Une Alchimie de l'Eveil

Ep.5 : Comprendre la Méditation (1 sur 4)

Iker Aguirre Season 1 Episode 5

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Iker Aguirre entame ici une série de 4 épisodes destinés à découvrir et comprendre la méditation : "Tout Savoir Sur la Méditation".

Dans cet épisode, vous découvrez les raisons qui expliquent le succès planétaire de cette pratique qui, il n'y a pas plus de 10 ans, avait encore du mal à être acceptée. Ensuite, avec une définition simple, Iker nous aide à démystifier la méditation et nous aide à prendre conscience que nous sommes tous des  grands méditants sans le savoir !

Ainsi, au gré de ce voyage de découverte, vous découvrez une longue liste de bienfaits, ratifiés par des études scientifiques sérieuses dont, entre autres, celles du Dr Jon Kabat Zinn,  du MIT, l'un des plus grands centres de recherche avancée au monde.

Dans la deuxième partie de l'épisode, vous pourrez lever un par un les freins les plus courants.

Ainsi, cet épisode prépare le terrain à la série qui traitera, en plus, les thèmes suivants : 

  • Episode 6  : Comment méditer, tout ce qu'il faut savoir pour pratiquer comme des pros !
  • Episode 7 (en ligne le 1er Mai) : Difficile à méditer ? Pour faire la peau à tous les ennemis de la pratique !
  • Episode 8 (en ligne le 8 Mai) : Méditer est-ce risqué ? Pour répondre aux questions les plus courantes qui peuvent vous faire douter et pour s'assurer d'une pratique 100% sûre.

Un voyage en profondeur autour de la méditation destiné aux débutants et à toutes les personnes qui se demandent si elles devraient se laisser tenter ! Aussi, un voyage de découverte pour mettre toutes les chances de votre côté et faire de cette pratique une base essentielle de l'éveil de votre potentiel.  Sans aucun doute, l'une des plus belles découvertes que vous ferez de votre vie ! Et cette série est là pour maximiser les chances qu'il en soit ainsi en vous donnant un cadre clair et rassurant.

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Le moment est venu de réinventer notre humanité et ce n’est pas en restant dans la cadre que nous allons le faire.

Chers amis, bonjour et bienvenue dans votre chaîne de podcast « Une alchimie de l'éveil ». Je suis Iker Aguirre et aujourd'hui nous allons partir en voyage pour découvrir le premier épisode de toute une série sur la méditation. Quel exercice extrêmement puissant et quelle beauté que cette découverte intérieure !

Mais il nous faut comprendre la méditation : chapitre 1. Ensuite, il nous faudra comprendre comment méditer : chapitre 2. Ensuite, il faudra comprendre pourquoi parfois est-il difficile de méditer : chapitre 3. Et à la fin, toutes ces questions qui se demandent : méditer, est-ce risqué ? Quatre épisodes pour une série sur la méditation.

La méditation n'a pas toujours eu bonne presse

La méditation, quel magnifique exercice ! Et pourtant, en dépit du fait qu'aujourd'hui elle a très bonne presse et qu'elle est devenue une pratique récurrente et régulière pour une très grande partie de la population — qu'il suffit d'aller à un Relais H lors de vos déplacements, ou dans une librairie quelconque, ou votre kiosquier favori pour découvrir pléthore de magazines, de livres et d'autres essais qui lui sont dédiés —, ça n'a pas toujours été comme ça.

Et je parle d'un temps révolu qui ne fut pas un temps d'antan, mais régulièrement présent, puisqu'il s'agit d'il y a environ dix ans. Oui, nous sommes dans les années 2020, 2022 exactement. Et il n'y a pas plus tard que dix ans auparavant, la méditation n'avait pas bonne presse.

En fin de compte, on avait fait un amalgame dans lequel on avait mis, dans le même pot, les sectes. Ensuite, les pratiques un peu spectaculaires que l'on voyait à la télé, de ces sortes d'hypnotiseurs capables de faire ce qu'ils voulaient, avec qui ils voulaient, comme ils voulaient, quand ils voulaient. Vous voyez, ces choses où le gars vous dit « maintenant tu vas devenir un chien ». Et le gars se mettait sur scène, et ouais, ouais, ouais, il faisait le chien. Alors le public rigolait, il rigolait. Mais en toile de fond, on se disait : « Tiens, j'aimerais pas me trouver entre ses mains. »

Bref, vous prenez cette deuxième histoire, vous la mettez dans cette bulle-là, et vous faites un bon petit mélange, une sorte de smoothie, et ça vous fait une sorte d'amalgame, de patchwork, de bulgi-bulga qui fait que la méditation n'avait pas bonne presse. Du coup, de peur de tomber dans ces dérives-là, la méditation, on l'a laissée de côté. À un tel point qu'il y avait un troisième ingrédient dans le smoothie : ce côté ésotérico-mystico-pété qui venait souvent rattaché aux sectes et qui faisait que la méditation n'avait pas bonne presse.

Bon, donc tous ceux qui étaient dans le monde des pratiques contemplatives trouvaient mille et une dénominations autres que « méditation » pour pouvoir éviter ce raccourci qui empêchait la découverte d'une pratique extrêmement puissante et bénéfique.

Deux événements qui ont démocratisé la méditation

Mais par la suite, il s'est passé deux événements particuliers.

Le MIT, John Kabat-Zinn et la caution scientifique

Le premier, ça a été que le MIT — c'est-à-dire l'un des centres de recherche les plus avancés au monde, le Massachusetts Institute of Technology — s'est intéressé particulièrement à l'effet de la méditation sur les malades, en particulier du cancer. Il en est sorti, grâce aux travaux de John Kabat-Zinn, toute une série d'études scientifiques extrêmement sérieuses et rigoureuses qui ont apporté un éclairage extrêmement important sur les bénéfices de la méditation. Et nous en parlerons. Ça, c'était le premier phénomène.

Celui-ci a permis la démocratisation de la méditation, car elle est rentrée d'abord à travers le milieu médical — donc la caution scientifique grâce aux études —, à travers l'accompagnement à la rémission du cancer de ces malades-là, donc les départements d'oncologie des hôpitaux. Et ensuite, nous avons eu la découverte que ces malades-là, entre autres grandes raisons qui expliquaient leur récupération par rapport au groupe témoin qui ne pratiquait pas, étaient dus au fait qu'ils avaient un rapport aux peurs et au stress beaucoup plus apaisé que les malades en rémission des groupes témoins.

Sauf que quand on parle de peur et de stress, de rapport aux émotions, on sort du monde médical et hospitalier et on s'adresse à la terre entière. Donc les pratiques qui étaient destinées aux hôpitaux se sont ouvertes au grand public. Et parmi ce grand public se sont retrouvées des personnes qui étaient en burn-out, qui étaient en situation de stress chronique, etc., et qui très souvent venaient du monde de l'entreprise. Et ça, c'était la troisième étape de pénétration de la méditation : elle est devenue un outil de rééquilibrage et de performance dans le monde de l'entreprise. Donc des hôpitaux, on est allé au grand public, et du grand public, on est allé aux entreprises.

Google, la Silicon Valley et le livre qui fit un carton

Le deuxième phénomène qui a fini par donner ses lettres de noblesse à la pratique de la méditation, c'est que, bien évidemment, ça vient souvent par là, à la Silicon Valley : ni plus ni moins que Google s'est intéressé aux effets bénéfiques de la méditation sur ses salariés et ses cadres dirigeants. Ainsi, ils ont étudié, pratiqué et poussé cela de l'avant.

Jusqu'au jour où Meng Tan, un employé de chez Google, a écrit un livre qui était un véritable carton. Parce qu'à cette époque, Google était un peu le centre d'attention, encensé par tous les médias comme une sorte de géant du succès, mais aussi des nouvelles pratiques managériales. Il travaillait différemment et on essayait de craquer le code qui expliquait le succès de Google à travers cette sorte d'alchimie, de pierre philosophale des entreprises à grand succès. Et la méditation en a fait partie, parmi tant d'autres choses que l'on a expliquées de Google. Donc ce livre, quand il est sorti, a fait un carton parce qu'il répondait à des attentes. Et donc, il a permis de finir de démocratiser l'intérêt et la pratique de la méditation.

Dix ans plus tard, nous sommes aujourd'hui et elle existe dans la vie de l'immense majorité des gens que nous connaissons. J'exagère peut-être — pas l'immense majorité des gens —, mais du moins l'immense majorité des gens ont entendu parler de méditation, connaissent la méditation et connaissent sûrement quelqu'un qui médite. Si ce n'est quelqu'un, c'est peut-être vous.

Une série née de vos questions

Mais quand vous vous attaquez à la méditation, se soulèvent énormément de questions. Et cette série de quatre épisodes sur la méditation, nous la devons ni plus ni moins qu'à vous, qui nous avez posé cette question à maintes reprises. Ce sont vos questions, récurrentes chez toute personne qui, pour la première fois, se trouve confrontée à cette magnifique pratique, qui nous ont inspirés à faire cette série d'épisodes.

Donc, comme expliqué en introduction, nous allons évoluer en quatre épisodes sur quatre grandes thématiques. La première : comprendre la méditation. La deuxième : comment méditer. La troisième : pourquoi est-ce difficile de méditer parfois. Et la quatrième : méditer, est-ce risqué ? Un épisode par semaine pour embrasser pleinement et en totale confiance un exercice qui pourrait très facilement changer votre vie à jamais. Dans le bon sens, bien sûr.

Qu'est-ce que la méditation ? Une simple contemplation

Alors essayons maintenant de comprendre la méditation. On a donné le contexte dans lequel la méditation est devenue une pratique régulière, récurrente et reconnue. Maintenant, de quoi parle-t-on quand il s'agit de méditation ?

Eh bien, vous allez peut-être être surpris, vous allez peut-être être déçus, mais la définition que nous faisons de la méditation est aussi simple que ça : il s'agit d'une simple contemplation. Dit autrement, méditer, c'est s'arrêter et regarder ce qui se passe. Voilà, c'est tout.

Alors, tous ceux d'entre vous qui attendiez une sorte de formule extrêmement complexe mélangeant psychologie, science, neurosciences et tout ça, je suis désolé de vous décevoir. J'en faisais partie — c'est pour ça que ce petit clin d'œil sarcastique est une autodérision. J'en faisais partie, et j'ai eu beaucoup de mal à comprendre que la méditation, qui pour moi est une sorte de monde profond, qu'elle est d'ailleurs, et en même temps hermétique au sens le plus pur du terme — cet hermétisme que l'on voit souvent dans ces enseignements qui sont transmis de siècle en siècle, en société secrète, et toutes ces choses-là qui alimentent notre imagination. Bref, non : la méditation n'est autre que s'arrêter et regarder ce qui se passe. À l'intérieur de vous ou à l'extérieur de vous.

Vous méditez déjà depuis que vous êtes né

À partir de là, quand je vous ai dit ça, je vous ai tout dit. Tout être humain médite depuis qu'il est né. Et oui, vous connaissez la méditation.

Je suis sûr qu'il vous est arrivé de vous asseoir dans un endroit, sur une chaise, et de soudainement fixer un point, et à un moment donné de rester sur ce point fixé et d'oublier que vous êtes là. Vous êtes sur ce point et, à un moment, le mental revient et là vous vous secouez, du style « j'étais pas là, pardon ». Cet instant-là que vous avez passé avec le regard fixé sur un point est un exercice de méditation.

Il vous est arrivé aussi plein de fois de vous arrêter devant un paysage magnifique et là, waouh ! De vous arrêter à regarder, à vivre l'instant, à vous inspirer, à savourer, à vous alimenter de tout ce qui vous entoure, de façon à ce que tout ce beau qui est devant vous puisse vous remplir. Ça, c'est une méditation aussi.

Et je suis sûr qu'il vous est arrivé aussi de vous observer, d'aller comprendre ce qui se passe à l'intérieur de vous, d'aller sonder dans les méandres de votre être pour essayer de déceler les indices qui vont vous permettre de comprendre pourquoi vous vous sentez comme ça, pourquoi vous en êtes là. Eh bien, ça aussi, c'est une méditation.

Et je suis sûr qu'il vous est arrivé aussi plein de fois de vous projeter, de vous imaginer dans une situation : vous alliez travailler un enjeu, passer un examen ou passer un entretien, et vous vous êtes préparé une fois, deux fois, cent fois. Vous vous êtes vu dans cet entretien et vous vous êtes préparé à ce que vous alliez dire, comment vous alliez le dire, vous avez anticipé ce que l'on pourrait vous poser comme question en retour, et vous alliez préparer votre réponse, et c'est là que vous vous sentez à l'aise et vous dites « oui, là, je me suis bien préparé ». Eh bien, cet exercice de visualisation, lui aussi, est une méditation.

Méditation formelle et méditation informelle

Alors, quand on vous raconte tout ça, la méditation fait partie de notre vie. Sauf qu'il y a deux nuances à apporter à la méditation : celle que l'on appelle la méditation formelle et celle que l'on appelle la méditation informelle.

La méditation formelle sera celle qui va rentrer dans un cadre de pratique. Donc, vous décidez de pratiquer et vous allez pratiquer d'une certaine façon, un certain type d'exercice. Ça, c'est la pratique formelle.

La pratique informelle, c'est tout ce que je vous ai décrit comme exercice. C'est toutes ces choses que vous faites au gré de votre quotidien et qui pourraient être mises dans la liste des exercices de méditation : vous profitez d'une situation de la vie de tous les jours pour rentrer dans un état particulier qui est un état de contemplation, dans lequel vous vous arrêtez à regarder ce qui se passe à l'intérieur de vous ou à l'extérieur de vous.

Avec ceci, vous avez une définition claire, démystifiée et complètement décomplexée de la méditation, qui permet de nous rendre compte qu'elle fait partie de notre vie depuis toujours. Et ce que nous faisons en lui ouvrant une porte, c'est de lui permettre d'aller encore plus loin, dans l'éveil d'un potentiel qui est là, qui n'attend qu'une seule chose : c'est de voir la lumière du jour, parce que nous lui donnons la permission. Voilà ce que nous permet de faire la méditation.

Ce que la méditation améliore et ce qu'elle diminue

Mais elle nous permet de faire plein d'autres choses. Et c'est grâce à la pléthore d'études scientifiques qui ont été menées que nous savons aujourd'hui que la méditation apporte plein d'effets collatéraux positifs. Il y a des choses qui s'améliorent et il y a des choses qui diminuent. Et cette liste que je vais vous donner maintenant n'est qu'une petite liste de la quantité de choses positives que nous apporte la méditation — il y a un long etc. dans ce que je vais vous citer. Chacun des points est étayé par des études scientifiques qui confirment ses bienfaits.

Donc d'abord, la méditation améliore — accrochez-vous : la concentration, la qualité du sommeil, l'empathie, la capacité d'écoute, la sérénité, ce que l'on appelle la sérendipité, la qualité de la digestion, la mémoire, la gestion du stress et des crises, le rapport aux émotions, le rapport à la douleur, la clarté mentale, la connaissance de soi, la notion de sens et de raison d'être, et je mets un long etc.

Mais elle nous permet aussi de diminuer un certain nombre d'enquiquineurs, d'empêcheurs de tourner en rond, et leur diminution est largement bienvenue. Car la méditation contribue à diminuer le stress, l'anxiété, les pensées ruminantes et envahissantes, la dispersion, le sentiment d'échec, le risque de burn-out, l'acidité gastrique, les problèmes intestinaux, les tensions physiques, émotionnelles et mentales, la peur, les sensations de vide existentiel, la tristesse chronique — et je mets un long etc. encore dans les bienfaits et les récompenses qu'apporte la pratique de la méditation.

« La méditation, ce n'est pas pour moi » : les quatre freins

Mais en dépit de toutes ces récompenses, quand on s'y met, il y a des freins. Combien de fois ai-je entendu cette phrase : « La méditation, ce n'est pas pour moi ! » Et en fait, avec cette phrase-là, quand tu dis « Ah bon, et pourquoi ? », voilà les quatre plus grandes réponses :

  1. « Je pense trop. Il y a trop de choses dans ma tête. Ça va dans tous les sens. »
  2. « Ah, il faut que ça bouge. Non, non, moi, être arrêté là, non, c'est trop statique. Moi, tu sais, dans la vie, il faut que ça bouge. Moi, je ne peux pas être sur place. Non, ce n'est pas pour moi. »
  3. « Je trouve ça angoissant. Ça m'angoisse. »
  4. Très rattaché à l'angoisse, mais c'est une nuance que j'ai séparée : « J'ai peur. J'ai peur d'aller voir. Ça me fait flipper. Je n'ai jamais fait ça et j'ai peur. »

Donc, nous allons petit à petit passer les quatre points. Et probablement, dans ces quatre cas de figure, la méditation est parfaitement faite pour vous.

« Je pense trop » : le singe fou aux manettes

Premier point : je pense trop. Si vous pensez trop, c'est qu'en fin de compte le mental a pris les manettes de l'avion. Le mental est probablement, chez ces personnes-là, un mental envahissant, un mental dispersant, un mental qui ne sait plus se taire. Il fuse à demie l'heure et il ne s'arrête jamais.

Donc, dès le moment où elles ferment les yeux pour contempler ce qui se passe à l'intérieur d'elles-mêmes, ces personnes se rendent compte que la voix de leur mental est comme ce que les Orientaux appellent un singe fou : c'est-à-dire un singe excité qui ne fait que gueuler et sauter dans tous les sens. Quand on va vaquer à nos occupations, qu'on fait dix mille choses dans la journée, on n'a pas le temps de s'occuper de ce qui est dans notre tête. En réalité, cette agitation physique est l'expression, dans notre mouvement, de ce qui se passe dans notre tête. En fait, nous agissons comme un singe fou. Il faut que ça bouge.

« Il faut que ça bouge » : l'hyper-agitation

Et ça, ça nous ramène au deuxième point. Le « je pense trop », c'est l'identification d'un singe fou qui nous empêche d'apaiser notre mental, et donc de découvrir un espace insondable de potentiel qui se cache derrière. Mais le singe fou, quand il prend trop de place, crée une agitation tellement forte qu'il exige de la mise en mouvement. Et c'est là que les personnes disent « il faut que ça bouge, il faut que ça bouge ». Parce qu'elles s'assoient et il y a une sorte de tension intérieure qui vient surgir, une énergie qui ne sait pas être canalisée autrement qu'en étant cramée, dépensée dans la mise en mouvement.

Ça n'empêche que ces personnes sont très hautement performantes. Et parce qu'elles sont tout le temps en mouvement, elles font dix mille choses alors qu'une personne normale en ferait trois ou quatre. Donc ce rapport positif que l'on a à cette hyper-agitation, rattaché à l'obtention de résultats, fait que l'on considère cet ultra-dynamisme comme quelque chose de bon. Alors qu'en réalité, si ces personnes, quand elles ferment les yeux, sont incapables de tenir sur place, c'est qu'en réalité elles sont victimes d'un singe fou qui pilote l'avion à leur place. Là, nous avons une première famille.

« Je trouve ça angoissant » : ouvrir la porte sur New York

L'autre famille des personnes qui disent que la méditation n'est pas pour elles, c'est la personne qui dit : « Je trouve ça angoissant. » On ne nous a jamais appris à nous occuper de ce qui se passe dans notre for intérieur. Et du coup, quand on le fait pour la première fois, on se retrouve face à un vide béant extrêmement angoissant, car il y a une voix intérieure qui sait tout ce qui est là-dedans. Et donc il y a une intuition qui soudainement te dit : « Oh oh, là-dedans, il y a quand même un paquet de choses que tu ne connais pas. »

Et c'est comme si vous n'étiez jamais sorti de chez vous, que vous habitiez à New York, et que du jour au lendemain on vous dise : « Tiens, voilà une clé, ouvre cette porte et va dehors. » Vous avez toujours vécu dans une sorte de cocon, qui est juste le cocon du monde connu. Ça ne veut pas dire que le cocon était agréable, il était tout simplement connu. Vous avez dépensé toute votre vie dans cet espace-là. Et soudainement, on vous invite à ouvrir la porte et vous découvrez la ville de New York. Et elle est gigantesque. Il y a du bruit partout, ça bouge dans tous les sens. Qu'est-ce que c'est que ça ?

Sauf que, à l'inverse de New York, les découvertes que l'on va faire sont, Dieu merci, beaucoup plus apaisées que la ville de New York. Mais bon, nous sommes là dans la famille des personnes qui trouvent cela angoissant : je sors d'un monde connu, petit, étriqué, mais relativement maîtrisé, pour soudainement ouvrir les yeux sur un monde gigantesque. Et là, waouh ! Et ça peut être angoissant.

« J'ai peur » : la boîte de Pandore et Hollywood

Et ensuite, dans cette famille-là, nous avons les personnes qui ont peur. Et là, on a plusieurs raisons. Ça peut être la peur qui découle de cette angoisse-là : « Non, non, non, là je rentre dans un espace que je ne connais pas et je ne me sens pas d'aller dedans. Déjà tout seul, mais tout simplement, je ne me sens pas d'y aller. J'ai peur de voir ce que je vais découvrir. J'ai peur de me découvrir sous un angle qui ne va pas me plaire. J'ai tout simplement peur d'ouvrir une boîte de Pandore. » Vous avez là l'une des raisons les plus courantes des personnes qui ont peur de la méditation.

Et après, on en a une autre. Et l'autre, on la doit, hélas, à Hollywood. Hollywood qui nous a amené pléthore de films d'horreur, de productions dont le but était tout simplement de nous faire peur, et qui ont ouvert une porte vers un rapport extrêmement conflictuel avec tout ce qui n'est pas matériel, contrôlé, ici et maintenant, que je touche — « je ne crois que ce que je vois ». Tout ce qui sort de cette enceinte-là peut générer beaucoup de peur chez beaucoup de gens, parce que tout simplement ils ont vu trop de films. Voilà, donc on a beaucoup de gens qui ont peur de rentrer dans ces zones d'inconnu, car elles sortent du monde matériel dans lequel ils se sentent en sécurité.

Le conseil : commencer accompagné d'un professeur

Ainsi, toutes ces personnes qui trouvent cela angoissant et qui ont peur auraient besoin de la méditation pour passer outre ces barrières qui les empêchent de découvrir ce que réellement elles sont et ce qu'elles ont au plus profond d'elles — ce qui est un potentiel absolument extraordinaire.

Dans ces cas-là, si vous faites partie des personnes qui ont peur, je vous conseillerais de toujours commencer à pratiquer avec l'accompagnement d'un professeur, d'un professionnel. Nous en parlerons dans les épisodes suivants : l'importance du choix de la bonne personne. Il est extrêmement important que vous pratiquiez avec quelqu'un qui puisse vous rassurer, qui puisse vous jalonner le parcours, qui puisse vous assurer — en plus de vous rassurer — qu'à chaque fois vous êtes au bon endroit. Et surtout que cette personne ait des réponses concrètes et précises à toutes les questions qui vont surgir et qui vont venir alimenter cette angoisse ou cette peur.

C'est la meilleure chose que vous puissiez faire, car je vous assure que la méditation a des choses fabuleusement extraordinaires à vous apporter. Mais rentrer dans ce monde-là avec de l'angoisse ou de la peur, c'est la pire des entrées que vous puissiez faire. Donc, si vous êtes angoissé, si vous avez peur, cherchez un professionnel qui vous prendra par la main et qui vous accompagnera pendant les étapes préliminaires. Car ce sont juste ces étapes-là que vous avez besoin de franchir. Une fois que vous vous sentirez en sécurité et en confiance, vous pourrez totalement pratiquer seul, en totale maîtrise de votre exercice. Et pour cela, il ne faut pas beaucoup de temps : ça se passe en quelques semaines de pratique et d'accompagnement, et vous serez totalement autonome. Et ça, c'est une très belle nouvelle.

Surprise garantie : les « trucs de ouf » qui peuvent arriver

Alors après, une fois que vous vous mettez à pratiquer — et ceci peut arriver dès le premier jour de la première séance —, il peut se passer des trucs de ouf. Et c'est là que je vous dis : attention, surprise garantie. Quand vous commencez, surtout dans les premières phases de méditation — les premiers mois, voire la première année —, ça va être un feu d'artifice. Vous allez découvrir des trucs de dingue, vous allez vous laisser surprendre, il va se passer des trucs hallucinants dans votre vie.

Nous aurons l'occasion, dans des épisodes futurs, au-delà de cette série sur la méditation, de rentrer dans certaines des phases d'évolution de la pratique méditative.

La découverte de votre qualité de présence

Mais il y en a une — et là, excusez-moi pour le spoiler, mais il faut que je vous la raconte —, car c'est la découverte de votre qualité de présence. Et là, je peux vous dire que vous êtes prêt à avoir des surprises de fou. Elles sont sublimes.

La qualité de présence est ce que nous sommes ici et maintenant, à tout moment. Mais elle recèle plusieurs caractéristiques et elle est influencée par divers facteurs. Ces facteurs amènent une qualité d'être dans ce que nous incarnons dans le moment, mais qui vient se superposer à une qualité d'être profonde, qui est l'essence véritable de notre être, et qui est cette qualité de présence que l'on va aller chercher à incarner. C'est cette pure qualité de l'être qui est, à tout moment, à tout instant : elle est sérénité, elle est joie et elle est amour.

Une personne stressée, à tout moment où elle est stressée, au pic de son stress, au fond d'elle, elle est encore sérénité. Une personne qui est en colère, qui est énervée, qui est triste — prenez l'émotion que vous voulez —, elle est aussi à tout moment, dans son for intérieur, joie. Et une personne qui est dans la vindication, qui est dans la lutte, qui est dans l'opposition, eh bien à ce moment-là, encore aussi, elle est amour.

Et l'une des découvertes que vous ferez au fur et à mesure que vous pratiquez les exercices de méditation, c'est que les qualités de cette essence pure de l'être vont commencer à se manifester dans votre vie. De la sérénité : vous allez vous retrouver de plus en plus zen. De la joie : vous allez vous laisser émerveiller beaucoup plus facilement par les choses de la vie, la simplicité de la vie. Et de l'amour : vous allez vous sentir relié au tout, aux autres, à ce que vous êtes. Et ça, je vous assure, c'est un véritable kiff.

Les portes qui s'ouvrent : balancements, géant, lourdeur

Mais ce n'est pas tout, car il y a plein de portes — ça, c'est le jargon que j'utilise — qui vont s'ouvrir et qui ne manqueront pas de vous surprendre. Donc, dans la pratique méditative, en plus des bienfaits de l'exercice en particulier que vous êtes en train de faire, vous allez obtenir plein d'autres effets collatéraux, et les surprises positives seront garanties. Beaucoup d'entre elles seront de l'ordre de toutes les récompenses que je vous ai citées. Mais il peut se passer d'autres trucs qui surprennent particulièrement les débutants.

L'un d'entre eux, le plus courant, c'est un balancement. Ils me disent : « Écoute Iker, moi je suis assis, je médite, et mon corps commence à bouger tout seul. Est-ce que c'est normal ? » Ça peut être des balancements avant-arrière, des balancements de droite à gauche, voire même le corps qui commence à tourner autour d'un axe imaginaire. Et là, est-ce que c'est normal ? Oui, c'est normal. En fin de compte, le corps se réajuste, et il y a des mouvements intérieurs — ça, tout médecin chinois vous l'expliquera — que l'on rattache à ce qu'on appelle l'énergie vitale, le Qi. Et l'énergie vitale a un certain mouvement. Donc si vous laissez le corps trouver sa place, il va venir s'adapter et souvent il va marier les mouvements de ce fameux Qi. Vous le laissez faire, en fin de compte c'est extrêmement agréable, et le corps va petit à petit trouver sa place. Il s'avère même que parfois, pendant toute la durée de la méditation, ce geste-là se maintient et c'est une sorte de bercement extrêmement agréable. Donc oui, les balancements sont normaux.

Vous avez très souvent aussi des personnes qui vous disent : « J'ai la sensation de devenir un géant. » Et c'est une sensation très agréable, comme si l'on sortait de son corps et que l'on devenait grand, grand, grand, grand, grand. C'est aussi une sensation normale.

Tout comme, très régulièrement, une sensation de lourdeur, comme si le corps devenait de plus en plus lourd, comme si on gagnait des tonnes et des tonnes. Mais cette lourdeur reste forte, reste enceinte, elle donne une sensation de complétude — j'allais dire de puissance, mais ce n'est pas vraiment une sensation de puissance, c'est juste une lourdeur d'être ici et maintenant : je suis à ma place. Et donc oui, c'est une sensation normale, qui parfois peut être déroutante parce qu'on a l'impression de vraiment être extrêmement lourd. C'est un bon indicateur d'une bonne pratique et d'un bon ancrage.

Picotements et sensations de sortie du corps

Nous avons aussi des picotements — ça, c'est un grand classique aussi —, des picotements qui peuvent se réveiller à plein d'endroits du corps. Ceci peut être rattaché à deux explications. D'un côté, si vous méditez dans une certaine position, vous pouvez avoir tout simplement la circulation du sang qui a du mal à circuler, et ça génère des fourmillements, des endormissements du pied, de la jambe — des picotements qui sont tout simplement dus à ce défaut d'irrigation. Là, rien de plus normal.

Mais vous avez aussi des picotements qui peuvent apparaître parce qu'il y a certaines zones dans votre corps qui viennent se « réveiller » — je mets des guillemets quand je dis qu'elles se réveillent — et qui souvent sont rattachées aux circulations de l'énergie du Qi dont on parlait tout à l'heure, et donc qui amènent la prise de conscience qu'il y a des mouvements dans notre corps. Ou tout simplement, ils peuvent être dus au fait que vous prenez conscience des choses qui se passent dans votre corps : des influx, des informations sensorielles que votre corps est en train de vous donner. Vous êtes en train d'ouvrir des portes parce que vous devenez de plus en plus conscient de l'information que votre corps vous transmet. Et ceci est un élément extrêmement important, car nous sommes de véritables centrales de big data. Mais c'est l'accession à ce big data que nous avons coupée en oubliant cet exercice de contemplation intérieure.

Et pour finir, des sensations de sortie du corps. Celles-ci peuvent surprendre beaucoup, et il y a beaucoup de personnes qui, quand elles les vivent pour la première fois, sortent complètement de l'exercice de méditation, parce que ça les a surprises, ça leur a éventuellement même fait peur : « Qu'est-ce que c'est que ça ? » En fait, c'est assez normal d'avoir des sensations de sortie du corps : ce sont des sensations qu'il y avait quelque chose qui s'échappait, qui glissait dans une autre dimension, dans un autre espace, dans un autre quelque chose. Et c'est comme si nous allions vers un autre espace inconnu. Et donc, c'est ce qui ramène souvent la personne à arrêter son exercice, par la surprise. Pourtant, avec la pratique, vous allez apprendre à découvrir ces espaces-là. Et quand vous avez la chance de vous laisser aller, de vous laisser porter dans ces espaces, waouh, vous vivez des moments particulièrement fabuleux.

Donc nous avons là l'ensemble des « trucs » — je mets des guillemets à « trucs » — qui peuvent se passer, qui peuvent surprendre, et qui chez beaucoup de personnes peuvent limiter l'accès à la pratique parce qu'elles ne savent pas ce que c'est, et par prudence préfèrent dire : « Écoute, moi j'ai eu des choses bizarres, je ne préfère pas m'y aventurer davantage. » Écoutez : ces choses bizarres sont normales. Mais si vous aviez encore l'impression que c'était le cas, c'est que vous faites partie des groupes qui trouvent cela angoissant, qui éventuellement peuvent avoir peur. Et donc, dans ce cas-là, je vous invite à commencer la pratique avec un professeur qui va tout simplement démystifier toutes ces questions-là et vous donner un cadre de pratique rassurant qui vous permettra d'avancer.

Et oui, ça peut faire mal : les douleurs du débutant

Mais ce n'est pas tout. Car ça peut faire mal. Aïe, aïe, aïe : l'exercice de méditation peut parfois ne pas être très agréable. Mais ce n'est pas parce que l'exercice de méditation en tant que tel peut générer des douleurs — c'est que la façon que vous avez de pratiquer peut générer des douleurs. Il y en a de divers types.

Les douleurs musculaires : dos et cervicales

Les plus classiques, ce sont les douleurs musculaires. Vous allez vous asseoir, on va vous inviter à prendre une certaine position, à pratiquer d'une certaine façon. Je fais une parenthèse : ce sera pour le prochain épisode, « Comment méditer ». Donc si vous ne voulez pas le rater, abonnez-vous à la chaîne, comme ça vous aurez une notification quand nous le publierons, et vous aurez vraiment des données très précises sur comment bien faire votre exercice de méditation. Je ferme la parenthèse.

Suivant la façon dont vous pratiquez, vous allez vous retrouver avec des douleurs musculaires. Les plus courantes sont au niveau du dos et des cervicales, parce que vous vous asseyez d'une certaine façon : on vous demande d'avoir le dos droit, et cette posture, quand elle est tenue pendant longtemps — au début quelques minutes, pour les grands pratiquants pendant des dizaines de minutes voire plus d'une heure —, va venir solliciter des muscles qui souvent ne sont pas sollicités. Parce que nous sommes assis sur des chaises qui ont des dossiers qui permettent d'avoir ces muscles-là au repos. Quand nous sommes en méditation, nous leur demandons de travailler, ils n'ont pas l'habitude, et ça nous fait des pointes dans le dos. Ces pointes peuvent elles-mêmes se retrouver en tensions cervicales, puisque les tensions dans le dos ont tendance à remonter et on va se retrouver avec des gênes au niveau des trapèzes et des cervicales. C'est tout à fait normal. Mais on peut aussi avoir des sensations de gêne particulière au niveau des lombaires, dues exactement aux mêmes raisons.

Continuez à pratiquer. Ce n'est pas toujours forcément agréable, mais continuez, parce que tout simplement vous êtes en train de faire un exercice d'éducation de votre corps. C'est comme faire une activité physique : petit à petit, les muscles s'habitueront à travailler et vous n'aurez plus du tout mal.

Les douleurs articulaires : attention à la position en tailleur

Ensuite, vous pouvez avoir les douleurs articulaires. Elles sont dues aussi à la façon dont vous pratiquez. C'est très à la mode de se mettre en tailleur pour méditer. Eh bien, la position en tailleur n'est pas pour tout le monde. Pourtant, comme c'est à la mode, tout le monde s'y met. Il y a des façons de se mettre en tailleur, mais rares sont les personnes qui vous expliquent comment vous mettre en tailleur. Ça aussi, on vous le racontera dans le prochain épisode.

Donc, suivant comment vous êtes en tailleur, et suivant comment vous utilisez le matériel — les coussins de méditation et autre —, vous pouvez avoir mal aux genoux, aux adducteurs et aux hanches. Du coup, si vous n'avez pas de bol et que vous ne vous êtes pas correctement assis, que vous vous êtes mis en tailleur et que vous êtes débutant, vous pouvez vous retrouver avec des maux de genoux, les chevilles, les adducteurs, les pieds qui se sont endormis, du mal à les bouger, les hanches qui font mal, des pointes sur le dos, les trapèzes qui vous mochent de traviole, et en plus de ça les cervicales. Et vous allez dire : « Tu sais Iker, prends-toi la méditation et va te faire un tour avec, parce que ce n'est pas pour moi. »

Mais pourtant, si — faites-moi confiance —, la méditation, c'est quelque chose, ça mérite d'être vécu.

Conclusion : rendez-vous pour la suite

Et c'est ainsi que nous aboutissons à cette première partie sur « comprendre la méditation ». Mais il reste encore trois grandes questions à soulever : 1. Comment méditer ? 2. Pourquoi est-ce difficile de méditer parfois ? Et 3. Méditer, est-ce risqué ? Nous allons lever le voile sur toutes ces questions dans les épisodes suivants. Abonnez-vous, on se donne rendez-vous.

Je vous assure qu'à travers la pratique de la méditation, vous allez faire des découvertes que vous ne croyez pas possibles. Et je vous assure, elles seront belles et positives.

Nous venons de faire un voyage dans le monde de la méditation, juste la découverte qui nous permet de comprendre la méditation. La méditation, qui est un exercice de contemplation, ni plus ni moins que s'arrêter à regarder ce qui se passe à l'intérieur et à l'extérieur. Un exercice dont la science nous a confirmé qu'il nous apporte pléthore de récompenses : il améliore plein de choses et il diminue plein de choses que l'on ne voulait pas, et on se débarrasse ainsi des empêcheurs de tourner en rond. Certaines personnes peuvent penser que la méditation n'est pas faite pour elles : parce qu'elles pensent trop, parce qu'il faut que ça bouge, parce qu'elles trouvent cela angoissant, ou tout simplement parce qu'elles ont peur. On a démontré que la méditation est peut-être justement pour elles.

Et il se passe des trucs, il se passe plein de trucs — nous en avons parlé aussi : des découvertes extraordinaires, mais aussi des surprises garanties dans la pratique de la méditation. Et parfois on se dit que ça peut faire mal, surtout aux débutants. Mais tenez-y, tenez aux exercices, pratiquez, préparez votre corps, parce que vous allez découvrir votre for intérieur et votre esprit : le plus beau des cadeaux qui soient. Et quand le jour viendra où vous toucherez aux essences mêmes de votre qualité de présence, vous découvrirez que vous êtes sérénité, joie et amour.