Une Alchimie de l'Eveil

Ep. 85 : Le burnout pour les proches de la victime, clés pour bien le vivre ensemble (2/3)

Iker Aguirre Season 3 Episode 85

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Dans ce nouvel épisode de votre chaine de podcasts Une Alchimie de l'Eveil, Iker Aguirre vous parle du burnout à travers une perspective souvent ignorée : celle des proches.

Quand quelqu'un fait un burnout il entraine ses proches avec lui. Ces derniers sont souvent démunis et subissent l'épreuve sans ressources. Il en ressort des expériences douloureuses qu'il est possible d'éviter tout en devenant un pilier solide pour faciliter voire accélerer la récupération du malade.

Découvrez dans cet épisode 15 clés essentielles pour accompagner et vivre le burnout de la meilleure façon possible. Un épisode à écouter et réécouter mais aussi à partager au plus grand nombre. Combien de souffrances seront évitées si ce message circule !

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Le moment est venu de réinventer notre humanité et ce n’est pas en restant dans la cadre que nous allons le faire.

Chers amis, bonjour et bienvenue dans votre chaîne de podcast « Une alchimie de l'éveil ». Je suis Iker Aguirre et aujourd'hui nous allons entamer l'épisode 2 de cette série de 3 épisodes dédiés au burn-out. Aujourd'hui, il va être question de voir le burn-out à travers les yeux de proches, ceux et celles qui vivent en tant que témoins le burn-out, mais qui en réalité sont beaucoup plus que ça : des architectes de la guérison.

Dans cet épisode, il va être question de découvrir dans les différentes phases de la récupération du burn-out une pléthore de clés, une quinzaine de clés précises pour savoir sortir de cette épreuve. La tête haute et toujours plus fort ensemble.

Qui fait un burn-out quand je fais un burn-out ?

La question mérite d'être posée. « Qui fait un burn-out quand je fais un burn-out ? » Car je suis bien évidemment en première ligne si c'est moi qui fais un burn-out. Mais on oublie souvent qu'avec la victime du burn-out, il y a tout un ensemble de proches qui eux n'ont rien demandé, qui voire même ont vu le problème arriver et qui subissent le problème avec le malade pendant toute la durée de la descente aux enfers, puis ensuite de la longue récupération pour le retour à la normalité.

Je parle en première ligne des conjoints, des enfants, ensuite de la famille, les amis et les collègues de travail. Suivant le degré de proximité qu'il existe entre le malade du burn-out et ces personnes-là, celles-ci seront des piliers primaires, primordiaux, en première ligne, ou des piliers secondaires. Mais tout le monde, de façon plus ou moins rapprochée ou intense, vit le burn-out avec la victime.

Cet épisode est donc l'histoire des oubliés du burn-out. Et on va nommer cet oublié-là, si vous m'écoutez, le ou la proche. Vous n'êtes pas la victime. Donc, votre premier problème, et pourquoi cet épisode est important, est que si vous n'êtes pas la victime, sur le papier, vous n'êtes donc pas à plaindre. Et vous ne pourrez pas vous plaindre. Du coup, comme le malade, c'est l'autre, comme l'épreuve est subie par l'autre, vous allez vous forcer, vous obliger à souffrir en silence. Souvent en étant totalement démuni.

Du coup, cet épisode est pour vous, pour vous aider à passer le cap avec la victime, sans y laisser des plumes, mais aussi avec pléthore de clés pratiques pour faire face au mieux à la situation. Car comme je le disais tout à l'heure, le proche, c'est-à-dire vous, plus qu'un témoin, vous êtes un ou une architecte de la guérison du burn-out.

Dans cet épisode, il sera question d'être témoin de la descente vers le burn-out. Quand vous êtes face à quelqu'un qui s'amène irrémédiablement vers un épuisement professionnel, que pouvez-vous faire ? Quelles seraient les bonnes recommandations pour éviter ce déboire à la personne concernée, mais aussi pour pouvoir savoir comment remplir votre rôle dans ces moments particulièrement difficiles où vous voyez les choses venir et l'autre ne les voit pas. Si le burn-out est déjà déclaré, vous découvrirez dans les différentes phases de récupération du burn-out à quoi vous attendre et comment leur faire face.

Je vous recommande de prendre des notes car vous allez découvrir pléthore de recommandations que j'appelle des clés. Et si vous ne faites qu'écouter cet épisode pour vous inspirer, il est fort probable que vous oublierez la plupart de ses recommandations. Prenez des notes et ainsi, le moment venu, quand vous vivrez ce dont je parle ici, vous saurez que vous avez votre petit calepin avec les clés déjà décrites, ce qui vous évitera d'écouter plein de fois cet épisode.

Sachez aussi que cette série est dédiée au burn-out. Elle compte trois épisodes et elle sera clôturée par un troisième épisode destiné à expliquer les phases de récupération après le burn-out. Cet épisode sera destiné autant aux victimes du burn-out qu'aux proches concernées par la problématique. Ça vous permettra de mieux comprendre le processus et les pièges dans les moindres détails et il sera d'une très grande aide pour comprendre encore mieux où et quand se placent les recommandations que vous allez avoir et découvrir dans l'épisode que vous êtes en train d'écouter.

Si vous ne voulez pas rater cet épisode en question, qui sera très riche et éclairant, n'hésitez pas à vous abonner. Et si vous voulez me rendre un petit service, sachez que cette chaîne est 100 % gratuite. Vous y trouvez des contenus qui souvent ne sont disponibles par ailleurs que dans des plateformes payantes. Notre but est de divulguer au plus grand nombre pour que nous soyons dans la capacité de retrouver notre propre pouvoir de récupération sans avoir toujours à passer à la caisse. Ceci a un coût, mais ceci est proposé aussi sur des énormes efforts.

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Dans le burn-out, aimer est un geste silencieux de solidarité compréhensive. C'est ça que nous allons découvrir aujourd'hui. Dans le burn-out, la présence silencieuse parle plus fort que les mots. C'est ça aussi que nous allons découvrir aujourd'hui. Et dans le burn-out, comprendre, c'est soulager. Aujourd'hui, dans cet épisode, nous allons ensemble découvrir ce langage solidaire.

Chers amis, avant de continuer, permettez-moi de vous dire que le but de cette chaîne est de diffuser au plus grand nombre et gratuitement des clés et des pépites pour la transformation et la croissance personnelle. Le moment est venu de réinventer notre humanité et ce n'est pas en restant dans le cadre que nous allons la faire — pour une vie pro et perso en conscience. Et si vous voulez nous écrire, nous parler, nous partager vos expériences, nous demander des thématiques de nouveaux épisodes, tout simplement entamer une conversation avec nous, n'hésitez pas à nous écrire : il sera pour nous un plaisir d'entamer cette conversation avec vous.

Être témoin de la descente vers le burn-out : trois clés

Nous allons aller droit au but et vous allez découvrir maintenant trois clés pour vivre le processus qui précède le burn-out sans vous détruire à votre tour, ni vous, ni votre relation avec le concerné. Parce que quand quelqu'un s'amène à un épuisement sévère, vous le voyez venir à des kilomètres. Vous voyez ce proche-là dans sa descente aux enfers. Vous vous souciez pour lui ou pour elle. Vous lui dites, vous voyez que physiquement il va moins bien. Vous voyez qu'il performe moins bien. Vous voyez qu'il est affecté par la situation. Vous le voyez ou la voyez péricliter. Vous lui dites. Vous essayez de lui dire, devrais-je plutôt dire. Mais le plus souvent, il ou elle n'écoute pas. La seule chose que vous avez en retour, ce sont des excuses, des explications. Qui, somme toute, elles disent toutes la même chose. Non, non, ce n'est pas grave, c'est que maintenant, c'est un passage, tu verras, ça ira mieux après. Ça, c'est le plus grand mensonge que se disent à eux-mêmes les victimes du burn-out.

Clé n° 1 — Accepter que vous ne pouvez pas aider quelqu'un qui ne veut pas s'aider

Ainsi, pour vous, la toute première clé, et c'est déjà un grand chemin de développement personnel que de l'accepter, c'est de vous dire que vous devez accepter que vous ne pouvez pas aider quelqu'un qui ne veut pas s'aider. Vous avez beau voir très clairement que cette personne va au mur, si c'est ce qu'elle veut faire, vous devez accepter qu'au-delà d'une certaine limite vous ne pouvez pas l'aider.

Alors c'est antinomique avec la thématique de cet épisode de commencer par là, presque contre-intuitif de dire ouais, on va voir comment on peut faire pour mieux aider un malade de burn-out, et la première clé que je vous donne c'est de dire « écoutez, s'il veut y aller, laissez-le y aller ». C'est juste accepter.

Clé n° 2 — Accepter que quelqu'un doive parfois aller au mur

Et ça, c'est la clé numéro deux. Que quelqu'un doive parfois aller au mur pour comprendre ce que la vie est en train de lui dire. Ce n'est pas pour autant que vous allez arrêter d'essayer de lui ouvrir les yeux. Mais la clé que j'essaye de vous transmettre, ce n'est pas de laisser tomber cette personne. Ce n'est pas de la laisser faire, mais de vous libérer de la responsabilité du burn-out qui pourrait frapper cette personne. Et accepter les choix de l'autre. Car vous n'êtes pas maître de son libre arbitre. C'est lui ou elle qui est maître de son destin et de son libre arbitre. Même quand il ou elle se fait du mal. C'est ça aussi aimer quelqu'un, l'accepter dans sa lumière mais aussi dans son obscurité.

Du coup, pour qu'on se comprenne bien, accepter que vous ne pouvez pas aider quelqu'un qui ne veut pas céder, c'est vous libérer de la responsabilité si jamais cette personne, dans son déni et dans son refus, finit par se prendre le mur. Vous serez quand même là s'il ou elle se prend le mur. Mais vous vivrez beaucoup plus soulagé, beaucoup plus libéré et beaucoup plus fort ou forte pour accompagner la personne si vous ne portez pas le poids de la responsabilité, de ce que vous pourriez vous dire, que vous auriez pu faire pour éviter ce qu'il s'est passé. Parfois, il ne pouvait rien se faire pour que ceci arrive. Donc j'espère que j'ai été clair : ce n'est pas un abandon de l'autre, c'est une libération du poids d'une responsabilité qui ne vous concerne en rien.

Clé n° 3 — Faire appel à des tiers

Si vous êtes trop proche, sachez que la confiance et la proximité minent l'impact de l'écoute et minent l'impact de vos paroles. C'est parce que vous êtes trop proche, c'est parce que vous faites partie du cercle intime le plus proche de cette personne-là qu'elle ne vous écoute pas. Si vous voyez que toutes vos actions et vos paroles ratent leur cible et que la personne continue dans sa descente aux enfers, faites appel à des tiers qui ne seront pas dans la même zone d'intimité. Et aussi paradoxal que ça puisse paraître, ces personnes-là auront plus d'écoute. Si possible, faites alors que la personne que vous voulez protéger du burn-out ne connaisse pas les personnes que vous allez lui présenter.

Voici les types de profils que vous allez rechercher. En priorité, des personnes ayant fait un burn-out et pouvant témoigner de ce qu'elles ont vécu, de façon à ce que ce témoignage-là puisse percuter l'esprit de la personne que vous voulez protéger et qu'elle se voie entendre ce qui pourrait lui attendre. Des paroles d'une personne qui pourra lui dire exactement où elle se trouve, ce qu'elle vit, parce qu'elle va parler de ses tripes, parce qu'elle sait ce que c'est être là où se trouve la personne. Beaucoup de personnes que j'ai croisées sur mon chemin ont évité le burn-out grâce à cela.

Le deuxième type de profil que vous allez rechercher, ce sont des spécialistes de la question du burn-out. Le troisième profil, ce sont des amis proches. Grâce à eux, on va jouer l'intimité. Vous avez essayé de transmettre des messages. La personne ne vous a pas écouté. Avec les amis proches, vous allez créer une sorte de barrière d'intimité et de proximité cohérente et congruente avec le même message. Comme ça, vous n'êtes pas le ou la seule à dire ce genre de choses. Vous rompez avec l'isolement en intégrant d'autres personnes que le potentiel ou la potentielle victime de burn-out connaît aussi bien que vous et respecte autant que vous.

Ainsi, cette troisième clé de faire appel à des tiers, elle sera parfaite si vous pouvez rassembler ces trois types de personnes autour de la table. Les personnes ayant fait un burn-out et pouvant témoigner ; les spécialistes de la question du burn-out — ça peut être des thérapeutes, des médecins, etc., des médecins du travail, des psychologues, bref, des personnes que vous connaissez autour de vous qui sont spécialistes de la question ; et un ami proche.

L'environnement dans lequel cette conversation va avoir lieu sera très très important. Et vous devez créer une atmosphère intime, sécurisante et surtout pas exposée. Donc vous allez faire ça à la maison, dans un endroit où vous êtes tout seul, ou choisir un lieu qui sera cocooning plutôt que dans un café où il y a plein de monde, parce que la personne concernée par le risque de burn-out doit avoir la sensation d'être en totale sécurité pour exprimer ce qu'elle a dedans et ne pas avoir à se protéger de ce qui se passe autour d'elle. Donc, dans l'atmosphère intime, ça présuppose aussi qu'il n'y aura pas beaucoup de monde. D'où qu'il y ait vous, le proche concerné par ce que vous écoutez là, et les trois autres types de personnes.

Ensuite, soulignez très clairement que vous êtes là parce que vous aimez la personne. Si vous êtes de ceux ou celles qui ont du mal à parler d'amour, c'est maintenant que vous allez devoir parler d'amour. Ce sera d'autant plus fort si vous n'en parlez pas souvent. Soulignez le fait que vous n'attendez rien de cette réunion, sinon qu'elle ouvre les yeux et qu'elle sorte la personne que vous aimez de la zone de danger.

Et la dernière recommandation : la douceur doit primer. Zéro reproche. Zéro reproche. Et pour finir : zéro reproche. La douceur doit primer. Les messages seront des témoignages, et des preuves d'amour, et de préoccupation. La potentielle victime de burn-out, ce qu'elle doit entendre, c'est que vous êtes ensemble, en confiance, dans les bras les uns des autres.

Le burn-out est déclaré : la zone rouge

Imaginons maintenant que vous écoutez cet épisode et que le burn-out a déjà eu lieu. Ou imaginons qu'en dépit de tous vos efforts, le burn-out s'est déclaré ou va se déclarer. Et vous vous dites, il faut que je me prépare car je dois être prêt à accueillir ce qui va venir.

Il y a plusieurs phases. Et la première phase est celle que j'appelle la zone rouge. C'est la phase critique. C'est le moment où le burn-out a été déclaré. La maladie, les problématiques médicales éventuelles, etc. Nous sommes en plein dans la déclaration du problème.

Clé n° 4 — Libérer la victime de toute obligation matérielle

Ici, la quatrième clé et la principale, c'est que la personne qui désormais est face au mur qu'elle vient de se prendre puisse être libérée de toute obligation matérielle. Vous allez ainsi libérer la bande passante du malade de toute contrainte mentale liée à la logistique quotidienne — le repas, les courses, le ménage — ou aux préoccupations matérielles — le travail, les paperasses, l'argent, etc. Ça, c'est la première chose que vous pouvez faire si vous êtes très proche.

Ensuite, le deuxième point important, c'est d'organiser son aide médicale et thérapeutique. Le malade qui vient de se prendre le mur, la meilleure chose qu'on puisse faire pour lui, c'est de le prendre par la main. C'est assumer le leadership de sa vie à sa place, de façon à ce que sa bande passante soit complètement libérée et concentrée sur une seule chose : récupérer.

Du coup, ça veut dire quoi organiser son aide médicale et thérapeutique ? Ça veut dire appeler et prendre rendez-vous avec un certain nombre de personnes.

Le médecin traitant. La première et la plus importante. La médecine sera essentielle pour accompagner cette personne. Souvent, il y a un arrêt maladie, mais le médecin qui définit l'arrêt maladie, vous devez aller le voir fréquemment pour lui demander conseil. Donc, ce médecin traitant, vous devez créer ensemble un plan d'action. Et si possible, choisissez un médecin traitant qui connaisse le burn-out. Mieux il connaîtra la problématique du burn-out, pas en théorie, mais en ayant vécu de façon pratique avec beaucoup de patients — voire même certains médecins ont eux-mêmes subi un burn-out, et ça, c'est le nec plus ultra, puisqu'ils ont vécu le problème de l'intérieur. Donc, si possible, choisissez un médecin traitant connaissant le burn-out.

Ensuite, sachez que le burn-out est une problématique globale qui touche à plein de dimensions différentes du corps humain. Ce qui fait que le médecin traitant, étant la personne la plus importante, sera nettement plus efficace s'il est accompagné d'autres spécialistes qui aideront la personne à récupérer sur des zones particulières pointues de son mal-être.

L'ostéopathe. L'ostéopathe a une vision holistique, donc globale du corps. Il va considérer le corps dans toutes ses nuances, mais aussi dans les connexions de cause à effet qui peuvent exister. Et soudainement, un problème dentaire peut expliquer des problématiques de genoux. Vous vous dites, mais c'est incroyable. Mais c'est ça qui est intéressant dans l'ostéopathie : l'ostéopathe va voir le corps humain dans sa globalité et dans son contexte. Et donc, il va pouvoir sortir de la vision linéaire, genre j'ai mal au genou ou à la jambe — qui va vous dire que c'est un problème dentaire si vous n'avez pas une vision globale qui observe les causes à effet et l'enchaînement de toutes ces dernières.

L'acupuncteur. Pourquoi ? Parce que le burn-out est un énorme épuisement, donc un énorme déséquilibre de quoi ? De l'énergie. L'épuisement est arrivé par manque d'énergie. On a vidé les réserves d'énergie. L'acupuncture est l'un des piliers de la médecine chinoise qui intègre dans sa médecine la notion d'énergie vitale. On va poser des aiguilles dans des endroits très stratégiques du corps qui vont favoriser la circulation, la fluidité, la régularisation, la dynamisation ou le rééquilibrage de l'énergie dans le corps. Avec un acupuncteur, vous pouvez avoir des résultats probants en très peu de temps. Et ceci pourra accélérer la récupération.

Les massages. Des massages bien-être, parce que le malade en s'emmenant au burn-out s'est déconnecté de son corps. Le massage va l'aider à reconnecter avec les sensations physiques et aussi, ce faisant, à reconnecter avec le plaisir du toucher.

Les thérapies dites brèves. La différence entre les thérapies brèves et les thérapies longues, c'est que les thérapies brèves vont aller droit au but pour faire face à un problème particulier, pour déprogrammer ce problème dans le cerveau de la personne concernée. Les thérapies longues vont avoir une vision plus globale.

Je donne souvent cet exemple. Une thérapie brève, c'est comme si on devait sauver un noyé. La thérapie brève est celle qui vient s'approcher du noyé, qui est sur le point de se noyer. Il sort la main de la surface. C'est l'image que moi j'avais quand j'avais fait mon burn-out. Il sort la main de la surface et la thérapie brève est celle qui va prendre la main du malade et va lui sortir la tête de l'eau. Et va l'aider à reprendre son souffle pour qu'ensuite il puisse nager pour s'en sortir. Ça, c'est la thérapie brève. La thérapie longue sera une thérapie qui vient se poser avec une petite barquette à côté du malade qui essaye de sortir la tête du lot et va lui poser des questions. Comment penses-tu que tu pourrais sortir la tête de l'eau ? Pourquoi penses-tu que tu es sous l'eau ?

Pour moi, les thérapies longues ne sont pas adaptées à une situation de crise comme celle d'un burn-out. Mais ceci n'est qu'une opinion subjective et personnelle et je ne suis pas médecin. Les thérapies longues, pour moi, sont beaucoup mieux adaptées à une personne qui est sortie de la zone critique et qui a envie d'aller vraiment au fond des questions. Par conséquent, moi, je vous conseille d'aller chercher une thérapie brève qui va pouvoir déprogrammer les programmes conditionnants qui font que la victime s'amène à des croyances qui vont venir lui alimenter les logiques de burn-out.

Le bioénergéticien. Ensuite, vous pouvez faire appel aussi, en même temps que l'acupuncteur, à un bioénergéticien. Alors ceci n'est pas pour tout le monde, parce qu'on est là ici sur des thérapies dites de pseudo-sciences. Moi je vous parle depuis l'angle d'une ancienne victime du burn-out. Le bioénergéticien, ce n'est pas quelqu'un que je serais allé voir avant de faire le burn-out. Mais dans le désarroi dans lequel j'étais quand on m'a conseillé d'y aller, j'y suis allé, et ça m'a fait un bien extraordinaire. Je ne comprenais pas ce qu'il se passait, mais je peux vous dire que c'était très clair qu'il se passait des choses. Encore une fois, ceci est une expérience personnelle et subjective.

On parle souvent de thérapie et de pseudo-science. La bioénergie, ce qu'elle vient faire, c'est s'occuper de l'énergie du corps au-delà des couches qui sont traitées par l'acupuncture. Par conséquent, si vous êtes sensible à ce genre de pratique, je vous conseille de l'intégrer car le bioénergéticien, en plus d'aider à régulariser l'énergie comme l'acupuncteur, viendra aider à nettoyer et favoriser la globalité énergétique de la personne concernée à des couches plus profondes, plus subtiles que celles traitées par l'acupuncture.

En bonus. Vous pouvez aussi aller voir un nutritionniste, en priorité un micro-nutritionniste, et d'autres approches thérapeutiques qui peuvent aider : l'étiopathie, très puissant aussi, ou la constellation familiale. Si vous voyez que le malade du burn-out se retrouve embourbé dans une problématique familiale qui nécessite de la libération, les constellations familiales aident à libérer beaucoup de choses de façon assez douce et particulièrement rapide.

Le coût : ne comptez pas, ou faites une collecte solidaire

Maintenant que vous m'avez entendu vous préconiser tout ce type de professionnels, probablement vous dites « Waouh, ça va coûter bonbon ». Et c'est le cas. Surtout que beaucoup des personnes que je vous ai recommandé de voir, il est nécessaire de les voir au minimum une à deux fois par mois. Le ticket est très important et une bonne partie de ces recommandations ne seront pas remboursées par votre mutuelle, ou seront remboursées par la mutuelle, mais très vite vous arriverez au plafond de remboursement et le reste, ce sera de votre poche.

Du coup, si vous avez les moyens : recommandation, ne comptez pas, mettez en place tout cet écosystème. La personne concernée par le burn-out ne vous en sera que plus reconnaissante. Si vous n'avez pas les moyens, faites une collecte solidaire. N'ayez pas peur d'aller voir les amis et les proches, d'aller voir les collègues ou l'employeur, et de faire une collecte. Car souvent — pas souvent, toujours — la récupération du burn-out, elle n'est jamais linéaire, c'est systémique. Et donc, pour pouvoir résoudre un problème systémique, il n'y a pas une personne sur terre capable de vous aider à le résoudre. Vous avez besoin d'un groupe de personnes spécialisées dans différentes dimensions de cette approche systémique pour pouvoir réellement vous donner des chances de le résoudre.

Avec tout ça, vous avez déjà la définition complète de la quatrième clé, la plus importante quand vous êtes dans la zone critique.

Si vous êtes un collègue de travail

Mais il se peut que vous soyez un proche de la victime, mais un collègue de travail. Dans ce cas-là, la recommandation sera : laissez la personne tranquille. Prenez ses dossiers en main et faites-lui savoir que tout est sous contrôle. Si possible et si besoin — et ce n'est pas toujours possible et ce n'est pas toujours nécessaire — demandez à la victime où sont ses craintes et ses préoccupations. Les urgences qui polluent sa tête, etc. Comme ça, vous savez exactement ce que vous devez lui dire pour lui éviter de se prendre la tête.

Ainsi, vous prenez en main la gestion de toutes ces problématiques et les seules nouvelles que vous allez donner seront les suivantes. Je cite : « Tout est sous contrôle, tu peux récupérer tranquille. » Point. Aucune autre explication n'est nécessaire ni souhaitable. Une seule phrase clé : « Tout est résolu ou sous contrôle. Tu peux récupérer tranquille. »

Première phase de récupération : l'épuisement total

Une fois que je vous ai dit tout ça, vous allez vous poser la question : comment sait-on que nous sommes sortis de la zone rouge ? Eh bien, la victime rentre dans une première zone de stabilité. On sort de la tempête initiale et on commence à prendre certaines marques. L'alarme du burn-out est sous contrôle. Le contrôle médical rapproché, s'il y en avait un, a été levé. C'est quand le médecin vous dit « bon, mais maintenant vous rentrez, vous récupérez, venez me voir dans X temps et voir comment ça se passe ». C'est-à-dire que le contrôle médical est levé. Et la personne est de retour chez elle avec la recommandation de se reposer. Là, vous savez que vous êtes sorti de la zone rouge, dite la phase critique, et que vous rentrez maintenant dans la première phase de récupération.

Vous êtes là dans une phase d'épuisement total. Le malade vient de rentrer chez lui et là, il est au bout de sa vie après l'explosion du burn-out. Il y a des milliers de questions sans réponse, un épuisement total et zéro énergie pour faire face à quoi que ce soit. Ce qui va amener le malade du burn-out à voir les choses de façon très binaire : ce qui est bon pour moi, je garde, et ce qui est mauvais pour moi, je vire.

Clé n° 5 — Accepter la phase de rejet comme normale

Sachez que dans cette phase-là, dans cet extrême-là qui souvent est sans filtre — j'en parlerai tout à l'heure — il ou elle aura potentiellement une phase de rejet à votre égard. C'est là que vient la clé numéro 5 : acceptez cette phase comme normale car elle fait partie de la récupération.

Parfois la personne aura besoin de rééquilibrer ses relations et la distance sera le seul moyen de le faire. Parfois, sinon, c'est simplement que toute présence sature sa bande passante et qu'elle n'arrive pas à gérer quoi que ce soit si ce n'est toute seule. Donc elle ne veut personne à côté d'elle. Ne vivez pas ça comme un désaveu. Vous devez être compréhensif et écouter les demandes de la personne qui a fait le burn-out. Si elle ne veut pas vous voir, acceptez-le. Et accordez que vous la contacterez dans quelques jours, dans quelque temps, pour avoir de ses nouvelles. Laissez l'espace se faire. Dans le burn-out, la présence silencieuse parle plus fort que les mots. Et dans le burn-out, comprendre, c'est soulager.

Clé n° 6 — Mettre vos moyens au service de la récupération

Toujours dans cette première phase de récupération dite d'épuisement total, une nouvelle clé qui sera la sixième de cet épisode. Mettez vos capacités, vos moyens et votre temps au service de la récupération de la victime du burn-out. Soyez porteur de solutions pour libérer sa bande passante. Vous ne cesserez jamais de vous dire ça. Ne demandez pas à l'autre de réfléchir. Prenez des décisions et gérez toute la logistique à sa place. Le malade vous suivra sans effort.

Si seul vous n'y arrivez pas, faites équipe avec des amis et des membres de la famille. Et par contre, faites sans faire de bruit, de façon symbolique mais aussi littérale. Ne soyez pas envahissant, envahissante. Laissez la personne respirer. Même si vous faites tout, c'est le malade qui définit ses besoins, pas vous. Je souligne : c'est le malade qui définit ses besoins, pas vous. Toute votre difficulté sera de trouver le juste équilibre, et sachez que les preuves d'amour et de bienveillance accéléreront la récupération.

Mais — et il y a un grand mais dans tout ça — sans vous oublier. Et vous résisterez sans craquer si vous acceptez deux choses. La première, j'en ai déjà parlé : un, vous n'êtes pas responsable du burn-out. Le malade, il a fait ses choix comme un grand. Il s'est pris le mur. Ce n'est pas votre faute ni responsabilité. Deux, vous devez vous aimer aussi et penser aussi à récupérer. Sinon, c'est vous qui craquerez à votre tour une fois que l'autre sera guéri. Et à ce moment-là, quand il sera guéri — on en parlera plus tard — il aura peu d'attention à votre égard. Car une fois récupéré, ce qu'il a compris, c'est qu'il doit tout faire pour récupérer. Le malade convalescent n'a d'énergie que pour sa survie.

Vous risquerez alors de vivre cela comme un désaveu injuste et égoïste. Et ça peut être très douloureux à vivre. Alors, avant d'en arriver là, pensez à vous. Ce geste que lui pourra potentiellement faire n'est pas égoïste, c'est juste vital. Soutenir quelqu'un, c'est être un pilier solide. Alors, veillez en tant que pilier à ne pas craquer. Faites-vous du bien pendant toute la durée du processus, et j'y reviendrai à plusieurs reprises dans cet épisode.

Pourquoi pas — et ça c'est une recommandation, ce n'est pas une clé mais c'est une recommandation — pourquoi pas ne pas vous engager aussi dans le même parcours thérapeutique et bien-être que le malade. Non seulement ça vous donnera des clés sur ce que l'autre est en train de vivre, en plus ça vous fera grandir et ça vous donnera de quoi mieux échanger avec lui sur ce qu'il est en train de vivre, sans compter le fait que vous aurez accès aux mêmes spécialistes qui vous accompagneront avec le moindre détail nécessaire, avec une finesse extraordinaire dans chacune des étapes que vous êtes en train de vivre. Résultat : l'autre se fait du bien et vous, vous vous faites du bien au passage.

Deuxième phase de récupération : les montagnes russes

Maintenant, une fois que le malade est sorti de sa zone d'épuisement total, il a commencé à récupérer, il va rentrer dans une deuxième phase de récupération. Et là, c'est un parcours en dents de scie avec des grands moments d'enthousiasme et des grosses descentes aux enfers. Ce sont des hauts et des bas émotionnels souvent extrêmes.

Clé n° 7 — Rester dans la mesure, la voie du milieu

C'est ici que vient la clé numéro 7. Vous savez que ça va être ainsi : un véritable rollercoaster, des montagnes russes, des hauts et des bas. Alors ne vous laissez pas porter, ni par l'enthousiasme excessif, ni par la lourdeur des descentes aux enfers. Restez toujours dans la mesure. C'est ça être un bon pilier. Faites la part des choses que l'autre ne sait pas faire.

Alors vous êtes face à un pic d'enthousiasme ? Laissez-le le vivre à fond. Mais veillez aux excès tout en ne donnant pas l'air d'être dans la répression. Un excès d'enthousiasme peut amener la personne à prendre des décisions trop hâtives qu'il pourra regretter par la suite. Donc, sans être dans la répression, essayez de temporiser, mais laissez le positif prendre sa place parce que le malade en a largement besoin.

Vous êtes face à une descente aux enfers ? Aidez à relativiser. Utilisez tout ce que vous allez apprendre dans cette série pour montrer le bout du tunnel. C'est ça le plus important. Dans la descente aux enfers, le malade ne voit que la noirceur. Il est incapable de voir la moindre étincelle qui lui dit « tu vas sortir ». Le tunnel est là-bas et la sortie t'attend. La lumière est là-bas.

Dans les deux cas, soyez toujours la mesure de la voie du milieu sans être rabat-joie. Je répète : soyez toujours la mesure de la voie du milieu sans être rabat-joie. Cette deuxième partie, le côté rabat-joie : vous vous ferez défoncer par la victime si jamais, si jamais il pressent que vous pourriez être la moindre contrainte à son égard. Car il n'a pas de bande passante pour déjà gérer la quantité insondable de contraintes qu'il a en lui. Donc si jamais il vous voit à la moindre mesure comme un rabat-joie, il va sortir la kalache et il va vous tirer à bout portant. Donc, soyez toujours dans la mesure de la voie du milieu sans être rabat-joie.

Clé n° 8 — Ne jamais casser les élans positifs

Ce qui nous amène à la clé numéro 8. Ne cassez jamais les élans positifs du malade, car toute négative sera très mal reçue ou vécue. Ainsi, le genre de phrase clé que vous allez dire, c'est : « Le burn-out est une épreuve où l'on se découvre dans toute sa lumière. Oui, c'est dur, mais au bout du tunnel, il y a une vie et une version de soi qui attend l'autre, qui dépasse l'entendement. Oui, c'est dur à vivre, mais ce qui t'attend, c'est un meilleur, une version améliorée et superlative de toi-même. Il faut tenir bon pour la serrer dans tes bras. »

Toujours dans la deuxième phase de récupération, une recommandation comme je vous ai dit tout à l'heure : écoutez le dernier épisode de cette série dédiée au burn-out, c'est le prochain épisode. Si vous ne voulez pas le rater, abonnez-vous à cette chaîne, vous aurez ainsi une notification dès la sortie de l'épisode. Et si vous aimez ce que vous êtes en train d'entendre et que ça vous donne des ressources pour faire face à la situation, s'il vous plaît, rendez-moi un service. Mettez-nous une note sur Apple Podcast ou Spotify, car plus nous aurons d'étoiles et de commentaires positifs, et plus ce message sera diffusé auprès de larges audiences qui, elles aussi, en auront besoin.

Clé n° 9 — Comprendre les phases pour anticiper l'avenir

Ceci nous amène ainsi à la clé numéro 9. Essayez de bien comprendre les phases de récupération telles que je vais les décrire dans notre prochain épisode de cette série dédiée au burn-out. Ainsi, dans vos conversations avec le malade, vous pouvez lui rappeler ce qui l'attend. Le fait de connaître les phases par anticipation rendra les descentes moins violentes et la récupération plus rapide.

Dans cette clé, l'essentiel est d'éviter d'expliquer ou de justifier le passé. Le passé est passé, laissez-le là où il est. Et peu importe ce que la personne a bien fait ou mal fait, laissez-le derrière. Essayez d'anticiper l'avenir. C'est ça dont la personne a besoin. Prévenir le malade de ce qui l'attend l'aidera à passer les futurs caps difficiles. Et ça lui évitera de multiplier les scénarios catastrophes dans sa tête.

Car c'est ça le plus difficile quand tu fais un burn-out. Tu ne sais pas si tu vas t'en sortir. C'est hyper sombre. Tu es au fond du gouffre et là tu as un milliard de questions négatives qui se posent dans ta tête, et tu as le saboteur intérieur, le juge intérieur, les empêcheurs de tourner en rond, les doutes, les croyances limitantes, les complexes — ils se rassemblent tous ensemble dans une sorte d'explosion de négativité qui t'empêche d'avancer, parce que tu ne penses pas que tu vas t'en sortir, car tu as à peine de quoi te lever le matin pour aller aux toilettes. Et là tu te dis « jamais je ne vais y arriver ». À ce moment-là, quand quelqu'un vient et il te dit « écoute, là je sais que tu es ici, mais tu vas voir demain où tu seras »…

C'est une phase difficile. Ce sont des pics, ce sont des hauts et des bas. Mais les hauts et les bas, au fur et à mesure que tu avances, sont de moins en moins hauts et de moins en moins bas. Et dans la moyenne, tu progresses toujours vers le haut.

Ainsi, si vous anticipez ce que le malade est en train de vivre et ce qu'il va vivre, et vous lui dites « écoute, maintenant tu es là, mais sache que dans deux, trois jours, tu seras là. Quand tu y seras, rappelle-toi de notre conversation. Et donc, il sera nécessaire de faire ça, ça et ça » — ceci est particulièrement important.

Quand le malade est dans un creux, vous lui anticipez : « Tu vas voir, dans quelques jours, tu vas être hyper bien et tu vas avoir un pic d'enthousiasme. À ce moment-là, rappelle-toi que ça fait partie du processus, que tu n'es pas guéri, que c'est une partie du processus de guérison. Donc, ne fais pas n'importe quoi. Donc si tu m'entends te dire calme, calme, rappelle-toi que c'est parce que nous avons anticipé que ceci va se passer, et donc tu pourras mieux comprendre les choses que je vais te dire en temporisant sans être rabat-joie. »

Mais quand il est au pic tout en haut, tu lui dis : « Écoute, c'est génial, kiffe ta race à fond — excusez-moi l'expression — kiffe autant que tu peux, ok, mais sache que dans ce processus, il y aura dans quelques jours une petite descente aux enfers. Ok, il y aura un moment de mou, tu ne seras pas bien, et ce ne sera pas grave, mais tu auras l'impression que c'est une descente aux enfers. Ça fait juste partie du processus. Quand tu seras en plein dedans, que tu verras que tout est noir, on en reparlera et je te rappellerai que je te l'avais anticipé. Comme ça tu sauras que ce n'est pas si grave que ça. » Et tu en auras plein comme ça des hauts et des bas.

Vous voyez, quand vous lui expliquez tout ceci, grâce à l'écoute du prochain épisode vous saurez anticiper aux malades ce qui va venir par la suite, et ça lui fera le plus grand bien, et minimisera l'ampleur des descentes aux enfers, et favorisera la rapidité de sa récupération, tout en décuplant le lien qui vous noue et la confiance qui existe entre vous.

Clé n° 10 — Contribuer à la création de nouvelles habitudes

Alors dans la phase de récupération, il y a quelque chose d'extrêmement important que le malade doit intégrer dans sa vie : c'est du changement. Si toute chose reste égale par ailleurs, quand physiquement il récupère et il revient à sa vie, il va refaire les mêmes choses qui l'ont amené au burn-out. Résultat des courses, on sera toujours au même endroit. Du coup, le malade, pour se sortir de cette phase difficile, va commencer à intégrer de nouvelles habitudes positives pour faire naître une nouvelle version de lui-même.

La clé numéro 10 est exactement celle-là : contribuer à la création de nouvelles habitudes. En sachant que les habitudes principales à intégrer concernent le sommeil ; les exercices de gestion du stress — l'exercice roi pour moi c'est la méditation ; bien manger — manger maison, naturel et 0 % industriel ; l'activité physique — ce qui ne veut pas dire sport, c'est remettre le corps en mouvement, aller marcher un petit peu, juste de l'activité physique, ça reste une habitude extrêmement importante pour aider le corps à récupérer. Et la principale que vous allez tous adorer : se faire plaisir. De l'hédonisme à 2000 %. Et là-dedans, vous intégrerez les massages et tous les plaisirs de la vie.

Ainsi, vous faites que le plaisir devienne une habitude programmée. Vous allez faire cela doucement au début, avec zéro contrainte. Ne venez pas avec un gros calendrier — on va faire ça, on va faire ça, on va faire ça — parce que ça, ça beau être bon, rien que le calendrier et l'agenda rigide va faire péter les plombs de notre propre malade du burn-out. Donc, en douceur, zéro contrainte. « Ça te dirait qu'on fait ci ? Allez, on va se faire plaisir avec ça. Ça te dirait qu'on fasse ça ? Allez, on va se faire plaisir. » Prenez-le comme un jeu. Toujours dans le positif, vous favoriserez la récupération parce que ce qui habite la tête du burn-out, c'est le négatif. Dans tout cela, une règle unique, absolue et non négociable : quoi que vous fassiez, ça doit faire du bien et ça doit être sans contraintes.

Et si vous voulez devenir un ou une ninja de la création de nouvelles habitudes, j'ai quelque chose de bon pour vous. Écoutez les épisodes 48 et 49 de cette chaîne de podcast, « Créer de nouvelles habitudes ». Vous y découvrirez toutes les dernières découvertes des neurosciences, les techniques précises sur comment faire pour intégrer de nouvelles habitudes, pour le faire en douceur et mettre toutes les chances de votre côté pour que ce processus se fasse de la meilleure façon possible. Si vous n'avez pas écouté ces épisodes 48 et 49, ça veut dire que vous n'êtes pas abonné — troisième fois aujourd'hui. Abonnez-vous, mettez-nous une note et des commentaires positifs sur Apple Podcast ou Spotify, positifs évidemment si vous aimez le contenu, car plus nous aurons d'étoiles et de commentaires positifs et plus cette chaîne sera promue auprès de larges audiences. Avec ça, vous aurez créé de magnifiques habitudes dans votre vie et celles du malade de burn-out. Bref, de quoi vraiment faire attention à vous, vous faire plaisir ensemble.

Clé n° 11 — Accepter l'inactivité comme essentielle

Parmi les bonnes habitudes à intégrer pendant la récupération, j'ai parlé de sommeil. Donc dans cette phase, nous allons parler du rapport au sommeil que vous allez avoir, parce qu'il faut que vous sachiez que le malade va passer des heures et des heures et des heures allongé à dormir et à ne rien faire. Et je mets des gros guillemets à « ne rien faire », car en ne faisant rien, c'est son corps qui travaille à foison pour récupérer. Ça fait partie de la récupération, tout ça.

À ce stade-là, dormir une très grosse nuit de 8, 10, 12 heures de sommeil n'est plus suffisant. Du coup le malade se lèvera, fera 2-3 trucs, et sera crevé déjà à 10 h du matin. Il se recouchera, il se fera une sieste, parfois des siestes très très longues qui durent plusieurs heures, et au début ces siestes-là pourront même occuper toute la journée. Moi, à l'époque, je me réveillais 9 h, 10 h du matin, je me levais, je prenais le petit déj à 10 h, 10 h 30, à 11 h au maximum, j'étais HS. Je me remettais au lit, je redormais. Je me réveillais juste pour manger. Quand je mangeais, j'avais le coup de barre de la sieste. Je me refaisais une sieste qui durait encore 2, 3, voire 4 heures. Je me réveillais, la nuit était tombante. Qu'est-ce que je faisais ? Je vaquais à quelques occupations, je dînais, et la fatigue revenait — toute la journée à dormir. C'est normal. Le corps en a besoin. Une nuit de sommeil n'est plus suffisante.

Clé numéro 11 : accepter cette inactivité comme essentielle à la récupération, et accepter que cette phase puisse durer longtemps. Moi, j'ai passé deux ans à faire des siestes de trois heures par jour alors que j'avais déjà récupéré de la plupart des problématiques du burn-out. Donc, accepter cette inactivité comme essentielle.

Le rapport aux extrêmes

Toujours dans les différentes phases de récupération, vous devez avoir un rapport aux extrêmes. Je m'explique. Le burn-out est une situation extrême qui elle-même mène à des comportements extrêmes. C'est-à-dire, le malade va avoir des mots blessants, des émotions débordantes, de l'agressivité, du rejet, et tout ça sans filtre. Il dira tout ce qu'il a dans le cœur, dans les tripes et dans la tête, sans se soucier du mal qu'il pourrait faire. Le filtre social qui nous fait mesurer ce que nous disons pour mesurer l'impact de nos paroles, il n'existe plus. Il a explosé en mille morceaux. Alors il se peut que vous vous en preniez plein les dents, en dépit de tout ce que vous faites et de ce que ce burn-out vous fait subir. Oui, c'est injuste, mais ça fait partie du processus de libération et de récupération.

Si le malade est sur le point de prendre des décisions radicales — divorce, démission, changement de vie, etc. — si vous n'êtes pas concerné, ou même si vous êtes concerné direct par ces décisions, essayez de temporiser la décision. Il ne faut pas que la personne prenne des décisions hâtives et importantes sur un coup de cœur alors qu'il est dans des extrêmes dus au burn-out. Toujours se donner le temps de prendre des décisions. Alors dites oui, mais ensuite sans rien dire, faites jouer le temps. Temporisez, laissez décanter et refroidir. Vous pourrez reprendre la conversation plus tard.

Au tout début de la phase de récupération, ayez cette conversation avec le malade : « Dans le futur, tu seras tenté de prendre des décisions radicales. Ça fait partie du burn-out. Faisons un accord maintenant. Si ça devait arriver, je te rappellerai que nous avons eu cette conversation. Et quelle que soit ta décision du moment, acceptons maintenant juste de la laisser reposer quelques jours avant de l'acter. » Là, vous serez en prévision de quelque chose.

Comme ça, quand le malade viendra et dira « je veux tout lâcher, je ferme ma boîte ou je démissionne, je change de vie, je divorce, j'envoie bouler tout le monde, bref, je pars vivre à l'autre bout de la planète, je vais aller avec les Inuits m'enfermer dans un igloo » — à ce moment-là, vous lui dites : « Écoute, nous en avions parlé. D'accord, si tu as envie de faire tout ça, ce sera oui à tout. Mais laissons le temps faire son chemin. On en reparle. Laissons reposer quelques jours. Et si c'est toujours d'actualité dans quelques jours, si c'est toujours d'actualité dans quelques semaines, dans ce cas-là, tu es maître de ta vie et de ton libre arbitre. Et si ça passe par là de récupérer, on passera par là. »

Clé n° 12 — Vous faire accompagner aussi

Ce qui nous amène à la clé numéro 12. Si c'est raide pour vous de vivre ce genre de situation — parce que ça risque de l'être — faites-vous accompagner aussi par un ou une thérapeute qui vous aidera à briser votre solitude, mais aussi à vider votre sac et vous donner les ressources dont vous avez besoin, parce que parfois vous allez prendre de sacrés uppercuts dans la figure.

Clé n° 13 — Accueillir les conversations difficiles

Du coup, dans ces phases de récupération, des conversations vont s'imposer. Oui, le malade voudra parler de certaines choses et vous ne pourrez pas passer outre ces conversations — je mets des guillemets — « vraies ». Car le burn-out est un rééquilibrage total pour le malade. Tout et tout le monde passe au tamis et les relations en font partie. Par conséquent, vous aussi vous en ferez partie. Tout déséquilibre ou dysfonctionnement sera traité et, comme je le dis tout à l'heure, parfois à la dure.

Du coup, clé numéro 13 : préparez-vous à accueillir ces conversations car elles ne seront pas toujours faciles. Le malade n'est pas en mesure d'avoir du recul, ce sera votre rôle d'avoir du recul, même si vous vous en prenez plein la figure de façon injuste. Laissez les mots être dits. Parfois, ils seront comme des bombes. Laissez les bombes exploser. Échangez, dialoguez, écoutez sans vous justifier. Et surtout, évitez le conflit. Essayez de comprendre le point de vue de l'autre — ne lui donnez pas raison. Je répète : essayez de comprendre le point de vue de l'autre, ne lui donnez pas raison. C'est juste son point de vue. Mais respectez-le. Observez ce que vous pouvez faire pour le faire évoluer. Mais pensez toujours à l'impact d'une présence silencieuse.

Ne prenez pas cette conversation au premier degré, quoi que dise l'autre. Car vous pourriez entendre des mots très blessants. Ne les prenez pas au premier degré. Le malade n'a pas de filtre, il sort tout ce qu'il a dedans et il ne réfléchit pas à comment ça sort. C'est un processus de guérison et le malade doit sortir tout ce qui est lourd au fond de lui. Négligez la forme, parfois négligez le fond : c'est avant tout une purge que vous êtes en train de vivre. Voyez ce que vous pouvez faire pour ne pas alimenter ces tensions intérieures dans le futur. Ça, ce sera très important. Le temps viendra, le moment viendra où vous pourrez avoir une conversation avec le malade sur sa part de responsabilité dans ses histoires, ce qui équilibrera la donne, mais ce sera plus tard, parfois bien plus tard. Mais pour faciliter sa récupération, laissez-le parler. Prenez sur vous, votre moment viendra plus tard quand il sera ou elle sera remise. Et encore une fois, si c'est trop dur, appelez votre thérapeute, il ou elle vous aidera à passer ce cap-là aussi.

Clé n° 14 — Trouver vos propres parenthèses de bien-être

Du coup, dans tout ça, écoutez, on en a pris plein les ratiches, mon chéri, il n'y a pas un moment où on va commencer à se faire du bien ? Oui ! Car, nouvelle recommandation, ça nous amènera à la clé 14 : trouvez vos propres parenthèses de bien-être. Vous allez dédier un temps très important à l'autre, alors ne vous oubliez pas, vous aurez à le payer plus tard. La clé numéro 14 — je bafouille aujourd'hui — vous dit : faites-vous plaisir, et beaucoup plus que d'habitude.

Et comme je le disais tout à l'heure, pourquoi pas ne pas intégrer aussi les mêmes nouvelles habitudes que le malade. Vous en tirerez aussi de grands bénéfices — vous, n'étant pas malade, vous aurez probablement des bénéfices superlatifs, qui ne feront que du bien dans votre vie — et en plus, ceci vous donnera de quoi échanger sur vos expériences, ce qui fera que dans votre relation avec le malade du burn-out, vous serez en projection vers le futur. Imaginez que vous découvrez ensemble la méditation. Vous pourrez échanger mutuellement sur vos expériences. Imaginez que vous rentrez dans une autre pratique, quelle qu'elle soit, et que vous l'intégrez dans votre vie, ensemble. Vous pourrez apprendre ensemble, vous projeter ensemble, imaginer ensemble et construire un lendemain meilleur, plus beau, grâce à cette nouvelle habitude, ensemble. Vous serez alors dans une aventure commune, en train de voir plus loin un futur dans lequel tout sera lumière avec une version nouvelle de vous-même.

Les phases finales de récupération

Et après toutes ces histoires que vous avez entendues, toutes ces phases que vous découvrirez dans le détail dans le prochain épisode, on rentre dans les phases finales de récupération. Et maintenant, avec tout ce que vous avez fait — une quinzaine de clés que je vous ai données, tous les efforts que vous avez faits — vous avez fait ça parfaitement bien. Vous avez été un ninja, une ninja de l'accompagnement des malades du burn-out. Vous avez été exemplaire. On pourrait faire un documentaire sur à quel point vous avez tout bien fait.

Et vous savez ce que vous allez avoir comme retour ? De l'indifférence et du manque de gratitude. Ouuuh ! Quand le malade sera enfin remis, il aura appris une chose : à prendre soin de lui. Vous qui aurez tout donné pour qu'il s'en remette, vous voici relégué à un second plan. Même pas merci, il va vous dire. Le malade va faire sa vie de façon — je mets des guillemets — « égoïste » à vos yeux, sans se soucier ni de vous, ni de personne. Alors je vous assure, vous risquez d'avoir les boules, excusez-moi l'expression.

Mais encore une fois, vous allez devenir un sage, mais vraiment un sage extraordinaire. Mieux qu'un moine en accord qui a passé 20 ans enfermé dans une grotte à méditer. Parce qu'il vous en a fait voir de toutes les couleurs. Et en voici encore une, et toujours à prendre du recul, à comprendre. Bref, oui, il faudra comprendre aussi que ce n'est pas de l'indifférence, ni du manque de gratitude. C'est que c'est normal : la récupération passe toujours par une phase 100 % auto-centrée. C'est la dernière phase de la reconstruction. Le malade a déjà bien récupéré et ancre le fait qu'il a compris qu'il doit s'occuper de lui et qu'il est le seul responsable de son bien-être. Donc ce n'est pas de l'égoïsme, c'est une façon de vous dire qu'il n'a plus besoin de votre aide, ok ? Et il le fait de façon un peu pataude, sans gratitude apparente, en vous donnant l'impression de vous tourner le dos. Mais en fin de compte, c'est le plus beau cadeau qu'il puisse vous faire car il vous libère du poids que vous avez eu à porter. Il est en train de vous dire qu'il n'a plus besoin de votre aide.

Clé n° 15 — Accepter, encore une fois, et kiffer la vie

Ce qui nous amène à la clé numéro 15. Acceptez, encore une fois. C'est là que vous devenez un sage. À force de vous dire « acceptez, acceptez, acceptez ». Laissez le temps faire son œuvre. L'équilibre relationnel reviendra et vous retrouverez toute votre place.

Et pendant ce temps, pendant que l'autre va « faire l'égoïste » — je mets des gros guillemets — à faire ce qu'il a envie, à vous ignorer, à ceci et cela, laissez couler, faites comme lui. C'est ça la clé numéro 15 : kiffez la vie et faites-vous du bien. Soyez égoïste à votre tour. Vous avez droit aussi à quelques récompenses après ce qu'il ou elle vous a obligé à traverser. Vous ne le croyez pas ? Après avoir écouté tous ces épisodes, si vous avez traversé tout ça, vous ne pensez pas que vous avez le droit aussi de vous octroyer des récompenses ? Eh bien, s'il ou elle veut faire sa vie de son côté, faites-vous la vôtre de votre côté. Kiffez à fond. Faites-vous plaisir.

Parenthèse pour les conjoints : sexualité et couple

Et maintenant que nous sommes tous sortis d'affaire, je vais faire une petite parenthèse importante. Car il se peut que si vous m'écoutez, le proche que vous êtes est le conjoint. Et là, je dois vous parler d'un point particulier qui vient se rajouter à tout le reste, mais qui ne concerne que les conjoints. Et ça touche à deux points : la sexualité et le couple.

L'épanouissement sexuel

Alors parlons d'abord d'épanouissement sexuel. Vous devez savoir que pendant les phases de récupération du malade du burn-out, votre sexualité sera en berne. L'épuisement se traduit par un épuisement rénal et les reins sont liés à l'énergie sexuelle. Ceci, c'est la médecine chinoise qui nous dit ça. Donc épuisement, épuisement rénal, épuisement sexuel. Du coup, peu ou pas de relation du tout, peu ou pas de libido du tout. Et s'il y a des relations, ce sont des relations souvent très peu satisfaisantes. Mais c'est normal. Ce n'est pas un rejet que vous subissez. Et dites-vous qu'aucun de vous deux n'a un problème. C'est le corps du malade qui n'en peut plus et il priorise ses ressources. Et quand quelqu'un est sur le point de crever, il faut se dire que reproduire l'espèce n'est plus trop une priorité, vous êtes d'accord ? Donc le cerveau, il se dit « je suis à la limite de ma survie, au bout de ma vie. Écoute, on va d'abord récupérer avant de s'occuper de développer notre descendance ». Du coup, le cerveau coupe les ressources. Donc, acceptez que pendant quelque temps, il n'y aura peut-être pas trop de chocolat.

Par contre, il y a une petite recommandation que je pourrais vous faire. Si le malade de burn-out est un homme, vous pourriez découvrir ce que les Américains appellent le no-fap, c'est-à-dire les relations sexuelles sans éjaculation. Ceci n'empêche pas l'orgasme, mais par contre garantit de ne pas dilapider de l'énergie. Ça assure, avec une certaine pratique, beaucoup plus de plaisir, des relations plus durables et sans épuisement. Donc si vous commencez à rentrer dans les phases de récupération, dans des moments où la libido commence à revenir, la pratique du no-fap peut être une très bonne recommandation pour favoriser, un, des relations épanouissantes, et deux, une meilleure récupération, car la pratique sexuelle est très fatigante pour quelqu'un qui récupère du burn-out.

Si vous voulez en savoir plus sur le no-fap et tout ce qui tourne autour, je vous conseille d'écouter l'épisode 69 de cette chaîne de podcast, « Canaliser la puissance sexuelle ». Vous apprendrez plein de choses qui seront très intéressantes pour cette phase compliquée de burn-out, mais pour la suite aussi.

Le couple

Et dernier point concernant le couple : sachez que celui-ci pourra être remis en question. Après un burn-out, beaucoup de personnes se séparent pour repartir à zéro. Alors vous voulez l'éviter ? Voici quelques clés bonus après les 15 que vous avez déjà eues. Soyez un support solide et évitez à tout moment de faire des reproches — je pense que ce message était déjà clair dans cet épisode. Restez dans l'amour et dans l'acceptation. Ce seront vos piliers à vous qui êtes son pilier.

Vous acceptez et vous intégrez que vous aurez à avaler des moments difficiles. Ça fait partie du jeu, hélas. Et ce sera aussi à vous de décider quand est-ce que vous avez atteint la limite de l'inacceptable. Une personne qui a fait un burn-out se reconstruit en redessinant les limites du possible. En redessinant ses limites, il redessine un nouveau cadre qui, lui, lui convient très bien. Il sera important que vous sachiez poser aussi les limites de votre cadre. Ceci en douceur mais avec fermeté. La bienveillance empathique et le respect de l'autre, mais la fermeté courageuse et le respect de soi : les deux seront nécessaires.

Et souvenez-vous : si le burn-out est la maladie du déni de soi, sa récupération est la promesse d'un retour à l'amour de la vie. Et comme proche, vous êtes un de ces véhicules. Et là, j'aimerais que vous vous demandiez : peut-il exister plus belle raison d'être en des temps difficiles que d'être le véhicule d'un retour à l'amour de la vie ?

Conclusion

Chers amis, merci de m'avoir accompagné tout le long de cet épisode. Bon sang, je l'ai vécu dans les tripes ce burn-out. J'espère que vous avez perçu ce message que je vous ai envoyé, qui est positif et constructif. Mais on n'en entend jamais parler des proches qui vivent un burn-out avec celui qui vit un burn-out, et souvent ils s'en prennent plein la figure sans savoir quoi faire ni comment faire, ni avoir les ressources nécessaires pour passer ce cap, hélas très difficile, qu'ils n'ont pas cherché à vivre. Car un malade qui s'amène à faire un burn-out, il s'amène au bout, mais c'est lui qui décide de se prendre le mur. Et les autres qui sont à côté de lui, qui ont essayé de lui éviter ce déboire, ils n'ont rien demandé. Pourtant, ils font le burn-out avec lui.

Alors dans cet épisode, nous avons traversé le burn-out dans ses différentes phases principales en apportant un focus particulier sur une quinzaine de clés pratiques dans ces différentes phases, pour vous permettre de mieux comprendre ce que vous allez probablement vivre aux côtés de cette personne et comment incarner au mieux ce rôle de proche, d'accompagnateur, ou comme je le disais au début de l'épisode, d'architecte de sa guérison.

Sachez qu'un troisième épisode viendra compléter cette série. Alors restez avec nous, il vous parlera des différentes phases pour vous aider à mieux comprendre tout ce que vous avez déjà appris ici.

Je suis Iker Aguirre et ceci est votre chaîne de podcast « Une alchimie de l'éveil ».