Une Alchimie de l'Eveil

Ep. 12 : Puissance et Secrets de l'Exercice Miroir

Iker Aguirre Season 1 Episode 12

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Dans ce nouvel épisode de votre chaine de podcasts Une Alchimie de l'Eveil, Iker Aguirre se concentre sur un exercice parfaitement complémentaire avec celui traité dans l'épisode antérieur (Le Pouvoir des Affirmations Positives) : l'exercice du miroir.

Il s'agit d'un travail face au miroir pendant lequel nous prononçons des affirmations positives. Le contenu de cet épisode vous aide à tirer un potentiel de transformation maximum de cet exercice. Après avoir traité des bases et des essentiels pour une pratique libérée de toute contrainte, il sera question de découvrir les 4 étapes que vous traverserez dans le chemin vers la paix, la complicité et l'union avec soi même et son reflet. En sus il sera question aussi du processus, des clés, des astuces et des pièges éventuels du parcours.

Cet épisode est la version audio  de la séance "En Live..." du Mercredi 1 Juin 2022, avec les participants à la formation "Aimez-vous !" de Louise Hay.

L'épisode en détail : 

  • les bases et les essentiels de l'exercice miroir
  • les 4 grandes étapes dans le processus de transformation, avec description du processus, des clés, des astuces et des pièges potentiels
  • recommandation de journaling appliqué pour des résultats superlatifs
  • session de questions-réponses avec les participants. 

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Le moment est venu de réinventer notre humanité et ce n’est pas en restant dans la cadre que nous allons le faire.

Chers amis, bonjour et bienvenue dans votre chaîne de podcast « Une alchimie de l'éveil ». Je suis Iker Aguirre et aujourd'hui nous allons entamer un épisode qui est une suite logique et très complémentaire avec l'épisode antérieur qui parlait des affirmations positives. Car aujourd'hui, nous allons parler de l'exercice du miroir. Un exercice qui se marie parfaitement avec les affirmations. Il s'agit ni plus ni moins que de se regarder dans la glace et faire les affirmations à ce moment-là. Très simple comme exercice, pas toujours simple de le faire.

Dans cet épisode, nous allons découvrir les quatre grandes étapes que l'on traverse dans le rapport avec soi-même devant le miroir, mais aussi les pièges, les difficultés, les astuces et les clés pour maximiser le potentiel de réussite et de transformation grâce à cet exercice.

D'un live streaming à un épisode de podcast

Cette semaine, on a vécu un événement assez particulier car j'ai fait la première séance de live streaming en direct, accompagnée bien évidemment de Julie Gray, et ça a été un moment magnifique. On était au début comme vous savez, les débutants qui sont là et qui se disent : « Bon, Julie, on fait quoi si on est tout seul ? On fait une séance de live streaming et il n'y a personne. » Et vous avez été extrêmement nombreux à nous rejoindre. C'était une très belle session, très enthousiasmante. Vous êtes tous restés jusqu'au bout. Wow, j'avais le cœur vraiment ouvert à la fin.

Sauf que j'ai reçu des emails par la suite en me disant : « Écoute Iker, j'aimerais suivre le live streaming mais je n'ai pas de compte Facebook. » À quoi j'ai dit : « Écoutez, je pensais créer une chaîne YouTube mais je ne suis pas encore prêt, donc je le mettrai en ligne, je vous tiendrai au courant. » Et ce n'est qu'après que ça m'a percuté. Je me suis dit : « Mais attends, on a la chaîne de podcast. Il suffit que je prenne l'audio de la séance de live streaming et que je le présente en podcast. » Et CQFD, c'est ce que nous faisons aujourd'hui.

Vous allez retrouver ici le condensé des explications sur l'exercice du miroir, qui sont une complémentarité parfaite avec l'épisode antérieur de la chaîne de podcast, les affirmations positives. D'ailleurs, si vous ne l'avez pas écouté, je vous invite à aller l'écouter suite à celui-ci. Mais si vous ne voulez pas rater la suite des épisodes, car nous avons de belles choses dans les tiroirs, abonnez-vous à la chaîne de podcast et comme ça, vous êtes sûr de ne rien rater.

Avant de continuer, j'ai envie de vous demander un petit service. Si vous aimez cette chaîne de podcast, si vous aimez cet épisode, s'il vous plaît, parlez-en autour de vous. Faites en sorte que nous soyons le plus nombreux possible, car l'intention première de cette chaîne de podcast, c'est de divulguer du contenu de qualité, du fond, de la forme, pour que vous passiez un bon moment, mais surtout que vous appreniez le maximum de choses intéressantes, pour éveiller un potentiel qui est en vous aujourd'hui et qui ne nous demande qu'une chose : voir la lumière du jour. Et deuxième point, si vraiment vous aimez ce que nous faisons, allez sur Apple Podcast et mettez-nous un commentaire, mettez-nous des étoiles, car ça aussi, ça nous aidera beaucoup à faire connaître la chaîne de podcast.

Avec ceci, je vais nous inviter à aller directement découvrir le contenu de notre séance de live streaming du 1er juin 2022. Très bon voyage dans l'exercice du miroir. Je suis Iker Aguirre et ceci est votre chaîne de podcast Une alchimie de l'éveil.

Les bases : deux niveaux de profondeur, deux niveaux d'observation

Nous allons maintenant nous intéresser à l'exercice du miroir. C'est un exercice qui est particulièrement exigeant, on va dire. Pour faire cet exercice, il y a une acceptation du fait que l'on se retrouve face à un miroir, et on a l'impression de se mettre à nu. Et en réalité, c'est un peu ce qui se passe, et ce qui fait que l'exercice au début peut être aussi dérangeant que ça.

Je vais faire une petite parenthèse pour vous rappeler. Dans l'exercice dont nous avons parlé, nous avons fait déjà deux épisodes dans la chaîne de podcast. L'épisode 11 ne parle que du pouvoir des affirmations. C'est pour ça qu'aujourd'hui, on va parler de l'exercice du miroir : c'est l'autre partie de la méthode de Louise Hay. Et ensuite, vous avez aussi un épisode sur apprendre à s'aimer, c'est-à-dire tout le contexte qui entoure les exercices que vous faites avec Louise Hay. Ces deux épisodes vous donneront un regard différent sur ce que vous vivez tout le long de ces 21 jours.

Quand on parle de l'exercice du miroir, les bases, c'est qu'il y a deux niveaux de profondeur. Il y a d'abord ce que vous faites face au miroir, c'est l'exercice que vous demande la vidéo de Louise Hay de faire, et ensuite, c'est ce qu'il se passe en vous pendant ce temps. Donc il y a deux niveaux de profondeur que vous allez essayer d'observer, puisque l'exercice vous demande de faire quelque chose, et ce quelque chose amène un résultat déjà immédiatement. C'est un double regard qui va faciliter l'atteinte des objectifs que vous voulez atteindre avec ce processus.

Le premier niveau d'observation, ce sont les sensations que vous procure l'exercice. C'est un regard sensoriel. On va essayer d'être tout le temps en position d'observation : comment votre corps, votre cœur, votre esprit réagissent face au miroir. C'est comme si vous vous mettiez dans ce qu'on appelle en posture méta. La posture méta, c'est comme si vous étiez spectateur ou spectatrice de ce qui se passe en vous.

De là, vous allez me dire : « Est-ce que ce n'est pas trop compliqué tout ça ? » Ça peut l'être. Donc si c'est trop compliqué pour vous, ne vous mettez pas de pression. Faites confiance au processus. Vous vous contentez de faire l'exercice tel qu'il vous a été suggéré dans la vidéo. La seule chose que vous avez à faire, c'est poser une graine qui fera grandir l'observateur. L'intention suffit. « Aujourd'hui, je n'y arrive pas, mais demain je vais y arriver. Je pose juste l'intention. Il faut que j'arrive à voir ces deux niveaux de profondeur parce que j'aurai une capacité plus grande d'embrasser ce qui est en train de se passer pendant cet exercice. »

Quand je dis « faites confiance au processus », il va se faire de toute façon. Le processus va se faire par lui-même. Vous n'avez pas besoin de vous forcer à faire ces deux niveaux d'observation. Il y a une intelligence qui est beaucoup plus grande que nous, et le fait de mettre en application les exercices durant les 21 jours amènera inévitablement des résultats. Donc, libérez-vous complètement de la sensation obligatoire de devoir obtenir un résultat, de devoir bien faire. Faites tout simplement. Si c'est trop compliqué, vous posez juste la graine et ensuite vous laissez faire.

Et si jamais c'est trop compliqué, vous mettez la main sur le cœur, vous fermez les yeux et vous vous émettez à vous-même une intention : « Allez, que ça se passe bien. » C'est comme si vous vous motiviez vous-même. Ce n'est pas facile d'être devant le reflet, ce n'est pas facile de faire l'exercice. Vous fermez les yeux, vous ne regardez plus la glace, et là : « Allez, ça va bien se passer. » Et vous ressentez ce message que vous vous envoyez à vous-même. Le simple fait de poser la main sur le cœur amène un recentrage sur soi qui favorise cet état de retour sur soi, de confiance et de sécurité. C'est aussi un espace qui va permettre de reposer l'espace émotionnel qui peut éventuellement émerger et qu'au début, on peut avoir du mal à canaliser dans l'exercice.

L'essentiel dans l'exercice du miroir, c'est la patience et la bienveillance. C'est une rencontre en douceur avec vos vulnérabilités et vos émotions. Pas besoin de forcer la dynamique, laissez qu'elle se fasse. Il n'y a pas de victoire, il n'y a pas de perte non plus. C'est juste un processus. Laissez-vous le vivre et gardez en esprit que le temps fait bien les choses.

La notion d'intimité devient essentielle parce que c'est un rendez-vous avec vous-même. Au début, ça peut être difficile parce que quand on s'attaque à ce genre d'exercice, on a l'impression qu'il y a comme une tierce personne qui nous regarde. Cette tierce personne représente un peu l'ensemble de notre communauté, de notre famille, des gens qui nous entourent, comme s'il y avait une caméra qui nous observait en permanence et qui nous fait nous sentir un peu enfermés, engoncés en nous-mêmes. Alors qu'en réalité, nous sommes dans l'intimité la plus totale et absolue, et que dans ce moment-là, la seule personne qui est devant le miroir, c'est vous. Personne ne regarde, personne n'entend, personne ne sait et personne n'a besoin de savoir.

Étape 1 : le face-à-face, le piment d'Espelette

La première étape est la plus piquante. Je lui ai mis un petit piment d'Espelette. On est au Pays Basque, je suis au Pays Basque, je viens d'ici. Donc le piment d'Espelette, il pique. C'est ce qui fait que l'exercice du miroir est aussi compliqué : il y a un piment d'Espelette dès le début, il est bien corsé. C'est le moment du face-à-face.

Lors de ce moment-là, ce que l'on fait, c'est qu'on découvre un étranger face à nous. Ce reflet qu'on a dans le miroir, on n'a pas l'habitude de le regarder tel que vous commencez à le regarder. On a l'habitude le matin d'y aller, de se brosser les dents, de faire son maquillage éventuellement. Mais là, on est dans une sorte d'exercice mécanique dans lequel on ne se regarde pas vraiment. Ici, ce qu'on est en train de faire, c'est se découvrir soi. On est en train de s'enlever un certain nombre de déguisements et de voir la personne que nous sommes et la relation que nous avons avec elle.

Parfois, il peut y avoir une sensation d'inconfort parce que la personne que réellement nous regardons en face peut nous sembler un peu étrangère. L'exercice peut sembler peu naturel. La vision peut être difficile, parfois désagréable, qui peut amener à du refus de ce que l'on voit, voire même un refus de l'exercice : « Non, j'en ai marre, je laisse, j'ai pas envie de ça, c'est n'importe quoi. » Du rejet, soit de l'exercice, soit de soi. C'est ça, le face-à-face. Ça grince.

Dites-vous que ce n'est pas dû au fait que vous ne vous acceptez pas, que vous ne vous aimez pas, ou que vous avez des doutes, des croyances limitantes, des complexes. Tout le monde, sans exception, même les personnes qui sont très sûres d'elles, font cette étape-là du face-à-face. Elle pique pour tout le monde. Donc, je vais vous libérer déjà de cette petite voix qui vous dit que ce face-à-face est difficile juste pour vous. Il est difficile pour tout le monde, sans exception. Tout le monde doute, tout le monde se pose des questions et tout le monde est initialement en posture d'inconfort. Le face-à-face avec le piment d'Espelette, il est garanti pour tous.

À ce stade-là, on peut tomber dans le piège du disque rayé. Et là, je trahis un peu mon âge — les jeunes aujourd'hui ne savent même plus ce que c'était. Mais si vous vous rappelez le disque vinyle qui était rayé, qui sautait, qui sautait, qui répétait tout le temps la même chose… C'est ça, le piège : on n'arrive pas à passer outre ce face-à-face, on tourne en rond et on bute tout le temps avec cette conversation intérieure qui nous dit qu'en fin de compte, « je n'y arrive pas parce que je suis le problème ». Eh bien non. Même les champions du monde, même les top modèles, même les femmes et les hommes les plus intelligents au monde, quand ils se mettent devant le miroir et se regardent comme vous êtes en train d'apprendre à vous regarder, tout le monde fait le face-à-face.

Quelle est la clé ? Tout simplement avoir la force de tenir le regard, et ensuite tenir dans la durée. Ça peut avoir l'air bête de vous le dire comme ça. Sauf que si vous posez l'intention que ce que vous avez en face est un défi qui va vous pousser à partir en courant… Je suis sûr que beaucoup d'entre vous aviez eu envie de partir en courant les premières fois. Si vous tenez le regard, c'est que l'intention que vous prenez dès le départ, c'est : « Peu importe ce que je vais voir, ce que je vais ressentir, je resterai là et je regarderai mon reflet dans les yeux. » Cette intention va vous donner du courage, parce que vous allez sentir que le reflet a tendance à vouloir vous secouer un peu. Mais non : « Je me suis dit que j'allais tenir. »

Vous pouvez vous imposer une durée. Vous pouvez mettre un chronomètre. Si vraiment c'est difficile, vous mettez deux minutes, une minute. Pas besoin de faire très long. Dès le moment où vous tenez cette durée-là, la prochaine fois, vous l'augmentez, et vous l'augmentez. Rien que ça, cette astuce va vous aider à passer les différentes étapes.

L'autre astuce de ce moment-là, c'est tout simplement de penser que vous regardez quelqu'un d'autre, mais qui ne vous voit pas. Il y en a plusieurs qui m'ont écrit : « Au début, je n'y arrivais pas. Et finalement, j'ai trouvé l'astuce de me dire qu'en face de moi, il y avait justement l'étranger dont on parlait tout à l'heure. » Vous voyez, dans les films, quand on voit des personnes dans des interrogatoires, il y a souvent un miroir, et derrière le miroir, les héros sont en train de toiser la scène alors que la personne concernée ne voit que son reflet. Vous pouvez imaginer que c'est quelque chose de similaire : la personne que vous regardez ne vous voit pas et c'est quelqu'un d'autre. Cette astuce va vous aider à passer assez naturellement vers l'étape suivante.

Étape 2 : l'observation et le saboteur intérieur

Une parenthèse : toutes ces étapes, ça ne veut pas dire que vous allez passer beaucoup de temps dans l'une ou dans l'autre. Vous pouvez les passer très rapidement parce qu'elles sont simples pour vous. Pour d'autres personnes, ce sera un peu plus laborieux. Souvent, il y a l'une des quatre étapes sur laquelle on va avoir tendance à s'attarder. Ça ne veut pas dire qu'on fait mal les choses : c'est que le processus a besoin de temps pour équilibrer un certain nombre de choses. Car chacune des étapes travaille une chose différente. Dans l'étape 1, on a travaillé la rencontre avec soi-même. La deuxième, c'est que je commence à m'observer.

La clé « tenir le regard dans la durée » vous crée un pont pour cette étape : commencer à voir ce qui se passe dans cette situation. Vous allez commencer à toiser ce que vous avez en face avec un double regard : extérieur, ce qu'il y a dans le miroir, et intérieur, ce qu'il y a chez vous. Et parfois, vous allez défier. Si vous avez un rapport difficile avec ce premier miroir, dites : « Je te défie, je suis là, qu'est-ce que tu as à me dire ? » Ce n'est pas une approche agressive, c'est tout simplement que vous vous donnez le droit d'être ici et maintenant dans votre vie, dans votre corps, dans votre cœur, dans votre esprit. « Qu'as-tu à me dire ? Parce que maintenant, j'assume mon espace dans l'instant présent. » Ce défi face à vous-même vous aidera à passer l'étape d'observation.

Le regard intérieur et extérieur, c'est-à-dire que vous regardez le reflet qu'il y a sur la vitre, mais aussi ce qui commence à se passer en vous. Grâce à ça, vous allez faire un pas extrêmement important : vous allez exposer et dévoiler le plus grand des enquiquineurs du monde, le saboteur intérieur. On va apprendre à le reconnaître. Le saboteur intérieur, c'est cette petite voix qui juge, qui dit que tu n'es jamais assez bien, que tu n'es jamais assez fort. Tu es toujours trop, mais dans le mauvais sens. Vous le connaissez, lui. On l'a tous dans la tête, sans exception. Tout être humain sur Terre a un énorme saboteur intérieur.

À ce moment-là, le travail d'observation nous permet de le voir. Nous sommes en posture méta, rappelez-vous. C'est comme si on était au théâtre : on s'est assis, on le regarde. Et là, il ne peut plus jouer pareil, parce que souvent le saboteur intérieur agit à l'insu de notre plein gré, comme dirait l'autre. Encore une blague qui trahit mon âge.

Vous apprenez à reconnaître le saboteur intérieur, ce qui nous amène à exposer aussi les déguisements. Beaucoup trop de fois, on part dans la vie déguisé. On s'habille d'une certaine façon parce qu'on pense que comme ça, on sera mieux accepté. Sauf que la première personne à laquelle on cache qui l'on est, c'est nous-mêmes. Ça ne veut pas dire que vous devez arrêter de vous déguiser. Parfois, on a besoin de s'habiller d'une certaine façon pour vivre en société. Ce que ça veut dire, c'est que vous avez reconnu le saboteur intérieur et que vous avez reconnu les déguisements. Vous voyez votre garde-robe. Ça devient conscient : « J'ai une garde-robe et parfois j'ai besoin de m'habiller d'une certaine façon. Mais quand je m'habille, je sais que je suis habillé et je sais ce qu'il y a derrière l'habit. »

Grâce à tout ça, on peut commencer ce que j'appelle la lessive. Vous allez découvrir des zones de doute, de vulnérabilité, de croyances limitantes, de complexes. Toutes ces choses-là vont se présenter les unes derrière les autres. Et quand vous les voyez, vous pouvez leur adresser un regard pour commencer à vous en occuper, pour les dépasser. Et les affirmations positives de Louise nous aident à ça. Les exercices d'affirmation positive vont vous aider à rentrer dans une psychologie positive qui, par elle-même, va commencer à libérer beaucoup de toutes ces choses qui vous empêchent d'avancer. Si vous avez ce regard d'observateur, vous allez avoir des moments eureka, des moments wow, parce que vous vous découvrez vous-même sous un nouvel angle, parce que vous avez vu où se trouvait le couac. Et les affirmations des 21 jours vous aideront à amener le processus plus loin. Si vous répétez ces exercices pendant plus de 21 jours, ce sera de plus en plus efficace et solide.

La clé ici : s'arrêter au factuel. Notez juste ce qui se passe, car il y a un piège. Le mur ici est dû aux interprétations et aux jugements que vous faites de ce que vous observez. En fait, vous faites des films. Et c'est ça qui va vous empêcher d'avancer, qui vous fait tourner en boucle. Le disque rayé de tout à l'heure, ici, il est dû au jugement et à l'interprétation de ce que vous ressentez, de ce que vous voyez. Vous allez avoir un moment eureka : « Ah, mais c'était lui qui m'empêchait d'avancer. » Et à la seconde suivante, vous faites des connexions, des liaisons, et voilà, on est bloqué à nouveau. Arrêtez-vous au factuel et contentez-vous de noter ce que vous observez. Et si ça vous aide, prenez un calepin.

L'astuce : observez le corps et les ressentis. Tout passe par le corps. Il vous parle avec des ressentis, les émotions sont des ressentis. Il va y avoir des fois des boules au ventre. Observer, observer, observer. Et surtout, pour simplifier, faites confiance au processus. Le processus lui-même, tel qu'il est préparé par Louise Hay, favorise plein de transformations. Vous avez juste à être observateur de vous-même.

Étape 3 : le « nous deux », l'ami et le confident

Si l'on continue l'exercice du miroir, nous entrons dans l'étape numéro 3, et il n'y a plus de piment d'Espelette. Ce sont les deux premières étapes qui demandent du piment d'Espelette, parce que c'est le face-à-face de découverte. Et on découvre aussi des phases lumineuses — ça, je ne l'ai pas dit, mais il y a des moments où vous serez en joie, où vous rigolerez, et des moments où vous aurez envie de pleurer. Il y a une sorte de va-et-vient émotionnel. Ça fait partie du piment d'Espelette, parce que vous vous découvrez.

Dans l'étape 3, on commence à rentrer dans le « nous », c'est-à-dire nous deux, moi et mon reflet. Dans cet espace-là, vous allez vous retrouver à reconnaître la lumière qu'il y a en vous. Reconnaître que finalement, tout ce qui vous empêchait de vous regarder, vous avez fait la paix avec ça, même si c'est toujours là. À ce moment-là, vous êtes capable de vous regarder à travers un angle nouveau. Vous commencez à entamer une nouvelle relation avec vous-même. Et c'est ce qui nous permet de découvrir l'ami et le confident.

À ce moment-là commence le dialogue des retrouvailles avec soi-même. On va commencer à se parler, à se raconter des choses. Dans cette relation, on rentre dans un chemin d'acceptation : « Je suis qui je suis, et tout simplement je peux me regarder, je peux me parler, j'entame le dialogue amical avec moi-même. » Parfois, vous allez vraiment beaucoup vous parler. Parce que nous avons ici une porte qui s'ouvre. C'est la première étape vers ce que j'appelle l'éveil du potentiel, le développement intérieur. Plein de choses qu'on va commencer à découvrir, qui sont là. Elles ne demandent qu'une chose : se présenter à vous. Elles vont frapper à la porte parce que vous avez passé les deux étapes antérieures.

Vous allez soudainement vous rendre compte que vous avez un rapport différent à vous-même, mais aussi à votre environnement. C'est ça, cet éveil du potentiel. Et comme l'observateur est toujours là, en posture méta, ces choses qui commencent à émerger, vous avez pris l'habitude de les regarder. En tant que bon observateur, vous commencerez à vous poser la question : « Mais de quoi s'agit-il ? » Dès le moment où vous vous posez cette question, vous commencez à tirer le fil d'une bobine qui va vous permettre de découvrir le plus beau des trésors : notre for intérieur. Et là, il y a des potentiels énormes à découvrir.

La clé, c'est continuer à libérer, débloquer, harmoniser. L'astuce, c'est ce que j'appelle la pièce de théâtre. Souvent, elle se met en place toute seule. Dès que l'on commence à se sentir bien avec soi-même, on va commencer à se dire des choses. Il y a les affirmations que vous demandent les vidéos de Louise Hay, mais il y a ensuite tout ce que vous aurez envie de vous dire vous-même. Ce dialogue qui se met en place, je vous invite à le transformer en une pièce de théâtre. Visualisez ce que vous vous racontez. Vivez la pièce de théâtre. Vous vous mettez en interaction avec vous-même. Ça va être génial. Vous allez vous rendre compte que vous commencez à rire, à faire des gestes, à surjouer, à vous laisser le droit d'habiter votre corps, vos émotions et l'espace. Vous allez vous rendre compte que les ceintures qui nous serrent depuis tant d'années commencent à sauter et que vous commencez à vous exprimer avec vous-même.

Dans ce dialogue, il y a une transition qui se fait petit à petit. Au début, vous êtes en train de parler au reflet qu'il y a en face de vous comme si vous étiez deux. Mais petit à petit, vous allez vous rendre compte qu'il y a une fusion qui se fait. Le dialogue que vous avez va sortir du reflet et commencer à être à l'intérieur. Vous allez vous parler vous-même en vous regardant dans le miroir. Le reflet rentre à l'intérieur. Ceci est extrêmement important : c'est le passage qui mène à l'étape 4. Le reflet, petit à petit, amène le focus attentionnel à l'intérieur de soi. L'axe, l'alignement, c'est un indicateur qui vous dit que vous avez super bien avancé. Vous n'êtes plus en train d'être en relation avec un reflet, vous êtes en relation avec votre for intérieur. Ensuite, vous regardez votre reflet, c'est-à-dire vous regardez le résultat de ce qui se passe à l'intérieur de vous. Si vous arrivez à ce moment, je peux vous dire qu'il va se passer quelque chose. Wow ! C'est l'un des moments eureka des exercices du miroir.

Étape 4 : le chemin vers le je unifié

C'est celui qui nous permet de passer à l'étape 4 : le chemin vers le je unifié. Ceci est un chemin qui peut durer toute une vie. Ce n'est pas une étape que l'on arrive et que l'on finit, c'est un processus.

Tout d'abord, vous allez cultiver votre lumière. À l'étape 3, vous avez commencé à la reconnaître, votre lumière, pas celle des autres. Vous avez commencé à trouver un rapport amical, à reconnaître qu'il y a quelque chose d'aimable à l'intérieur de vous-même. Ce quelque chose d'aimable, vous allez commencer à le cultiver. C'est un chemin magnifique qui mène à l'éveil à soi. Vous commencez à reconnaître votre unicité, dans le sens que vous êtes unique, avec vos forces et vos vulnérabilités. Les vulnérabilités, vous les avez vues en étapes 1 et 2 ; maintenant, c'est bon, elles ont eu leur place. Le moment est venu de faire face à notre espace de lumière, et on reconnaît qu'il est unique. Nous sommes un. Cette unicité va vous permettre de faire la paix avec vous-même. Oui, il y a des choses qui vous empêchent d'avancer, comme tout être humain sur Terre. Mais oui, il y a des choses qui vous aident à avancer. Cette unicité fait de vous une personne unique.

L'équilibre du masculin et du féminin

Il y a un point dont on parle très peu. Dans ce chemin vers le je unifié, il y a un travail essentiel qui se fait dans l'équilibre entre le masculin et le féminin. Et on est au-delà des notions d'homme ou de femme. Tout homme sur Terre a un féminin en lui et un masculin. Toute femme sur Terre a un masculin et un féminin. C'est l'équivalent de la philosophie du yin et du yang en Orient. Le féminin, souvent, c'est ce qui est doux, ce qui est rond, ce qui est intérieur, la contemplation. Le masculin, souvent, c'est ce qui est extérieur, le mouvement, le tranchant, la force. Les deux nous constituent. Il n'y a pas le bien et le mal. Nous avons les deux à l'intérieur de nous, de la lumière et des zones d'ombre.

Dans le chemin vers le je unifié, on commence à faire la paix avec cette dualité qui oppose notre for intérieur. La question n'est pas que l'on doit être l'un ou l'autre. On est les deux. Il y a des jours où vous avez le cœur parfaitement ouvert et vous prodiguez cet amour à la Terre entière. Il y a des jours où vous êtes énervé et vous avez envie de casser la tête à votre voisin. C'est normal, on est humain. Il y a une zone d'ombre et une zone lumineuse. Les deux existent. La grosse question, c'est laquelle des deux vous décidez consciemment et de façon éclairée d'alimenter. Dès le moment où vous alimentez l'une, l'autre se mettra au service de ce que vous faites.

Dans l'opposition, que ce soit des genres ou des parties intérieures, on a tendance à vouloir rejeter des parties de nous. Et ça, c'est un retour en arrière. C'est l'une des barrières de cette étape : « Je rejette une partie de moi », ce qui me ramène à l'étape 1. « Je n'aime pas ma partie d'ombre, je n'aime pas quand je suis colérique, donc je repousse la colère. » Mais si tu repousses la colère, tu ne la connais pas. Et le jour où elle est trop forte, c'est elle qui pilote l'avion, parce que tu n'as pas de rapport intime avec elle. Alors que si tu l'acceptes, tu vas pouvoir travailler avec elle et, à un moment donné, pouvoir la canaliser, la tenir en laisse pour qu'elle ne domine pas ton espace. C'est en ce sens-là qu'on parle d'équilibre et d'unicité dans le féminin et le masculin.

Les voix intérieures

Quand vous arrivez à un espace de paix intérieur dans ce je unifié, vous allez entendre une voix que certains appelleront la voix de l'intuition. Mais c'est l'une des voix. Il existe plein d'autres voix qui vous donnent des messages. C'est un véritable big data qui se passe. Il y a le corps qui vous parle, le cœur qui vous parle, le mental qui vous parle, l'esprit qui vous parle — et je sépare les deux — et il y a l'énergie qui vous parle. L'écoute de ces voix-là n'est possible que parce que vous n'êtes pas en dissociation intérieure. Vous êtes en écoute parfaite et absolue grâce à l'observateur que vous avez développé.

Je vais vous inviter à en faire un jeu qui s'appelle le jeu des poupées russes. C'est d'entendre le ressenti qui vient derrière le ressenti, chaque fois de plus en plus fin. Vous allez vous rendre compte que vous avez des voix intérieures qui vous parlent, parfois en images, parfois avec des sons, parfois avec des ressentis, plus rarement avec des odeurs ou des goûts, mais ça arrive aussi. Vous devez apprendre à reconnaître quels sont les espaces qui s'expriment quand vous êtes en connexion avec vous et votre for intérieur. Ces informations sont celles qui vont vous donner des clés essentielles pour rentrer dans la deuxième partie de l'éveil du potentiel : vous vous découvrez de façon plus profonde, plus superlative, qui vous êtes et comment vous êtes.

Reconnaître ses dons pour reconnaître sa valeur

La clé, c'est reconnaître ses dons pour reconnaître sa valeur. Ici, vous allez commencer à pouvoir vous dire, sans complexe et sans filtre — ça, c'est les étapes 1 et 2 — « Oui, vous avez des dons. » Tout comme tout le monde a des moments difficiles dans le face-à-face, tout le monde a un saboteur intérieur, tout le monde sur Terre est venu avec des dons et des capacités. Sans exception. Si vous êtes de ces personnes qui se disent « Non, mais moi, je ne sais rien faire », ce n'est pas vrai. On vous a peut-être inculqué ça dans votre tête. C'est peut-être le saboteur intérieur qui vous a programmé à le croire. Vous êtes venu sur Terre avec des dons magnifiques qui sont là pour vous aider à avancer sur votre chemin.

Le problème, c'est que beaucoup de ces dons, surtout pour les personnes de ma génération ou plus âgées, on a subi à l'école que si tu n'étais pas un matheux, plein de ces dons ne servaient à rien. Tu avais un don artistique et on te disait : « C'est bien, mais ça sert à quoi de dessiner ? Tu vas finir à travailler en supermarché, il faut que tu fasses des maths, des sciences. » On nous a tous formatés comme ça. Ce sont des balivernes. Aujourd'hui, grâce notamment à Internet, on peut voir des gens qui vivent de leur passion et qui ont des millions de followers. S'ils ont des millions de followers, c'est parce que ça parle à beaucoup de monde. Parfois, un don, ça peut être la capacité de parler, de transmettre, d'accompagner, d'écouter, d'être. Une simple qualité de présence, c'est un don incroyable. Vous avez des amis dont le simple fait qu'ils soient là vous rassure, vous fait vous sentir bien. Ça n'a pas de prix. Quand vous êtes conscient que vous avez ça, ça prend une vision superlative encore plus grande, encore plus magnifique.

Reconnaître ses dons pour reconnaître sa valeur, c'est un virage monumental, celui de l'étape 4. Dans l'étape 3, ça a été quand on arrête de regarder le reflet et qu'on commence à se regarder à l'intérieur pour observer le résultat dans le miroir. Ici, c'est quand on commence à accepter ses dons et qu'on se rend compte qu'en fin de compte, on ne les utilisait pas assez. On a un arsenal énorme de choses qu'on pourrait faire grâce à ses dons.

Bienveillance et fermeté

L'astuce finale, c'est la notion de bienveillance et de fermeté. La bienveillance, c'est le respect de l'autre. On l'a appris dans la vie : on sait se plier, s'adapter. Mais la fermeté, peu nous a appris la fermeté. La fermeté, c'est le respect de soi. Le chemin vers le je unifié va vous faire prendre conscience qu'il est nécessaire de poser un cadre. Un cadre, ce sont les conditions dans lesquelles vous pouvez être vous, tout simplement. Vous n'exigez rien au monde, vous avez juste besoin d'être vous. Dès le moment où le cadre de quelqu'un d'autre empêche le vôtre d'exister, ça veut dire qu'il y a une partie de vous qui ne peut pas s'exprimer.

Bienveillance et fermeté, c'est l'équilibre durable qui vous permet d'avancer, parce que vous respectez l'autre, mais vous vous respectez aussi, et vous ne sacrifiez pas votre cadre pour que le cadre de l'autre puisse être. Sinon, vous n'allez que générer des espaces de vulnérabilité supplémentaires. Le chemin vers le je unifié, c'est d'accepter que nous avons un cadre et d'apprendre à le reconnaître, à le décrire et à le transmettre.

Ne pas tomber dans le piège du bon élève

Nous sommes arrivés au bout de l'étape 4. Vous prenez conscience de la puissance de cet exercice et des difficultés que vous rencontrez chemin faisant. Si vous trouvez tout ce que je vous ai dit trop compliqué, que ça prend trop la tête, laissez faire. Vous avez écouté ce que je vous ai raconté aujourd'hui, on a posé des graines. Et c'est ça qui est important. Car le moment venu, la graine viendra : « Ah tiens, l'autre jour, Iker avait dit ça. » Bingo. C'est tout ce qu'il faut faire.

Ne vous mettez pas dans le piège du bon élève : « Mais qu'est-ce qu'il a dit ? Je ne me rappelle plus, l'étape 2, c'était quoi ? L'étape 3, c'est quoi le frein ? » Laissez-vous vivre le processus. Ici, ce que nous avons fait, c'est de la permaculture. On a planté plein de graines. Si jamais vous avez besoin d'une graine, une petite voix intérieure vous dira : « Il en avait parlé l'autre jour. » Résultat des courses : on n'est pas à l'école, il n'y a pas d'examen, il n'y a pas d'exercice à faire. Le simple fait d'avoir écouté vous apportera déjà énormément. On est là pour passer un bon moment, on n'est pas des stakhanovistes, sinon personne ne voudrait s'occuper de l'éveil de son potentiel. Profitons de la beauté qu'il a à nous présenter.

La dernière recommandation : le journaling

Prenez un bloc-note et écrivez. Écrivez les révélations, les prises de conscience. Je vous conseille de prendre un cahier qui ne soit que pour ces exercices-là. Comme ça, vous développez un rapport intime avec ce qui s'écrit dedans. C'est comme une sorte de journal — d'ailleurs, les Américains appellent ça du journaling. Vous écrivez ce que vous avez expérimenté, les révélations que vous avez eues, les choses qui apparaissent.

Mais il y a une chose que je vais vous inviter à écrire : les invitations à agir que vous donne l'exercice. Parfois, vous vous dites : « Ah tiens, il faudrait que je fasse ça. » Mais après on oublie. Dites-vous qu'il y a 21 jours, chaque jour, on va travailler une chose différente. Donc, notez les choses que vous vous êtes dites de faire. Le moment venu, vous pouvez toujours revenir vous connecter. Il y a une chose très belle qui se fait si vous écrivez juste à la fin de l'exercice : vous êtes dans l'énergie de l'exercice. Il va y avoir quelque chose, je mets des guillemets, qui va s'inscrire dans le cahier et qui va habiter les mots que vous allez écrire. Ce n'est pas juste la liste des courses sur le frigo. Là, vous êtes pleinement dans ce que vous écrivez et vous allez l'habiter.

En réalité, vous avez ici un cheat code, un raccourci direct. Tout ce que j'ai décrit, les étapes 1, 2, 3 et 4, en fin de compte vous amène une qualité de présence. C'est ça que vous êtes en train de travailler : une qualité de présence à vous-même. Si vous connectez avec cette qualité de présence que vous avez apprise grâce à l'exercice du miroir et que vous remplacez le miroir par votre journal, je peux vous dire que vous allez littéralement halluciner avec ce qu'il va en ressortir.

Questions de la communauté

Maintenant, on est arrivé au bout de la présentation de l'exercice, et le moment est venu de répondre aux questions des uns et des autres. Merci pour tous les émoticônes que je vois, je vois que vous avez passé un bon moment. J'ai kiffé ce partage, je vous sens présents dans les échanges.

Pouvez-vous nous en dire plus sur le cadre intérieur ? (Lilia)

C'est une notion très importante. Le cadre a quatre composantes. D'abord, il y a les enjeux : un pourquoi. Pourquoi d'une situation. Ensuite, il y a les règles, les modes de fonctionnement. Il y a deux types de règles : les règles non négociables et les règles de fonctionnement. Les règles non négociables, c'est : « Si tu transgresses cette ligne-là, c'est no go, c'est dehors, c'est éliminatoire direct. » Les règles de fonctionnement, de vie, c'est tout simplement comment vous faites. En couple, on en a plein, des règles, nos façons de faire, nos petites manies. Troisième point, les relations : qui est concerné ? Avec qui ? Pour qui ? Et comment ? Souvent, on n'y pense pas. On interagit avec une personne, mais nos interactions influencent des tiers, par effet collatéral, et ça peut amener des problèmes par la suite. Et le quatrième point, c'est le soutien, et il est transversal : qu'est-ce que vous allez mettre en place pour que les enjeux, les règles et les relations soient possibles ? Par exemple, est-ce que vous allez dédier suffisamment de temps à la situation ? Est-ce que la personne a été suffisamment préparée ?

Ces quatre piliers-là, si vous arrivez à les définir clairement, ça va vous changer la vie. L'immense majorité des problèmes que nous avons sont dus à un défaut de cadre. C'est flou. Arrive une situation où on n'est pas d'accord. Pourquoi ? Eh bien, la situation a transgressé notre cadre. Mais on ne s'est jamais posé la question de quel est ce cadre-là. On ne l'a jamais défini.

Moi, j'étais de ces personnalités où je faisais tout pour me plier en quatre, pour être bien avec les gens et que les gens soient bien avec moi, ce qui faisait que je me réduisais, je me réduisais tout petit, et mon cadre devenait étouffant. C'est moi qui avais décidé de le réduire pour que les autres soient bien. Mais il arrivait un moment où j'étais tellement étriqué que je me disais : « Dis donc, est-ce que je peux récupérer un peu de place ? » Et la personne en face, qui s'est habituée à être bien, me dit : « Mais attends, qu'est-ce que tu me racontes, on est très bien comme ça. » Et moi : « Non, non, moi j'étouffe. » Sauf que je ne savais pas dire que j'étouffais. À un moment donné, tu deviens le râleur tout le temps, le mec est gris. L'autre personne pense que tu es à ta place, parce que c'est ce que toi-même tu as créé. Et donc mon mal-être génère une souffrance chez l'autre personne, tout simplement parce que je ne connaissais pas le cadre qui était le mien. Ça m'a changé la vie.

Ça, c'est le cadre vis-à-vis du monde extérieur. Mais tu poses une question très importante : le cadre intérieur. Le cadre intérieur est un cheminement vers lequel tu commences à t'accepter de plus en plus. C'est le chemin de s'aimer. C'est un processus, je dirais presque alchimique, de commencer à retrouver cet équilibre intérieur, ce respect de soi, qui permet au soi de s'ouvrir pleinement pour être la version la plus pure et parfaite, matérialisée sur Terre, de ce que j'appelle l'essence pure de l'être. Ce que tu es réellement, au plus profond de toi. Le cadre intérieur, c'est celui qui permet l'expression de cet être-là, qui lui permet de prendre sa place. C'est un chemin d'éveil qui peut prendre toute une vie. Tu peux y rattacher exactement les mêmes choses : les enjeux, les règles, les relations et les moyens que je me donne d'atteindre ce chemin-là.

Plus tu avances sur ce chemin, mieux il convient d'avoir un ou des référents qui t'aident. Pas toujours le même : des personnes desquelles tu puisses te rapprocher pour partager, qui vivent les mêmes choses que toi ou qui les ont vécues. Entoure-toi de personnes qui résonnent au même espace que toi et qui évoluent aussi comme toi. Car, je ne sais plus qui disait, nous sommes la moyenne des cinq personnes avec lesquelles on passe le plus de temps. Si toi tu évolues, ton cadre intérieur va évoluer, et il sera confronté au cadre des personnes qui t'entourent. Le mieux, c'est d'avoir des personnes proches de toi qui, elles aussi, ont un cheminement qui aide à faire progresser ce cadre.

J'ai des difficultés physiques (strabisme, fatigue oculaire) devant le miroir, que faire ? (Marie-Claude)

Géniale, cette question, parce qu'ici il y a une difficulté physique, ça vous fait mal. Donc votre corps vous parle. Quand je disais bienveillance, patience, douceur : la bienveillance intègre la douceur. Ne vous forcez pas, ne vous faites pas mal. Surtout que le reflet, vous pouvez le vivre en fermant les yeux. Vous pouvez vous regarder dans le miroir, fermer les yeux et prolonger le reflet avec le regard intérieur. Je vous invite à ouvrir les yeux, fermer les yeux, garder le souvenir du reflet, les rouvrir. Ce travail intérieur sera plus compliqué au début, mais quand vous allez vous y habituer, ça va éventuellement accélérer le processus vers les étapes 3 et 4, par sa force douce.

Et ce qui est génial, c'est que vous vous êtes trouvée face à ce strabisme, vous avez pris conscience, et là vous êtes en train de vous rendre un énorme service. Car il y a peut-être — je dis juste peut-être — des tensions qui s'opèrent au niveau physique du fait de ce rapport conflictuel. Et ces tensions vont pouvoir s'apaiser. C'est comme la boule au ventre qui soudainement se libère. On a plein de tensions dans notre corps dues à des états mentaux, et quand on libère les états mentaux, les tensions se libèrent aussi. Je ne serais pas étonné que vos yeux vous fassent de moins en moins mal au fur et à mesure que vous entrez en paix avec vous-même et votre strabisme.

Pouvez-vous rappeler les quatre points du cadre ? (Sophie)

Bien sûr. Un, les enjeux, le pourquoi. Deux, les règles, qui se divisent en règles non négociables et règles de vie ou de fonctionnement. Trois, les relations, c'est-à-dire les personnes qui interagissent : qui ? avec qui ? pour qui ? et comment ? Ça, ce sont les trois piliers. Et la quatrième est transversale, elle concerne les quatre piliers : c'est le soutien. C'est ce que vous mettez à disposition de la situation pour qu'elle puisse avoir lieu. Ça peut être du soutien matériel, humain, de l'accompagnement, de l'amour, du financier, du temps, des compétences, des encouragements. Il y a un soutien pour les enjeux, un soutien pour les règles et un soutien pour les relations.

Ma fille passe un temps fou devant le miroir pour ses selfies, fait-elle quelque chose de similaire ? (Françoise, Genève)

Génial. Chez les adolescents, il y a toute la mode du selfie, se prendre en photo, qui est extrêmement égocentrée et qui peut avoir tendance à nous agacer. Ceci étant dit, Françoise a vu très juste : ils vivent un rapport avec leur soi, et ce rapport à travers le reflet est extrêmement important, parce qu'ils commencent à s'approprier une identité. L'enfant n'a pas encore d'identité, il l'a à travers ses parents. L'ego naît à ce moment-là. L'enfant trop petit n'a pas assez d'expérience pour avoir une identité individuelle. Au fur et à mesure, dans l'adolescence, on bascule de cet ego — qui s'identifie notamment par rapport aux parents — vers la construction identitaire. Donc les adolescents passent beaucoup de temps face au miroir, parfois en rapport conflictuel, et ils vivent à leur façon les quatre étapes dont on parle.

Au lieu de les limiter — parce que ce genre de voix va venir alimenter le saboteur intérieur — on peut entamer un dialogue pour savoir où ils en sont. Souvent, l'ado dira : « Allez, papa, lâche-moi, tu me saoules. » Bon, essayez quand même. Vous allez souvent voir des adolescents faire des pièces de théâtre devant le téléphone ou devant le miroir : ils sont en train de faire cet exercice de visualisation dont on parle. Le comprendre va vous permettre d'entamer une relation différente. Nous, adultes, on a tendance à voir surtout le côté show-off des réseaux sociaux. En plus, on vient de générations éduquées dans le « vivons cachés, vivons heureux, ne te mets pas trop en avant ». Pourtant, l'adolescent est en train de se construire, parfois de façon un peu exagérée.

« Mon fils de 16 ans passe son temps à se regarder dans les miroirs et faire des selfies, et pourtant il manque énormément de confiance en lui. » C'est normal, ça fait partie du processus. Là où vous pouvez l'aider, c'est dans les étapes du face-à-face et de l'observateur, où l'adolescent a souvent beaucoup de mal. Pour faire face au face-à-face, il va se déguiser. Quand à 16 ans on manque de confiance et qu'on se regarde beaucoup dans la glace, souvent ce que l'on cherche, c'est le bon déguisement qui va me permettre de passer inaperçu pour que le monde ne voie pas les vulnérabilités que moi je vois à l'intérieur. Vous pouvez aider votre adolescent à prendre conscience que ces vulnérabilités, il peut les regarder en face, les reconnaître, les nommer, et c'est là qu'il va pouvoir commencer à leur faire la peau.

La chance que l'on a aujourd'hui : quand j'avais 16 ans, on n'avait rien en développement personnel, personne ne nous apprenait tout ça. Aujourd'hui, il y a plein de ressources, et je suis très agréablement surpris par la quantité d'adolescents et de jeunes étudiants passionnés de ce qu'on appelle les soft skills. À l'école, on ne leur en parle jamais, et ils sont confrontés aux difficultés de l'exercice du miroir, qui est celui de l'adolescence — l'adolescence, c'est tout un exercice du miroir. Ils ne savent pas le vivre, ils le subissent. Avec ce qu'on a appris ici, vous aurez un regard différent et vous pourrez apporter des clés qui donneront à cet adolescent la possibilité d'avancer beaucoup mieux. Beaucoup de ses potentiels vont l'aider à se sentir mieux, à vivre mieux, à être mieux accepté, mieux intégré, et je dirais même à mieux draguer. Et c'est valable pour les filles et pour les garçons. Surtout que ce sont des adolescents qui ont vécu la crise sanitaire et qui ont subi une ablation de cette vie sociale tellement importante.

Comment puis-je me reconnecter à mon enfant intérieur grâce au travail en miroir ? (Liliane, Bordeaux)

Très belle question. Dans les étapes 1 ou 2, ce n'est pas que lui, mais très souvent c'est l'enfant intérieur qui fait mal. À une époque de notre vie, l'enfant a souffert, et dans cette souffrance il a développé des protections, mais souvent il a enfermé au fond de nous des choses qui aujourd'hui continuent à nous influencer. Dans le face-à-face, souvent c'est l'enfant intérieur qui d'abord se plaint. Vous allez avoir des montées de tristesse, tout comme des montées de joie. Ces montées de tristesse viennent souvent du fait qu'il y a juste des amas émotionnels qui ont besoin de sortir. Vous pleurez un bon coup, et vous allez voir comme on se sent bien. C'est comme quand on a besoin d'aller aux toilettes : on y va, ça fait du bien. Quand vous vous regardez en face, ce que vous voyez, c'est votre âme, ce fond, cet enfant intérieur qui enfin a une écoute. Il vous envoie quelques larmes. On se laisse pleurer, on est observateur, on laisse passer.

Dans les étapes 3 et 4, là par contre, c'est le kiff. Parce que là, le petit enfant qui adore jouer, qui s'éclate, qui blague, qui rit, qui embrasse la vie, c'est lui qu'on va laisser s'exprimer. On est trop nombreux à être devenus adultes trop vite. Moi, je me rappelle, j'étais en sixième, j'avais 12 ans, je kiffais les Playmobil. Sauf qu'à 12 ans, la seule chose que les mecs avaient en tête, c'était bomber le torse. On n'avait pas la moustache encore, mais tous se comportaient en hommes. Jouer aux Playmobil, c'était l'ignominie. Combien de fois j'ai entendu : « Tu joues encore, toi ? Tu n'es qu'un gamin. » Ça te force à grandir trop vite. Même les parents qui disaient : « Bon, maintenant t'es trop grand », et qui t'offrent un dictionnaire à Noël. Moi, je pleurais à la place de mes copains : j'étais là avec mes jouets de Noël et le gamin arrivait avec une tronche d'enterrement : « T'as eu quoi ? J'ai eu un dictionnaire. Maintenant je suis grand. » Aïe.

Cet enfant-là, il joue toute la vie. Moi, j'ai fait une carrière dans l'industrie de la glisse. Je ne voulais que jouer, je voulais surfer. Je n'étais pas assez bon pour être un surfeur, alors j'ai trouvé toutes les excuses du monde pour que l'homme me permette d'aller surfer tous les jours. Le surf et le snowboard ont guidé ma vie. L'enfant intérieur est toujours avec nous, et dans les étapes 3 et 4, c'est là qu'il commence à exulter, parce que vous lui laissez le temps et l'espace pour s'exprimer. Dans le jeu du théâtre et de la visualisation, l'enfant intérieur se donne le droit de s'amuser, de jouer, et il y a une espièglerie qui va venir. Les affirmations de Louise Hay aident énormément à l'émergence de cette espièglerie. Soudainement, vous allez vous rendre compte que vous commencez à faire des jeux d'humour et des clins d'œil à la vie.

La qualité de présence — et ça, c'est un trésor que je vous partage — a trois qualités essentielles, et tout être humain sur Terre les a tout le temps : sérénité, joie et amour. Vous pouvez être stressé, vous êtes quand même sérénité au fond de vous. Vous pouvez être en colère, votre sens pur de l'être est amour. Vous pouvez avoir peur, l'amour est encore en vous. C'est ce que l'on nomme la qualité de présence essentielle. Et l'enfant intérieur, c'est l'expression de l'adulte qui se donne le droit d'habiter cette essence de la qualité de présence qui est faite de joie. Le désir le plus grand que je souhaite pour moi-même, c'est de ne jamais arrêter de jouer jusqu'au dernier jour de ma vie.

Conclusion

Merci beaucoup d'être resté avec nous jusqu'à la fin de cet épisode. C'est le douzième numéro magique, et aujourd'hui il a été question de l'exercice du miroir. Un exercice parfaitement complémentaire avec les affirmations positives : les deux se magnifient l'un l'autre. C'est vraiment une puissance extraordinaire du chemin vers la rencontre avec soi-même, la rencontre avec son potentiel et surtout le cheminement vers sa lumière intérieure.

Il a été question d'abord de s'occuper des bases et des essentiels, en se libérant des poids inutiles et en se concentrant sur les parties qui font réellement que cet exercice se mettra à votre service. Et puis il a été question des quatre grandes étapes. La première, le face-à-face qui pique avec un bon piment d'Espelette, que nous avons traversée avec des clés, des astuces, mais aussi en identifiant les pièges qui nous bloquent. L'étape 2, celle de l'observation, avec ses clés, ses astuces, ses pièges aussi. L'étape 3, qui est le début de la lune de miel de l'exercice : après les deux premières et leur piment d'Espelette bien piquant, nous sommes dans l'étape du « nous deux » où j'apprends à reconnaître ma lumière et je trouve en moi cet ami, ce confident. C'est l'étape des retrouvailles. Et puis la quatrième étape, le chemin vers le je unifié, où l'on cultive sa lumière, le chemin d'éveil à soi, son unicité, son éveil du potentiel superlatif.

C'est le beau voyage de l'exercice du miroir. Je suis Iker Aguirre et ceci est votre chaîne de podcast Une alchimie de l'éveil.