Une Alchimie de l'Eveil

Ep. 39 : S'Aligner et s'Epanouir avec le Courant des Pourquoi

Iker Aguirre Season 1 Episode 39

Use Left/Right to seek, Home/End to jump to start or end. Hold shift to jump forward or backward.

0:00 | 1:04:00

Que pensez-vous de cet épisode ? Ecrivez-moi ! 🙂

Dans ce nouvel épisode de votre chaine de podcast Une Alchimie de l'Eveil, Iker Aguirre vous invite à naviguer sur le Courant des Pourquoi. Se servant de la symbolique d'un courant porteur, il décrit les différents cas de figure influençant nos vies quand nous sommes plus ou moins alignés avec notre raison d'être.

A travers un exercice imaginaire vous découvrirez 3 différents cas de figure et  les contexte, environnement et états d'être qui les caractérisent. Le but ? Favoriser les prises de conscience et éviter les crises de sens, dans votre vie ou dans celle de proches que vous pourriez reconnaître dans les cas de figure décrits.

Plus précisément vous découvrirez : 

  • 3 situations d'illustration sur l'alignement
  • les contexte, environnement et états d'être qui les caractérisent
  • 3 recommandations d'action et de posture, dont 1 exercice puissant pour y voir enfin plus clair.

5º épisode de la Masterclass Podcast Serie #4 sur les "Questions de Sens"

Episodes antérieurs :

# 35 : Donner du Sens à Sa Vie - Commencez Ici !
# 36 : Sens - l'Autre Raison qui Bloque 
# 37 : Sens - En Finir Avec la Voix qui Dit : "C'est Impossible !"
# 38 : 10 Conditions Pour Mieux Comprendre Sa Raison d'Etre

-
Abonnez-vous sur Apple Podcasts , Spotify, Google Podcasts, Deezer

Cette chaine vous est présentée par Konxus Media, le média pour une Vie Pro et Perso en Conscience.

Si  vous voulez nous apporter votre appui, abonnez-vous à notre magazine Konxus !

Et une autre façon 100% gratuite de nous aider : 

Vous pouvez aussi nous contacter par mail ici.

Notre but est de diffuser au plus grand nombre et gratuitement des clés concrètes et applicables pour la transformation et la croissance personnelles.  Nous voulons apporter des contenus positifs, constructifs, pédagogiques, humains et responsables, servis avec pragmatisme et une approche pratique qui donne toute sa place au bon sens et à l’expérience vécue .

Le moment est venu de réinventer notre humanité et ce n’est pas en restant dans la cadre que nous allons le faire.

Chers amis, bonjour et bienvenue dans votre chaîne de podcast « Une alchimie de l'éveil ». Je suis Iker Aguirre et aujourd'hui nous partons découvrir ce que j'appelle le courant des pourquoi. Approfondissons les questions de sens.

Il y a un courant qui nous porte dans nos vies et c'est le plus puissant de tous parmi ceux qui pourraient nous porter. Et c'est le courant de notre raison d'être. Chaque chose que nous faisons, chaque environnement dans lequel nous rentrons a lui-même aussi son propre pourquoi et donc son propre courant porteur. Et c'est justement notre rapport à ce ou ces courants porteurs qui définira non seulement notre épanouissement ou pas, mais aussi notre état d'être et les difficultés ou opportunités qui en découlent.

L'intention de la chaîne

Chers amis, je suis Iker Aguirre et le but de cette chaîne est de diffuser au plus grand nombre et gratuitement des clés et des pépites pour la transformation et la croissance personnelle. Nous croyons qu'il est possible de construire un monde meilleur et pour cela, nous contribuons à éveiller la prise de conscience de l'immensité de notre potentiel, ceci en partageant des clés concrètes et applicables. Nous voulons ainsi apporter des contenus positifs, constructifs, pédagogiques, humains et responsables, servis avec pragmatisme et une approche pratique qui donne toute sa place au bon sens et à l'expérience vécue. Car le moment est venu de réinventer notre humanité et ce n'est pas en restant dans le cadre que nous allons le faire.

Cette chaîne de podcast fait partie d'un projet de plus grande ampleur au cœur de l'humain et de son potentiel. Nous lisons 100% de nos emails et parfois on tarde un peu, mais normalement, on répond rapidement à absolument tous nos messages. Et si vous avez des suggestions d'épisodes pour la suite, sachez que cette chaîne est aussi la vôtre.

Là où nous en sommes dans la série

Et maintenant, allons droit au but à ce qui nous concerne aujourd'hui, c'est-à-dire cette masterclass podcast series sur les questions de sens.

Dans le premier épisode de la série, c'était l'épisode 35 de cette chaîne, nous avons parlé de être, faire et satisfaire. Nous avons parlé de cette essence pure de l'être qui nous susurre à l'oreille les secrets de notre raison d'être. Une approche sur le pourquoi que je vous garantis, vous n'écouterez pas ailleurs. Différente et novatrice, mais extrêmement parlante.

Dans le deuxième épisode, le 36 de la chaîne, nous avons parlé du syndrome du réverbère et comment le vaincre pour qu'il nous évite les inévitables cul-de-sac qui touchent aux questions de sens. Dans le troisième épisode de la masterclass podcast series, le 37 de la chaîne, on a fait la peau à cette petite voix intérieure qui nous accable avec des « c'est impossible », fortes de tous ces « oui mais » qui nous condamnent à l'inaction. Ensuite, dans le quatrième épisode de la masterclass, le 38 de cette série, nous avons décrit 10 questions essentielles pour trouver sa raison d'être. Les découvrir vous évitera beaucoup de tours et de détours pour pouvoir aller le plus vite possible à l'émergence de ce qui réellement fait palpiter votre cœur et allumer le feu sacré.

Et nous voici maintenant aujourd'hui dans cet épisode 39 où nous allons découvrir les indicateurs qui permettent de déceler une crise de sens grâce à ce que j'appelle le courant des pourquoi. Nous allons décrire trois cas de figure qui illustrent les errances de sens, ou pas, ou les alignements de sens. Nous allons faire une description précise des états d'être qui en découlent. Et grâce à ça, nous pourrons mieux les identifier. Nous allons apprendre à reconnaître une crise de sens en émergence, pour nous éviter justement les déboires, les difficultés et les douleurs d'une crise de sens qui allait pleinement s'installer dans notre vie ou dans celle de quelqu'un de nos proches. Ainsi, trouver suffisamment d'éléments pour avoir des clés pour retrouver la voie vers un nouvel épanouissement. Ceci, je le répète, en évitant les douleurs, les frustrations, les aigreurs, les déceptions et les parcours douloureux si caractéristiques des crises de sens aigu.

Le tout pour bien couronner l'épisode accompagné de trois applications concrètes pour enfin comprendre et y voir clair dans ce qu'est vraiment l'épanouissement de notre raison d'être. Car l'objectif de cette masterclass podcast series sur les questions de sens est de vous approcher le plus possible de votre raison d'être, le plus vite et le plus directement possible. Car on sait que ce n'est pas simple mais ça n'a pas à être aussi compliqué que ça après tout.

Alors si ce thème vous intéresse, abonnez-vous à la chaîne car il reste encore un dernier épisode qui sera la cerise sur le gâteau. Et si vous aimez ce podcast, si vous aimez passer du temps avec nous, s'il vous plaît rendez-nous ce service : ce contenu est gratuit, notez nos podcasts sur Apple Podcast si vous êtes sur iPhone ou sur Spotify, mettez une recommandation, une note, un avis. Plus nous aurons d'étoiles et d'avis positifs, plus ces plateformes feront la promotion de notre podcast et plus le nombre de personnes qui y atteindront sera grand. Et après, si réellement vous voulez nous filer un coup de plus, tout simplement parlez-en autour de vous. Invitez vos proches à découvrir cette chaîne de podcast. C'est un condensé de pépites sur l'éveil de notre potentiel. Nous sommes là pour ça et nous sommes ravis de partager ce temps avec vous et vos proches.

Le pourquoi, ce programme au plus profond de l'être

Et maintenant, embarquons dans cette aventure car nous allons naviguer littéralement sur le courant des pourquoi.

Cette histoire, il faut le souligner, c'est l'introduction et la contextualisation, commence toujours au plus profond de notre être. Si vous avez écouté les épisodes antérieurs, vous savez que le pourquoi est comme un programme — je mets des guillemets à « programme » — qui est issu de l'essence la plus profonde de notre être. Nous pourrions donner à cette essence-là et à ce programme beaucoup de noms, mais on se contentera de dire que toutes les personnes qui vivent des expériences de mort imminente ou qui sont sur le point de passer de vie à trépas font état d'une clairvoyance totale vis-à-vis de cette raison d'être et du bilan de vie qui en découle.

Et c'est ce qui nous pousse à dire et à croire que le pourquoi est un élément constituant de l'être et qui n'a guère besoin d'être connu pour s'exprimer, influencer et guider nos choix. Et c'est ce qui fait que le pourquoi, verbalisé ou pas, soit un courant porteur si puissant.

Et ceci est valable autant pour un individu — chaque individu sur Terre a un pourquoi et un courant qui le porte sur ce pourquoi — mais c'est aussi valable pour les groupes humains. Une famille, un groupe d'amis, un club, une association, une entreprise, chaque groupe humain a lui-même son propre pourquoi, qui le guide, qu'il soit verbalisé ou pas, qu'il soit conscientisé ou pas. Et ce pourquoi a un courant qui porte tout ce groupe humain.

Et la caractéristique de ce courant est qu'il est toujours plus fort que nous et quoi que l'on fasse, il nous porte. Nous sommes comme un petit bateau emporté par le Gulf Stream, cet énorme courant transocéanique. Nous sommes incapables de lui résister. Et le plaisir du parcours dépendra alors de l'alignement avec ce courant. Car l'essence la plus pure de notre épanouissement est dictée par les coordonnées GPS de notre raison d'être.

Anatomie d'une crise de sens

Parlons de crise de sens. Car une crise de sens est une descente aux enfers progressive et subreptice. À l'insu de mon plein gré, comme dirait l'autre. Celle-là, je la sors à chaque podcast. Je crois qu'à un moment donné, il va falloir que j'arrête de faire cette expression. Bref.

Une crise de sens commence par une légère sensation, je mets des guillemets, de « ne pas être à sa place ». Au début, c'est juste un inconfort. Il me manque quelque chose. C'est un je-ne-sais-quoi qui crée un malaise difficile à définir, mais qui pourtant est présent. Et parfois omniprésent. C'est comme une étiquette de fringue qui vous gratte le dos et qui en permanence vous chiquine. Vous voyez ? C'est ce genre de sensation, mais pas localisé. C'est juste un état bizarre de pas bien. Et donc dans cette situation-là, on se dit que ça va passer. Mais là, ça ne passe pas.

Et c'est là que la crise de sens, avec le temps, passe ensuite par un état émotionnel en dégradation. C'est un état progressif de dégradation progressive. Et c'est un « je ne suis pas bien » mais qui se généralise et qui a pour caractéristique de nous éloigner du plaisir de vivre. Là, on se rend compte que je ne suis pas comme d'habitude. C'est une sensation un peu chafouine, de désagréable général. Et avec le temps, ça commence à devenir lourd. Mais on ne sait toujours pas quoi faire, parce qu'on ne nous a jamais appris à regarder au bon endroit.

La crise de sens devient ensuite une tristesse résignée, comme végétative et constituante. On pourrait même dire qu'elle peut devenir tristesse végétative aigrie. Et là, c'est le défaitisme qui commence à s'instaurer. Et certains commenceront à se dire « VDM » — je ne sais pas si vous connaissez le site, vie de merde. Mais on ne sait toujours pas quoi faire. Alors une routine grisâtre s'instaure, toutes les journées se ressemblent. On cherche de l'aide mais on n'en trouve pas. Et on commence à en vouloir à la vie et aux autres. Et on a l'impression que tout le monde s'en fout. Quelle bande de C.O.N.S. Et c'est là que différents états dépressifs ou assimilés s'instaurent.

Alors ici, arrivé à ce point-là, la crise de sens s'est assez avancée et il existe beaucoup de nuances de gris. Donc ce n'est pas un chemin linéaire, toutes les personnes ne réagiront pas pareil. Et les nuances de gris vont être dans une fourchette qui ira de l'aigreur — alors tous des C.O.N.S — à la dépression profonde. On se dit qu'une vie de M... point, ou pire encore, à quoi bon vivre ? Et ceci peut aller depuis l'aguézie — l'aguézie étant le manque d'émotion, le manque de sensation, le manque de goût pour tout, une sorte d'électroencéphalogramme et cardiogramme plat, voilà, c'est l'aguézie — qui peut aller depuis l'aguézie jusqu'aux idées noires, en passant par un copain mais intime de la crise de sens, le burn-out.

Et pourtant, nombreux sont ceux et celles qui subissent tout ça sans jamais identifier une crise de sens. Car les problèmes alentour de tout ce que je viens de décrire sont devenus nombreux et c'est eux qui prennent la vedette. Pourtant, ce qui est difficile à comprendre, c'est que ces problèmes-là ne sont que des conséquences de la crise de sens et pas les déterminants. Ce n'est pas parce que vous avez ces problèmes-là que vous avez une crise de sens. C'est parce que vous êtes en crise de sens chronique qu'à un moment donné, il y a certains problèmes qui ont émergé et certains d'entre eux sont devenus graves. Voire même que certains de ces problèmes peuvent prendre jusqu'à des noms d'oiseaux issus du DSM-5, le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Oui, on va même penser que sur certains points, on commence à être débile. Non, vous êtes en crise de sens et la crise de sens est trop lourde.

Mais doit-on obligatoirement en passer par là ? Non, si vous prenez conscience du problème à temps. Et c'est pour ça que nous sommes là aujourd'hui. Alors écoutez bien cet épisode et cette masterclass podcast series, car ceci pourrait changer la vie de beaucoup de personnes.

Tout est une question d'alignement

Vous l'aurez compris, le courant des pourquoi est cette force qui nous porte en dépit de nos choix et de notre environnement. C'est un moteur existentiel, j'aime l'appeler comme ça, et comme tel, il est plus puissant que n'importe quoi. C'est le plus puissant de tous les moteurs de notre vivant.

Une fois que nous acceptons ce postulat — encore faut-il l'accepter — la question n'est plus de savoir si ce courant nous influence, mais de savoir comment le fait-il. Le débat a complètement changé de registre et là, tout devient une question d'alignement. Si vous êtes en phase avec le courant des pourquoi, vous êtes aligné avec son flux. Il vous porte et vous avancez sans effort. Et « sans effort », je mets des guillemets, je m'expliquerai après sur ce point.

Les problèmes surviennent quand votre embarcation, pour les raisons qui soient, pointe vers un cap non convergent avec celui du courant des pourquoi. C'est tout simple. Le courant des pourquoi vous amène dans une direction et vous, votre barque, vous voulez l'amener dans une autre direction. Et du coup, du degré et de la durée de non-convergence de ces caps dépendra la profondeur et la gravité de la crise de sens subie.

Trois bateliers sur le fleuve

Alors, pour comprendre tout cela, nous allons raconter trois histoires. Car nous avons trois cas de figure à contempler, que nous allons illustrer par une symbolique pour qu'il soit plus facile d'intégrer les notions qui se cachent derrière ces différents cas de figure. Nous allons aller du cas le moins désirable au plus désirable. Et pour chacun d'entre eux, pour faciliter la compréhension, nous allons décrire un contexte, un environnement et un état d'être qui va avec. Comme ça, les comparaisons entre ce que vous vivez et ce que vivent certaines personnes de votre entourage deviendront beaucoup plus simples.

Ainsi, avec ces descriptions, vous aurez suffisamment de data pour vous projeter ou pour identifier autour de vous des personnes qui sont dans ces cas de figure. Ainsi, pouvoir leur rapporter des clés pour pouvoir sortir d'éventuels cul-de-sac. Ou voire même pour vous reconnaître dans des phases de vie passées, qu'elles eussent été épanouissantes ou difficiles. Et là, soudainement, connecter les points et dire « ah ben oui ». Ainsi, de ces exemples, je vous garantis, pourront découler beaucoup de révélations. Alors, êtes-vous prêt ? Êtes-vous prête ? Si oui, embarquons.

Avant de commencer, permettez-moi de dire que chacun des trois cas de figure que nous allons décrire est un trait forcé. Ce que nous voulons ici, c'est illustrer des extrêmes et grâce à eux, nous aider à identifier ensuite toutes les nuances de gris plus réalistes qui influencent réellement nos vies. Donc ces trois cas de figure viennent vraiment — ce n'est pas une caricature, mais c'est juste un trait forcé — pour vraiment illustrer certains extrêmes et entre deux qui vous donneront ensuite toute la palette de couleurs pour pouvoir retrouver votre histoire à l'intérieur de tout ça.

Le décor : le fleuve des pourquoi

Une fois que j'ai dit ça, commençons notre périple, et ça va être un périple d'imagination et de visualisation. Et pour cela, je vais vous inviter à vous imaginer au bord d'un fleuve. Un fleuve large, magnifique. Il fait très beau aujourd'hui. Et c'est un fleuve à très haut débit. L'eau coule dessus et elle coule vite. Et cette eau qui coule est justement celle du courant des pourquoi. Ce fleuve-là est le fleuve des pourquoi. C'est donc un courant qui est alimenté par la puissance de la raison d'être. Cette eau, elle coule parce qu'elle est alimentée par cette puissance-là.

Et c'est un courant que très peu de gens connaissent, car on ne nous a jamais appris à observer. Tout ce que l'on nous a appris, surtout les générations quadra et postérieures, et encore les générations Y, beaucoup d'entre eux, la seule chose qu'on nous a apprise, c'est comment faire. Comment faire ? On ne nous a pas regardé à comprendre pourquoi fait-on. Donc du coup, ce courant, on ne le connaît pas.

Mais quand vous êtes au bord de ce fleuve-là, vous le regardez et vous prenez conscience que l'eau coule quand même très très vite. Et on va lui donner une direction. On va imaginer qu'elle coule en direction sud-nord. Donc retenez ceci, car ça nous aidera à mieux visualiser ensuite les autres cas de figure. L'eau coule du sud vers le nord. Si vous deviez dessiner sur une feuille de papier ce courant et ce fleuve, on dirait que vous dessineriez un courant qui va du bas de la feuille vers le haut, du sud vers le nord. Vous visualisez là, le courant coule dans ce sens-là.

Et là, vous êtes tranquille, farniente, une journée de vacances bucolique. Vous levez la tête et vous voyez qu'il y a des troncs d'arbres flottants qui passent à une vitesse assez impressionnante. La vitesse d'une mobylette, plersk. C'est là que vous prenez réellement conscience que quand même le fleuve, il est puissant. Le tronc là, il ne passe pas. Et la vue est d'autant plus impressionnante qu'hormis certains petits tourbillons de surface, on dirait que l'eau est calme. Pourtant, ça avance vite. Force est de constater que le courant est vraiment puissant. Mais outre ça, l'eau semble calme, la journée est magnifique et les abords de ce fleuve sont sublimes et regorgent de trésors et d'opportunités. Comme je disais, c'est une belle journée bucolique et ensoleillée au bord de l'eau. Une journée pleine d'opportunités.

Maintenant que vous êtes bien positionné au bord de ce fleuve, vous allez tourner le regard sur l'une des berges. Juste à côté de vous, vous allez voir trois bateliers. Chacun avec son embarcation, muni de petites rames, mais solides. Elles sont bien construites, ces rames ne casseront pas. Et les petites embarcations, elles ont l'air bien aussi, elles sont toutes neuves. Et les trois bateliers représentent des individus, hommes ou femmes, vous choisissez, qui sont prêts à se lancer dans la vie. C'est la première symbolique.

Ils sont joyeux et pleins d'entrain. Et sur la ligne de départ, ils sont tous identiques, peu importe leur genre. Ils sont comme des frères jumeaux ou des sœurs jumelles sur le chemin de vie. Ils ont exactement les mêmes conditions de départ. Ils ont eu la même éducation, la même histoire de vie. Ils ont les mêmes potentiels activés et à activer, pardon. Les mêmes forces, les mêmes vulnérabilités. Dit autrement, vous l'aurez compris, ils entament la vie dans exactement les mêmes conditions de départ. À la virgule près. Avec pour seule différence, le guide de leur choix. Voilà. C'est leur compréhension de ce qu'ils veulent faire et comment ils vont le faire et les choix qui vont en découler qui déterminera les différences de ce qui va se passer sur ce courant des pourquoi.

Premier batelier : ramer à contre-courant

Donc, maintenant que vous observez toute cette belle scène, nous allons observer le premier batelier qui se jette à l'eau. Ce sera le cas de figure le plus complexe.

Car ce batelier, lui, il veut réussir dans la vie. Pour cela, il a entendu dire qu'il faut être ingénieur, médecin, avocat, architecte ou, depuis un certain nombre d'années, le clou du spectacle, c'est être gérant de start-up. Voilà, ça c'est un peu ce qu'on lui a décrit historiquement. C'est ce qu'on lui a dit : que pour réussir dans la vie, il faut être l'une de ces choses-là. Il a aussi entendu que pour réussir dans la vie, il faut faire de belles études, de grandes écoles, avec un boulot respectable, un tissu relationnel de gens influents et importants. Il faut forcément avoir une bonne situation. Une bonne situation se mesure par la quantité d'argent et de patrimoine que vous avez. Ce qui découle donc en une belle maison, voire plusieurs belles maisons, une belle voiture, forcément ensuite un beau mariage heureux, une famille épanouie, etc. Bref, la checklist pour réussir dans la vie est précise.

Alors il prend son embarcation et il pose le cap. Il faut dire qu'il n'a jamais observé la rivière sur laquelle il est sur le point de s'embarquer. Ce n'est pas une rivière, c'est un fleuve. En fait, la barque est posée dessus par défaut. Il sait qu'il va falloir naviguer dans la vie, donc il pose sa barque. Mais il s'en fout de ne pas connaître le fleuve. Car lui, il sait qu'il veut réussir dans la vie. Et il connaît le cap, on lui a donné suffisamment d'informations. Alors, il pose le cap de son embarcation en ce sens.

Et là, il a le choix. Parce que dans cette checklist, il peut faire des choix d'un côté ou de l'autre. Elle n'est pas forcément très réductrice non plus, elle donne beaucoup de possibilités pour arriver à ces résultats-là. Et donc, pour réussir dans la vie, il peut prendre le cap au sud ou le cap à l'ouest. Voilà, c'est ce qu'on lui a dit, c'est par là qu'il faut prendre. Et là, il se dit qu'il va tenter d'aller vers le sud. Car là-bas, il fait bon vivre, c'est ensoleillé. Donc du coup, le cap de son embarcation va être nord-sud, du haut vers le bas. Si vous vous rappelez, le courant des pourquoi va du sud vers le nord, du bas vers le haut. Mais il ne s'en rend pas compte.

Par contre, sitôt il est sur l'eau, il va commencer à ramer. Il est motivé. Le courant, il est fort. Mais le batelier ignore en fait qu'il s'est posé à contre-courant. Alors il tient bon. On lui a dit qu'on n'a rien sans rien. Donc sa volonté et sa force sont grandes. Ce n'est pas simple, mais bon sang, il se donne à fond. Il veut réussir. Il veut réussir dans la vie. Mais force est de constater qu'il n'avance pas grand-chose. Et quand il avance, Dieu, bon sang, à quel prix ? Alors, sans s'en apercevoir, il s'épuise. Mais il continue à forcer et la vie passe. Car il faut que ça passe. Il va réussir dans la vie. Ou si ce n'est pas l'image de la vie, il va réussir dans son projet, dans sa carrière, dans son entreprise, dans sa mission, appelez-le comme vous voulez. Il y va et sitôt il s'arrête de ramer, la barque change de cap ou pire encore il a la sensation de reculer. Et là il n'aime pas cette vulnérabilité, alors il force encore plus.

Alors il va y avoir ce batelier qui forcera encore plus parce qu'il se sent fort : « il faut que j'y aille, il va y aller », un côté un peu mâle alpha. Et il y aura d'autres bateliers qui, eux, forceront par dépit. Ils n'ont pas le choix. Donc ils y vont un peu la tête baissée, genre un peu en se laissant flageller par la vie. Mais ils forcent quand même. Vous voyez ? On n'est pas obligé d'être dans ce cas de figure du batelier ultra puissant, mâle alpha, qui va être là « j'y vais ». Non, parfois. Mais ils forcent quand même, tous.

Donc, ce cas de figure regarde à côté. Il fatigue de forcer. Et il ne voit que des personnes qui font des efforts pour aller dans le sens contraire à ce qu'il fait. Et on dirait qu'en plus ça leur plaît. Alors ça, ça l'énerve. Lui, il bosse comme un malade, il trime pour avancer et regarde toutes ces têtes de bénés satisfaits. Et que dire en plus de tous ceux qui n'aident pas ? Parce qu'encore faut-il qu'ils me regardent avec l'air béni, mais il y en a certains qui en plus ne m'aident pas à avancer, se dit le batelier. Alors là, la frustration, elle commence à monter. Mais quelle bande de cons ! Quelle bande d'empêcheurs de tourner en rond ! Et pourtant, c'est simple ! C'est vers là-bas que tout se passe ! Ils sont bêtes ou quoi ? Il n'y a que moi pour voir cette évidence, il se dit !

Le prix des sacrifices

Et il continue à forcer. Mais ce n'est toujours pas facile. Et il a de moins en moins de jus. Et pour avoir des forces, il faut qu'il redouble d'efforts. Car il avance, après tout, il avance. Il commence à remplir la checklist de la personne qui réussit dans la vie. Et à quel prix ? Parce qu'il est obligé de faire des sacrifices pour continuer à ramer. Il ne peut jamais s'arrêter.

Alors il sacrifie sa vie de famille. Il sacrifie ses loisirs. Il sacrifie son temps libre. Il sacrifie ses relations. Car s'il s'occupe de toutes ces choses-là, il va s'arrêter de ramer. Et donc d'avancer. Et ceci est absolument impensable. Et ainsi, de sacrifice en sacrifice, il s'isole et pire que tout, il assèche son cœur. Et à force de ramer à contre-courant, il est devenu un galérien. Puis ça devient de moins en moins marrant là, car la frustration et l'aigreur sont à leur comble.

Et puis un jour, un jour arrive où il ne sent plus rien. C'est l'aguézie émotionnelle. Plus rien ne l'impacte. C'est comme s'il se foutait de tout. Mais en fin de compte, c'est qu'il n'a même pas envie de s'en foutre. Ça le traverse. La seule chose qu'il sait faire, c'est ramer. Alors il rame, mais sans envie ni enthousiasme. Et il en arrive à un point que la checklist de la réussite dans la vie est peut-être très bien remplie, ça ne lui apporte plus rien. Il accumule, il remplit les cases, et lui, toujours pareil, rien.

Alors parfois, pour s'anesthésier, il se colle devant la télé pendant des heures, ou il passe des heures et des heures perdues à traîner sur les réseaux sociaux, ou il mange plus que de raison, il s'empiffre pour des plaisirs ponctuels qui lui donnent une sensation de vivre. Il boit, parfois trop, parfois même il se drogue histoire d'avoir des boosts de motivation ou pour pouvoir avoir quelque chose qui lui permette de lâcher toute cette sensation, ce vide intérieur.

Sauf que les astuces qu'ils utilisent ne sont pas toujours les bonnes. Certains qui sont plus jeunes, des bateliers, vont aller jouer à des jeux vidéo. Ils vont coller de la tête devant les jeux vidéo, ils y passent leur journée collés devant les jeux vidéo. Certains, surtout des publics masculins, vont consommer aussi de la pornographie pour se donner des sensations fortes juste dans un instant. Et dans le meilleur des cas de toutes ces addictions possibles pour s'anesthésier, il y en a certains qui exprimeront cette addiction à travers le sport. Au moins, le corps, lui, il bouge et c'est un peu plus sain que tout ce que je viens de décrire. Mais souvent, c'est pour des pratiques plutôt extrêmes. On pousse le corps à bout pour qu'il lâche, pour qu'enfin il nous laisse tranquille, que le mental se taise et que le surplus d'endorphine que me donne la pratique de sport me permette de me sentir dans un nuage. Parce que ce nuage, je ne le sens plus jamais dans ma vie, ni dans mes relations, ni dans mon cœur, ni dans ma tête, ni dans mon corps. Il faut que je me pousse à bout physiquement pour que la fatigue, à un certain point, va se tout lâcher. Et me permettre de retrouver cet instant de quiétude, où enfin, je suis en paix.

Le burn-out, point de bascule

Puis le jour fatidique arrive, et là vraiment, il n'a plus du tout de jus. Alors le batelier qui a passé toute sa vie à ramer à contre-courant tout le temps, il ne peut plus ramer, il arrête de ramer. Et là, c'est la catastrophe. Tout son édifice de vie bascule. Il craint que le bateau ne coule. Toute cette vulnérabilité lui explose à la figure. Tous les déséquilibres acceptés, vus et sans être vus, deviennent évidents. Il faut dire que son bateau prend de l'eau partout, car il s'est tellement occupé de ramer qu'il n'a pas réalisé à quel point il a négligé son embarcation de vie. Et là, c'est le burn-out.

Le pire, c'est que si c'était dur jusque-là, il va commencer à prendre conscience que c'est maintenant que les véritables efforts commencent. À la dure, il va comprendre la différence entre réussir dans la vie et réussir dans sa vie. Sur ce chemin d'errance, il apprendra à changer de cap. Mais ce ne sera pas exempt de douleur. Il est allé trop loin. Il a forcé son chemin dans le sens contraire de celui qu'il aurait dû emprunter. Et donc, trop de choses ont été négligées et sacrifiées sur l'autel de la réussite dans la vie. Ou dans la carrière, ou dans l'entreprise, ou dans le projet, appelez-le comme vous voulez. Et le retour à une vie plus alignée se fera souvent à la dure dans ces cas-là, en souffrance, parfois avec perte et fracas.

Et le pire de tout, c'est que certains bateliers mourront en prenant conscience de ça. C'est la moins désirable des aventures, la plus triste, solitaire, isolée, frustrée et frustrante. C'est l'enfer de l'ignorance des pourquoi. Pas cool, hein ? Mais bon, on va aller dans des cas de figure bien meilleurs.

Ce dont ce premier cas est le symbole

Mais pourquoi je prends le temps de décrire cet espace-là ? Parce qu'il est symptomatique de ce que beaucoup trop de personnes vivent aujourd'hui. Alors à des moments différents, plus ou moins dégradés de ce que j'ai décrit là, mais tellement classique que ça devient extrêmement préoccupant. Et d'autant plus préoccupant que ce courant-là est un courant dominant aujourd'hui et en particulier depuis la crise sanitaire qui a confronté des milliards de personnes dans le monde à elles-mêmes. Et quiconque avait des non-alignements, ces non-alignements leur ont explosé à la figure.

Ce courant, il est symbolique de quoi ? Des effets d'une éducation. C'est-à-dire des parents, des amis ou la société qui nous ont inculqué leur définition de la réussite, sans que jamais on nous invite à nous demander quelle est notre définition de la réussite. Alors on a suivi le guide, quel qu'il soit, on a fait ce que l'on nous a dit.

Ainsi, ceci amène aussi aux effets collatéraux d'un choix de carrière mal adapté. On a fait les études qui allaient bien, que l'on voulait que l'on fasse, ou qui avaient la cote, tout simplement parce que celles-ci permettaient de mieux remplir la checklist de réussir dans la vie. Mais jamais on ne nous a posé la question « qu'est-ce que tu as envie de faire ? » On nous a dit ce que l'on devait faire.

C'est aussi l'effet collatéral symbolique d'un choix de poste dans la mauvaise entreprise ou dans le mauvais secteur. On choisit une entreprise ou un secteur pour des choix raisonnés, sans tenir compte d'où ils nous mènent. Voilà, sur le papier, c'est un bon salaire, mon poste, les horaires me vont, ça a l'air sympa, donc j'y vais. Mais je ne tiens pas du tout compte d'où est-ce que le courant de cette entreprise me porte. Pourtant, sur le papier, tout a l'air parfait. L'éducation que l'on m'a donnée, les choix de carrière que j'ai faits, les entreprises que j'ai choisies, tout est parfait. Mais dans la réalité, il n'y a rien qui va. Et le bug mental nous pousse à continuer parce que l'on ne regarde pas au bon endroit.

Et dans tous les cas, quand vous êtes dans ce cas de figure qui est le plus extrême, le burn-out et/ou la crise de vie sont une voie d'issue certaine, si rien n'est fait pour changer la situation. Alors, si vous êtes à l'entreprise, le courant porteur n'est pas celui de votre chemin de vie, vous l'aurez compris, mais celui du pourquoi de l'entreprise. C'est ce que j'expliquais tout à l'heure. Et dans ce cas, l'issue inévitable sera une sortie à perte et fracas de l'entreprise. Parce que vous avez trop souffert, il y a eu trop de difficultés. Et à un moment donné, vous allez cristalliser toutes ces difficultés sur votre employeur. Et ça finira par exploser avec les collègues, avec l'employeur. Et souvent, ça se finit aux prud'hommes.

Vous l'aurez compris, c'est ce genre de piège que l'on voudra éviter à tout prix. Et avec cette masterclass podcast series sur les questions du sens, nous avons ça pour but. Car une vie pleine de sens est la garantie satisfaction et épanouissement de notre existence sur Terre. Je vous garantis, dans ce cas-là, vous ne demanderez jamais à être remboursé.

Deuxième batelier : l'errance par essais et erreurs

Mais continuons l'aventure des autres bateliers. Car fort heureusement, il existe d'autres possibilités dans la vie. Ouf, il n'était pas cool ce batelier. Mais voici maintenant le deuxième batelier. Vous avez regardé l'autre, vous êtes toujours au bord du fleuve, rappelez-vous. Vous avez regardé ce batelier bataillé, vous l'avez vu souffrir, pas cool. Mais là, vous vous tournez, vous voyez le deuxième batelier.

Celui-ci, il se pose un peu plus de questions. Il est sur la berge et à lui non plus, on ne lui a pas appris à analyser le courant. Mais pourquoi ? Et il sait qu'il doit se lancer sur le fleuve, c'est tout. Alors, il va se lancer. Et quand il le fait, c'est avec un peu plus de doute. L'autre, il avait trop de certitude. Il a posé son cap et boum, c'est là-bas qu'il allait. Lui, il a un peu plus de doute. Alors, il se dit qu'il va tester. Et ce doute va le sauver probablement.

Il pose alors son embarcation sur l'eau, il fait glisser la proue, et puis il pousse la poupe pour que toute l'embarcation arrive sur l'eau. Et comme il est sur la berge, au début la proue pointe vers l'est. Il ne voit pas le courant porteur pousser, mais il remarque que la proue tourne légèrement vers le nord. Et oui, le courant des pourquoi va du sud vers le nord, et la pointe du bateau tourne légèrement vers le nord. Alors il se dit que c'est ça le cap qu'il va avoir à suivre. En diagonale, le bateau n'a pas tourné à 90 degrés. Il n'est pas parfaitement aligné avec le courant, mais il a un peu tourné. Donc il se dit : bon, mais ce n'est peut-être pas le nord. Alors il embarque et il commence à ramer.

Mais au début, il aimerait aller vers l'est. Donc il a un peu ajusté le cap. OK, mais il avance, mais pas en ligne droite. Il y a quelque chose de pas normal dans tout ça. Lui, il veut aller dans un sens mais la réalité de son cap est un peu différente. Alors, il essaye de redresser la barque pour aller un peu plus vers l'est parce qu'il s'obstine à aller dans cette direction nord-est qu'il s'est posée. Mais c'est quoi cette histoire ? Pourtant, il s'obstine. Mais ça ne passe pas, il y a un truc.

Lever la tête et observer

Et c'est là qu'il lève la tête car il manque d'infos. Il rame en diagonale vers la direction nord-est, ça devrait bien se passer, et pourtant... Voilà. Et pour la première fois, il regarde l'eau alentour. Et se rend compte que les choses ne semblent pas aller dans son sens. Cette période d'observation, ce moment-là en particulier, dans la vie de tous les jours, peut durer très longtemps. C'est une période d'adaptation et de compréhension. Le batelier se rend compte qu'il y a quelque chose qui cloche et il veut comprendre quoi.

Et avec le temps, il s'aperçoit qu'avec certains ajustements, il peut avancer plus vite pour aller plus loin, en faisant moins d'efforts. Et c'est là qu'il commence à modifier le cap en conséquence. Souvent, dans la vie, ça se fait très progressivement. C'est à travers un jeu d'essais et d'erreurs. J'essaye par-ci, j'essaye par-là, et je me rends compte que par là, c'est plus fluide, alors j'y vais par là. Et tic et tac, et tic et tac. Alors il modifie le cap en conséquence. C'est un peu erratique, mais il avance. Et petit à petit, il a de plus en plus de data pour comprendre que le courant coule en direction sud-nord. Et oui, enfin il s'en rend compte et il redresse le cap définitivement.

Et au bout de quelque temps, qui peut se mesurer en années — je le ressouligne, cette période d'adaptation et d'observation peut être longue, mais elle peut être courte aussi — au bout de quelque temps, l'embarcation est enfin alignée. Et le batelier avance enfin sans avoir l'impression de forcer. Mais quel kiff ! Enfin, il peut profiter des trésors, des berges, des cadeaux et des opportunités qu'elle recèle. Sa nouvelle vie s'appelle épanouissement. Ramer est devenu fluide, enthousiasmant et simple. Nous reviendrons à ce point un peu plus tard.

Ce dont ce deuxième cas est le symbole

Restons avec les bateliers pour l'instant. Car ce deuxième exemple, il est symbolique de personnes qui font des choix par défaut, mais qui cherchent à s'aligner avec ce qui réellement les porte. Ils ne sont pas obstinés sur un cap. Elles évoluent alors par essais et erreurs, ce qui rend leur parcours un peu erratique et plus ou moins long. Et ils apprennent souvent de ce qu'elles ne veulent pas, car elles n'ont jamais appris à découvrir ce qu'elles veulent ou ce qui les anime, c'est-à-dire leur raison d'être. Mais à force d'essayer, de se planter, de voir, de réessayer, de voir ce que je ne veux pas, ce que je ne veux pas, ce que je ne veux pas, à un moment donné, je finis par comprendre ce que je veux.

Si on parle d'entreprise, encore une fois, vous vous rappelez que le courant porteur principal est celui de l'entreprise. Et le batelier va être sur son propre courant. Ils ne sont peut-être pas alignés. Dans le cas d'un métier, d'une entreprise, il existe deux cas de figure. Celui que nous avons décrit, qui fait effet d'adaptation et de compréhension avant de toucher au plein épanouissement au sein de l'entreprise. Ça veut dire qu'on s'adapte, on comprend et on finit par aligner sa raison d'être avec le courant du pourquoi de l'entreprise. Et là, on est là pour rester et pour durer.

Il existe un autre cas de figure quand nous sommes en entreprise. Et c'est que dans une carrière, on est dans ce cap diagonal, on se fait porter et on commence à prendre conscience que notre bateau veut vraiment aller vers l'est. Mon pourquoi, moi, dans le bateau, est porté par le courant de l'entreprise. Et le courant de l'entreprise m'amène vers le nord, et moi je prends conscience que le courant qui est le mien va vraiment vers l'est. Et cette prise de conscience me fait comprendre que je ne suis pas sur le bon courant. Alors je prends le temps de préparer la suite, pour quitter la structure au bon moment, et m'embarquer sur un autre courant, c'est-à-dire une autre entreprise, plus propice à mon épanouissement. Parce qu'il y a d'autres courants qui, eux, vont dans le sens du chemin que je veux parcourir. Et les nouvelles générations sont beaucoup sur ce modèle. Et jonglent avec ce dernier cas de figure en allant de prise de conscience en rebond, d'essai et erreur pour in fine essayer un jour d'arriver à trouver un courant assez propice et porteur pour s'adapter, comprendre et s'épanouir.

La difficulté de ce parcours et son état d'être

Voyez la difficulté de ce chemin, ce parcours erratique. En fait, sa difficulté est dans le temps qu'il prend pour enfin comprendre les choses, car comme nous ne savons pas où regarder, on essaye, on se plante, on essaye, on se plante. Et à force de se planter, on a une liste assez précise de tout ce que l'on ne veut pas et par défaut, on finit par comprendre ce que l'on veut.

Ici, nous sommes dans un contexte où la vie est incertaine. Nous avons plus de questions que de réponses, mais une envie de changer de place — je mets des guillemets. Ça part en une envie de changer de catégorie sociale. On est peut-être venu d'un milieu pauvre et on a envie d'aller vers un milieu plus aisé, etc. Et on sait que quand il faut y aller, il faut y aller. Et en même temps, on se dit « on verra ». Mais ce n'est pas un « on verra » qui ignore où l'on va. C'est un « on verra » qui réellement fait le point à un moment donné et à un autre, de dire « bon, j'en suis où ? » Et ce bilan est extrêmement important parce que c'est ce bilan-là qui permet de regarder où j'en suis, comment mon bateau est porté et les décisions que je peux prendre pour m'aligner plus ou moins avec les courants porteurs.

L'état d'être classique de ce cas de figure, c'est une sensation d'errance, de remise en question permanente sans réellement connaître les réponses à ces questions-là. Mais une volonté de mieux vivre et de mieux faire et de mieux être. Et il y a quand même une notion de courage qui reste importante parce qu'on y va quand même. Et derrière cette notion de courage, il y a aussi un état d'être de respect de soi et une certaine écoute intérieure, qui est très proche aussi d'une très grande résilience. Car Dieu sait la quantité de fois qu'il faut se prendre les pieds dans le plat pour se relever à nouveau et réessayer de nouvelles choses qui potentiellement ne marcheront pas. Et sous-jacent à ce respect de soi, à cette écoute intérieure et à cette résilience, il y a beaucoup de psychologie positive. C'est qu'on veut réussir. Et parfois, il y a aussi beaucoup d'ego. Une sorte de rébellion qui dit « moi je vais m'en sortir, moi je vais réussir ».

Voilà pour ce qui est de ce deuxième courant qui a aussi son importance. Mais petit nota bene, car les nouvelles générations sont celles de l'immédiateté. Et l'impatience ici sera le principal ennemi car elle refuse l'effort d'adaptation et de compréhension. Elle veut que les carottes soient toutes cuites ici et maintenant. C'est-à-dire qu'ils veulent le Saint Graal du dernier batelier que nous allons décrire. Sauf que les carottes sont rarement cuites quand elles sortent de terre. L'immédiateté et l'impatience condamnent à une errance perpétuelle qui peut aboutir aux mêmes cas de figure que le batelier numéro un.

Troisième batelier : le Saint Graal de l'alignement

Mais parlons maintenant du Saint Graal du dernier batelier. Car la chance existe et elle peut croiser notre chemin. Ou, nous pouvons faire en sorte de nous assurer qu'il en soit clairement ainsi.

Là, vous venez de voir deux bateliers dans deux cas de figure différents, mais vous, vous êtes cool au bord du fleuve, vous retournez la tête et vous voyez le troisième batelier qui s'apprête à aller à l'eau. Et il pose sa barque sur l'eau. Alors, au hasard ou à bon escient, peu importe, le fait est que, dès le départ, la barque est posée nickel en direction sud-nord, c'est-à-dire dans le sens du courant des pourquoi. Et là, sitôt, il monte dessus, en un simple petit coup de rame, il a distancé tout le monde. Waouh ! Il se dit, ça avance vite ! Mais quel kiff ! Waouh ! Regarde ! Comme le bateau avance, seul — je mets des guillemets, presque seul — il découvre, il lève la tête, mais il ne s'occupe pas du courant, il le porte, tout va bien.

Alors il découvre les trésors des berges et les cadeaux qu'elle recèle. Et là, comme il voit que tout se porte, à un moment donné, tac, il fait halte. Il en profite, il a bien avancé. Il peut faire une pause et après il repart. Il a bien profité de ces cadeaux-là et on repart. Mais quel super kiff cette aventure ! Tout est à sa place. Il rame et il avance sans se fatiguer. Et il est plein d'énergie en plus. Une énergie qu'il dédie à consolider son bateau, à le renforcer et à tirer le profit maximum des opportunités qui s'ouvrent à lui.

Non mais là, c'est le méga kiff. Il va finir par avoir un bateau que tout le monde va envier. Mais en plus, le mec s'éclate à chacune des étapes. Le mec ou la nana, parce qu'on a dit, c'est vous qui décidez, un homme ou une femme. Et là, quand même, il, elle se dit qu'il a beaucoup de chance, qu'il est quand même bien entouré et que la vie est belle. Du coup, quand il se retourne vers son parcours, il se rend compte qu'il a embarqué, qu'il est passé par une phase d'enchantement, parfois ébahi, et avec le temps, il a pleinement incarné cet enchantement qui est devenu épanouissement. Car tout est fluide, enthousiasmant et simple.

Ce dont ce troisième cas est le symbole

Ce courant est symbolique de l'alignement parfait, de ceux qui ont une bonne étoile, on dira parfois, de la fluidité de la vie quand tout est aligné, de la multiplication des potentiels qui s'ouvrent à nous quand nous avons peu de ressources concentrées à ramer et beaucoup de ressources concentrées à observer notre entourage et les opportunités qu'il recèle. Il est aussi symbolique de l'épanouissement qui découle de tout ça.

Le contexte de ce cas de figure : on est dans un contexte d'éducation qui pointe vers l'empouvoirement. C'est souvent un contexte où prédomine le rêve, la passion et la beauté. Et c'est souvent un contexte qui est accompagné de beaucoup de mentoring positif. Des personnes plus âgées, plus sachantes, plus expérimentées qui vous prennent sous leur aile et vous donnent tous les bons conseils pour justement aller vers cet empouvoirement autonome. L'environnement, c'est un environnement que nous avons rendu non limitant et totalement ouvert au changement.

Et l'état d'être, c'est un état d'être de confiance en soi ou d'esprit rebelle. Beaucoup de personnes peinent avec la confiance en soi. Mais des personnes qui peinent avec la confiance en soi, qui ont l'esprit rebelle, réussiront autant que celui qui a de la confiance en soi. Et à terme, finiront par avoir confiance en soi. Mais l'esprit rebelle, que dit-il ? Il dit : même si toutes les chances sont contre moi, je vais y arriver. Par rébellion, même si je doute, même si j'ai un saboteur intérieur, même si j'ai un juge intérieur, même si j'ai des pensées envahissantes, bon sang, je vais y arriver envers et contre tout.

L'état d'être de ce contexte-là, c'est le grand épanouissement aussi qui en découle. Avec une sensation de fluidité — ceci est très important, on en parlera tout à l'heure. Une sensation d'avoir de la chance dans la vie. Une mentalité no limit, mais qui est résultante de tout ce que l'on décrit là : la mentalité no limit, elle naît grâce à tous ces cadeaux et on se rend compte qu'en fin de compte c'est vraiment sans limite. Au début, on doit se le prouver. C'est un état d'être fait aussi de rêve, de passion et de joie intérieure. Et c'est un état d'être qui a intégré et acté que la vie est belle. Bref, c'est le grand kiff.

Il n'est pas exclusif aux personnes qui ont été nourries avec des cuillères en argent. Et ce grand kiff est possible, quelles que soient les circonstances, quel que soit le parcours, quelle que soit votre réalité.

Trois clés pour appréhender son alignement

Ainsi, toute la question devient : comment exploiter ces histoires pour mieux appréhender son alignement avec la raison d'être ? Et voici trois clés, trois pistes essentielles pour vous aider sur ce chemin.

Clé n°1 : trouvez vos FES (fluide, enthousiasme, simple)

La première : vous allez trouver vos fesses. Dans une crise de sens, on a toujours les fesses entre deux chaises. Et pour éviter ce désagrément, encore faut-il savoir où se trouvent vos fesses. Et comprenez FES, non pas comme votre popotin, mais comme l'acronyme FES pour fluide, enthousiasme et simple. Car vous l'aurez compris, dans les bons cas de figure, quand vous êtes aligné et que vous avez votre épanouissement, vous êtes dans un contexte de vie qui recèle ces trois caractéristiques. C'est fluide, c'est enthousiasmant et c'est simple. Mais je mets des guillemets à « simple », car ça ne veut pas dire que c'est facile. Je m'explique.

Tout d'abord, peu importe ce que vous vivez, ce que vous avez vécu, vous connaissez des expériences FES. Vous avez déjà connu cette sensation dans votre vie, que ce soit enfant, ado, adulte, il y a longtemps, il n'y a pas longtemps. Vous avez connu des moments de vie ou des périodes de vie où tout était fluide, enthousiasmant et simple. Cette sensation que tout est à sa place, car tout est : un, fluide, ça coule de source et ça vous porte ; deux, enthousiasmant, on aime le parcours, on se sent en joie et ça nous remplit ; et trois, simple, comme disait l'autre, les plans se passent sans accroc.

Ce qui ne veut pas dire que c'est facile. Ce qui ne veut pas dire non plus qu'il n'y aura pas de problème. Ce n'est pas un monde des bisounours. Ça, ça voudrait dire que c'est facile. Simple, ça veut dire que finalement, les choses se font. Et que quels que soient les efforts, au bout du compte, ça a été simple. Finalement, il n'y a eu que ça à faire. « Mais vous avez travaillé sur la question ? » Ah ouais, on a beaucoup travaillé. Donc, ce n'était pas facile. « Ah non, non, non, quand même, on s'est donné à fond. » Mais au bout du compte, quand tu regardes, ouais, on s'est donné, mais ça a été simple, on y est arrivé. Vous voyez la notion ? Ce n'est pas facile, mais c'est simple. Et parfois, c'est facile et simple, c'est encore mieux.

Alors maintenant que vous avez compris ça, l'exercice que vous allez faire est extrêmement important, parce que non seulement il va nourrir la psychologie positive, mais il va commencer à vous donner des éléments extrêmement importants et d'une grande valeur sur la compréhension de quel est votre courant du pourquoi.

Alors vous allez prendre votre calepin favori, votre stylo favori et vous allez noter tous les souvenirs de vie où vous avez expérimenté le FES. Faites le tour. Visualisez les situations. Projetez-vous. Rentrez dedans. Et une fois dedans, décrivez-les. Notez les caractéristiques de cette situation. Vous faisiez quoi exactement ? Dans quel contexte et dans quel environnement ? Comment vous sentiez-vous ? Puis, une fois que vous avez décrit toute une série d'expériences FES, et que vous avez trouvé vos fesses, vous allez prendre du recul et les observer toutes pour essayer d'identifier ce qu'elles avaient en commun. Et là vous allez commencer à voir des révélations, de vrais moments waouh.

Quand moi j'ai fait cet exercice — alors j'ai dédié toute ma vie au conseil en stratégie, moi j'étais dans, tu vois, il y avait une liste de réussir dans la vie, je l'avais bien remplie. On m'avait dit : l'entreprise, il faut être dirigeant, il faut avoir du succès, il faut avoir de l'argent. Voilà, un bon dirigeant d'entreprise, c'est un grand stratège, c'est quelqu'un de très intelligent. Et voilà, moi j'étais rentré à fond là-dedans. Je fais mon exercice des fesses et je prends conscience que toute ma vie, l'un des rares fils rouges était l'écriture. Prends ça dans ta figure. C'était fluide, c'était enthousiasmant, c'était simple. J'étais journaliste, j'ai beaucoup écrit pour beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de canards dans beaucoup de thématiques différentes, online, offline. Ça fait 30 ans que j'écris. J'écrivais beaucoup. Mon rêve était d'être écrivain. Et c'était tellement fluide, enthousiasmant et simple que c'était un jeu. J-E-U. Jamais je ne l'ai considéré comme une part de mon métier. Pourtant, ça a joué un rôle essentiel, toute cette création de contenu.

Clé n°1 (suite) : le jeu des poupées russes

Quand vous êtes dans cette prise de recul, que vous identifiez ces fils rouges — je vous assure, de vraies révélations — vous allez jouer à ce que j'appelle le jeu des poupées russes. Car derrière chaque info, vous allez aller chercher l'information sous-jacente, comme les matriochkas, une poupée russe qui en cache une autre. Et donc moi je dis l'écriture. Ok, mais il y a quoi derrière l'écriture ? Qu'est-ce que j'aime ? Pourquoi j'adore tellement écrire ? Parce qu'on peut écrire plein de choses, on peut écrire des catalogues pour faire de la vente immobilière — sauf que ce que j'ai fait, j'ai adoré ce travail-là, et après, waouh, j'écrivais des articles sur d'autres thématiques et là, waouh, je me mettais vraiment en orbite quand je voyais le retour des lecteurs et tout ça. Waouh, waouh, waouh, c'est bon ça. Il se cache quoi derrière la matriochka qui dit « écriture » ? Quel type d'écriture, quel type d'écrivain voudrais-je être ? Waouh, écrivain, je n'aurais jamais pensé qu'un jour je pourrais être écrivain.

Je ne le suis toujours pas, mais je peux vous dire aujourd'hui ouvertement que je nourris ce rêve et je le chéris. Un jour, j'aimerais être romancier. Ça, mais quel kiff ! Le serais-je un jour ? J'espère, je me donnerai les moyens. Je suis juste en train de commencer à remettre le cap de mon petit bateau dans le sens de cet épanouissement-là. Jamais je n'aurais imaginé, parce que l'écriture n'existait pas dans mon monde de dirigeant d'entreprise. Ce n'était pas dans la checklist du bon dirigeant d'entreprise qui a réussi dans la vie. Ok ?

Donc vous faites le jeu des poupées russes et à chaque info, tout simplement, vous demandez pourquoi. Pourquoi j'aime l'écriture ? Et à chaque réponse, redemandez encore pourquoi. Et de fil rouge en questionnement, vous isolerez des éléments clés essentiels. Alors attention, car révélation de vie garantie avec cet exercice. Il est d'une puissance extraordinaire. Un petit bout de papier, un stylo, un voyage dans nos souvenirs, et accrochez-vous, ça va dépoter. Trouver ses FES, c'était la première piste pour vous aider à concrétiser ces exercices et cette compréhension des pourquoi grâce au courant des pourquoi.

Clé n°2 : réécoutez tous les épisodes de la série

Deuxième recommandation : réécoutez tous les épisodes de la série maintenant que vous avez compris cette notion des courants de pourquoi. Car chacun va vous aider à lever la tête pour voir au-delà de la proue et des rames de votre bateau. Chaque épisode a des prises de conscience et des explications pratiques et concrètes de mise en application.

Ainsi, un : ceci va vous permettre de remettre les idées en place, c'est-à-dire comprendre le cap de votre courant des pourquoi, ou le cap du courant des pourquoi qui vous porte, et votre alignement ou pas avec ce dernier. (Et si vous ne voulez pas rater les épisodes futurs et les nombreuses autres pépites pour réveiller votre potentiel, abonnez-vous car il reste encore un épisode extrêmement pratique et concret.) Réécoutez tous les épisodes de la masterclass podcast series sur les questions de sens.

Deux : pour comprendre que le courant est plus vaste que les événements qui le remplissent. Ceci est essentiel. On a souvent tendance à croire que ce sont les événements qui déterminent notre état d'être. Mais dans beaucoup de cas, beaucoup plus que l'on ne pense, c'est notre non-alignement avec notre chemin de vie et notre raison d'être qui est le déterminant de grand nombre d'aspérités et de difficultés et de problèmes qui nous pourrissent la vie. On voit ces aspérités, on voit ces problèmes, on voit ces difficultés, on voit ces murs, car ils sont dans notre face et ils s'imposent à nous parfois avec douleur. Et eux, on les reconnaît et on pense que c'est eux la source de tout. Mais c'est beaucoup plus difficile de se dire que c'est peut-être dû au fait que nous ne sommes pas au bon endroit, ni portés par le bon courant, ni avec le bon cap, qui expliquent que toutes ces difficultés jaillissent dans notre vie.

Comprendre aussi que le courant est plus vaste et plus important que les événements qui le remplissent vous permet de vous poser cette question : quel batelier suis-je aujourd'hui ? Quel batelier ai-je été en son temps ? Ceci est une prise d'altitude, une invitation à une posture méta, où vous devenez spectateur de votre propre vie et de vos décisions. Et ce n'est que depuis cette perspective-là que vous pouvez devenir acteur et producteur de votre vie et de votre futur.

Clé n°3 : préparez les exercices du prochain épisode

Et troisième piste essentielle pour vous accompagner, elle sera faite sur le ton du teasing, car attendez avec impatience le prochain épisode et mettez en application les deux exercices magiques qu'il vous proposera. À savoir, un, l'ikigai, le secret des Japonais pour une vie pleine de sens, et deux, l'alchimie des pourquoi, une approche sur le pourquoi que seulement ici vous entendrez. Alors abonnez-vous pour ne pas rater l'opportunité.

Dans une société en crise de sens, embrasser notre raison d'être devient un devoir sociétal qui, outre celui de changer nos vies, a le pouvoir de changer le monde.

Conclusion

Chers amis, merci de m'avoir accompagné jusqu'au bout de cet épisode. Ce n'est pas un épisode simple, il nous amène dans des voyages, des tours et des détours, de prise de conscience, de projection dans ce qu'a pu être notre vie ou ce que pourrait l'être aujourd'hui, la nôtre ou celle de certains de nos proches. Mais grâce à cette perspective, cette prise d'altitude, cette compréhension d'environnement, de contexte et d'état d'être, on peut arriver à se rendre compte de comment le courant des pourquoi est une force motrice porteuse qui peut être déterminante et conditionnante d'énormément de choses dans nos vies. Des très difficiles aux extrêmement épanouissantes. Et que tout est une simple — je mets des guillemets — question d'alignement avec ce courant des pourquoi.

Et c'est ainsi que l'on a pu comprendre comment, d'une façon ou d'une autre, en fin de compte, nous sommes des générations condamnées à une errance, parfois perpétuelle, parfois pas, qui nous mène à comprendre souvent à la dure qu'il y a des ajustements qui doivent être faits dans nos vies pour qu'enfin nous puissions embrasser pleinement cet état d'épanouissement et d'enchantement durable qui est fait de sens et de raison d'être.

Et pour finir, nous avons découvert trois conseils pratiques : nous avons trouvé nos fesses, nous avons réécouté les épisodes, et nous nous mettons en mouvement pour le dernier épisode de la série la semaine prochaine. Car le moment est venu de réinventer notre humanité et ce n'est pas en restant dans le cadre que nous allons le faire.

Je suis Iker Aguirre et ceci est votre chaîne de podcast « Une alchimie de l'éveil ».