Une Alchimie de l'Eveil
Une Alchimie de l'Eveil
Ep.6 : Comment Méditer (2/4)
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Iker Aguirre poursuit ici une série de 4 épisodes destiné aux débutants de la pratique méditative : "Tout Savoir Sur la Méditation".
Dans cet épisode, le 2ème de la série, il sera question de comprendre Comment Méditer pour maximiser ses chances de succès et limiter au maximum ces petits désagréments inutiles qui peuvent rendre l'exercice de méditation désagréable pour les débutants.
Dans ce épisode il sera question d'apprendre à trouver le bon endroit pour pratiquer, avec le bon matériel (quand il est nécessaire) et au bon moment de la journée.
A la question "tout le monde peut-il pratiquer en autonomie ?" Iker nous apporte une réponse claire car il existe 3 cas de figure où le concours d'un professionnel et le conseil d'un médecin s'imposent.
Pour finir, vous ferez un tour d'horizon rapide des grands courants, les plus connus ou reconnus, de la méditation. La liste n'est pas exhaustive mais montre à quel point cet univers de pratique est riche en possibilités !
Après l'episode 5, qui vous permettait de comprendre la méditation, et après le présent épisode, vous pourrez découvrir les deux autres épisodes de la série "Tout Savoir Sur la Méditation" :
- Episode 7 (en ligne le 1er Mai) : Difficile à méditer ? Pour faire la peau à tous les ennemis de la pratique !
- Episode 8 (en ligne le 8 Mai) : Méditer est-ce risqué ? Pour répondre aux questions les plus courantes qui peuvent vous faire douter et pour s'assurer d'une pratique 100% sûre.
Cette série est un voyage autour de la méditation destiné aux débutants et à ceux et celles qui voudraient se laisser tenter ! C'est aussi un bon moyen de pour mettre toutes les chances de votre côté pour profiter au maximum de cette pratique et éveiller votre potentiel. Vous avez là l'une des plus belles découvertes que vous ferez sur votre chemin ! Le but de cette série est de vous donner un cadre clair et rassurant.
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Le moment est venu de réinventer notre humanité et ce n’est pas en restant dans la cadre que nous allons le faire.
Chers amis, bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de votre chaîne de podcast « Une alchimie de l'éveil ». Je suis Iker Aguirre et dans ce nouvel épisode, nous allons rentrer encore plus en profondeur dans la série « Tout savoir sur la méditation ». Dans l'épisode antérieur, le numéro 5 de cette nouvelle chaîne, nous nous sommes intéressés à comprendre la méditation. Et dans ce nouvel épisode, le numéro 6, nous allons aller droit au but, c'est-à-dire répondre à la question qui nous intéresse tous : comment méditer ?
Car on a beau nous dire que la méditation c'est simple, qu'il suffit, qu'il n'y a qu'à, faut qu'on... Pourtant, quand on commence, on se pose pléthore de questions. Voici toutes les réponses. Nous nous sommes inspirés des très nombreuses questions de la communauté Konxus. Cette communauté qui commence à méditer et qui se dit : « Tiens, c'est génial, je peux découvrir des trucs topissimes. On m'a parlé de méditation, voilà que je me donne l'occasion de le faire avec une belle méditation en e-learning, que ce soit de Deepak Chopra, que ce soit de Joe Dispenza, que ce soit durant le Heal Summit. Bref, je me suis mis à découvrir la méditation et là soudainement, plein de questions qui viennent s'imposer à moi. »
Car si l'exercice de méditation est simple, ça ne veut pas dire qu'il est facile. Il rapporte en soi tout un ensemble de variables à prendre en compte qui intègrent un certain degré de difficulté, mais ça reste tout de même simple. La difficulté, où est-elle ? C'est prendre en compte tous ces petits points, tous ces petits détails pour bien pratiquer. Ça ne prend pas beaucoup de place dans la tête, ça ne prend pas beaucoup de place dans la mémoire, il suffit de l'entendre parler une seule fois, vous allez les mettre en application une seule fois, et ce sera tout. Donc, c'est simple.
Mais il vous suffira, ou il vous faudra écouter cet épisode pour être sûr que vous ne tombez pas dans les petits pièges, les petits travers qui font de la méditation parfois un exercice désagréable ou parfois un exercice déroutant. Pourtant, c'est simple, alors mettons toutes les chances de notre côté pour que cet exercice soit le plus doux et le plus agréable possible. Car je vous assure, les découvertes que vous allez faire n'ont pas fini de vous surprendre.
Mais avant de continuer, permettez-moi de vous présenter notre partenaire. Ce podcast vous est présenté par Konxus, la communauté francophone pour grandir en conscience avec les plus grands experts internationaux du développement personnel, de l'éveil de conscience et de la spiritualité. Konxus, des formations e-learning pour grandir en conscience.
Choisir le bon endroit
Alors si maintenant on se pose la question de comment méditer, la première chose avant de vous décrire la technique de la pratique — et pourtant vous serez surpris parce qu'on passera peu de temps sur la technique de la pratique, mais nous en parlerons bien évidemment — on va devoir choisir le bon endroit. Premier point essentiel.
Le bon endroit peut être n'importe où, mais il doit répondre à certaines caractéristiques. La première : il faut qu'il soit calme, dans la mesure du possible, calme, à l'abri des interruptions et des sollicitations. Et il y a un endroit, surtout, où il faudra éviter de méditer, c'est en conduisant.
Et là, je vais faire une petite parenthèse. L'exercice de méditation vous permet de descendre dans des états qui sont très proches du sommeil. Une méditation profonde, si vous faisiez un électroencéphalogramme, vous vous retrouveriez dans des ondes qui sont juste à la limite de la gamme hertzienne qui vous fait sombrer dans le sommeil. En fait, vous avez tous connu cette situation où vous allez faire une sieste, dormir un petit peu parce que vous êtes fatigué, et vous vous retrouvez dans une sorte d'espace dans lequel vous êtes reposé, totalement conscient ou consciente, mais pourtant vous ne dormez pas. Et quand vous sortez de cet état, vous avez quand même trouvé un espace de récupération. Vous dites : « Bon, je n'ai pas vraiment dormi, mais ça m'a fait du bien. » En fin de compte, sans le savoir, vous étiez dans un état de méditation profond, pleinement conscient, à la limite de la fréquence hertzienne qui vous fait tomber dans le sommeil.
Alors quand je parle de fréquence hertzienne, pour qu'on se comprenne dans les termes : quand vous faites un électroencéphalogramme, suivant la fréquence qui est mesurée, vous serez dans un état ou un autre. Il y a des ondes alpha, gamma, bêta, delta, etc. Et donc suivant la fourchette de fréquence, vous allez être dans l'une ou dans l'autre. Sauf que chacune de ces fréquences-là, ou ces fourchettes de fréquence, correspondent à des états d'être différents. Un jour, je pense que dans un épisode, on se donnera le temps de comprendre ces états-là et de savoir de quoi on parle quand, par exemple, un intervenant vous parle d'ondes gamma et quel est l'effet des ondes gamma, etc. Mais bon, là je pars dans les tours, permettez-moi de revenir — c'est mon petit défaut, c'est d'ouvrir des dossiers et de partir dans les limbes du Pacifique, comme disait l'autre. Bref, je pars encore une fois dans les limbes, je pensais maintenant à Robinson. Bref, revenons à nos moutons.
Nous étions en train de parler de choisir l'endroit pour méditer. Et donc, je vous ai dit, vous ne devez pas méditer en conduisant parce que comme une méditation profonde se rapproche de la limite qui sépare la veille du sommeil, si vous êtes en train de conduire, vous vous mettez en danger. Donc, évitez de pratiquer la méditation en conduisant.
Ensuite, il y a un autre endroit dans lequel je connais beaucoup de monde qui a l'habitude de méditer, et ce n'est pas forcément l'endroit le plus conseillé pour méditer. Il s'agit du métro. Effectivement, beaucoup de personnes, pour aller au travail, prennent le métro, le commute, comme appellent les Américains. Ils ont l'habitude de faire beaucoup de transports en commun et donc ils choisissent ce moment-là de 20-30 minutes pour se faire une petite méditation. Ça leur met dans un bon état et c'est parti pour la journée.
Si le choix de l'exploitation de ce temps-là est particulièrement judicieux, il faut faire attention pour plusieurs raisons. La première, c'est que vous êtes entouré de plein de monde et que c'est tout sauf un endroit calme. Quand vous rentrez dans des états de méditation, si ceux-ci sont profonds, vous pouvez rentrer dans certains espaces où être bousculé, où être verbalement agressé, où être tout simplement interrompu peut vous faire sortir brutalement de ces espaces-là. Et ça peut ne pas être très bon, ni non plus très agréable de sortir aussi brutalement de ces espaces. Donc, la méditation dans le métro, attention — à moins que ce ne soit une méditation de pleine conscience, à travers laquelle vous êtes pleinement présent ici et maintenant, et vous profitez de cette surinformation visuelle et sensorielle pour rentrer pleinement en contact avec votre état d'être. Mais ne nous avançons pas sur les méthodes de méditation, restons dans le choix de l'endroit.
Donc, pour résumer, choisissez tout simplement un endroit calme à l'abri des interruptions et des sollicitations. Moi, j'aime appeler ça un rendez-vous avec moi-même. Durant la journée, il y a forcément un espace dans lequel vous pouvez vous retrouver. Et c'est le cadeau que vous vous faites. Et votre environnement, votre famille, vos amis ou quiconque soit près de vous au moment où vous le faites, il doit respecter cet instant-là. Demandez-leur de respecter cet instant-là. Car c'est à ce moment-là que vous vous retrouvez avec vous-même, que vous allez vous découvrir vous-même et que vous vous faites ce cadeau, cette parenthèse de non-sollicitation du monde extérieur.
Choisir le bon matériel
Maintenant que vous avez choisi votre endroit, il va vous rester à choisir le bon matériel. Car il est vrai que dans le monde de la méditation, il existe toute une série d'outils que l'on peut utiliser pour faciliter l'exercice de méditation. Mais soyons clairs, il ne vous en faut aucun.
Par contre, si jamais vous avez envie de faciliter cette pratique, il peut y avoir plusieurs raisons. La première, c'est que vous allez en créer une sorte de rituel de pratique. Ce que j'appelle un rituel de pratique, c'est quelque chose que je fais tous les jours au même moment, ce qui vient programmer mon subconscient dans une sorte d'hygiène de vie. Ce rituel de pratique peut être renforcé par le fait que vous allez ancrer cette pratique sur certains objets. C'est-à-dire que vous avez l'habitude de prendre votre coussin de méditation et dès le moment où vous prenez ce coussin de méditation, ça veut dire plein de choses. Car le seul moment de la journée où vous prenez ce coussin, c'est quand vous allez méditer. Et il se crée un lien particulier avec l'objet, mais aussi avec le geste de prendre l'objet.
L'autre raison, c'est que ce sont quand même des outils qui ont été pensés pour faciliter la prise de position de méditation. Et donc, comme ils facilitent cette position, en fait, ils la rendent plus confortable. Ce qui fait que vous pourriez aussi, pour ces raisons-là, opter pour choisir du matériel. Mais dites-vous, ce n'est pas obligatoire. Vous pouvez parfaitement méditer sans avoir à investir un centime dans du matériel de méditation.
Le coussin de méditation (Zafu)
Donc, quels sont les grands classiques du matériel de méditation ? On a le coussin, le coussin de méditation qui s'appelle Zafu. Vous avez divers types de Zafu, de plein de formes différentes et de hauteurs différentes. Donc, quand nous parlerons de choisir la posture dans ce même épisode, nous allons pouvoir comprendre en quoi il est important d'acheter des Zafus d'une certaine hauteur ou d'une certaine forme suivant notre physionomie, mais aussi notre agilité. Il existe divers types de coussins de méditation : des carrés, des ronds, certains en forme de croissant et certains en forme de triangle. Chacun d'entre eux a une utilité particulière et sera adapté à un certain public particulier. Le Zafu, l'avantage qu'il a, c'est qu'il va vous permettre de vous asseoir plus confortablement et d'éviter certaines tensions, notamment au niveau du dos, des hanches, de l'aine et des genoux.
Le banc de méditation
Deuxième outil que vous pourriez acheter, c'est ce qu'on appelle un banc de méditation. Très populaire dans la méditation zen, le banc de méditation est un objet très joli. C'est un tout petit banc, souvent recourbé, incliné de quelques degrés pour faciliter l'assise, sur lequel vous allez poser les fesses et au-dessous duquel vous allez mettre les genoux. C'est comme si vous vous mettiez à genoux par terre, sauf que vous surélevez vos fesses grâce à ce banc-là, et ça vous évite de trop compresser le genou — ce qui aurait pour certaines personnes l'inconvénient de faire mal au genou, et pour d'autres personnes tout simplement l'inconvénient de couper la circulation sanguine et donc d'endormir les jambes trop rapidement et de créer des douleurs inutiles. Donc le banc de méditation, c'est un objet en bois qui facilite la pratique.
L'avantage du Zafu par rapport au banc de méditation, c'est que le Zafu est souvent en tissu et qu'il est souple. Et donc, il est beaucoup plus facile à transporter et à mettre dans sa valise ou dans son sac que ne l'est un banc de méditation. Celui-ci, ça reste une petite chaise quand même.
Le tapis de méditation
Ensuite, là, on rentre dans, on va dire, les petits luxes de la méditation. Et on parle du tapis de méditation. Ce n'est pas un produit qui soit extrêmement populaire de nos jours. Et je suis étonné qu'il n'en soit pas ainsi, parce que le tapis de méditation, c'est le confort vraiment à l'état pur.
Alors un tapis, c'est quoi ? Ça va être tout simplement un tapis qui aura une épaisseur d'entre 1 et 3-4 cm, suivant les types de tapis, qui va faire à peu près un mètre carré, un mètre sur un mètre, que vous allez poser par terre. Et c'est sur ce tapis-là que vous allez poser votre Zafu. Ce qui fait que quand vous vous mettez en tailleur — qui est la position la plus classique de la méditation, mais pas obligatoire du tout ; on s'est inspiré de comment en Orient on méditait, et donc aujourd'hui pour méditer on pense qu'il faut se mettre en tailleur, ce qui n'est pas du tout le cas. Mais bon, le coussin de méditation sert à s'asseoir en tailleur. On s'assoit en tailleur sur un tapis de méditation et bon sang, qu'est-ce que c'est agréable. C'est tout doux, c'est comme être sur un matelas. Et ça, effectivement, c'est un petit peu douillet, cosy. Je ne sais pas, mais moi j'adore, j'adore le tapis de méditation.
Et pourtant, on n'en voit pas beaucoup. Probablement aussi parce que c'est un peu contraignant de se déplacer. Parce que c'est un peu comme — vous voyez les rouleaux de camping que l'on utilise pour mettre son sac de couchage, que l'on voit souvent les trekkeurs porter sur le haut de leur sac à dos. Eh bien, c'est la même chose, sauf que ça va prendre 5-6 fois plus de place, parce que c'est quand même un petit matelas de quelques centimètres d'épaisseur, d'un mètre sur un mètre, donc c'est quand même volumineux. Mais quand on reste à la maison, vous le laissez dans son petit coin, ce sera votre petit coin de pratique, c'est quand même vraiment sympa.
La chaise et le lit
Et pour finir, les deux autres outils que vous allez pouvoir utiliser et qui sont à la portée de tout le monde parce qu'ils existent dans tous les foyers, c'est une chaise ou votre lit. Une chaise tout simplement. Pourquoi ? Parce que beaucoup de personnes n'ont plus l'agilité pour se mettre en position de tailleur. Le dos, les hanches, les genoux : arrivé à un certain âge, on commence à craquer. Pourtant, on se dit : « Bon, le Zafu, ce serait bien sympa, mais laissez-moi une chaise, tranquille, et c'est déjà super. »
Et ensuite, nous avons le lit. Le lit où, tout simplement, vous pouvez vous asseoir sur le bord du lit. Vous pouvez vous mettre en tailleur sur le lit, avec votre oreiller sous les fesses en mode Zafu, ou, tout simplement, vous pouvez vous allonger. Car il est possible de méditer en position allongée, même si pour les débutants ce n'est pas toujours conseillé. Mais on en parlera plus tard.
Les accessoires
Nous venons de faire le tour du matériel de méditation. Il existe ensuite les accessoires que l'on peut ramener. Alors ça peut être des bols tibétains, ça peut être de l'encens, ça peut être certains élixirs, ça peut être certaines images, bref, la liste est longue. Même aussi les applications — les applications qui vous aident à méditer, très fortement conseillées si vous êtes débutant, surtout qu'il existe aujourd'hui pléthore de méditations gratuites sur internet qui vont vous permettre de rentrer dans l'exercice sans avoir à débourser d'argent pour une pratique plus avancée.
Bref, toutes ces choses-là ce sont des accessoires. Sont-ils nécessaires ? Oui ou non suivant les cas, mais dites-vous que de façon très austère vous pouvez commencer à pratiquer sans rien du tout, et déjà vous pouvez vous mettre à l'exercice de méditation. Donc on casse le mythe là qu'il est nécessaire d'avoir du matériel adapté à la méditation. Le seul matériel adapté qu'il faut avoir pour la méditation, c'est vous et votre envie de pratiquer.
Choisir le bon moment
Maintenant, comment choisit-on le moment ? Parce que là, c'est l'une des grandes difficultés qu'ignorent la plupart des débutants. C'est qu'on se dit : « Bon, il faut méditer. » Ils vont se dire : « Bon, je choisis un moment, je vais me mettre à méditer. » Pourtant ça ne passe pas. Et beaucoup de personnes finissent par conclure que finalement la méditation ça n'a pas pris, j'ai pas réussi. Parce que personne ne leur a dit qu'il y a un moment de la journée qui est beaucoup plus propice à la pratique de la méditation.
Sauf que ce moment de la journée est différent suivant les personnes. Donc du coup, il va vous falloir chercher le long de la journée quel est le moment où vous êtes le plus réceptif à la pratique, où la pratique est la plus agréable, où elle requiert le moins d'efforts et où elle vous apporte le plus d'effets bénéfiques. Et donc pour cela, il faut que vous trouviez votre heure.
Certains ont tendance à dire : oui, le matin, on est en phase énergique, en phase yang ; l'après-midi, on est en phase descendante ; on finit la journée, on est en phase yin, donc il est beaucoup mieux de pratiquer le soir que de pratiquer le matin. Bref, je ne suis pas d'accord. En ce qui me concerne, moi par exemple, c'est le matin. Le matin, je me réveille, je médite. C'est là que mes méditations sont les plus efficaces. Ça me permet de fermer la parenthèse de la nuit en douceur et de petit à petit rentrer dans un autre état qui va accueillir la journée.
Pourtant, beaucoup, beaucoup, beaucoup de gens répondent aussi à l'autre cas de figure : c'est qu'eux clôturent la journée avec un exercice de méditation. Et il m'est arrivé régulièrement aussi de travailler avec des personnes qui, elles, méditent à midi, que ce soit avant de manger ou après de manger. Du coup, vous, quel est votre cas ? On ne sait pas. Il n'y a que vous qui pouvez le savoir. Donc, pour cela, il est nécessaire de tester le bon moment. Pour choisir ce bon moment, vous allez pratiquer un jour, deux jours, trois jours le matin. Puis un jour, deux jours, trois jours le soir. Puis un jour, deux jours, trois jours le midi. Et vous allez tout simplement comparer. Et ainsi, en une semaine, vous saurez définir quel est l'espace le plus agréable pour votre pratique.
La méditation, est-ce pour tout le monde ?
Alors maintenant, est-ce que la méditation, c'est pour tout le monde ? Eh bien, j'ai envie de dire que oui, la méditation est pour tout le monde, mais pas dans toutes les circonstances. Et ceci, il est important de le souligner, car si tout le monde peut avoir accès aux exercices de méditation et en retirer des effets bénéfiques extraordinaires, il y a certains cas de figure qui requièrent soit de l'accompagnement, soit le conseil d'un professionnel de santé.
Donc tout d'abord, la méditation en autonomie est déconseillée aux personnes en dépression. Non pas les personnes qui ont traversé ou eussent traversé une dépression, mais les personnes qui sont en dépression. Pourquoi ? Parce que l'exercice de méditation, aussi vertueux soit-il, peut avoir pour effet collatéral l'amplification du ressenti de l'état d'être intérieur. Donc quand vous êtes en état normal, ceci est génial, car ça vous permet de développer la compréhension de votre fonctionnement, le fonctionnement de vos pensées, de vos émotions, de vos ressentis corporels, l'énergie, etc. Donc ça peut être extrêmement bénéfique. Mais si quelqu'un est en état de dépression, ça veut dire qu'il est submergé déjà par toute cette masse informationnelle. Et donc, être submergé, si vous rajoutez un effet de loupe sur toutes ces informations, ça peut être trop. Donc, si vous êtes en état de dépression ou si vous connaissez quelqu'un qui est en état de dépression et qui veut tester la méditation, il est nécessaire que la personne le fasse avec l'accompagnement d'une personne experte et surtout avec le feu vert de son médecin.
Ensuite, le deuxième cas de figure qui est à considérer, ce sont les personnes qui ont des idées noires. Pour exactement la même raison. Si elles ont des idées noires, ça veut dire qu'il y a un contexte mental particulièrement négatif qui leur pèse outre mesure. Le fait de se mettre en méditation peut mettre un focus plus important sur ces pensées-là. Donc il est nécessaire de pouvoir prendre le recul pour ne pas pratiquer la méditation sans l'accompagnement d'un professionnel et sans le feu vert de son médecin.
Et pour finir, il existe aussi certains profils de personnes qui sont sous suivi psychologique quelconque ou sous traitement psychotrope. Dans les deux cas, pour les mêmes raisons, il sera important de consulter votre médecin avant de pratiquer, et il sera important aussi de pratiquer avec un professionnel qui pourra vous accompagner en choisissant les bonnes méthodes, la bonne cadence, et en pouvant surtout répondre à toutes les questions et d'être présent en cas de besoin. Donc la méditation, est-ce pour tout le monde ? Oui, mais pas dans toutes les circonstances.
Choisir la bonne posture
Donc une fois que nous avons dit cela, comment allons-nous pratiquer ? Il est nécessaire de choisir la bonne posture. Et c'est là que nous allons décrire la bonne posture dans trois cas de figure différents. Le tout premier : assis sur une chaise. On a dit qu'il n'y avait pas besoin d'acheter du matériel spécifique, donc il est vrai que l'outil le plus simple que vous ayez à disposition est une chaise. Le deuxième, on va parler du Zafu, parce que le Zafu c'est le coussin de méditation et c'est le deuxième outil le plus utilisé pour les gens qui méditent. Et le troisième, on va quand même se laisser le temps de parler un petit peu de méditer en position allongée. Car qu'est-ce que c'est agréable — mais je vous ai déjà donné certains indices qui font que la pratique allongée peut être un certain piège.
Assis sur une chaise
Donc, allons-y sans transition. Si vous prenez une chaise, vous devez vous asseoir sur le bord de la chaise. Les pieds sont bien à plat par terre et les jambes ne sont pas croisées. Vous allez poser les paumes des mains sur les cuisses. Après, en avançant votre pratique, vous pouvez retourner les mains pour que les paumes pointent vers le ciel, et vous pouvez même faire ce que l'on appelle des mudras.
Les mudras, ce sont des positions spécifiques des doigts. Par exemple, le mudra très classique que l'on voit dans toutes les photos de méditation, c'est la personne qui a les paumes tournées vers le ciel et qui a joint l'index avec le pouce dans chacune des mains. Et ça, c'est un mudra. Alors, les mudras, je fais une parenthèse, ce sont des connexions en fin de compte. Il s'avère que les méridiens d'acupuncture, c'est-à-dire des autoroutes de circulation de l'énergie vitale, passent par l'ensemble de notre corps. Et dans la pointe de chacun de nos doigts, il existe une terminaison d'un méridien spécifique. C'est ce qui fait que quand vous connectez la pointe de deux doigts, vous créez des connexions énergétiques particulières qui ont des effets particuliers sur votre état d'être et donc sur votre pratique méditative. Il existe des mudras qui vont au-delà de juste poser le doigt sur la pointe des différents doigts, mais vous pouvez poser par exemple la pointe du pouce sur la paume de la main, sur différentes phalanges, etc. Tout cela amène des connexions différentes, des états d'être différents et donc des pratiques différentes.
Moi je vous invite à d'abord commencer en posant les paumes sur les cuisses, et avec la pratique plus avancée — une fois que vous commencerez à maîtriser votre exercice et avoir une sensation d'intimité avec votre exercice de méditation — là que vous commenciez alors à pouvoir tester les effets de différents mudras. Mais je pense qu'au stade où nous en sommes, si vous écoutez cet épisode, il est encore tôt.
Donc, si vous avez une chaise, on a dit : on s'assoit sur le bord de la chaise. Pourquoi on va s'asseoir sur le bord de la chaise ? Parce que ça va vous permettre de vous asseoir droit, bien droit. La position droite du dos est importante. Quand on est sur une chaise, on va avoir tendance à s'appuyer sur le dossier, à s'affaler, ce qui peut avoir un effet collatéral sur la circulation des ressentis et aussi sur le ressenti de la circulation de l'énergie. Donc en mettant le dos bien droit, on va favoriser les ressentis et la circulation de l'énergie sans être pollué — je mets des guillemets au terme « pollué » — sans être gêné par le fait que si vous avez le ressenti du contact du dos avec le dossier, vous avez déjà ici une pléthore d'informations qui vont venir se rajouter à celles que vous devriez percevoir dans votre pratique, alors que vous savez que le dossier de la chaise est là et que l'information que ce contact vous fournit ne vous apporte pas grand-chose. Donc on va éviter d'avoir le contact avec le dossier de la chaise.
Ensuite, vous allez vous mettre... Alors on appelle ça — j'aime cette image. Quand on pratique beaucoup de Qigong, on vous dit souvent que la tête est suspendue du ciel par un fil de soie. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous devez non seulement mettre le dos droit, mais vous allonger le plus possible vers le ciel. Ensuite, une fois que vous avez fait ça, vous allez rentrer légèrement le menton, très légèrement. Alors, quand vous allez le rentrer, imaginez que vous aviez le menton posé sur un plateau, et vous le faites légèrement glisser vers l'arrière. Et vous allez vous rendre compte qu'il y a une sorte d'effet comme d'ouverture — je mets des guillemets à « ouverture ». C'est comme si soudainement vous permettiez à vos cervicales de respirer un peu mieux. Vous les étiriez vers le haut et en reculant le menton, c'est comme si on leur permettait de respirer, de s'ouvrir.
Donc, vous avez reculé légèrement le menton, et ensuite vous allez soit fermer les yeux — c'est le plus propice pour une pratique de méditation, mais certaines pratiques de méditation requièrent d'avoir les yeux ouverts. Donc soit vous fermez les yeux, et quand vous fermez les yeux c'est votre regard intérieur qui vient se porter à l'intérieur du corps — alors où, tout dépend de l'exercice que vous allez pratiquer, vous poserez ce regard dans un endroit ou un autre. Mais si vous avez les yeux ouverts, vous allez laisser les yeux à moitié fermés et ensuite le regard va être légèrement sous la ligne de l'horizon. Et ainsi, vous allez pouvoir voir les yeux ouverts tout en étant dans un état d'intériorité. Ce sera un regard à la fois intérieur et extérieur.
Maintenant, les indications que je vous ai données sur la position du dos, sur la nuque, etc. seront les mêmes que vous soyez assis sur une chaise ou sur un Zafu.
Ensuite, dans certaines pratiques — et ça c'est le bonus — on peut poser le bout de la langue sur le palais. Alors pourquoi ? Parce qu'il existe deux méridiens extrêmement importants en acupuncture qui sont les méridiens Renmai et Dumai. Ce sont deux des méridiens qu'on appelle curieux, c'est-à-dire les tout premiers méridiens qui se constituent dans la cellule au moment de la fécondation et qui permettent à celle-ci de se diviser. Les deux premiers, ceux qui permettent la première division de la cellule, sont Dumai et Renmai. Ils passent par le centre du corps, par le périnée, remontent le long du dos, par le haut de la tête et se rejoignent où exactement ? Au point où vous allez connecter la langue au palais. Ceci favorise la circulation de l'énergie dans cette boucle qui d'ailleurs amène à un exercice de méditation que certains appellent l'orbite microcosmique, ou le terme le mieux adapté car la traduction la plus proche du terme originel chinois : la petite circulation céleste. Bref, donc le fait de mettre la langue au palais, ça va vous apporter des ressentis supplémentaires en plus de favoriser la circulation de l'énergie. Mais ce n'est pas obligatoire. Si vous êtes vraiment débutant, ne vous prenez pas la tête avec ça, faites comme avec les mudras : vous testerez ça un peu plus tard.
Mais avec ça, vous êtes bien assis sur votre chaise pour commencer la méditation.
Sur un Zafu
Mais vous avez aussi la possibilité de pratiquer sur un Zafu. Et là, par contre, il y a certains points à prendre en compte. Je vous ai dit tout à l'heure, au moment de choisir le matériel, qu'il y a différentes formes de Zafu. Et suivant la forme du Zafu, vous aurez un produit plus ou moins adapté à votre pratique.
Donc tout d'abord, les Zafus rectangulaires ou les Zafus ronds. Vous allez choisir la hauteur du Zafu suivant votre assise. Car ce qui est important, c'est qu'une fois que vous allez être assis sur le Zafu, il faut que quand vous vous mettiez en tailleur, vos genoux puissent toucher le sol, sans tension dans l'aine, sans tension dans les hanches. Trop souvent, les personnes sont assises sur leur Zafu et elles n'ont pas suffisamment d'agilité ou de flexibilité au niveau de l'aine et des hanches, et donc les genoux ne peuvent pas toucher le sol. Ils ont donc une position plus ou moins tendue vers le haut. On voit les genoux qui pointent vers le haut. Si l'ensemble du tibia ne peut pas toucher le sol — ça veut dire que le genou ne touche pas lui non plus le sol — on est en train de créer des tensions inutiles au niveau de l'aine et aussi au niveau des hanches et des lombaires.
Ce qui génère forcément, au moment d'une pratique prolongée — et on peut penser qu'une pratique est prolongée pour certaines personnes au bout de 5 minutes, parfois il faut 10 minutes, 15 minutes, 20 minutes, tout dépend de votre niveau d'agilité ou de rigidité — au bout d'un certain temps, inévitablement, vous allez avoir des douleurs. Des douleurs au genou, des douleurs aux hanches, des douleurs à l'aine et aussi des douleurs au niveau du bas du dos. Sauf que vous allez essayer de compenser ces gênes-là avec des positions différentes qui vont vous créer des tensions musculaires avec des douleurs supplémentaires. Et qui vont rendre l'exercice méditatif extrêmement désagréable. Donc, veillez à une bonne hauteur d'assise pour que l'exercice soit le plus agréable possible. Et donc, suivant votre agilité, il vous faudra des Zafus plus ou moins élevés. Très souvent, il m'arrive de voir des personnes qui pratiquent avec deux Zafus parce qu'elles ont besoin d'une assise élevée, mais elles veulent quand même pratiquer en position tailleur. Donc, la hauteur du Zafu est très importante.
Ensuite, suivant votre physionomie, vous serez assis plus confortablement sur un Zafu rond ou un Zafu rectangulaire. Mais aussi, ça va dépendre d'à quel point vous allez croiser les jambes dans votre confort. Si vous êtes capable de vraiment très bien croiser les jambes — on va dire l'exercice fait en position tailleur, tel qu'on voit les Orientaux le faire — là, dans ce cas-là, un Zafu rectangulaire vous sera beaucoup plus agréable. Certaines personnes vont poser les jambes un peu plus ouvertes. Dans ce cas-là, un Zafu rond, en ayant une assise plus large, sera plus confortable. Mais aussi, suivant votre physionomie, si vous êtes mince, si vous êtes large, un Zafu rond sera plus confortable pour accueillir votre assise.
Ensuite, l'avantage du Zafu rectangulaire, c'est qu'au fur et à mesure que vous avancez dans votre pratique, vous allez avoir tendance à vous asseoir de plus en plus au bord du Zafu. Ce qui fait qu'un Zafu rond n'est pas forcément très bien adapté à une assise au bord du Zafu. Parce qu'il y a très peu de surface pour pouvoir s'asseoir. Et à un moment donné, si vous êtes trop au bord d'un Zafu rond, vous allez créer une grosse compression au niveau du périnée et de la pointe du coccyx. Ce qui n'est pas forcément agréable ni bénéfique pour la pratique. Donc un Zafu rectangulaire vous aide à vous asseoir de plus en plus au bord, qui sera une tendance que vous aurez quand vous pratiquerez de plus en plus régulièrement.
Et c'est ainsi que viennent se présenter les deux autres types de Zafu, en forme de croissant de lune ou en forme de triangle. Celui qui est en forme de croissant de lune va avoir tendance à accueillir l'assise et libérer le périnée. Il est particulièrement conseillé pour les pratiques méditatives énergétiques, c'est-à-dire celles qu'on va retrouver dans certaines pratiques de yoga ou dans certaines pratiques de Qigong. Donc en libérant le périnée, on favorise certains exercices que l'on fait énergétiques, mais aussi de contraction du périnée, etc. Et on favorise la circulation de l'énergie à ce niveau-là. Ça, c'est le Zafu en forme de croissant de lune. Ce ne sont pas toujours les Zafus les plus confortables qui soient, parce qu'ils sont à mi-chemin entre l'autre que je vais vous décrire, en forme de triangle, et les Zafus ronds. Et bref, ils peuvent créer des gênes particulièrement importantes au niveau des ischio-jambiers parce que l'assise appuyée crée des zones de compression. Dans cette zone-là, je ne suis pas forcément très fan des Zafus en forme de croissant. Mais certains les adorent.
Et maintenant, le dernier. C'est un Zafu qui est allongé, qui va faire en largeur peut-être maximum 10 cm, pas beaucoup plus que ça, et qui est un triangle isocèle. Voilà. Et ce triangle-là, vous le regardez et vous vous dites : « Mais comment peut-on s'asseoir sur un truc comme ça ? » Et en fin de compte, c'est quand vous continuez à beaucoup pratiquer : au fur et à mesure que vous vous habituez à la posture du tailleur, vous allez avoir besoin de moins en moins d'utiliser un Zafu. C'est ce qui explique que vous avanciez sur le Zafu rectangulaire au fur et à mesure de votre niveau de pratique. Et à un moment donné, vous utiliserez juste tout le petit bout du Zafu rectangulaire. Et pour les gens qui pratiquent beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup avec un Zafu rectangulaire, en fin de compte, il arrive un moment où le bord de ce Zafu-là commence à s'affaisser. Et quand il s'affaisse, il prend tout simplement la forme d'un côté d'un triangle. Car en réalité, on utilise au maximum 5, 6, 8, 10 cm maximum — j'exagère en disant 10 cm, c'est plutôt de l'ordre de 5 cm de mon Zafu rectangulaire. Eh bien, certaines personnes l'ont fait et ont commencé à construire des Zafus de 5-6 cm à peu près — je ne vois pas la mesure exacte que ça fait — mais d'une base très étroite, rectangulaire et ensuite en forme de triangle. Car ce que l'on recherche, c'est juste de pouvoir poser le coccyx pour être dans le confort de la posture assise et toute droite, car on n'est pas encore parfaitement à l'aise avec la position en tailleur, mais on l'est suffisamment pour ne plus avoir besoin d'un Zafu.
Avec ça, nous avons fait le tour des Zafus.
En position allongée
Mais il me reste maintenant la position allongée. Et pour en parler, faisons une petite pause. Et oui, parce que maintenant on est allongé sur notre lit. Qu'est-ce que c'est bon, qu'est-ce que c'est agréable.
Mais il faut que vous sachiez que la position allongée, elle n'est que pour les plus aguerris d'entre vous. Ceux qui sont capables de descendre dans l'état dont je vous ai parlé tout à l'heure, c'est-à-dire à la limite du sommeil, sans s'endormir. C'est-à-dire que vous devez avoir une maîtrise suffisante de votre entrée en état méditatif pour pouvoir vous accompagner vous-même dans cet espace-là et y rester. Parce que sinon, je vous assure, vous allez sombrer dans le sommeil.
Alors ceci a un avantage et un inconvénient. L'inconvénient, c'est que votre exercice de méditation, c'est foutu. Il n'y en aura pas. C'est-à-dire que vous allez commencer et vous allez vous endormir, et donc vous serez frustré parce que vous n'arrivez jamais au but. Par contre, il y a un avantage non négligeable, et c'est que si vous commencez votre endormissement avec un exercice de méditation, vous allez permettre au cerveau de descendre progressivement vers l'état d'accueil du sommeil. Ainsi, vous permettez au cerveau de passer les étapes naturelles, physiologiques, normales que depuis des millénaires l'être humain suit pour s'endormir, mais qui aujourd'hui, nous ne suivons pas. Parce que tablette, parce que téléphone portable, parce qu'ordinateur, parce que télévision, parce que surstimulation, parce que les lumières de la maison sont toutes allumées à fond.
Bref, notre glande pinéale, qui est responsable de nous inviter à intégrer le cycle circadien de jour et de nuit et donc de favoriser aussi l'entrée en sommeil, la mélatonine — je passe les détails — bref, la glande pinéale est complètement désorientée et donc on a tendance à surconsommer de la lumière juste avant de s'endormir, et donc le cerveau n'est pas en état de rentrer en sommeil, il est en état de veille absolu. Et donc la descente vers un état de sommeil avec un exercice méditatif crée un sommeil très réparateur et d'une grande qualité.
Donc, avec ce que je viens de vous dire, l'avantage de méditer et de s'endormir, c'est que quand vous vous réveillerez, vous saurez : « Ah, qu'est-ce que c'était bon, qu'est-ce que j'ai bien dormi ! » L'inconvénient, c'est que vous n'aurez pas fait l'exercice. Mais pour tous ceux d'entre vous qui avez des difficultés à vous endormir, là, vous avez un clin d'œil particulièrement intéressant pour pouvoir favoriser la qualité de ce sommeil-là. Même si vous vous réveillez en pleine nuit, vous entamez un exercice de méditation — il en existe pléthore pour vous aider, mais le scan corporel est particulièrement puissant, je n'ai pas le temps de le décrire, mais je vous ai donné une petite pépite pour tirer le fil de la bobine. Le scan corporel vous aidera à renouer avec cet état méditatif.
L'avantage aussi, et je m'arrêterai là avec cette question-là, c'est que quand vous prenez l'habitude de méditer, quand vous prenez l'habitude de descendre en état de méditation, vous commencez à avoir une maîtrise du processus que demande le cerveau pour aller s'endormir. Et ainsi, chaque fois que vous vous mettriez au lit, vous pourrez entamer ce processus pour favoriser l'entrée en sommeil et la qualité de votre sommeil.
Quelle méthode de méditation ?
Et là, nous sommes presque arrivés au bout de cet épisode sur comment méditer. Mais il nous reste la grande question. Quelle méthode de méditation ? Comment méditer ? Bref, je ne vais pas pouvoir décrire toutes les méthodes parce qu'il serait impossible tellement il en existe. Et je ne pourrai pas rentrer dans le détail des exercices. Tout simplement, je vais me contenter de nommer les méthodes les plus courantes qui existent dans le monde de la méditation. Car méditer peut se faire de plein de façons différentes suivant les objectifs que vous voulez atteindre.
La pleine conscience
Actuellement, la pratique de méditation qui a fait un peu les lettres d'or de la méditation est celle de la pleine conscience. Alors il existe plein de courants de pleine conscience, car la pleine conscience est non seulement une philosophie qui existait déjà du temps des Grecs avec les stoïciens, mais qui nous vient aussi des temps immémoriaux des philosophies orientales.
La pleine conscience aujourd'hui a été menée justement à la noblesse par les travaux de John Kabat-Zinn. John Kabat-Zinn qui est un cardiologue qui a étudié la pleine conscience et les effets de la pleine conscience sur les malades du cancer. John Kabat-Zinn faisait partie du MIT, donc le Massachusetts Institute of Technology, l'un des centres de recherche les plus avancés au monde, et c'est justement son appartenance à ce centre-là qui a donné les lettres de noblesse à la méditation, car c'étaient des études scientifiques sérieuses qui confirmaient, qui ratifiaient les effets bénéfiques sur la santé des gens. Bref, ça je vous l'ai raconté dans l'épisode antérieur de cette même série pour tout savoir sur la méditation.
Mais la pleine conscience, à travers la méthode de John Kabat-Zinn, a été décrite dans une méthode qui s'appelle MBSR, Mindfulness Based Stress Reduction, réduction du stress par la pleine conscience. J'ai été moi-même formé à cette méthode-là, elle est extrêmement puissante, et vous allez la retrouver pratiquement partout aujourd'hui en francophonie. Donc c'est une méthode qui vous apprend l'observation des pensées, des émotions, l'observation de votre corps, et qui ainsi vous permet d'appréhender la puissance de pratiquer l'attention de l'instant présent, vivre ici et maintenant dans le sens le plus pur qui a été enseigné par les stoïciens, le fameux carpe diem. Mais vous n'êtes pas obligé de faire des stages MBSR particulièrement. La pleine conscience est pratiquée dans beaucoup de pratiques comme le yoga, comme le Qigong, comme plein d'autres. Donc elle n'est pas l'exclusivité de la méthode MBSR, mais la méthode MBSR est très répandue grâce à John Kabat-Zinn.
La méditation transcendantale
Deuxième méthode de méditation très répandue, c'est la méditation transcendantale. La méditation transcendantale a été particulièrement populaire dans les années Peace and Love. Elle a ensuite été abandonnée. Les années Peace and Love ont été très décriées et donc on a tout mis dans le même pot, on a jeté l'eau du bain avec le bébé. Bref. Et donc, la méditation transcendantale a été un peu oubliée, mais elle reste quand même relativement populaire. La base de cette méditation, c'est une pratique qui vous permet de transcender l'être, de transcender son ego pour aller tendre vers son essence pure, l'essence pure de l'esprit et de l'être. Bref, celle-ci est la transcendance de la méditation transcendantale.
La prière
Ensuite, vous avez la prière. La prière, elle est rattachée à un courant religieux ou philosophique. Mais la prière est aussi une méditation. Sauf que c'est une méditation avec une intention particulière autour de textes particuliers.
La méditation énergétique
Vous avez ensuite la méditation énergétique, quatrième type de méditation. On en retrouve beaucoup en yoga et en Qigong très particulièrement. La méditation énergétique, c'est une méditation qui va vous inviter à travailler l'énergie vitale, que les Chinois appellent le Qi, d'où le Qigong, qui est la pratique, le travail de l'énergie vitale. Le travail sur l'énergie, ça va être pour dynamiser, pour harmoniser, pour favoriser la circulation. Bref, vous avez plein de pratiques différentes qui vous permettent d'avoir des effets différents sur votre état d'être à travers l'énergie : la dynamisation, la circulation, la purification de cette énergie-là.
La visualisation
Ensuite, cinquième type de méditation très prisée dans le monde du sport de haut niveau et de l'entreprise, c'est la visualisation. Parce que le cerveau ne sait pas faire la différence entre ce qu'il visualise et ce qu'il vit réellement. Et ce lapsus que j'ai fait peut être révélateur, car s'il visualise, pour lui c'est comme s'il voyait réellement. Du coup, ne sachant pas faire la différence entre l'un et l'autre, quand vous fermez les yeux et vous visualisez une situation, votre cerveau est en train de la vivre en temps réel.
Donc pour les sportifs, c'est extrêmement intéressant : s'ils ont une course à faire — imaginez par exemple les sportifs de descente en ski — ils ne peuvent faire que deux descentes, ils font une descente d'entraînement et ensuite la descente de course. Donc ils ne peuvent pas réellement tester mille fois cette descente-là pour la maîtriser. Ils en font une, et une fois qu'elle est faite, le reste se passe dans leur tête. Ils ferment les yeux et visualisent chaque virage, les vitesses, les compressions, avec un degré de détail extraordinaire. Et quand ils le font 100 fois, leur corps a vécu la descente 100 fois. Et donc leur degré de maîtrise est multiplié par autant de pratiques qu'ils ont faites. D'où l'intérêt de l'exercice de visualisation. C'est aussi pour cette même raison de performance qu'il est très prisé dans le monde de l'entreprise, car il permet à toute personne de se préparer à une situation particulière.
La méditation introspective
Ensuite, continuons. Après la pleine conscience, la méditation transcendantale, la prière, la méditation énergétique, les visualisations, nous avons ensuite la méditation introspective. C'est une méditation qui vous invite à aller au plus profond de vous et à aller chercher l'information qui se cache derrière les questions que vous vous posez, derrière les ressentis que vous avez, derrière les émotions qui émergent. Donc c'est une méditation de développement personnel particulièrement puissante qui est prisée par les personnes qui aiment se comprendre, qui aiment se connaître et qui aiment surtout dénouer les blocages qui les empêchent d'avancer.
Les rituels
Ensuite, il existe toute une pléthore de différents types de rituels. Alors quand je mets « rituel », je décorrèle la notion du rituel de la notion spirituelle ou religieuse. Un rituel, c'est quelque chose que vous allez faire d'une certaine façon, dans un certain ordre, à un certain moment de la journée, et ceci chaque jour. Donc, il existe beaucoup de rituels qui entourent la méditation, et qui sont parfois une sorte de mélange entre justement spiritualité, religion et laïcité. Et à un moment donné, on surcharge la pratique méditative, comme s'il était nécessaire de mettre tous ces rituels-là pour qu'elle puisse avoir un sens.
Dans certaines pratiques, notamment religieuses ou philosophiques, le rituel a un rôle extrêmement important parce qu'il définit un certain ordre et favorise un processus attentionnel et intentionnel particulier. Mais quand vous enlevez tout ça dans ce cadre de pratique, les rituels ne sont pas nécessaires. À moins que vous les ayez choisis pour habiller votre pratique et lui donner un sens. Et dans ce cas-là, c'est vous qui donnez une intention et une attention à ces gestes-là, à ces moments-là, pour renforcer votre pratique, parce que ça vous aide à rentrer dans un certain état. Mais le rituel de méditation en tant que tel n'est pas une méthode nécessaire ou obligatoire. Ceci étant dit, beaucoup de méditations comportent certains rituels et donc on va pouvoir venir les intégrer. Et par rituel, encore une fois, on n'entend pas une pratique religieuse forcément. Rituel, tout simplement, ça peut être respecter un certain ordre de choses à un certain moment pour que l'exercice soit bien fait. C'est tout simplement une méthode, une description des instructions.
Les méditations quantiques
Là nous avons fait un gros tour de la question, et il y a un dernier type de méditation, ce sont les méditations dites quantiques. Et celles-là, j'ai tendance à les prendre avec un petit peu de pincettes, parce que c'est une opinion très personnelle, mais dans le quantique on met vraiment, vraiment tout et n'importe quoi. Sous couvert de science ou de pseudo-science, on intègre dans ces méthodes-là des approches qui parfois ne portent pas très bien leur nom, on va dire.
La méditation quantique, les approches quantiques sont extrêmement puissantes. À mon sens, trop puissantes pour beaucoup de gens qui les transmettent. Il faut un niveau de connaissance en neurosciences relativement avancé, il faut un niveau de connaissance en sciences relativement avancé pour ne pas faire n'importe quoi avec les méthodes quantiques. À ne pas mettre entre les mains de n'importe qui, n'importe comment. Elles ont des effets indéniables. Elles sont extrêmement puissantes. Et je ne saurais même pas dire, moi, si c'est dû au fait qu'elles sont quantiques — je mets des guillemets.
Mais par contre, en ce qui me concerne sur mon chemin — et c'est peut-être ce qui a alimenté la prudence avec laquelle je vous parle — chaque fois qu'on a mis le terme quantique sur un soin ou un exercice que l'on m'a fait faire, je me suis retrouvé dans des situations particulièrement pas sympathiques. Et la personne qui m'y avait mis dedans n'était pas outillée pour m'aider à y faire face. Et donc, voilà, chat échaudé craint l'eau froide. Les méthodes quantiques, moi j'y vais avec des pincettes. Il y a de grands professionnels qui les utilisent, qui d'ailleurs n'utilisent pas le terme quantique et qui contextualisent ça bien, mais mon expérience, c'est d'y aller avec beaucoup de prudence. Donc, si vous êtes débutant et que l'on vous parle de méthode quantique, allez-y avec une extrême prudence, ou, dans mon cas, je n'irai pas.
Conclusion
Et avec ça, chers amis, nous avons fait le tour de la question sur comment méditer. Maintenant, il ne nous reste plus qu'une chose, c'est de vous y mettre.
Aujourd'hui dans cet épisode, le deuxième de la série « Tout savoir sur la méditation », nous avons appris comment méditer. Nous avons appris à choisir le bon endroit et choisir le bon matériel, même s'il s'avère qu'une bonne pratique méditative n'a pas forcément besoin de matériel. Nous avons appris à choisir le bon moment et aussi la bonne assise, la bonne posture méditative pour éviter toutes ces douleurs et tensions enquiquinantes que l'on peut ressentir avec une pratique prolongée de la méditation. Il a été aussi question de se demander : est-ce que tout le monde peut pratiquer en toutes circonstances ? Et il s'avère qu'il existe certains cas qui requièrent l'accompagnement d'un professionnel et le conseil d'un professionnel de santé. Et puis ensuite nous avons découvert les grands courants dominants reconnus ou connus qui existent aujourd'hui dans le monde de la méditation. C'est une liste non exhaustive, mais qui vous permet de comprendre qu'il existe autant de chemins dans la découverte de la méditation qu'il n'existe de chemins dans la découverte de soi.
Nous vous invitons à vous abonner à cette chaîne de podcast pour pouvoir suivre les deux épisodes suivants qui clôtureront la série « Tout savoir sur la méditation ». Le suivant : pourquoi est-ce aussi difficile de méditer parfois ? Et le dernier qui sera : méditer, est-ce risqué ?
Ceci était votre chaîne de podcast, une alchimie de l'éveil. Je suis Iker Aguirre et je vous remercie d'être là.