des nuages qui flottent au-dessus de votre tête ? Êtes-vous prêt à avoir le courage de faire face à cette zone d'ombre pour la transformer et découvrir que cette version de vous existe encore, belle et positive, et qui n'attend qu'une chose, c'est de s'éveiller — non, je devrais dire se réveiller de nouveau ?

Et si ceci arrivait, posez-vous cette question. Si vous n'aviez plus de nuages sur votre tête, quel rêveur ou rêveuse deviendriez-vous alors ? Un rêveur pragmatique ? Un rêveur enfant-artiste ? Un rêveur explorateur de l'invisible ? Un mélange de tous à la fois ? Quel rêveur êtes-vous prêt à devenir dans votre lumière ?

Faites du rêve votre réalité

Car faites-vous ce cadeau. Faites du rêve votre réalité. Le rêve a toute sa place dans la vie de tout le monde. Car il est une porte vers une dimension nouvelle de notre être. C'est une dimension créative, une source intarissable d'inspiration, d'énergie, de joie et de ressources. Le rêve est porteur de beau, de création, d'énergie et de sublimation. Ouvrez-vous au voyage dans le monde des rêves pour vous découvrir autrement, dans une nouvelle réalité qui dépasse vos zones d'ombre et vous aide à étendre les ailes, sans vous perdre. C'est rêver pour s'autoriser, rêver pour s'augmenter.

Conclusion

Chers amis, merci d'être restés avec moi un épisode de plus, épisode 82 de cette chaîne de podcast destinée ni plus ni moins aux rêves. Dans cet épisode, il a été question de pourquoi 50 % des gens, à peu près, ne rêvent pas éveillés. Nous avons découvert quelques exemples de découvertes extraordinaires de notre histoire, faites grâce aux rêves et aux rêveries. Et de là, bien évidemment, nous nous sommes posé la question : pourquoi rêver ? À quoi bon rêver ? Et nous avons essayé d'y répondre.

Autant pour les pragmatiques parmi vous, alors nous avons parlé de vision, d'objectif, de stratégie, de plan d'action, de tactique, bref, de matérialisation des rêves. Nous avons parlé des enfants et des artistes et de comment le rêve est un lien direct avec le beau et avec notre essence véritable, un parcours véritablement spirituel qui nous met un tapis rouge pour parler de notre public qui rêve aussi : les explorateurs, exploratrices de l'invisible qui découvrent à travers le rêve de nouvelles dimensions pour vivre une vie autrement, de façon superlative. Et nous avons fini cet épisode avec le rêve pour les personnes qui souffrent. Ce rêve qui nous donne un cap et qui nous permet de croire qu'il existe un avenir meilleur pour nous y accrocher et l'atteindre. Tout ça sans oublier les pièges que le rêve peut avoir, de façon à ce que nous puissions le vivre pleinement.

Je suis Iker Aguirre et ceci est votre chaîne de podcast, « Une alchimie de l'éveil ». N'hésitez pas à vous abonner à cette chaîne et à nous laisser un commentaire et des notes sur Apple Podcasts et Spotify. Plus nous aurons d'étoiles et de commentaires positifs sur ces plateformes, plus notre chaîne sera promue auprès de larges audiences. N'hésitez pas non plus à en parler autour de vous. Et si vous voulez faire un geste supplémentaire d'appui à cette chaîne, n'hésitez pas à vous procurer mon dernier livre « Quick Wins », disponible sur Amazon.fr.