Une Alchimie de l'Eveil

Ep. 82 : Rendre l'Impossible Possible, du Rêve à la Réalité (2/2)

Iker Aguirre Season 3 Episode 82

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Dans ce nouvel épisode de votre chaine de podcasts Une Alchimie de l'Eveil, Iker Aguirre vous décrit une méthode infaillible pour obtenir des résultats extraordinaires, bien au-delà de ce que vous auriez imaginé possible. C'est ce qu'il appelle rendre l'Impossible Possible. Pourquoi Impossible ? Parce que sans un minimum de structure, de cadre et de changement vous ne pourrez pas atteindre des objectifs extraordinaires qui, du coup, peuvent sembler impossibles. Or, sitôt vous remplissez les bonnes cases, l'Impossible devient Plausible et ensuite Possible. Pour étayer ses propos il vous présente aussi toute une série d'études scientifiques récentes qui expliquent pourquoi certains réussissent mieux que d'autres. Après cet épisode, vous aurez le secret des plus grandes et belles réussites, et ce n'est pas toujours une question de compétences, d'expérience ou de talent mais de méthode.


Ce que vous allez découvrir dans cet épisode :

👉 Ce que dit la science sur la meilleure façon d'obtenir des résultats remarquables
👉 L'importance de la visualisation
👉 La puissance de l'intention
👉 Une méthode appliquée pour réussir tout ce que vous entreprenez

Pour vous procurer le dernier livre d'Iker : Quickwins, le livre pour booster votre potentiel.

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Le moment est venu de réinventer notre humanité et ce n’est pas en restant dans la cadre que nous allons le faire.

Chers amis, bonjour et bienvenue dans votre chaîne de podcast « Une alchimie de l'éveil ». Je suis Iker Aguirre et aujourd'hui, nous allons rendre l'impossible possible. Il s'agit parfois d'histoires personnelles, proches, parfois plus loin de l'entendre, qui soudainement vous donnent un électrochoc et vous donnent envie de retrousser les manches et de faire tout ce qu'il faut pour faire de vos rêves une réalité. Et c'est ce que nous allons faire aujourd'hui. On va se retrousser les manches. Et pour donner une suite à l'épisode antérieur sur les rêves, maintenant on va dire concrètement comment peut-on faire pour réussir, et aussi que dit la science pour nous aider à maximiser nos résultats.

Quand la vie vous donne un coup de pied aux fesses

Oui, parfois la vie vous donne un coup de pied aux fesses et vous met en mouvement. Elle vous amène dans une sorte de philosophie forcée qui vous impose une réflexion sur ce que vous faites, ce que vous avez fait et ce que vous pourriez faire. C'est exactement ce qui nous est arrivé il n'y a pas longtemps avec un très très très bon et proche ami, Franck, qui dans le profil des personnes que je connais est probablement la personne qui a vécu la vie la plus remplie que je connaisse. C'était un sacré travailleur, mais il y avait une chose qui primait par-dessus tout : c'était le plaisir qu'il s'apportait à vivre une belle vie.

Alors, des gens comme lui, j'en ai rencontré plein. Franck, je faisais partie de l'industrie de la glisse dans laquelle j'ai travaillé pendant de longues années, dans laquelle j'ai vécu probablement certaines des meilleures et des plus belles années de ma carrière, parce que nous étions une industrie de rêveurs et de fous qui ne voulaient qu'une chose : faire de nos rêves une réalité. Et il faut dire que pendant 15 ans, j'ai vécu une vie de carte postale, une véritable vie de rêve, avant de me prendre le mur à 200 km/heure et de faire un gros burn-out parce que j'ai brûlé un peu la chandelle par les deux bouts. Mais ça, c'est une autre histoire.

Franck, je le connais depuis cette époque, ça vient faire une grosse, grosse vingtaine d'années. Et il ne se passait pas un seul week-end sans que Franck ne parte faire quelque chose. Du parapente, du surf, du wing, des voyages en van, bref. En veux-tu, en voilà. C'était une vie extrêmement chargée. Et soudainement, il y a six mois, le destin frappe à sa porte. Et là, il se retrouve avec un accident vasculaire cérébral qui le ramène à l'hôpital, qui le laisse en équilibre entre la vie et la mort. Et aujourd'hui, il a à peine l'usage de ses membres. On pensait qu'il n'aurait aucun usage ni de ses membres, ni de sa parole, ni de ses capacités à faire quoi que ce soit. Et le voici qu'il est en train de lutter. Et contre tous les pronostics médicaux, il est en train d'obtenir des résultats extraordinaires.

Et donc cette personne qui m'a inspiré pendant des années par rapport à la qualité de vie qu'il était capable de s'apporter, aujourd'hui m'inspire encore plus parce que c'est un battant. Et je me dis : moi qui suis en pleine santé, moi qui ai toutes mes capacités, moi qui suis là à me plaindre des petits problèmes que j'ai au quotidien, que puis-je dire face à l'ampleur réelle du défi que Franck a affronté chaque jour et comment il est en train de s'en sortir ? Mais mieux que ça, je suis persuadé, je suis persuadé qu'il va aller encore plus loin et qu'il va laisser bouche bée tous les médecins. J'en suis profondément convaincu. Et pourtant, c'est une tâche herculéenne qu'il a devant lui, mais je n'ai aucun doute.

Alors je prends mes tâches à moi, mes objectifs à moi, mes problématiques à moi du quotidien et j'ai beaucoup plus de doutes. Et là, sur des choses beaucoup plus simples en comparaison, beaucoup plus anodines, voire d'une mesure absolument incomparable, je me vois douter, me poser des milliards de questions et me créer des limitations. Et là je me dis : n'y a-t-il pas un gros gros décalage ? Est-ce que c'est parce que je crois en l'autre et que l'autre sera capable de faire, mais en même temps je n'ai pas à le faire, que j'ai cet optimisme-là ? Ou s'agit-il juste du fait que je ne suis pas en capacité de m'appliquer à moi-même la confiance que j'ai en ce cher ami Franck ?

Et quand je le regarde sous cet angle-là, je me rends compte que c'est plutôt ça. Le confort de la vie qui s'instaure, les craintes, les difficultés, les doutes, les croyances limitantes, les pensées envahissantes, et toutes ces choses-là, le juge intérieur, le saboteur intérieur, vous rassemblez tous ces gens-là, et en fin de compte, tu ne fais qu'avancer au ralenti de ce que tu serais capable de faire.

Bien. Fort de cette inspiration-là, nous avons pris une décision. Et c'est qu'ensemble, ces amis proches, nous allons œuvrer à l'impossible possible. Et de un, mettre en boîte toute cette quantité de choses qui pourraient être faites et qui pourraient l'aider à aller encore plus vite et encore plus loin. Et ça, c'est de un. Mais ensuite, c'est encore mettre la responsabilité à l'extérieur, où nous ne sommes que spectateurs. Et de là, la question c'est : les gars, et nous, qu'est-ce que nous allons faire pour sortir de l'injonction et de la motivation ? Pour que nous-mêmes, nous nous mettions en mouvement avec exactement les mêmes ressources. Quels sont tous ces rêves que nous voulons accomplir et qui restent encore dans la boîte des « peut-être un jour viendra » ? Nous allons sortir tout le contenu de cette boîte-là et nous allons nous mettre en mouvement.

Et cet épisode est exactement ça. Dans l'épisode antérieur, nous avons parlé des rêves, une porte vers de nouveaux potentiels. Mais ça reste encore un rêve. Et nous allons sortir de l'illusion, dont nous nous parlions la dernière fois, avec des outils concrets, spécifiques. Du coup, dans cet épisode, ce que vous allez découvrir, pour aller droit au but :

  1. Que dit la science sur les meilleurs moyens d'atteindre ses objectifs ?
  2. Et ensuite, pour que ce soit extrêmement concret, je vais vous donner une méthode précise. Et si vous la mettez en application au quotidien, je vous garantis qu'en un an, vous atteindrez des résultats que vous aurez cru impossibles le jour de votre démarrage.

La mission de cette chaîne

Mais avant de continuer, chers amis, permettez-moi de vous dire que le but de cette chaîne est de diffuser au plus grand nombre et gratuitement des clés et des pépites pour la transformation et la croissance personnelle. Nous voulons vous apporter des contenus positifs, constructifs, pédagogiques, humains et responsables, servis avec pragmatisme et une approche pratique qui donne toute sa place au bon sens et à l'importance de l'expérience vécue. Ce qui nous intéresse avant tout, c'est de partager avec vous un comment pour vous permettre de faire et de passer à l'action concrète, et pas juste de philosopher ou de nourrir le mental. Car le moment est venu de réinventer notre humanité, et ce n'est pas en restant dans le cadre que nous allons le faire.

Cette chaîne de podcast fait partie d'un projet de contribution et de diffusion de plus grande ampleur pour aller au cœur de l'humain et de son potentiel. Ce projet s'appelle Konxus Media, le média pour une vie pro et perso en conscience. Retrouvez-nous sur www.konxus-media.com ou retrouvez-nous aussi dans notre nouvelle version papier du magazine Konxus que vous pouvez découvrir en vous abonnant sur www.konxus-media.com/abonnement. Et si vous voulez parler avec nous, partager des réflexions, voire nous demander des thématiques pour de futurs épisodes, écrivez-nous.

Ce que dit la science : la concentration (Clifford Nass, Stanford)

Alors maintenant, pour aller droit au but, la première chose que l'on va faire, c'est d'écrire ce que l'on apprend grâce à la science sur notre efficience, nos résultats ou le manque de ces derniers. Et je vais commencer tout d'abord par citer le professeur Clifford Nass de l'université de Stanford qui, en 2009, a fait une étude extrêmement intéressante parce qu'il a voulu regarder comment se passe une journée normale de quelqu'un d'efficient et d'efficace. Et il s'est rendu compte qu'en dépit des bons résultats que cette personne pouvait atteindre, il y avait un contexte indépendant des qualités de la personne qui influençait les résultats et l'efficience de cette dernière.

Du coup, qu'est-ce qu'ils ont découvert ? Ils ont découvert qu'en moyenne, quelqu'un qui se concentre sur des tâches importantes... On ne parle pas des personnes qui sont complètement dispersées. Donc, si jamais vous considérez que vous êtes une de ces personnes un peu dispersées et qui ont du mal à se concentrer sur certains points, ce que vous devez faire, c'est l'une des grandes bases de l'efficience dans le monde de l'entreprise. La première chose que vous avez à faire, c'est de vous ouvrir des parenthèses que l'on appelle de haut rendement. Vous choisissez quels sont ce qu'on appelle les gros cailloux, les choses qui sont réellement importantes, qui vont faire évoluer votre vie ou votre carrière ou vos projets. Et quand vous ouvrez une plage de haut rendement, vous vous isolez de tout. Vous dites à tout le monde de ne pas vous enquiquiner. Vous coupez le téléphone, vous coupez Internet, vous coupez les adresses mail, vous coupez toute source de distraction et vous vous attelez à faire ce travail-là.

Si vous avez déjà l'habitude de faire ça, vous rentrez dans le contexte de l'étude de Clifford Nass. Du coup, on se retrouve face à des personnes qui travaillent déjà sur des gros cailloux. Sauf qu'il y a un contexte qui rend certaines beaucoup plus efficaces et efficientes que d'autres. Et ce contexte est celui de notre vie de tous les jours et des interruptions que nous subissons. Il s'avère qu'en moyenne, d'après l'étude de Clifford Nass, de Stanford University, nous aurions une interruption toutes les 11 minutes. Et si vous additionnez la durée de chacune des interruptions, cela correspond à un tiers de votre journée.

C'est-à-dire que vous vous focalisez sur un projet, vous êtes interrompu, ce qui vous oblige à décrocher, à déconnecter votre concentration, à vous occuper de la source qui vous a fait décrocher. Et ensuite, une fois que vous avez clôturé cette interruption-là, vous lui avez donné la réponse attendue ou quoi que ce soit, vous devez vous reconcentrer sur ce que vous étiez en train de faire, c'est-à-dire reconnecter à ce que vous faisiez et reprendre le boulot. Sauf qu'11 minutes plus tard, vous allez avoir une autre interruption, et ainsi de suite, ce qui fait que les journées deviennent très très très longues et difficiles à aboutir.

Donc ça amène à un résultat et une sensation de ne jamais avancer au rythme voulu, une sensation de frustration car on finit la journée et on se dit : je ne sais même pas ce que j'ai fait. Je n'ai fait que courir dans tous les sens, mais en réalité je n'ai rien fait de productif et mes gros projets n'avancent pas comme je voudrais. « Je voudrais finir quelque chose en une journée, deux journées, et j'y suis dessus depuis trois semaines et je n'arrive pas à les aboutir. » Je suis sûr que vous connaissez cette sensation.

Eh bien Clifford Nass nous dit que ceux qui font comme je vous ai suggéré au début, c'est-à-dire qu'ils créent des parenthèses de haut rendement où ils se coupent absolument de toutes sources d'interruption, ces personnes-là en particulier sont celles qui obtiennent les meilleurs résultats et ont la meilleure efficience. Et ce n'est pas toujours rattaché aux compétences et aux connaissances de la personne. C'est qu'elles sont beaucoup plus concentrées sur le travail. Du coup, ceux qui font ça ont plus de temps libre, parce qu'ils sont moins dispersés, ils perdent moins de temps dans la journée. Imaginez, un tiers de la journée qui part en interruption. Ils ont une clarté mentale beaucoup plus importante, puisqu'ils ne sont pas dispersés dans tous les sens, ils obtiennent beaucoup plus de résultats et surtout une sensation de satisfaction nettement meilleure.

Face à eux, il y a le groupe des gens normaux, comme vous et moi qui nous laissons interrompre toutes les 10 minutes. Eh bien, on vit beaucoup plus stressé, on commet beaucoup plus d'erreurs, on obtient beaucoup moins de résultats et une efficience nettement moindre. Et ceci, c'est pour commencer, car il y en a plein d'autres. Merci Clifford Nass et l'Université de Stanford.

Mentalité fixe et mentalité de croissance (Carol Dweck, Stanford)

Et maintenant, nous allons quand même rester à Stanford, mais cette fois-ci, nous allons parler de Carol Dweck, qui, en fin de compte, face à une situation, a opposé deux types de mentalités. Il y en a une qui va avoir beaucoup plus de difficultés à atteindre des résultats et à exprimer son potentiel. Et de notre côté, on a une autre mentalité qui, elle, va embrasser pleinement les possibles et toucher souvent des impossibles possibles. Ces deux mentalités ont deux noms. D'un côté, on a ce qu'on appelle la mentalité fixe et de l'autre côté, on a la mentalité de croissance.

La mentalité fixe est propre à ces personnes qui n'aiment pas le changement, celles qui vont trouver une opposition à tout ce qui se dit, à toute nouveauté et qui vont avoir tendance à vouloir rester dans un domaine connu, à faire comme on a toujours voulu faire et comme on a toujours fait. « Ça a marché jusqu'à aujourd'hui. Je ne vois pas pourquoi ça ne marcherait pas. » Ces personnes-là, quand elles se mettent en mouvement et qu'elles acceptent de changer, c'est souvent pour optimiser l'existant. Elles ont horreur d'inventer quelque chose. Elles ont horreur de passer d'un modèle A à un modèle B. Ce qu'elles veulent au mieux, c'est passer de A à A prime ou double prime.

Du coup, souvent, on oppose ce genre de personnes. On a d'un côté les personnes qui ne veulent pas bouger et de l'autre côté, les personnes qui veulent créer, développer, innover, croître, imaginer. Et c'est ce clivage qui oppose souvent deux types de personnes. Or, d'après les travaux de Carol Dweck, on apprend que ce type de mentalité dépend à l'origine de l'éducation que nous avons eue de nos parents. Et la mentalité fixe naît des enfants qui ont été éduqués à éviter l'échec, à éviter les problèmes et qui ont été éduqués dans la peur. Face à ça, on va aller développer une mentalité fixe. Pourquoi ? Parce qu'on va vouloir développer un contexte dans lequel on n'aura pas de problème, dans lequel il n'y aura pas de peur, et c'est ça l'espace confortable. Alors que les enfants qui ont été incités à essayer, à réessayer, à se tromper et à développer se retrouvent face à une mentalité de croissance, c'est-à-dire qu'ils vont être plutôt des explorateurs de l'inconnu, alors que les autres seront des défenseurs du connu.

Sauf qu'au moment d'avoir une vie épanouie, d'aller vers ses rêves comme on disait dans l'épisode antérieur, la mentalité fixe, dont le but est d'éviter l'échec, pose des limites artificielles au mouvement. Du coup, sans le vouloir, de façon inconsciente, on se retrouve avec des personnes qui refusent l'apprentissage, la remise en question, qui vont avoir beaucoup plus de chances de tomber dans l'abattement, qui seront beaucoup moins dans l'effort positif et qui rentreront surtout dans l'effort contraint, quand elles n'ont plus le choix. Et tout ceci amène à des résultats nettement inférieurs. Aussi, il va y avoir des vies beaucoup plus contrôlées et beaucoup plus limitées. Ce qui amène in fine à des personnes qui expriment beaucoup moins leur potentiel.

Si vous vous reconnaissez dans certains de ces détails ou une grande partie de ces détails, dites-vous que peut-être l'éducation que vous avez eue vous a amené à agir comme ça. Mais il y a une bonne nouvelle : vous n'êtes pas condamné. Carol Dweck nous dit que ce genre de mentalité peut changer et on peut rentrer dans une mentalité de croissance dès le moment où l'on identifie que notre modèle opératoire est avant tout et surtout un modèle de mentalité fixe. Dès le moment où on commence à le challenger — et le conseil c'est de le challenger en douceur, pas se mettre des gros challenges d'innovation et de transformation parce que ça peut être accablant et étouffant d'anxiété pour vous — vous allez petit à petit vous mettre en situation de croissance, c'est-à-dire de changement, de transformation, d'acceptation de l'inconnu. Et chemin faisant, vous allez pouvoir vous habituer à passer d'une mentalité fixe à une mentalité de croissance qui apporte des résultats positifs exactement à l'opposé des résultats négatifs proposés par la mentalité fixe.

Mais Carol Dweck de Stanford nous rappelle : attention, tous ceux d'entre vous et toutes celles d'entre vous qui êtes dans la mentalité de croissance, ne pensez pas que vous allez réussir toujours à avoir une mentalité de croissance. Car il peut se passer des choses dans votre vie qui font que vous allez doucement et sans vous rendre compte tomber dans une mentalité fixe. Et l'exemple classique de cela, c'est que quand on est jeune et qu'on n'a rien à perdre, on a une mentalité de croissance. Et ensuite, quand on vieillit, on développe la famille, la maison, les responsabilités, les emprunts bancaires, les ceci, les cela. Toutes ces choses-là vont nous amener vers une mentalité fixe. Mais l'un peut amener à l'autre, tout comme l'autre peut amener à l'un. On est, Dieu merci, flexible et perméable à ce type de changement.

La discipline : le mythe des 21 jours (University College London)

Donc maintenant que vous savez qu'il est d'abord question de mentalité, on va maintenant parler de discipline. Ceux qui me connaissent et qui nous suivent depuis longtemps connaissent déjà cette histoire parce que j'adore la présenter, parce qu'il s'agit d'une étude de l'University College of London, en 2009 aussi. Et cette étude met à terre la théorie fameuse des 21 jours pour changer une habitude. En fin de compte, l'histoire de ces 21 jours est une histoire de marketing.

Dans les années 70, un Américain qui était un génie du marketing décide de vendre un système de développement personnel. Et comme réclame marketing, il ne trouve rien de mieux que de dire « prouvé par la science » — ce qui n'était pas vrai — « en 21 jours, vous pouvez intégrer un changement radical dans votre vie ». Je sais que vous avez entendu cette promesse des milliards de fois. À l'origine, c'était juste une publicité pour vendre quoi ? Une méthode qui, elle, faisait 21 jours. Donc, le bonhomme a dit 21 jours, il a argumenté avec du marketing et il s'est inventé la fameuse parenthèse des 21 jours.

Et là arrive l'étude de l'University College of London, alors que maintenant, dans l'inconscient collectif, tout le monde pense qu'il y a des études scientifiques sérieuses qui prouvent qu'il suffit de 21 jours pour changer une habitude. Eh bien, arrive l'University College of London et il nous met tout ça à terre. Ils font exactement cette étude auprès de plusieurs centaines de personnes. Et il s'avère qu'en moyenne, il faut non pas 21, mais 66 jours pour intégrer un changement. La fourchette allant des plus rapides, 18 jours, au plus lent, 254 jours.

J'ai une bonne nouvelle. Celui qui a fait ça en 254 jours, il faut le nommer parce qu'il faisait partie de l'étude, mais c'était une pauvre petite brebis galeuse qui vraiment ne s'en sortait pas et qui était loin, loin, loin, loin, loin. Les chercheurs nous rappellent que la concentration est beaucoup plus proche de 18 que de 254. Et la moyenne, c'est pour cela qu'elle est à 66. Donc, ne pensez pas que vous avez trois quarts d'un an pour pouvoir établir un changement. Ce bonhomme-là était une grosse exception dans l'étude.

Ceci étant dit, quand on vous dit que le plus rapide des centaines de personnes a intégré un changement en 18 jours, ça veut dire que si vous achetez une méthode en 21 jours, vous allez intégrer ce changement si et seulement si vous faites partie des ultra-rapides de notre société. Si ce n'est pas le cas, il vous faudra plus de 21 jours. Mais si vous avez déjà acheté ce genre de service, ce que je vous invite à faire, c'est de multiplier les 21 jours. Vous le faites une première fois, une deuxième fois, une troisième fois éventuellement, et dans cette parenthèse, vous avez de très fortes chances d'arriver à des résultats remarquables. Parce que la moyenne d'un changement est de 66 jours. C'est le temps qu'il faut pour qu'une nouvelle habitude devienne une habitude intégrée, qui fonctionne en pilote dit automatique. Vous vous êtes programmé pour faire ça sans réfléchir. Et là, vous savez que vous avez gagné le concours du changement. C'est ce que j'appelle moi créer de nouveaux rituels.

Si vous voulez en savoir beaucoup plus sur toutes ces questions-là, je vous invite à découvrir la série d'épisodes que nous avons faite sur créer des habitudes en béton. Une série en deux épisodes, le 48 et le 49, qui vous donneront pléthore de détails sur comment créer de nouvelles habitudes, qui est le secret pour des changements durables et qualitatifs. Si jamais vous n'avez pas écouté ces épisodes, ça veut dire que vous n'êtes pas abonné à la chaîne : je vous invite à le faire, mettez la petite cloche de notification. Et la meilleure chose que vous puissiez faire pour nous rendre service, c'est une contribution qui ne coûte pas d'argent : si notre travail vous plaît, c'est de nous mettre une note et un commentaire sur Apple Podcast ou Spotify. Plus nous aurons d'étoiles et de commentaires positifs et plus cette chaîne sera promue auprès de larges audiences. Donc merci si vous voulez contribuer avec nous à diffuser et à faire le succès de cette chaîne. Et après, parlez-en autour de vous parce que les meilleures fêtes sont toujours entre amis.

Quand l'habitude s'installe (chercheurs australiens)

Du coup, maintenant que vous avez appris qu'il vous faut une certaine durée de temps pour intégrer de nouvelles habitudes — je refais un rappel entre parenthèses : des détails beaucoup plus précis dans les épisodes que je vous ai préconisés tout à l'heure — sachez que Megan Oaten et Ken Cheng, des chercheurs australiens qui ont pris une suite à l'étude de l'University College of London, ont prouvé que quand vous arrivez à intégrer de nouvelles habitudes (en vous, tel que décrit dans les deux épisodes que je vous ai dit, 48 et 49), les personnes obtiennent beaucoup plus de résultats, elles ont plus de succès, elles ont une vie plus simple, une meilleure hygiène de vie, une sensation de faire les choses avec beaucoup moins d'effort, vivent avec beaucoup moins de stress et ont beaucoup plus d'énergie. Elles vivent avec une patate d'enfer.

Du coup, ce que l'on apprend grâce à l'University College of London et ce que l'on apprend grâce à ces chercheurs australiens, c'est que la discipline est juste une durée déterminée dans le temps. Quand on vous dit que vous devez être discipliné toute votre vie et que vous, vous considérez que vous avez du mal avec la discipline, libérez-vous du poids de cette responsabilité. Si vous tenez 66 jours en moyenne — certains auront besoin de moins que ça — si vous tenez ça en moyenne, le reste commencera à se faire, je mets des guillemets, « tout seul ». Et donc il faudra beaucoup moins d'efforts de volonté.

Deuxième bonne nouvelle : la volonté nécessaire pour être discipliné se réduit avec le temps. Donc vous n'avez pas besoin d'arriver au 66e jour pour vous rendre compte qu'il vous faut beaucoup moins d'efforts de discipline pour arriver au bout. La réalité, c'est qu'il y a juste une parenthèse, à peu près une à deux semaines après le début du nouveau changement. Donc on est entre 7 et 15 jours dans la parenthèse moyenne de 66 jours. Dans cette parenthèse-là, si vous n'y arrivez pas, c'est parce que vous avez passé le cap de motivation. C'est la première semaine, parfois ça dure deux semaines, et après ce cap de motivation initial, il y a une descente, où là on commence à rechigner, on n'a plus envie, on sent l'effort parce que la motivation n'est plus là.

Si à ce moment-là, à ce moment-là, vous faites preuve de discipline, vous dites « non, je vais continuer », ça va durer en moyenne une à deux semaines, pas plus, pas plus. Et si vous tenez une à deux semaines de motivation plus une à deux semaines de discipline ferme, vous aurez fait entre deux et quatre semaines de pratique. Le reste se fera beaucoup plus facilement, presque tout seul. Ainsi, n'importe qui peut être discipliné pendant au moins une à deux semaines. Et vous verrez que l'effort requis se réduit très clairement.

Et dernière bonne nouvelle, c'est que vous ne serez pas toujours condamné à avoir besoin de la même quantité de jours pour intégrer un changement. Plus vous intégrez de changements, plus cette gymnastique vous entraîne et plus rapidement vous serez en mesure d'intégrer de nouvelles habitudes. Donc, cette moyenne de 66 jours est une moyenne flexible qui, avec un peu d'entraînement, peut se réduire.

La volonté est un muscle (Stanford & université du Néguev)

Et maintenant que je vous ai dit ça, parlons volonté. Un autre grand mot qui parfois donne des frissons dans le dos. Des chercheurs de Stanford, en équipe avec des chercheurs de l'université du Néguev, ont étudié la qualité des décisions et la volonté requise pour prendre des décisions, mais aussi la teneur des décisions qui sont prises au gré d'une journée. Et pour cela, ils se sont intéressés à des jurés, des jurés qui devaient voir beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup d'audiences en une journée. Donc des journées très, très chargées. Des audiences qui avaient des implications importantes. C'est-à-dire que le jugement qui sortirait du travail fait par les jurés avait des implications dans la vie de personnes qui pouvaient aller jusqu'à des condamnations à prison ferme. Du coup, les jurés étaient très conscients de l'importance des décisions qu'ils devaient prendre.

Nous sommes là dans un contexte qui exige un effort important d'analyse, de compréhension, de filtrage des différentes nuances pour aller au cœur de la question et prendre la meilleure décision possible au niveau de l'audience et du jugement. Bien, dans ces contextes-là, il faut que les jurés fassent un effort de volonté très important pour rester concentrés dans toutes les informations et leurs nuances et ensuite prendre une décision. Ainsi, l'étude a prouvé que les grandes décisions comme celle-ci exigent beaucoup, beaucoup, beaucoup de volonté et ont un tribut très cher à payer en termes d'énergie.

Ainsi, au gré de la journée, ils ont observé qu'au début de la journée, les jurés prenaient des décisions beaucoup plus nuancées qui souvent avaient tendance à être plus positives qu'en fin de journée, où il était assez clairement visible dans l'étude que les jurés basculaient dans ce que les chercheurs ont appelé un « mode par défaut ». C'est-à-dire que dans la deuxième partie de la journée, la fatigue les amenait à avoir beaucoup plus de difficultés à aller dans les nuances de l'information qui était perçue et donc ils allaient vers un choix sécuritaire qui souvent était celui de rejeter les demandes du simple fait qu'ils n'avaient plus la bande passante nécessaire pour prendre les décisions qui s'imposaient.

Du coup, les chercheurs ont ainsi prouvé qu'au-delà d'un certain degré de fatigue, le cerveau déconnecte et passe dans les modes par défaut qui sont ceux de l'expérience accumulée au gré de sa vie et de sa carrière. Mais le choix par défaut est-il un bon choix ? Et la question mérite d'être posée.

Du coup, nous avons ici deux lignes de travail qui pourraient être très intéressantes pour voir comment vous prenez vos décisions. La première : toutes les décisions importantes de votre vie, les prenez-vous le matin, l'après-midi ou le soir ? Si vous êtes de ceux qui décident le soir ou l'après-midi, posez-vous la question de la récurrence de vos décisions, l'état d'être dans lequel vous êtes et quel est le choix par défaut qui s'impose dans ces contextes-là, si vous avez un choix par défaut clairement identifiable.

Quoi qu'il en soit, les chercheurs de Stanford et de l'université du Néguev, Ben Gourion, ces chercheurs-là vous disent : le matin, avant que vous ayez pris une décision quelconque importante, vous allez volontairement vous imposer de prendre des décisions importantes le matin pour votre vie, pour votre carrière, pour vos projets. Et dans cette parenthèse-là, une fois qu'elle est bouclée, vous pouvez vous attaquer au reste de la journée. Et là, vous vous rendrez compte que — et là je cite d'autres chercheurs de Stanford, en particulier Walter Mischel, qui dit que plus vous avez de stock, je mets des guillemets, de « volonté », plus vous avez de succès dans la vie. Mais comme on sait que le stock de volonté se réduit, suivant la quantité de décisions que nous avons à prendre dans la journée... CQFD, Walter Mischel, ce qu'il dit, c'est que ceux qui prennent des décisions importantes le matin ont le plus de succès.

Pourquoi ? Parce que dans un article du Journal of Personality and Social Psychology de 2007, on apprend que la volonté est presque un muscle tellement elle est gourmande en glucose. Donc, dans cet article-là, les chercheurs ont dit que la volonté était un muscle invisible, très gourmand en glucose. Et c'est ça qui explique le fait que l'on perd en énergie. La volonté, l'effort de volonté nous bouffe notre base énergétique. Du coup, on se fatigue, on a du mal à prendre des décisions et là, on tombe dans le choix par défaut. Suivant la mentalité que vous avez, fixe ou de croissance, je vous laisse déjà imaginer la probabilité de tomber dans un choix par défaut, heureux ou malheureux.

Ainsi, en poussant plus loin, les chercheurs nous donnent des pépites parce qu'ils nous disent, d'après leurs études, quels sont les gros consommateurs de volonté, à savoir : intégrer de nouvelles habitudes, filtrer les distractions, résister à la tentation, contrôler les émotions, contenir son agressivité, contrôler ses pulsions — mais il y en a encore — passer des examens ou des entretiens, essayer d'impressionner, gérer la peur, faire quelque chose que l'on n'aime pas, et choisir des récompenses à long terme plutôt qu'à court terme. Je vous ai donné une liste qui vaut de l'or. Rembobinez, notez-la. Et quand vous avez à prendre des décisions importantes, créez un contexte d'activité de haut rendement qui filtre absolument chacun des points que je viens de vous citer et vous maximiserez vos chances de succès.

L'effet domino (Whitehead, American Journal of Physics)

Maintenant, nous allons partir en 1983 et découvrir les travaux de Whitehead, un scientifique qui a fait une publication dans l'American Journal of Physics. Un groupe de scientifiques se sont rassemblés et ils ont voulu étudier l'effet domino et comprendre quelle taille doit avoir au maximum un domino pour qu'il puisse basculer par l'effet de la chute du domino précédent, en sachant que si le deuxième domino est plus petit que le premier, il tombera à tous les coups. Donc on veut savoir jusqu'où je peux faire grandir un domino pour qu'il tombe quand même dans l'effet domino.

Ainsi, ils se sont rendus compte qu'un domino peut faire tomber un autre domino si et seulement si le suivant est au maximum 50 % plus grand que le domino en question. Et là, ils ont poussé plus loin la réflexion. Ils disent : dans ce cas-là, quelle taille auraient les dominos si, d'un domino à l'autre, on augmente de 50 % ? Et là, la symbolique est devenue extrêmement intéressante et on va la récupérer dans l'explication que nous allons faire pour cet épisode.

Parce que le premier domino qu'ils ont utilisé faisait 2 pouces, à savoir 5,08 cm. Le domino de départ avait cette taille-là et tous les suivants étaient 50 % plus grands. Très rapidement, ils se sont rendus compte qu'ils n'allaient pas pouvoir en construire beaucoup. Parce qu'au niveau du 24e domino, ils auraient dû construire un domino de la taille de la tour de Pise, à savoir de 57 mètres. Au niveau du 28e domino, ils auraient dû construire un domino presque de la taille de la tour Eiffel, qui fait 300 mètres : le domino en question ferait 288 mètres. Au niveau du 37e domino, il serait à 2 248 mètres au-dessus du mont Everest. Et le 63e domino serait à 35 000 kilomètres au-delà de la Lune.

C'est là que, du coup, les chercheurs ont amené à prendre conscience que, un pas après l'autre, pour peu que le pas suivant vienne construire par-dessus ce que vous avez fait la veille et vienne rajouter quelque chose, vous amène irrémédiablement dans une logique arithmétique qui vous permettra d'atteindre la Lune, voire les étoiles. Ainsi, ce qu'ils nous apprennent, c'est que ce qui est essentiel, c'est la consistance et la régularité. La consistance, c'est que si vous commencez à travailler dans quelque chose, dans 6 mois, si ça dure 6 mois, vous y êtes encore, vous n'avez pas lâché l'affaire. Ça, c'est la consistance. Sauf que si vous manquez de régularité, il se peut que vous mettiez des coups : vous travaillez 2 jours dessus et vous ne travaillez pas dessus pendant 15 jours et vous retravaillez deux jours, et ces coups de collier font qu'en manque de régularité, forcément les résultats que vous allez obtenir seront moindres.

Donc, ceux-ci nous disent : au lieu de vous mettre des tâches herculéennes, donnez-vous des petites tâches. La consistance fait qu'une petite tâche, le lendemain, est construite par-dessus ce que vous avez fait la veille. Et vous rajoutez un supplément. Et là, c'est l'équivalent d'un X % que vous mettez dans votre pièce de domino qui sera plus grande aujourd'hui qu'elle n'était hier. Et demain, vous faites exactement la même chose. Consistance, régularité. Les deux secrets.

Et les chercheurs de Whitehead ont prouvé que si vous adoptez cette posture, vous allez avoir beaucoup plus de force dans l'action, beaucoup moins de limites et beaucoup plus de courage pour faire face à vos défis. Car vous n'êtes pas un petit domino de 5 cm qui regarde la Lune et qui se dit « c'est impossible ». Vous êtes un petit domino qui regarde le domino suivant qui est de quelques points de pourcent plus grand que lui et qui dit « lui, je sais que je peux l'abattre. Demain on verra comment celui que je vais abattre abattra le suivant. Ce n'est pas mon problème. Aujourd'hui je fais le nécessaire pour que demain puisse être fait le nécessaire. » Ceux qui, au contraire, sont dans la posture de regarder le petit domino et d'observer la Lune vont se créer beaucoup plus de peur, beaucoup plus de doute et avoir une perception du risque beaucoup plus importante que dans l'autre cas. Et tout ceci exige une seule chose, d'après les chercheurs : du travail sur soi.

Une parenthèse : le magazine et le livre

Et bien vous êtes là, au bon endroit, car c'est exactement ce que nous faisons dans cette chaîne de podcast. J'en profite pour faire une petite parenthèse et vous dire deux choses. Aujourd'hui, nous faisons une chaîne de podcast de grande diffusion, totalement gratuite et sans publicité. Vous avez une façon de nous aider si vous voulez contribuer à nos efforts de diffusion. C'est soit de vous abonner au magazine Konxus. Vous trouvez ceci sur www.konxus-media.com/abonnement. Vous pouvez vous abonner à notre magazine, vous découvrirez des articles extraordinaires dans la ligne de ce que nous faisons dans la chaîne de podcast, mais complètement exclusifs. Et nous travaillons avec un groupe fabuleux d'experts pour une vie pro et perso en conscience.

Et en parallèle, l'une des pistes de monétisation que nous allons développer, ce sont les livres. Si vous passez un bon moment avec nos podcasts, sachez que j'ai publié mon premier livre, Quick Wins, des résultats et une énergie de ouf en claquant des doigts. Le livre pour booster votre potentiel. C'est un livre dont le but est tout simplement de donner envie. C'est de prouver qu'en claquant des doigts, vous pouvez obtenir des résultats remarquables. L'intention qu'il y a derrière, c'est qu'une fois que vous avez obtenu des résultats remarquables, je sais que vous voudrez aller plus loin et éveiller le véritable potentiel qui est au fond de vous. Vous allez découvrir des choses absolument extraordinaires dans ce livre-là. Il est sourcé, il est travaillé de façon sérieuse, approfondie et pragmatique.

Bref, le reste vous pourrez le découvrir avec Konxus Magazine, Konxus Media, nos podcasts. Si vous voulez nous filer un petit coup de main, n'hésitez pas à vous abonner, n'hésitez pas à acheter mon bouquin et surtout, si vous achetez le livre ou si vous l'offrez à quelqu'un, n'oubliez pas, mettez un commentaire et des étoiles, car comme avec les podcasts, plus nous avons d'étoiles et de commentaires positifs et plus ce livre sera promu auprès de larges audiences. Vous le trouverez, j'ai oublié de le dire, sur Amazon.

L'exercice : rendre l'impossible possible

Et maintenant, nous allons nous retrousser les manches et passer à l'exercice de l'impossible rendu possible. Le moment est venu de se retrousser les manches. Et pour cela, vous allez avoir besoin d'une feuille de papier. Vous allez avoir besoin aussi d'un stylo. Et vous allez avoir besoin d'un peu de temps. Si vous avez ça, il ne vous manquera qu'une seule chose : c'est la volonté de changer radicalement votre vie pour le meilleur. Est-ce que vous êtes prêts ? Est-ce que vous êtes prêtes ? Parce que c'est maintenant que ça se passe.

Étape 1 : décrire votre impossible possible

Vous allez commencer par remplir vos feuilles blanches par une description de où vous voulez être dans un an. C'est la période idéale. Cet épisode est publié début janvier, juste après la nouvelle année. On est en plein dans les bonnes résolutions du début d'année. Eh bien, écrivez tout ça, toutes les choses que vous aimeriez faire, que vous vous êtes promis de faire, décrivez-le avec tout luxe de détails. Et vous allez le décrire à la main. Vous allez écrire à la main parce qu'il existe un lien entre la main et le cerveau. Et donc, ce que vous écrivez de façon manuscrite est nettement mieux intégré par le cerveau que si vous le tapez sur un clavier. Donc, exercice d'écriture à la main. Si vous êtes comme moi, de ceux qui écrivaient toute la journée sur un clavier, je peux vous dire qu'à un moment donné, la main, elle va faire mal parce qu'on a perdu l'habitude d'écrire. Eh bien, vous vous reposez, vous vous faites un thé et vous revenez. Vous décrivez avec grand détail votre visualisation de où vous en êtes. Et ne vous arrêtez pas à trois lignes. C'est pour vous que vous faites ça. Faites-vous plaisir. Donnez-vous le temps de vraiment visualiser et vivre la version sublimée et augmentée de vous-même dans un an. Et ça, ça va être la première partie de votre exercice.

Une fois que vous aurez décrit tout ça, vous allez appeler ça votre impossible possible. Il est impossible si toute chose reste égale par ailleurs. Il est impossible d'atteindre une version augmentée et superlative de vous-même si vous continuez à faire les choses comme vous les faites aujourd'hui. Si vous faites toute chose égale par ailleurs, la seule chose que vous allez obtenir, c'est une version équivalente à celui ou celle que vous êtes aujourd'hui. Donc, pour trouver cette version augmentée, on va viser un impossible. Pourquoi est-il impossible ? Parce que les choses, si elles restent telles qu'elles sont aujourd'hui, rien ne va changer. Par contre, il est possible si vous décidez de changer un certain nombre de choses. Les études scientifiques du début du podcast vous ont donné toute une série de recommandations. Les deux épisodes sur créer des habitudes en béton vont vous donner le reste de l'information dont vous aviez besoin pour tout défoncer.

Étape 2 : quatre grands objectifs trimestriels

Maintenant que vous avez fait cette description et que vous avez visualisé et décrit la personne que vous serez dans un an, vous allez réduire tous ces mots-là en quatre grands objectifs. Quatre grands objectifs pour l'année et qui seront séquencés, parce qu'il va y avoir un objectif par trimestre de l'année en cours. Et là, on est en janvier. Mais si vous m'écoutez en février, si vous m'écoutez en juillet, en août ou en novembre, on s'en fout, le mois 1 commence le mois prochain. Vous utilisez ce mois-ci pour préparer le travail que je suis en train de vous décrire et vous vous mettez en mouvement le mois prochain. Tous les jours de ce mois-ci que vous pourrez investir à commencer le travail que vous avez prévu seront des jours bonus. Vous allez avoir une année pleine, pas besoin que ce soit le 1er janvier pour que ça rentre dans les clous.

Du coup, trois mois, premier trimestre. Quel est l'objectif du premier trimestre qui mènera à un objectif au trimestre 2, qui mènera à un objectif au trimestre 3, et qui mènera à un objectif au trimestre 4 qui rende votre impossible possible ? Mais je vais un peu vous compliquer la tâche. Tout ce que vous avez décrit, vous allez essayer de l'amener vers un objectif prioritaire. Je ne suis pas en train de vous dire que vous éliminez tous les objectifs pour n'en choisir qu'un. Ce que je suis en train de dire, c'est que très probablement, la quantité d'objectifs que vous vous êtes imposés ont un point en commun. Et ça va être ça, votre impossible possible. C'est de faire toutes les choses qui vont vous amener à arriver à ça.

Étape 3 : la visualisation avec les ressentis

Du coup, une fois que vous avez décrit vos quatre objectifs trimestriels, vous allez passer à l'étape suivante de l'exercice, et c'est celui de la visualisation avec des ressentis. Vous allez prendre une autre feuille de papier dans laquelle vous allez faire 4 colonnes. Au milieu des 4 colonnes, vous allez faire une flèche qui va de gauche à droite. Ça, c'est la flèche du temps qui passe. Et à gauche, au début de la flèche, vous allez réécrire votre impossible possible qui doit rentrer en une phrase. C'est-à-dire que le gros de tout ce que vous avez décrit au début se résume à une phrase que vous avez déjà décortiquée en quatre étapes. Vous allez l'écrire parce qu'encore une fois, il est important de rappeler au cerveau pourquoi vous êtes là et que vous n'êtes pas là pour enfiler des perles.

Du coup, vous avez quatre colonnes, une flèche qui les traverse et à gauche, au début de la flèche, j'ai la description de mon impossible possible. Au bout, je vais avoir l'objectif atteint. Chaque colonne correspond à chacun des objectifs que vous avez décrits. Donc, la première colonne, c'est l'objectif du trimestre 1. Vous l'écrivez en haut de la colonne, vous écrivez l'objectif 2 dans la colonne 2, l'objectif 3 dans la colonne 3 et l'objectif 4 en haut de la colonne 4.

Ce qui fait que vous allez maintenant visualiser l'objectif numéro 1. Vous l'avez visualisé avec un luxe de détails total, comme si vous y étiez. Et vous allez essayer de sentir comment vous vivez cette visualisation. Donc, quand vous ressentez, il y a deux types de ressentis que vous allez avoir. Vous allez avoir des ressentis plus positifs : « Ah ouais, je kiffe, c'est génial, c'est trop bien. » Et parfois, la visualisation ne se passera pas comme vous voulez. Et vous allez avoir des ressentis plutôt négatifs, des empêcheurs de tourner en rond : de la peur, des boules au ventre, des visualisations qui ne veulent pas se passer comme vous voulez les visualiser. Ça, ce sont des indicateurs importants parce que le subconscient est en train de vous dire « Si tu rentres là-dedans, je vais te poser des problèmes. Je vais t'empêcher d'y arriver. Je vais t'ériger des murs inconscients. » Donc, la visualisation est déjà en train de vous dire les parties de vous qui vont s'engager pleinement ou pas dans l'atteinte de cet objectif-là.

Si vous reconnaissez des ressentis négatifs, à ce moment-là, ce que vous allez faire, vous allez visualiser ce côté, ces barrières, ces empêcheurs de tourner en rond, pour essayer dans la visualisation de les enlever, de faire le nécessaire. Vous allez vous imaginer pendant la visualisation que vous leur faites la peau et vous allez vous rendre compte qu'au fur et à mesure que vous visualisez votre combat avec ces empêcheurs de tourner en rond, petit à petit, l'histoire que votre visualisation raconte va changer et aller dans le sens d'une résolution. Et vous allez faire ça pour chaque objectif, le but étant que chaque objectif, vous puissiez le visualiser et le vivre dans vos ressentis de la façon la plus douce, agréable et enthousiasmante possible. Une fois que vous avez fait ça, vous avez déjà atteint une grande partie de l'objectif initial.

Étape 4 : décliner le trimestre en mois, avec des indicateurs clés

Maintenant, on va aller direct les mains dans le cambouis. Dans le trimestre 1, vous avez un objectif. Dans cette nouvelle feuille blanche, vous allez noter cet objectif-là. Vous allez l'écrire à la main. Et maintenant que vous savez ce que vous allez faire le premier trimestre, vous allez diviser ça en trois. Un trimestre à trois mois dont vous allez définir un objectif pour le mois 1 qui mène ensuite à un objectif pour le mois 2 et qui mène à un objectif le mois 3. C'est-à-dire que eux aussi sont séquencés dans le temps. Étape 1, étape 2, étape 3. Résultat des trois étapes : objectif du trimestre 1 accompli.

Mais pour chacun des sous-objectifs mensuels, vous allez définir un indicateur clé. C'est-à-dire une façon qui vous permette de mesurer de façon pragmatique que vous avez bien fait votre boulot et que vous êtes arrivé à l'objectif que vous vous étiez imposé. Évitez tout type d'indicateurs diffus, génériques et flous. Comme par exemple « mon bien-être va augmenter ». Il est impossible de mesurer votre bien-être si vous n'avez pas un indicateur clé spécifique. Par exemple, vous allez vous dire « je n'aurai plus du tout mal au ventre ». Ou « je vais dormir comme un bébé toutes les nuits sans me réveiller en pleine nuit ». Ça, ce sont des indicateurs mesurables qui définissent aussi un état de bien-être. Et vous pouvez faire exactement la même chose pour n'importe lequel des objectifs que vous vous êtes donnés, qu'ils soient pro ou perso.

Ainsi, à cette étape-là, pour le trimestre 1, nous avons décrit un objectif que nous avons décliné en trois étapes, pour un mois par étape. Et chacune de ces étapes-là a un indicateur clé mesurable, pragmatique et concret qui nous permet de dire très clairement si j'ai atteint l'objectif ou pas. Maintenant que vous avez fait ça, vous allez vous occuper du trimestre numéro 2 parce que vous allez faire exactement la même chose. Vous allez le décliner en 3 avec des indicateurs clairs et ensuite la même chose avec le trimestre 3 et le trimestre 4.

Ce qu'il va se passer alors, c'est que vous allez avoir un impossible possible qui s'est décliné en trois trimestres — pardon, quatre trimestres — qui eux-mêmes se sont déclinés chacun en trois sous-objectifs. Du coup, de façon globale, vous allez vous retrouver avec douze sous-objectifs qui se suivent dans le temps entre aujourd'hui et dans un an. On commence à voir non pas la Lune à atteindre, mais on commence à voir des dominos beaucoup plus petits.

Étape 5 : décliner le mois en semaines

Et c'est là maintenant que l'on rentre dans le dur du sujet parce qu'on s'approche maintenant de la mise en mouvement et de l'action concrète. Car on va faire exactement la même chose avec le mois. Mais cette fois-ci, on ne va pas le faire avec les 12 mois de l'année parce que ce serait inutile. Vous allez uniquement faire cet exercice avec le mois qui vient, le mois premier, le mois prochain, le premier mois de mise en route de votre impossible possible.

Et cet objectif mensuel que vous avez déjà défini, vous allez prendre une nouvelle feuille de papier, vous allez l'écrire en haut de la feuille, objectif mensuel écrit à la main. Et celui-ci, vous allez le définir en combien d'étapes maintenant ? Le mois, combien de semaines ? Quatre ! Du coup, l'objectif mensuel, vous allez le définir en quatre semaines différentes. Et chacune d'entre elles a aussi un indicateur clé. Une fois que vous avez fait ça, votre mois a un objectif clair. Défini par étapes claires. Des dominos encore plus petits. Avec des indicateurs mesurables.

Et là, vous pensez que vous allez faire quoi ? Décliner tout ça pour chacune des semaines ? Non ! Ce serait inutile et illusoire. La seule chose que l'on va décliner, c'est l'objectif de la semaine 1. C'est tout. Pourquoi je vous fais faire ça ? Parce que si la première semaine, vous n'atteignez pas les objectifs que vous vous êtes donnés, eh bien, vous allez devoir ajuster la semaine suivante. Donc, ça ne sert à rien de mettre dans votre agenda les quatre semaines du mois, parce qu'il se peut que dès la première semaine, vous ayez des ajustements à faire. Et ce serait un capharnaüm pas possible dans votre agenda de devoir changer toutes ces choses-là. Donc, soyez pragmatique et déclinez uniquement l'objectif de la semaine 1 de façon précise.

Étape 6 : les clés de réussite et les gros cailloux

C'est-à-dire que vous allez, pendant la semaine, définir quatre clés que j'appelle de réussite. Quatre clés. C'est-à-dire que pour atteindre l'objectif de la semaine, il y a souvent une, deux, trois, rarement quatre choses que je dois faire qui sont des gros cailloux qui exigent mon attention. Mais ces gros cailloux, quand je les ai finis, sont des clés de réussite importantes. Donc, tout simplement, vous allez définir l'objectif de la semaine en 1, 2, 3 ou 4 clés de réussite ou, pour utiliser les termes qu'on a utilisés au début de ce podcast, 1, 2, 3 ou 4 gros cailloux.

Et une fois que vous avez fait ça, là commencent les choses sérieuses. Vous allez prendre une nouvelle feuille de papier dans laquelle vous allez écrire votre semaine, votre gros caillou, votre clé de réussite. Et celle-ci, vous allez la réduire elle aussi en gros cailloux. Donc une clé de réussite se décline en 1, 2, 3 ou 4 gros cailloux. Exactement de la même façon que l'objectif mensuel se décline en 1, 2, 3 ou 4 clés de réussite, eh bien une clé de réussite se décline en 1, 2, 3 ou 4 gros cailloux. Du coup, vous allez faire cet exact exercice comme vous l'avez fait depuis le début. Vous réduisez à chaque fois la taille de l'énorme impossible possible pour en faire des tout petits dominos.

Le gros caillou numéro 1, vous allez en faire quoi ? La première chose, définir un autre indicateur. Ça va vous obliger à toujours avoir un suivi concret, mesurable de vos réussites. Ensuite, vous allez rajouter une date limite. Pour quand faut-il avoir fini ce gros caillou dans la semaine ? Est-ce que je le fais lundi, mardi, mercredi ou jeudi ? Et une fois que vous avez fait ça, vous allez faire une liste de puces de toutes les choses et toutes les étapes clés qu'il faut faire pour que le gros caillou devienne une réalité. Une par une, les étapes. Et là, on est vraiment dans la minutie, c'est les petites étapes, c'est-à-dire chaque chose que vous allez devoir faire dans votre agenda. Et vous allez mesurer le nombre d'heures nécessaires à chacune des tâches. CQFD : un gros caillou aura un indicateur avec toute une série d'étapes clés qui prennent un certain volume horaire pour une date déterminée.

Et vous faites exactement la même chose avec le deuxième gros caillou pour la clé de réussite numéro un, le troisième ou éventuellement le quatrième s'il y en a. Souvent, souvent, une clé de réussite a un ou deux gros cailloux, rarement trois ou quatre. Mais parfois, parfois, c'est un peu plus complexe et c'est plusieurs gros cailloux de cette taille-là. Une fois que vous avez rempli votre première clé de réussite, vous faites exactement la même chose avec la deux, la trois et la quatre. Et là vous allez vous rendre compte que votre objectif de la semaine, qui a quatre clés de réussite, a été décliné en tout un ensemble de gros cailloux, et chacun d'entre eux avec un volume horaire nécessaire.

Étape 7 : remplir l'agenda et devenir pragmatique

Du coup maintenant vous allez prendre votre agenda et vous allez commencer à remplir l'agenda. Les choses sérieuses commencent réellement. Parce qu'une fois que vous avez additionné la quantité d'heures qu'il vous faut pour faire toutes ces choses-là, vous allez vous rendre compte au début que ça ne rentre pas dans l'agenda, qu'il vous faut des journées de 25, peut-être de 30 heures pour pouvoir faire tout ce que vous vous êtes dit que vous alliez faire. Pourquoi ? Parce que 95 % des gens surestiment largement ce qu'ils sont capables de faire en une semaine, mais sous-estiment amplement ce qu'ils sont capables de faire en un an.

Eh bien nous sommes en train de briser complètement cette statistique-là parce que nous allons devenir réalistes. Si vous vous rendez compte que dans la semaine 1, vous vous êtes mis la rate au court-bouillon et que vous avez besoin de 25 heures par jour pour faire ce que vous devez faire, il vous faut quand même manger, dormir et aller chercher les gosses à l'école : vous n'y arriverez pas. Vous êtes là en train de faire la peau à la frustration chronique que beaucoup d'entre nous subissons quand on voit qu'on n'arrive pas à faire toutes les choses que l'on s'est dit qu'on allait faire. Ainsi, une fois que vous devenez pragmatique, vous réduisez le piston pour que ça rentre dans votre agenda. Et une fois que vous avez fait ça, vous savez que vous pouvez réussir.

L'exercice de l'agenda idéal

L'exercice de l'agenda peut être encore plus puissant si vous faites un exercice (entre parenthèses) que je vous conseille maintenant de faire. Et c'est celui de l'agenda idéal. C'est un exercice à l'intérieur de l'exercice, mais qui va radicalement impacter votre qualité de vie et vos résultats. L'agenda idéal, c'est quoi ?

Nous vivons dans une société faite d'extrêmes. Nous vivons dans une société qui nous pousse à vivre sur les chapeaux de roue. Au lieu de subir cette société-là et de vivre sur les chapeaux de roue, ce que l'on va faire c'est mettre les bonnes choses à leur place. Quelqu'un dirait c'est comme remettre l'église au milieu du village — et remettre l'église ou la mosquée ou ce que vous voulez au milieu du village. En mettant le temple au milieu du village, ce que vous faites, c'est vous assurer que tout ce qui compte dans votre vie a une place dans votre agenda. Les travailleurs parmi vous qui m'écoutent se rendront compte que la seule chose qui rentre dans leur agenda, ce sont les obligations professionnelles. Et tout le reste doit s'adapter et c'est souvent un grand écart que vous faites face à vos obligations personnelles.

Eh bien, on va oublier ça. On va prendre un agenda blanc. Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi. Combien d'heures de sommeil avez-vous besoin ? Vous allez les bloquer dans l'agenda. À partir de quelle heure il faut que vous alliez au lit ? À quelle heure vous allez vous réveiller ? Déjà d'emblée tout ce volume horaire, il ne compte plus. Fini de travailler la nuit jusqu'à pas d'heure. On bloque ça.

Ensuite, derrière, vous allez commencer à faire la hiérarchie de ce qui est réellement important pour vous. Et il n'y a que vous qui pouvez décider. Si pour vous, le plus important, c'est vos enfants, c'est d'abord eux qui vont remplir votre agenda. Et vous allez remplir votre agenda avec, un, un rendez-vous avec la famille, c'est-à-dire tous les enfants et votre conjoint. Ensuite, vous allez définir des rendez-vous avec chacun de vos enfants, des moments qualitatifs que vous allez avoir chaque semaine avec chacun d'entre eux. Et ça, ça va être la partie famille. Mais dans la famille il y a le couple. Et combien d'entre nous sommes tombés dans le piège un jour de tomber dans l'obligation parentale et de quelque part oublier l'intimité du couple face aux obligations parentales ? On ramène tout ça dans l'agenda, c'est-à-dire que vous avez rendez-vous avec vous et votre conjoint une fois par semaine, sans personne d'autre. Pas d'enfant, pas d'amis, pas de famille, rien. C'est votre moment à vous. Ça, c'est pour la famille.

Ensuite, il y a les amis. Alors, je ne dis pas que c'est votre ordre de priorité, mais s'il y a les amis, vous allez faire pareil. Chaque semaine, comment allez-vous faire pour retrouver vos amis, pour entrer en contact avec eux, pour connecter avec eux, pour vivre des choses avec eux ? Nouvelle plage à mettre dans l'agenda. Derrière, vous avez des loisirs, vous adorez le sport. Bref, quel est le temps nécessaire pour que vous viviez une activité épanouissante, sportive ? Et vous allez mettre ça dans votre agenda. Ainsi de suite, vous allez remplir votre agenda idéal avec tous les blocs importants de votre vie. Bien évidemment, le travail aussi, etc.

Et une fois que vous avez rempli tous ces blocs-là, quand il s'agit de travailler sur votre impossible possible, il dépendra de l'un de ces blocs-là. Et donc du temps que vous aurez défini destiné à tous ces blocs-là. Si pour le travail vous avez défini que vous alliez travailler 8 heures par jour, vous travaillez 8 heures par jour. Si vous avez défini que vous alliez travailler 4 heures par jour, vous travaillez 4 heures par jour. Et pas une de plus, parce que c'est au détriment du restant de la qualité de votre hygiène de vie.

Et c'est comme ça que quand vous faites ensuite le décortiquage — je ne sais pas si on dit comme ça — une fois que vous avez décortiqué vos objectifs jusqu'à pouvoir les réduire à la taille des gros cailloux et que vous les mettez dans votre agenda, vous savez combien d'heures vous avez à disposition. Et ce ne sont pas des journées de 25 heures, ni des journées de 15 heures. Parce que quand vous avez une hygiène de vie équilibrée, dans laquelle dans l'agenda vous avez pris rendez-vous avec les gens que vous aimez, avec les activités que vous aimez, et — j'ai oublié — avec vous-même. Rendez-vous avec vous-même, dans lequel vous allez faire n'importe quoi. Juste ce que vous avez envie de faire sans rendre des comptes à personne. Vous mettez ça aussi dans votre agenda idéal. Et là, vous savez que votre vie va être équilibrée. Et tous vos objectifs devront s'adapter à cette hygiène de vie.

Quand vous faites des sacrifices, vous saurez exactement ce que vous sacrifiez et pourquoi vous le sacrifiez. Et combien de fois vous l'avez sacrifié. Le jour où vous décidez que vous n'allez pas faire un rendez-vous avec vos enfants parce que le travail prend le dessus. Le jour où vous décidez de ne pas aller faire du sport parce que vous devez vous occuper du travail. Le jour où vous décidez de passer à la trappe votre rendez-vous avec vous-même, chaque jour, vous saurez que vous êtes en train de concevoir un sacrifice. Et ces sacrifices-là, plus vous les répétez, plus ils auront un prix à payer important dans le futur. Du coup, avec cet agenda idéal, vous vous rendez un service énorme qui est celui de ne pas vous construire les frustrations et les regrets de demain.

La fin de l'exercice : le bilan de la semaine

Et là arrive la fin de l'exercice. Vous avez rempli tous vos objectifs de la semaine. Vous arrivez à la fin de la semaine et il y a certains objectifs que vous avez atteints, d'autres que vous n'avez pas atteints. Eh bien ce que vous n'avez pas atteint, vous le reportez à la semaine suivante. Mais ce sont de tout petits dominos. Et vous savez déjà la semaine 2 que vous avez accumulé un petit peu de retard. Ce n'est pas dans 6 mois que vous vous rendrez compte que vous avez pris 2 mois de retard. C'est impossible à récupérer. Mais en jour 2, si vous savez que vous avez un petit peu de retard du jour 1, vous mettez un peu les bouchées doubles et vous allez rattraper ce micro retard parce que le domino du jour 2, il est à peine un peu plus grand que le domino du jour 1. Et c'est comme ça que vous allez atteindre des impossibles possibles.

Du coup, la fin, c'est quoi ? Vous allez faire le bilan de votre semaine. Vous allez prendre une feuille blanche dans laquelle vous allez écrire l'objectif de la semaine. Et quand vous aviez des étapes particulières, vous allez dire : sur 100 % des objectifs à atteindre, quel est le pourcentage d'atteinte de vos objectifs ? 25, 50, 75, 80, 100 % ? Une fois que vous avez fait ça, vous allez écrire sur cette feuille de papier ce que vous avez appris cette semaine. Parce que toutes les semaines, on apprend des choses.

Ensuite, vous allez écrire ce que vous allez corriger. Parce que toutes les semaines, on commet des erreurs. Et vous allez mettre des deadlines à cette correction-là. Quand est-ce que vous allez mettre cette correction en place ? Et cette correction en place devient une tâche à faire la semaine prochaine. Parce que vous allez corriger quelque chose.

Une fois que vous avez fait ça, vous passez à l'étape suivante. Parce que bien sûr, on apprend des choses toutes les semaines, mais toutes les semaines, nous avons des révélations et la plupart d'entre elles, on les oublie. Quelle a été la révélation de votre semaine ? Et ensuite, vous allez écrire qu'est-ce que vous allez faire pour la mettre en application. Et ceci deviendra une tâche à transposer les semaines suivantes.

Et pour finir, vous allez faire un exercice extrêmement important. Et c'est un exercice de gratitude. Vous allez écrire maintenant tout ce qui vous inspire de la gratitude dans ce que vous avez vécu cette semaine. Avec cet exercice-là, vous allez vous donner un boost de psychologie positive. Mais si vous voulez en savoir plus sur la puissance de l'exercice, je vous invite à écouter l'épisode 50, la puissance de la gratitude prouvée par la science et comment en profiter. Je ne vous fais pas le laïus de tout à l'heure : si vous ne l'avez pas écouté, c'est que vous n'êtes pas abonné, alors abonnez-vous, mettez une petite cloche de notification pour recevoir les nouveaux épisodes et surtout mettez une note sur Apple Podcasts et Spotify avec le maximum d'étoiles et le maximum de commentaires positifs. Nous serons promus auprès de très larges audiences par les hébergeurs de podcast.

La culture de la victoire

Du coup, une fois que vous avez fait cet exercice de gratitude et que grâce à l'épisode 50, vous savez pourquoi il est important, vous allez rentrer dans la culture de la victoire. Et non pas dans la culture du problème dans lequel nous vivons tous. C'est quoi la différence ? La culture du problème, c'est être tous les jours en train de se préoccuper du problème que je vais devoir résoudre. La culture de la victoire, c'est de savoir que je vais avoir des défis, mais que je vais appuyer sur pause chaque fois que je les dépasse pour fêter les victoires.

Du coup, chaque semaine, vous faites des choses qui méritent d'être fêtées. Alors, vous allez les noter. Qu'est-ce que vous allez fêter aujourd'hui ? Et parfois, vous allez fêter cela juste en vous disant « bon sang, j'ai été bon en faisant ça, je me félicite ». Et parfois, vous allez le fêter en faisant péter une bouteille de champagne. Et parfois, vous allez le fêter en invitant votre conjoint au resto, ou en invitant des amis à la maison, ou en organisant une grosse fête entre potes. C'est vous qui déciderez. Mais chaque fois, de par les efforts que vous allez donner pour rendre votre impossible possible, vous allez vous habituer à la culture de la victoire en vous disant ce que vous allez fêter.

Le fin mot : noter votre ressenti

Et pour finir, c'est le fin mot de toute cette méthode. Après ce bilan-là, une fois que vous avez fait l'ensemble des étapes de ce bilan de semaine que je viens de vous décrire, vous allez être dans un certain état. Eh bien, vous allez décrire comment vous vous sentez et vous allez mettre une note à ce ressenti sur cinq. Est-ce que vous vous sentez un peu chafouin parce que le bilan de la semaine n'est pas top ? Est-ce que vous vous sentez bien ? Est-ce que vous vous sentez en puissance ? Est-ce que vous vous sentez comme un Jedi ou Maître Yoda, le monde est à vos pieds, vous allez tout bouffer ? Eh bien, vous le notez et vous voyez ce que vous pouvez faire : soit pour reproduire cet état-là parce que vous avez surkiffé et le bilan commence à vous projeter vers la semaine suivante, soit, sinon, si l'état est un peu chafouin, ce que vous allez faire, c'est vous projeter vers la semaine suivante et dire « la semaine suivante, je vais finir avec un super ressenti, un 5 sur 5 ».

Et une fois que vous avez fait ça, vous posez tout ça. Je vous conseille de faire votre bilan de la semaine le vendredi une fois que vous avez fini votre semaine, ou le samedi matin, et vous laissez reposer. Et je vous conseille de structurer votre semaine tous les lundis matin à la première heure. Comme ça, vous laissez décanter votre bilan de la semaine pendant le week-end et vous vous attaquez à une nouvelle semaine impossible le lundi matin avec les manches retroussées et bon sang.

Je vous garantis qu'en faisant ça, vous atteindrez des possibles jadis impossibles. Je vous garantis que vous atteindrez des résultats que vous n'auriez jamais cru possibles avant. Votre vie aujourd'hui est sur le point de changer. Grâce à cette méthode, vous allez développer une confiance totale en vos capacités. Sachez que la confiance est la frontière qui sépare l'impossible du possible.

Conclusion

Chers amis, merci d'être restés avec moi jusqu'au bout. Nous avons fait tout un voyage vers un impossible désormais rendu possible. Les rêves sont donc à portée de main. Nous avons d'un côté fait un tour d'un ensemble d'études scientifiques qui nous disent tout ce qu'il est nécessaire de faire pour atteindre nos objectifs avec réussite, avec succès, avec énergie, avec force, avec volonté, avec discipline. Mais pas que, car je vous ai fourni aussi une méthode pratique, concrète, précise pour que vous puissiez atteindre la Lune, la dépasser et accéder à une version superlative de la personne que vous êtes et de la vie que vous avez, qu'elle soit pro ou perso.

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Je suis Iker Aguirre et ceci est votre chaîne de podcast, une alchimie de l'éveil.