Une Alchimie de l'Eveil

Ep. 14 : À la Rencontre de l'Enfant Intérieur

Iker Aguirre Season 1 Episode 14

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Ce nouvel épisode de votre chaine de podcasts Une Alchimie de l'Eveil, est un extrait d'une session en live avec Iker Aguirre. Ensemble vous partirez à la rencontre de l'enfant intérieur (pour retrouver la paix). D'après C.G. Jung un enfant vit au fond de chaque être humain sur terre. Cette notion, devenue très populaire avec la démocratisation des soins psy et thérapeutiques, est pourtant assez méconnue. Dans cet épisode, partez à la découverte de sa construction et son évolution pour ensuite apprendre à découvrir l'enfant intérieur et le cajoler pour retrouver la paix en soi. 

Cet épisode a été fait dans le cadre du défi de 21 jours "Aimez-vous !" avec Louise Hay. Il est complémentaire avec les épisodes antérieurs .

Episode 9 : Apprendre à s'Aimer, un Parcours d'Eveil
Episode 11 : Le Pouvoir des Affirmations Positives
Episode 12 : Puissance et Secrets de l'Exercice  Miroir.
Episode 13 : Comprendre l'Ego pour Apprendre à s'Aimer Librement

Cet épisode est la version audio  de la séance "En Live..." du Mercredi 15 Juin 2022.

Voici l'épisode en détail : 

  • C.G. Jung, Analyse Transactionnelle et enfant intérieur
  • Construction de l'enfant et influence sur notre construction
  • Enfant intérieur et paix intérieure
  • Réparer les blessures
    • Réparer le lien au monde
    • Triangle de Karpman
    • Syndrome de Peter Pan de Dan Kiley
    • Les ceintures de l'enfant intérieur
    • Se pardonner
    • Les sub-personnalités
  • Etapes de la découverte de l'enfant intérieur
  • Un exercice magnifique

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Le moment est venu de réinventer notre humanité et ce n’est pas en restant dans la cadre que nous allons le faire.

Chers amis, bonjour et bienvenue dans votre chaîne de podcast « Une alchimie de l'éveil ». Je suis Iker Aguirre et aujourd'hui nous entamons l'épisode 14 où il sera question d'aller à la rencontre de notre enfant intérieur.

Avec cette musique qui nous met en joie, nous allons fêter cette découverte pourtant très connue et autant méconnue. On en parle beaucoup de cet enfant intérieur, mais de quoi parle-t-on réellement ? Comment l'embrasser ? Comment le découvrir ? Comment le comprendre ? Mais aussi, comment se construit-il ? Comment nous influence-t-il ? Et comment peut-on enfin retrouver la paix en nous grâce à lui ?

Comme dans les deux épisodes antérieurs de cette chaîne de podcast, vous allez découvrir maintenant le contenu de la dernière session en live avec notre communauté. Il a eu lieu le mercredi 15 juin et nous étions plus d'une centaine de personnes à partager sur les questions de la découverte de l'enfant intérieur.

Dans cet épisode, vous allez découvrir que la notion d'enfant intérieur est un archétype universel qui a été traité depuis des lustres par toutes les grandes traditions, mais que deux grands noms, entre autres comme Carl Gustav Jung et Éric Berne, père de l'analyse transactionnelle, se sont intéressés dernièrement, du moins dans la période contemporaine, à la notion d'enfant intérieur, qui par la suite a pris une place prépondérante avec la démocratisation des thérapies et des accompagnements psychologiques.

Ainsi, nous posons le cadre. Mais une fois que nous avons posé le cadre, nous allons nous intéresser à la construction de l'enfant et comment, au gré des différentes étapes de la construction de l'enfance, nous nous retrouvons avec la naissance d'un enfant intérieur qui vit des expériences, et ces expériences viennent ensuite nous influencer, parfois même nous conditionner. Et ceci jusqu'à l'atteinte d'un âge où nous touchons à un point d'inflexion, la crise de la quarantaine. À ce moment-là, on va commencer à rebrousser chemin. Dans les étapes de la construction, nous sommes emmenés par des étapes particulières où de la spiritualité nous sommes descendus au mental. Et à partir de la crise de la quarantaine, on vient rebrousser ce chemin pour partir de la tête, descendre au cœur, toucher à notre intuition, notre corps et in fine à notre essence la plus pure que l'on pourrait appeler spirituelle.

Ensuite, il sera question d'enfant intérieur et de paix intérieure, et de toutes ces choses que l'on peut faire pour découvrir l'enfant intérieur, le soigner, l'aider, l'accompagner à vivre pleinement pour que nous puissions enfin opter en un peu plus de paix intérieure. Et pour finir dans cet épisode, vous pourrez toucher du doigt un exercice magnifique, fabuleux, qui vous promet des émotions fortes, mais dans le sens le plus positif du terme.

Ainsi, avant de continuer, je veux saluer toute la communauté qui a participé avec nous. Sans transition, voici le live de mercredi dernier.

Une notion moderne, une symbolique ancestrale

Le début de l'aventure pour rencontrer l'enfant intérieur. Tout d'abord, quand on parle d'enfant intérieur, il faut savoir que c'est une notion qui est relativement moderne. Là, je crois que je commence à transpirer, il fait tellement chaud. La dénomination « enfant intérieur » est relativement moderne, mais il s'avère que c'est une symbolique séculaire que l'on retrouve dans toutes les traditions du monde. Et ça va vous étonner — moi ça m'a fait sourire quand j'ai creusé, quand je faisais des recherches pour ce live stream : en fin de compte, l'enfant intérieur se retrouve dans beaucoup de fables, de légendes, représenté par les lutins, les gnomes, les fripons.

On utilisait, dans beaucoup de cultures ancestrales, l'image de l'enfant pour toucher cet espace intérieur de notre être et favoriser les processus d'apprentissage. On les retrouve dans les cultures du monde entier, la notion de l'enfant. Donc ce n'est pas du tout moderne, c'est même ancestral. Et ce qui est très intéressant, c'est que les Indiens d'Amérique utilisaient beaucoup cette notion-là. Pourquoi sont-ils importants, les Indiens d'Amérique ? Parce qu'ils ont influencé quelqu'un que vous connaissez très bien et qui a pas mal travaillé avec les notions d'enfant intérieur au tout début de ce processus de compréhension de notre psychologie.

L'histoire derrière le logo

Pendant ce temps, je vais vous raconter une autre histoire qui nous touche particulièrement à cœur, et pourquoi on a adoré faire ce travail sur l'enfant intérieur. Ceux qui sont parmi nous depuis un certain temps, vous allez reconnaître ce petit logo que vous voyez dans toutes les images que l'on fait sur notre chaîne de podcast « Une alchimie de l'éveil ». C'est un logo que l'on retrouve dans plein d'autres aventures que nous faisons, parce qu'avec Julie, on est aujourd'hui engagés pour amener une contribution à un éveil du potentiel humain, remettre l'humain au centre de nos vies. On le fait d'un côté dans une aventure pour partager avec des personnes comme vous, et en même temps, on fait ça dans le monde de l'entreprise. On veut contribuer à transformer le monde de l'entreprise pour qu'il soit plus conscient, plus responsable, et qu'il se mette au service du vivant.

Ce petit logo que vous voyez là n'a pas moins de 25 ans. C'est un logo que j'avais fait au moment où j'ai créé ma toute première entreprise, et la symbolique de ce logo, c'est : on revient à l'enfance, on n'oublie jamais de jouer, on n'oublie jamais de rêver, on s'accroche toujours à ces rêves-là parce qu'il sera toujours possible de les atteindre. Et le petit orage jaune qu'il y a autour symbolise l'énergie pure qui nous fait avancer vers ces rêves-là.

Aujourd'hui, il est revenu parce que j'ai un petit enfant de 6 ans et lui-même a fait le choix de toutes les musiques que vous entendez. Il a fait le choix de revenir sur ce logo. Mon petit-fils s'appelle Jules. Et donc, chaque fois que je vois ce logo, je vois mon petit gamin. C'est avec le cœur que nous nous engageons là-dedans, parce que c'est le début d'une nouvelle époque, d'une nouvelle ère. Cette notion de l'enfant nous parle beaucoup. Et quand on voit que c'est difficile avec Julie, on se rappelle toujours de reconnecter à cette essence-là pour se rappeler quel est notre rêve, qu'est-ce qui nous fait avancer. C'est beaucoup plus que juste un gamin : c'est une reconnexion à un souvenir, ne jamais oublier d'où on vient pour ne jamais oublier où on va.

Carl Gustav Jung et l'archétype universel

Je reviens à la question. Ce n'était pas exactement Freud — mais ça aurait pu être, parce qu'il y a deux grandes personnes qui ont énormément influencé le chemin de compréhension de comment nous fonctionnons. Freud était l'un d'entre eux. Et l'autre : Carl Gustav Jung. Et Berne aussi. On va parler de Berne tout à l'heure.

Quel est ce bonhomme, Carl Gustav Jung ? Il s'intéressait au fonctionnement de notre psychologie. Il est allé chercher des notions qui étaient extrêmement novatrices. Et là où lui était novateur, c'est qu'il a fait une logique très inclusive. Il s'intéressait à beaucoup de cultures, les cultures orientales, mais aussi amérindiennes, pour essayer de comprendre comment on fonctionnait. C'est Carl Gustav Jung, entre autres, qui a ramené la notion d'archétype. C'est un élément extrêmement fondamental de la construction de notre personnalité et de comment nous voyons et comprenons le monde. Mais il est allé beaucoup plus loin en intégrant aussi des notions de spiritualité dans une vision très holistique. Il a été un homme absolument extraordinaire.

Carl Gustav Jung s'est beaucoup intéressé à la culture amérindienne car il a reconnu qu'il existe un enfant qui vit encore en nous et toujours. Et les Indiens ont la séparation entre l'enfant divin et le fripon divin. C'est le côté yin et yang : l'enfant qui joue et l'enfant un peu troublion. Il existe beaucoup, dans la culture amérindienne, une approche par rapport à ces deux enfants. Carl Gustav Jung l'a beaucoup étudié et il a d'ailleurs écrit un bouquin sur la question.

Le deuxième point qui touche à l'enfant intérieur d'après Carl Gustav Jung, c'est que l'enfant représente la symbolique de notre potentiel de croissance, de devenir, de développement. Et troisième point pour lui aussi : il s'agit d'une symbolique de renaissance et de renouvellement. Et pour finir, il nous dit que c'est aussi un espace de nous qui est en attente et en besoin d'attention. Ce qui l'amène ensuite, dans un entonnoir, à reconnaître que l'enfant intérieur, c'est le processus qui nous permet de petit à petit nous construire — comme le Lego dont on parlait dans le live antérieur. Mais Jung nous le dit à sa façon : c'est un processus qu'il appelle l'individuation. La naissance de l'enfant intérieur est un processus qui accompagne la naissance du jeu. La semaine dernière, dans le live sur le Lego, on parlait précisément de la construction de ce jeu : un jeu de représentation pour ensuite devenir un jeu identitaire.

Ce qui est très intéressant chez Carl Gustav Jung, c'est qu'il dit que cette notion d'enfant, on la retrouve partout, dans toutes les traditions, et il en conclut que c'est l'un des aspects de l'âme humaine, parce que c'est un archétype qu'il appelle universel. C'est-à-dire que peu importe votre race, votre culture, d'où vous venez et quelle a été votre histoire, nous avons tous un enfant intérieur. C'est ce qu'il appelle l'universalité de certains archétypes. Donc on touche déjà à la spiritualité avec Carl Gustav Jung.

L'analyse transactionnelle d'Éric Berne

Éric Berne est ni plus ni moins que le père de l'analyse transactionnelle, qui, elle, s'intéresse aux interactions, à la communication, au fonctionnement que nous avons entre êtres humains. Il y a trois piliers à ce mode de fonctionnement, et nous nous rangeons dans une façon d'être suivant lequel de ces trois piliers nous avons plutôt tendance à nous inscrire dans chaque interaction. Ça ne veut pas dire que nous sommes tout le temps dans l'un : parfois, on peut être dans l'un avec une certaine personne et, avec une autre personne, on change de registre et on est dans l'autre.

De quoi parle-t-on exactement ? L'analyse transactionnelle dit que nous avons un comportement d'enfant. L'enfant est celui qui sent et qui réagit à ce qu'il sent. À côté, il y a le parent. C'est l'autre extrême. Le parent, c'est celui qui pose les règles. Si je caricature, le côté parent, c'est un peu le professeur à l'école, un peu sévère — le papier avec les lunettes qui vous dit « c'est pas bien, c'est pas bien ». Donc, parent, enfant. Et au milieu, il y a l'adulte. Le parent pose les règles, l'enfant sent et réagit, et au centre, l'adulte pense, décide et résout les problèmes. C'est un cheminement intermédiaire. Le but étant de pouvoir grandir dans toutes ces relations pour avoir des relations adulte à adulte.

Nous avons trois piliers et il existe tous les croisements que vous pouvez trouver entre personnes. Des relations enfant-enfant : c'est le couple qui a 40 ans, qui vient de se rencontrer, super amoureux, et qui parle comme des petits enfants : « Ça va, mon petit chouchou, comme je t'aime, on est trop bien d'être avec toi. » Vous en avez vu, des comme ça ? Vous avez peut-être même vécu ça. Mais c'est une relation enfant-enfant qui se met en place chez des adultes. On peut avoir des relations adulte-enfant : dans un couple, il y a l'une des parties qui est tout le temps en train de dire comment on va faire, et l'autre qui suit, qui réagit, qui est un peu émotionnel. Sinon, pour une relation parent-enfant, il y en a un qui pose les règles et l'autre qui agit. Bref, tous les croisements — enfant-enfant, enfant-adulte, enfant-parent, parent-parent, parent-adulte — vous avez là tout un ensemble de combinaisons, et c'est ce qui fait l'analyse transactionnelle.

Aujourd'hui on va parler de l'enfant, mais je vais vous les décrire tous les trois. L'enfant est le domaine des émotions, de la créativité et de l'intuition, et il est l'incorporation de notre vécu d'enfant. Ce qui fait naître l'enfant en nous, c'est la résultante de notre vie d'enfant : il y a une partie vraiment rattachée à comment nous avons vécu notre enfance. Et l'enfant a deux facettes : l'enfant divin et le fripon divin. Il est génial ou insupportable. Tous ceux qui avez des enfants, vous savez qu'il y a des jours où ils sont géniaux et des jours où on ne peut plus les supporter. C'est cette double face yin et yang qui existe chez le profil comportemental enfant.

L'adulte, lui, est plus réfléchi. Il est dans l'analyse, dans la décision et dans la réflexion. C'est celui qui va être le plus proche de la réalité : on dit qu'il est réfléchi et précis. C'est la voie du milieu.

Et ensuite, le parent, qui lui pose les règles, sera en plus dans les notions de valeur, de croyance. Il pose le cadre, il pose les règles, il va définir jusqu'où on peut aller, jusqu'où on ne peut pas aller. Là, c'est l'incorporation de notre modèle parental — et c'est indépendant du fait que vous ayez des enfants ou pas : c'est le type de parent que vous pourriez être si vous aviez des enfants. Il aura un profil : le profil lumineux sera plutôt un parent bienveillant, et le profil un peu plus yin-yang sera contrôlant. L'analyse transactionnelle donne donc une place extrêmement importante à l'enfant dans notre construction et dans notre façon de communiquer.

La construction de l'enfant, étape par étape

Maintenant, on entre dans la zone qui nous concerne, nous, aujourd'hui : notre vie, l'enfant intérieur, c'est quoi, comment on l'observe, comment on travaille avec lui.

On va parcourir les grandes phases de la construction de l'enfant, mais à travers le regard de comment celles-ci nous ont influencés. On ne va pas juste s'arrêter à dire « de tel âge à tel âge », mais prendre un peu de recul pour voir à quel moment il peut se passer des choses qui peuvent nous influencer aujourd'hui en tant qu'adultes.

Le pré-prénatal : le spirituel et le subtil

Pour commencer — et ceci va vous étonner — on attaque depuis l'espace pré-prénatal. C'est avant la grossesse, avant la conception. Certains d'entre vous peuvent me dire : mais comment peut-on parler d'avant la conception ? Eh bien, certaines approches thérapeutiques remontent à ce que les parents vivaient ou ont vécu spécifiquement au moment de la conception, et juste avant. Au moment de la conception, il y a un environnement de vie qui détermine un état d'être chez les parents. Cet état d'être peut s'incarner aussi chez nous, et on vit des choses que l'on ne comprend pas, qui nous influencent pendant la vie. On a beau réfléchir, on a beau tirer la ficelle, on n'arrive pas à comprendre, même en remontant très loin. Il s'avère que ce sont des transmissions qui se font de par l'état d'être des parents par rapport à ce qu'ils vivaient au moment de la conception et juste avant. C'est assez détonnant, mais l'histoire de notre enfant intérieur commence à ce moment-là.

Et j'ai oublié de vous dire une chose importante : dans le pré-prénatal, l'enfant est dans le domaine du spirituel et du subtil. Le subtil, c'est tous les espaces que je peux appeler des résonances, des énergies. Nous sommes dans un espace où nous ne sommes même pas encore une conception, et déjà cela peut nous influencer.

Le prénatal : la grossesse

Deuxième partie, l'espace prénatal. Ici, nous nous retrouvons avec l'époque de la grossesse. Ce qui va venir nous impacter, c'est comment la mère vit la grossesse et comment vivent les parents cette période-là. Cela peut être rattaché à la grossesse ou pas : il peut y avoir des événements extérieurs qui vont venir impacter la façon dont l'enfant en gestation va vivre. On découvre, surtout dans les méthodes modernes de psychologie, qu'on a certains sacs à dos que l'on se traîne parce qu'il s'est passé des événements alors que notre maman était enceinte, qui n'avaient absolument rien à voir avec nous, mais la façon dont elle a vécu cet événement a eu un impact sur nous, et aujourd'hui cet impact fait partie de notre construction.

Nous sommes pas mal influencés à cette époque par les événements alentour, parce que nous sommes en fusion complète avec la mère. Certaines écoles disent qu'il existe une fusion subtile aussi avec le père, ce qui — clin d'œil qui peut faire rigoler — peut expliquer la fameuse couvade : le père qui fait du sport, qui fait attention à ce qu'il mange, et quand sa femme est enceinte, il prend du poids. Certaines écoles expliquent qu'il y a un lien subtil avec le père et que le père, à travers son énergie, contribue aussi au développement de l'enfant. Mais je ne rentre pas dans ces détails, je dis juste que la période de grossesse peut nous influencer aussi.

De 0 à 3 ans : du subtil au physique

Ensuite, la période de 0 à 3 ans. Ici, l'enfant vit à travers ses parents. Il est en fusion et en hyperconnexion avec eux, avec la mère dans les premières années. Il a un sentiment de sécurité quand ses parents vont bien, très connecté à tous les deux. Tout ce qui va se passer pendant cette période-là va avoir un impact sur ses fondations. Il y a certaines écoles thérapeutiques qui disent que tout événement difficile vécu entre 0 et 3 ans est impossible à résorber ou à transformer. Heureusement, elles ne disent pas toutes la même chose, et je n'aime pas croire à cette façon d'approcher les événements passés entre 0 et 3 ans. Certaines écoles, à travers notamment les thérapies psychocorporelles, arrivent à transformer des événements qui ont eu lieu à ce moment-là.

À cette période, l'enfant bascule du subtil vers le physique. Il commence à vivre son corps de plus en plus, il commence à découvrir son cœur.

De 3 à 6 ans : l'imaginaire et l'intuitif

Ensuite, l'étape entre 3 et 6 ans. L'enfant vit une vie à travers l'imaginaire. Le jeu (J-O-U) commence à prendre sa place en même temps que le « je » (J-E) prend sa place. Et ils sont intimement liés. Il prend conscience de ses émotions. Là, nous sommes en plein dans le jeu de représentation qui est né grâce à l'ego, dont on parlait dans le live antérieur. Il sera très impacté par le monde des parents. Du physique, il commence à partir dans l'intuitif : l'enfant sent des choses, il sait par où il veut aller, mais il ne sait pas l'expliquer.

De 6 à 12 ans : le développement de la personnalité

Entre 6 et 12 ans, on commence à travailler le développement de la personnalité. On prend conscience de l'existence des autres dans le monde, au-delà de la sphère des parents. On se décentre pour retrouver des repères. Ce n'est pas que nous-mêmes nous nous décentrons, c'est le chemin de vie qui nous fait nous décentrer pour retrouver à nouveau un axe dans le monde dans lequel nous sommes. Et c'est là que nous avons particulièrement besoin d'aide avec les émotions. C'est un accompagnement important pour les enfants de 6 à 12 ans, pour comprendre leur monde des émotions afin qu'ils ne les subissent pas. C'est un début de chemin de conscience, et l'impact vient surtout du monde des parents.

Donc, entre 3 et 12 ans, ce qui va se passer dans le monde des parents aura un impact important sur notre construction. Sauf qu'ici, on commence à basculer : on a été dans le subtil, puis dans l'intuitif, et maintenant on passe de l'intuitif à l'émotionnel. Petit à petit, ces émotions prennent de plus en plus de place. On agit beaucoup de façon épidermique, instinctive, intuitive. Et petit à petit, on s'éloigne du subtil et du spirituel. Ça ne veut pas dire qu'ils ne sont plus là, mais ces deux-là prennent beaucoup plus de place.

De 12 à 18 ans : l'adolescence et la séparation

Dans l'étape suivante, on se retrouve avec les 12 à 18 ans. On est en plein dans l'adolescence. L'âge — c'est « ON ». Là, on vient travailler la séparation. Entre 6 et 12 ans, on s'est décentré ; là, on a besoin d'acter la séparation, de commencer à embrasser sa propre vie, et on se met en opposition avec ses parents. C'est là qu'on va commencer à ancrer sa personnalité et à vivre à travers la quête, la recherche de son « je ». Nous étions dans un jeu de représentation et nous allons vers un jeu identitaire.

L'impact énorme aura lieu dans la communauté : comment vous avez vécu dans les mondes qui vous entourent, l'image qu'ils vous ont donnée de vous-même, et l'image que vous avez donnée au monde à ce moment-là. Pourquoi est-ce si important ? Parce que vous étiez en transition entre le jeu de représentation — le rôle que joue l'ego au tout début, quand on n'a pas suffisamment de recul ni d'expérience de vie pour avoir un « je » — et le jeu identitaire. L'ego donne à l'enfant cette impression d'individualité, et ce n'est qu'après, en vivant et en cumulant des expériences, qu'on commence à avoir une identité. Le jeu identitaire, c'est celui qui commence à naître de ce que nous sommes réellement ; c'est un chemin de conscience, de découverte de soi, qu'on ne peut pas faire enfant, mais qu'on peut commencer à faire à partir de 12-18 ans.

Dans ce processus adolescent, c'est ça qui nous pourrit la vie. Et l'impact de la communauté est très important. Comme c'est très important, on essaie de comprendre, on se prend la tête, et les parents, c'est des nases, de toute façon ils n'ont rien compris. Combien de fois les ados vous disent « mais papa, maman, tu n'as rien compris » ? Parce qu'il bascule de l'émotionnel, qu'il a du mal à gérer, dans le mental. Il essaie de comprendre plein de choses.

La crise de la quarantaine et le chemin du rebroussement

Et là, il fait un saut quantique. Le nouvel enfant qui vient se présenter, il a 40 ans. C'est à ce moment-là que l'on fait la fameuse crise de la quarantaine. On a besoin de se retrouver soi, de relier avec son essence : pourquoi j'ai fait tous ces choix, où je suis dans ma vie ? Et c'est là qu'on va venir découvrir le sage intérieur. Je vous réfère encore au live ou au podcast sur l'ego, où nous avons parlé des voix : il y avait le petit monkey et le sage intérieur. Le sage intérieur est notre essence profonde, celle qui nous parle, tout comme le monkey est la voix envahissante qui naît avec les premières années de l'ego.

La crise de la quarantaine est hyper intéressante quand on la regarde à travers le prisme de toutes les étapes que je vous ai racontées. Car nous étions partis d'un être qui était dans le domaine du spirituel et du subtil, et nous arrivons à 18 ans avec un être qui est dans l'émotionnel et le mental. Sauf qu'après 18 ans, on reste là, dans l'émotionnel et le mental. Et nous sommes dans une société qui nous enferme encore plus dans le mental et qui ne nous a pas appris à gérer nos émotions. Ce qui fait que le cheminement de récupération, suite à la crise des 40 ans, est beaucoup plus compliqué : on n'a pas de ressources.

Je fais une parenthèse et je vous invite à écouter, si vous voulez, les podcasts sur « Cultiver le bonheur ». On en avait fait trois à l'occasion de la Journée internationale du bonheur : comment faire face aux pensées négatives, comment gérer ses émotions. Vous aurez beaucoup de choses intéressantes pour découvrir un peu mieux votre espace émotionnel.

Ce qui est super intéressant, c'est que toutes ces étapes décrivent un processus de développement de qui nous sommes à travers une cascade. Et quand on arrive à peu près aux 40 ans — donc la deuxième partie de vie — cette cascade, on commence à la faire en chemin inverse. Du mental, de la tête, on essaie de redescendre au cœur, de comprendre son monde émotionnel. C'est un chemin de conscience. L'émotionnel nous ouvre à l'intuitif. L'intuitif nous ouvre au physique : on prend conscience qu'il faut que je mange différemment, que je fasse des activités sportives, que je m'occupe de mon corps, que je dorme mieux, que je me repose, je suis trop stressé. Du physique, vous commencez à écouter de plus en plus les messages de votre corps, les ressentis. Vous vous éveillez à des sensations plus subtiles. Certains vont venir s'intéresser aux notions d'énergie, à la communication subtile, à la résonance. Et ensuite, il y a le cheminement qui mène vers le spirituel. Beaucoup de personnes commencent à se poser des questions spirituelles à ce moment-là. Ça peut être accompagné par la religion ou complètement laïque. Dès le moment où vous vous posez la question « pourquoi », vous rentrez dans le domaine du spirituel.

On va vivre des cycles, des boucles relativement rapprochées — mental, émotionnel, intuitif, physique, subtil, spirituel — et ainsi nous allons vers une progression qui nous fait avancer dans la deuxième partie de notre vie. Vous avez vu comment les anciens, les personnes très âgées, deviennent un peu comme des enfants en arrivant à un certain âge ? En fin de compte, c'est le processus inversé : on est enfant, et quand on arrive en fin de vie, on se rapproche de l'enfance. C'est comme si nous avions appris à être, et qu'ensuite nous rebroussions chemin dans la deuxième partie de notre vie pour retrouver l'essence véritable de notre être, qui est pleinement habitée par le bébé qui vient de naître entre 0 et 3 ans, cette essence subtile et spirituelle. À ce moment-là, on reconnecte et on revient à la même base de qui nous sommes. Nous construisons dans une partie de vie — c'est la naissance de l'enfant intérieur — et ensuite nous déconstruisons dans la deuxième partie de vie.

Questions de la communauté

Quand on n'a pas été élevé par sa mère de 0 à 3 ans (voire 5 ans), quel impact ? Ce sont les personnes, hommes ou femmes, qui vont être dans votre vie qui vous permettent de construire. C'est une autre thématique : le féminin-masculin en nous. Ça ne veut pas dire « je suis femme donc féminin, je suis homme donc masculin » : nous avons tous un masculin et un féminin. Dans le cheminement de conscience, il y a tout ce chemin dans le rapport du féminin au masculin. Dans notre société, il est particulièrement tronqué, mais le cheminement vers l'équilibre serait un équilibre yin-yang. C'est pour ça que j'adore l'approche orientale. La femme qui nous a accompagnés les premières années n'était peut-être pas notre maman biologique, mais elle a incarné le féminin, ce rôle de douceur, d'accueil, de sécurité. Et la même chose pour l'homme. Certains courants, comme les constellations familiales, racontent qu'il reste un lien subtil avec la maman biologique et ce qu'elle a vécu. Pour un enfant adopté, il y a la maman qui l'a adopté et la maman biologique, même inconnue : il y a quand même un lien. Ce qui est important, c'est que la personne qui vous a élevé a rempli ce rôle et vous a permis de vous construire dans ce processus identitaire.

Au niveau spirituel et subtil, choisit-on consciemment ses parents ? Très bonne question. On n'a pas de preuve pour ça. Il y a un courant spirituel qui dit que oui, nous choisirions nos parents par résonance, parce qu'on a quelque chose à vivre, et ces parents accueillent notre chemin de vie parce que ce sont les personnes idoines pour nous permettre de vivre ce chemin. Ce sont des maîtres qui nous accompagnent dans ce que nous sommes venus expérimenter sur Terre. La Nouvelle Spiritualité défend cette théorie, ce qui présuppose aussi de défendre le fait que la réincarnation est une réalité. Si je vous donne mon opinion : je vous avais dit dans le live antérieur qu'en 2009, j'avais fait un burn-out très sévère avec une expérience de mort imminente. Ce n'est que mon expérience subjective, mais en ayant vécu cet événement, aujourd'hui je crois profondément qu'on vient de quelque part, on va quelque part, et notre vie est entre les deux. S'il y a un chemin expérientiel à parcourir, c'est qu'il y a une information avec laquelle nous venons sur Terre. Donc j'aime penser, Marie-Claude, qu'effectivement nous choisissons l'espace et le monde dans lequel nous venons. Mais on pourrait dire que ce n'est qu'une croyance, car on ne peut pas le prouver.

Des disputes pendant la grossesse peuvent-elles procurer une forte colère à l'enfant et à l'adulte plus tard, et comment faire ? Oui, ça fait partie des tensions qui peuvent s'additionner. Comment faire ? On va en parler dans la suite du live, dans la deuxième partie.

Découvrir l'enfant intérieur et la paix intérieure : six clés

Une question intéressante dans le rapport que vous avez avec l'enfant intérieur : comment avez-vous abandonné l'enfance ? Et cette transition, comment s'est-elle faite ? Certaines personnes, à un moment, n'ont plus envie de jouer et rentrent petit à petit dans le monde de l'adolescence. D'autres se sont retrouvées dans des contextes où on leur a dit « maintenant tu es grand, tu es adulte », et le passage à la vie adulte a été assez brutal. Pour cette question, je vous invite à découvrir le livre de John Bradshaw, Retrouver l'enfant en soi, qui intègre plein de notions que nous avons décrites aujourd'hui.

Clé 1 — Réparer les blessures de l'enfant

Au gré de toutes les étapes que j'ai décrites, il se passe des choses. Ça ne veut pas forcément dire des événements traumatiques, mais des événements qui ont marqué la vie de l'enfant, qui ont créé des blessures. Il est nécessaire d'aller identifier à quel moment ces blessures ont défini un mode de fonctionnement et de relation avec le monde.

Ce qui peut nous aider, c'est de voir quelles sont les pensées que nous avons dans notre tête. Parce que le petit monkey naît dans cette période d'enfance, à un moment où il y a un bug par rapport à une situation que nous vivons. Le bug nous amène à être en inhibition. Et cette inhibition d'action amène des processus de réflexion qui parfois court-circuitent. Ces processus peuvent faire naître les pensées envahissantes, le saboteur intérieur, le syndrome de l'imposteur, les complexes, les doutes. Tout ceci, c'est le monde du petit monkey, ce mental qui nous prend la tête. Il est source de beaucoup de messages qui ne sont pas forcément agréables. Mais si on commence à écouter ce qu'il nous dit, il pointe du doigt un endroit qui fait mal, et un endroit qu'on pourrait soigner, guérir, transcender ou développer.

Donc, pour réparer les blessures, l'une des pistes, c'est de se mettre en posture méta : vous devenez observateur, observatrice, de votre propre monde dans votre tête. Vous observez vos pensées, ce qu'elles vous disent, et vers où elles pointent. En tirant le fil de la bobine, vous allez découvrir des espaces de vous qui n'ont pas forcément envie d'être vus. Le rôle du petit monkey, c'est de les cacher : « non, non, pas là ». Mais si on les voit et si on les adresse, on peut les libérer. Et qu'est-ce que ça fait du bien de sortir le sac à dos qu'on traîne depuis des années.

Clé 2 — S'occuper des ceintures

Ces blessures nous amènent à nous mettre plein de ceintures. Imaginez une ceinture que, quand vous sortez dans la rue, vous mettez au trou numéro 3. Eh bien, les ceintures de l'enfant sont au trou numéro 7 ou 8 : on est hyper serré dedans. Ce sont des tensions intérieures qui se créent. Le cheminement que l'on fait adulte avec l'enfant intérieur, c'est de commencer à libérer toutes ces tensions créées jadis et qui aujourd'hui nous amènent à vivre enfermés dans une boîte. Cette boîte ne nous permet pas d'embrasser pleinement notre potentiel, d'allumer tous les moteurs de notre fusée.

Le petit monkey nous indique où sont ces ceintures. Le but, c'est d'arriver à couper, ouvrir, sortir ces ceintures pour être pleinement libérés des tensions qui se sont créées jadis, mais dont l'immense majorité n'ont plus aucune raison d'exister aujourd'hui. On s'est programmé pour avoir ces ceintures à un moment donné, et 40 ans plus tard, on a la même ceinture, alors que la situation était très circonstancielle. Aujourd'hui, elle continue à nous empêcher de respirer pleinement.

Clé 3 — Réparer le lien au monde : le triangle de Karpman

Quand je l'ai découvert, ça a changé ma vie : le triangle de Karpman. C'est un triangle qui part de la peur et de comment la peur nous influence dans notre construction. Et la construction de l'enfant joue un rôle très important dans ce triangle, car nous décidons si nous allons nous inscrire dans le monde en tant que victime, sauveur ou bourreau. Karpman, qui fait partie de l'analyse transactionnelle, explique que dans notre comportement, on va privilégier l'un des trois. La victime, c'est le pauvre Calimero. Le sauveur, c'est le bon samaritain, il va venir sauver la terre tout entière. Le bourreau, c'est celui qui va faire souffrir son entourage et qui va s'imposer dans son monde.

On a plus tendance à être dans l'un des trois. Sauf que dans des zones de vulnérabilité, quand l'un de ces schémas ne marche pas, on va basculer dans l'un des deux autres : de victime on peut devenir bourreau, de sauveur on peut devenir victime. Ce triangle nous pourrit la vie. Il est né dans toute cette phase de construction, et le choix que nous faisons est très fortement influencé par comment nous avons grandi et comment nous avons réussi à nous sortir des impasses de la vie au plus jeune âge.

Le but, c'est de transcender ce triangle. Quand on se trouve dans le triangle magique de Karpman, on retrouve l'inverse : de victime on passe à créateur, de bourreau à facilitateur, de sauveur à mentor. Et on vient habiter un espace d'amour qui transcende ce triangle, qui nous permet de connecter avec notre qualité de présence alignée et consciente. On donne à chacun son espace de vie, je récupère mon espace de vie, mais on donne à chacun aussi sa responsabilité. Je ne me mettrai ni en position de sauveur, ni de victime, ni de bourreau. Je vis dans mon ancrage, dans l'aimement de ma vie, et je laisse la place à l'autre d'être aussi dans son propre ancrage. C'est une élévation de posture pour ne pas être pris dans le piège de cette spirale qui vient nous manger.

Pour illustrer : pendant des années, j'étais dans la position du sauveur. J'étais là pour sauver le monde, le premier à lever le doigt pour apporter de l'aide, quitte à m'oublier dans ce processus. Ce sont des caractéristiques classiques du sauveur. Je faisais plein de choses dans le monde de l'entreprise, j'aidais énormément certaines personnes, au-delà de la limite, puisque je m'alimentais dans mon sauveur pour me donner une place dans le monde. Et le jour où ces personnes faisaient quelque chose qui me blessait, je vivais un niveau d'injustice énorme, et là je tombais dans la victime. Mon schéma était sauveur-victime, sauveur-victime. D'autres personnes, dans un rôle de sauveur, quand on les blesse, c'est foutu : elles sortent le bazooka et font disparaître la personne à pertes et fracas de leur vie. Il y a un schéma dominant, mais quand il ne fonctionne plus pour avoir sa place dans le monde, on bascule dans l'un des deux autres.

Mentor ou facilitateur, quelle différence ? Le mentor accompagne la personne dans son développement, mais la personne reste responsable de son développement. Il peut être enseignant, prendre par la main, mais il n'est pas un sauveur : il favorise le processus d'évolution. Le facilitateur, lui, rend les choses plus simples, il favorise l'espace dans lequel la personne va pouvoir s'épanouir. Le mentor l'accompagne dans le chemin d'épanouissement ; le facilitateur s'assure que l'environnement dans lequel ce chemin se fait soit le meilleur possible.

Comment arriver dans le mentor et le facilitateur ? Reconnaître le schéma dans lequel on est, c'est déjà un premier pas. Ensuite, observer comment nous fonctionnons. Si on est dans la victime, on va commencer à observer le Calimero qui est en nous, le voir dans le jeu qu'il joue, et pourquoi il joue ce jeu. Qu'est-ce qu'on essaie d'obtenir en jouant ce jeu ? Ensuite, chaque fois qu'on voit le jeu de victime, de bourreau ou de sauveur, on va venir consciemment bloquer ce processus, consciemment changer l'action. C'est là que vous pouvez intégrer le facilitateur, le mentor. C'est un processus volontaire où vous commencez à changer un programme inscrit dans votre subconscient. À base de répétition, vous envoyez un autre message à votre cerveau — ça, c'est les neurosciences — : « désormais, dans ces situations, tu vas arrêter d'agir en victime, et voilà comment je veux agir. » Vous le faites une fois, deux fois, trois fois, et au bout d'un moment, ce programme aura de plus en plus de mal à se mettre en place. Dans mon cas, quand le Calimero se met en place, il y a une sorte de ras-le-bol de ce comportement, qui m'aide à m'extraire. Ça ne veut pas dire que je ne tombe jamais dedans, mais ça m'aide à m'extraire rapidement. Toujours en posture méta : vous devenez spectateur de ce qui se passe en vous, comme un théâtre où vous vous asseyez dans les fauteuils et vous regardez. Il va se créer de l'espace entre vous et votre vie intérieure, et là vous faites un processus énorme.

Clé 4 — Le syndrome de Peter Pan

Le syndrome de Peter Pan, c'est l'adulte qui reste enfant, l'homme qui ne veut pas grandir. Le cliché, c'est l'adulte de 30, 40 ans qui se comporte comme s'il en avait 18 ou 20. Et ça me parle beaucoup, parce que j'ai fait l'immense partie de ma carrière dans l'industrie du surf. J'étais adolescent jusqu'à 40 ans. L'arrivée de mon fils a été un « waouh, c'est quoi ce monde-là ? ». C'est rigolo parce qu'on n'arrête pas de jouer, on s'éclate, la vie est géniale. Cet enfant intérieur, chez moi, il exultait. Sauf qu'il arrive un moment où ça se retourne contre vous : l'enfant intérieur qui exulte a parfois besoin d'être adulte, de se remettre. J'étais dans une industrie où on n'était que des gosses, pour faire la fête, s'amuser, rigoler. Et après, forcément, la vie te demande aussi de devenir adulte. Les revers de médaille du manque de la posture de l'adulte, et parfois même du parent — les règles, le cadre — peuvent vous porter préjudice, parce qu'on vit dans un monde d'adultes où il est parfois nécessaire de se comporter en adulte.

Ce qui m'a énormément aidé — et si vous connaissez des personnes dans le syndrome de Peter Pan — c'est la découverte du cadre avec bienveillance. Les personnes dans ce syndrome vivent sans cadre, et la découverte du cadre permet de comprendre qu'une énorme partie de la souffrance dans votre vie est due au fait que vous n'êtes pas capable de tenir un cadre. Si vous montrez les vertus d'un cadre qui n'est pas une limitation de liberté — c'est une notion importante — ce cadre devient un énorme allié. La beauté, quand on a vécu le syndrome de Peter Pan, c'est de continuer quand même à alimenter cet enfant intérieur, mais qu'il ne prenne pas trop de place non plus.

Clé 5 — Se pardonner (par le dessin)

Là, je parle de se pardonner vis-à-vis de l'enfant. Vous prenez un bloc de dessin, vous connectez avec vous-même quand vous étiez enfant, et tout simplement, vous dessinez ce qui ressort, les émotions qui ressortent. Vous faites ce lien à travers le dessin, vous laissez votre enfant intérieur s'exprimer et vous dire ce qu'il a dedans. Au gré des dessins, vous allez avoir des révélations. Ces dessins vont permettre de libérer des choses enfouies dans l'enfant intérieur, de lui permettre de vous parler. Vous pouvez aussi utiliser le dessin pour dialoguer avec lui. C'est une technique extrêmement puissante. Quand vous venez avec l'intention de pardonner l'être intérieur que vous êtes, ça vous aide à transformer ces espaces. Et quand je dis pardon, vous n'avez peut-être rien à pardonner : c'est simplement se pardonner d'avoir souffert, d'avoir eu une ceinture, et s'aider à les libérer. C'est un exercice extrêmement simple et très libérateur.

Et si on ne sait pas dessiner ? Peu importe. Regardez un gamin quand il dessine : ce sont des petits bonshommes bâtons et il est le plus heureux du monde. Dessinez ce qui vient, libérez-vous de cette contrainte. Ce qui compte, c'est ce qui va émerger et comment ça vous parle, comment votre cœur va venir s'exprimer.

Clé 6 — Les sous-personnalités

Ce sont Hal et Sidra Stone qui, dans les espaces de l'enfant intérieur, parlent du fait que nous avons beaucoup de personnalités différentes en nous, et que suivant le type de personnalité vers laquelle on se trouve, on va exprimer notre enfant intérieur d'une façon ou d'une autre. Ils appellent ça le dialogue intérieur : comment intégrer ces différentes personnalités, comment elles nous influencent, comment nous avons appris à les développer pendant notre jeune âge. C'est un livre extrêmement intéressant, qui n'est plus édité mais que vous pouvez trouver d'occasion sur Internet sans trop de difficultés.

Les ressources bonus

Vous avez les constellations familiales : vous vous faites accompagner par une personne spécialisée — souvent des thérapeutes — pour vous aider à libérer certaines choses.

Ensuite, les thérapies psychocorporelles. J'en ai cité trois, mais il y en a d'autres : le rebirth, la kinésiologie, l'EFT. On sort de l'espace de la tête, on ne pose plus de questions à la tête, et on laisse le corps parler. Les tensions créées, notamment à un jeune âge, viennent se libérer à travers le corps. Vous n'avez même pas besoin de rentrer dans l'événement qui a eu lieu, ce qui peut être très bénéfique pour des personnes ayant vécu des choses difficiles et qui n'ont pas envie d'y plonger : on passe par le corps, on questionne les tensions inscrites — les ceintures — et on demande au corps de se libérer. Elles sont extrêmement puissantes parce qu'elles parlent au-delà du mental.

Ensuite, le pardon radical. Je vous fais mention du livre de Colin Tipping, qui travaille cette notion de se libérer du passé pour accueillir la joie de vivre. Il a une approche spirituelle, parfois religieuse — il fait référence à Dieu — mais il n'est pas nécessaire d'être là-dedans pour appliquer sa méthode. Il voit plusieurs niveaux dans la transcendance du pardon : le pardon humain, celui de pardonner quelqu'un, et le pardon spirituel, celui de la transcendance totale qui permet de réellement recréer la paix intérieure avec une situation. Un livre très peu connu par rapport à la puissance de son message.

Et le dernier point, l'hypnose. Je ne connais pas grand-chose à ce domaine. Je sais que l'hypnose est l'un des deux piliers qui permettent de reprogrammer le subconscient. Les seuls espaces dans lesquels je travaillais par rapport à la programmation du subconscient, c'est la visualisation, que j'ai beaucoup travaillée avec des sportifs de haut niveau et des dirigeants d'entreprise. Mais je sais que l'hypnose apporte des résultats extraordinaires, et il y a aussi des travaux d'influence jungienne, ericksonienne, l'EMDR. Certaines méthodes permettent de dépasser certaines ceintures que l'on pourrait avoir avec l'enfant intérieur.

À propos du pardon : quand il y a une grande résistance au pardon, cela peut venir de l'enfant intérieur trop blessé, mais la notion de pardon est un énorme processus, extrêmement puissant. On a réfléchi avec Julie à faire tout un live sur le pardon, car Louise Hay en parle aussi. Le processus de pardon, suivant l'ampleur des blessures, peut être très difficile à accepter, parce que c'est comme dédouaner l'autre de sa responsabilité. Or, dans les écoles qui travaillent le pardon, la première chose qu'on fait, c'est se libérer soi. Tant que je ne pardonne pas l'autre, je me rends prisonnier de ce que j'ai vécu, je m'accroche à cette situation et je ne veux pas la lâcher. Le processus du pardon accompagne la libération de la personne, et après vient une paix intérieure. Ce n'est pas uniquement rattaché à l'enfant intérieur, mais ça peut l'être : certaines souffrances peuvent amener un durcissement, une carapace créée vis-à-vis d'un monde qui ne nous a pas bien traités.

Rencontrer l'enfant intérieur : les trois étapes

Le tout étant d'embrasser pleinement cet enfant divin dans sa joie, sa capacité de développement, sa créativité, son sourire à la vie. Voici les trois grandes étapes pour rencontrer l'enfant intérieur. On boucle la boucle.

1. Prendre conscience

Comment prend-on conscience de l'enfant intérieur ? On va regarder les réactions exagérées. Parfois, ce sont des caprices, le besoin d'attirer l'attention, parfois se mettre en boule, une sensation de désespoir parce qu'on n'a pas les résultats voulus. Ça, c'est le côté fripon : « je ne suis pas content ». Dès qu'on a ce genre de réaction, on a très possiblement l'enfant intérieur qui est en train de nous dire quelque chose.

Mais il ne faut pas oublier l'enfant joyeux qui rigole, qui est léger, qui a envie de vivre. Lui aussi fait partie de ça. Quand il s'exprime, il faut lui porter autant d'attention. C'est un peu un piège : on pourrait avoir tendance, dans le développement personnel, à se focaliser beaucoup sur ce qui ne va pas. Mais ce n'est que la moitié de l'équation. Il y a l'autre moitié : se focaliser sur ce qui va. Le développement personnel, l'éveil de conscience, c'est l'observation à la fois des zones de friction que l'on veut transcender, mais aussi des potentiels qui sont là. On est là pour vivre, pour aimer la vie. Quand ça grince, on regarde quelles ceintures veulent nous être montrées pour nous en libérer. Quand ça se passe super bien, on regarde quelles sont les circonstances et les choses qui se pensent à l'intérieur de moi quand j'exulte pleinement dans cet espace de ma personnalité.

2. Établir un dialogue

C'est un dialogue intérieur. Au début, il y a un dialogue parent-enfant : vous, adulte, vous allez venir rassurer, sécuriser, protéger et apprivoiser l'enfant intérieur qui s'exprime en vous, surtout quand il est dans l'espace un peu bougon. Vous êtes adulte, vous savez qui vous êtes devenu, vous savez ce qu'est votre vie. Vous pouvez vous adresser à cet enfant et lui dire : « t'inquiète pas, ça va bien se passer, je suis là, ne t'inquiète pas. » C'est ce rôle de parent vers son propre enfant intérieur, pour ensuite développer une relation enfant-enfant dans un corps d'adulte.

Les spécialistes diraient « qu'est-ce qu'il nous dit là ? », ils auraient les poils qui se hérissent parce que je sors un peu du cadre, mais j'aime le présenter ainsi : c'est embrasser pleinement cette joie, cette créativité, cette envie de vivre, ce plaisir d'être vivant. C'est l'enfant-adulte qui reconnecte avec l'enfant. On joue ensemble à vivre, mais dans un corps d'adulte. On incarne l'alignement, l'ancrage, la connexion d'une personne adulte dans son monde adulte, qui sait être enfant quand le moment vient, qui sait rêver, rire, être en joie, partager l'amour et connecter dans l'amour, mais qui sait quand même vivre dans un monde structuré. On cultive le jeu, la joie, le détachement, le plaisir non coupable et la pleine conscience.

3. Jouer avec l'espace-temps

Ceci va vous sembler un peu tiré par les cheveux. Jouer avec l'espace-temps, c'est considérer le temps comme circulaire. Certaines écoles d'accompagnement prétendent qu'il est possible de redessiner le passé. Longtemps j'ai eu du mal avec cette notion, jusqu'au moment où j'ai compris : en fin de compte, je ne change pas le passé tel qu'il a eu lieu — il a eu lieu. Je change le rapport, la relation que j'ai à ce passé. Et en changeant ce rapport, je redessine le passé. Je peux revisiter le passé, communiquer avec mon enfant intérieur, l'embrasser par rapport à ce qu'on est devenu, et donner une autre version.

Particulièrement puissant : communiquer avec son enfant, tout comme je communique avec mon être futur. C'est là que je commence à redessiner mon futur. Le temps n'étant pas linéaire mais circulaire, on peut influencer son futur, on peut influencer son passé depuis le moment présent. Cette école dit que certaines des voix intuitives qui nous parlent seraient nous-mêmes, dans un autre espace-temps, en train de nous parler. Depuis que j'ai entendu ça, j'ai dit : ce n'est pas bête comme notion. On sait par la physique que le temps n'est pas linéaire.

Combien de fois avez-vous entendu une voix intérieure, intuitive, qui dit « c'est par là » ? Et si cette voix intuitive était moi-même, demain, qui suis en train de me parler ? Depuis qu'on m'a raconté ça, je reconnecte tout le temps avec mon moi passé dans toutes les situations vécues, surtout les difficiles, et je lui dis : « écoute, voilà ce qui va se passer, voilà les solutions, voilà comment tu vas t'en sortir, sois fort, tout va bien. » Je ne sais pas si c'est vrai, mais j'aime le croire, et je le fais en permanence. Tout comme je connecte avec mon moi futur : « inspire-moi, qu'est-ce qu'il faut que je fasse, je suis dans une impasse, donne-moi des clés. Je sais que tu es déjà là-bas, où es-tu arrivé ? Comme ce n'est pas encore matérialisé, dis-moi comment arriver au chemin le plus épanouissant possible. » Parce que toutes les versions de moi existent dans le futur. Je m'adresse à toutes, mais surtout je dis : « celle que je vais kiffer le plus, parle-moi. Qu'est-ce que je dois faire aujourd'hui ? »

Je vous livre ça presque en me mettant à poil, j'en parle très rarement. Quand je connecte à mon moi futur — là, on rentre dans ce qu'on appelle le monde du canal — je prends note de ce qui vient, et je suis stupéfié, ça fait des années que je fais ça, par la précision de l'information, à tel point que je l'écoute autant que mon for intérieur intuitif. Une fois le dialogue établi, au-delà du dialogue, c'est de commencer à transformer les ceintures qui se sont créées, au moment où elles se sont créées, en changeant mon rapport au passé. Et ça, ça se passe dans l'instant présent. Tout le reste, ce sont des valeurs ajoutées.

L'exercice final : le marcheur essentiel

Maintenant, je vais vous partager un exercice magnifique, ce que j'appelle le marcheur essentiel. J'adore cette image.

Ce week-end, ou quand vous voulez, allez dans la nature, dans un endroit si possible calme — la campagne, une forêt, c'est vous qui décidez. Vous cherchez et vous trouvez un bâton de marche. Vous n'êtes pas obligé, mais le bois, le lien à la nature, au vivant, a une symbolique particulièrement plaisante qui peut jouer un rôle dans cet exercice. Vous le prenez et vous vous en servez pour marcher, sans but particulier. Vous avancez jusqu'au moment où vous trouvez un endroit où vous vous sentez bien.

Important — à faire avant de partir : prenez un petit cadeau et mettez-le dans votre poche.

Quand vous êtes dans cet endroit, vous vous posez et vous connectez avec le lieu. Vous vous laissez être, vous observez la nature autour de vous et vous sentez ce qu'elle a à vous dire. Quand vous vous sentez à votre aise, vous fermez les yeux. Vous connectez avec votre for intérieur et vous observez ce qui se passe. À travers votre corps, vous observez la nature alentour : vous écoutez, vous sentez la fraîcheur sur la peau, les oiseaux, les feuilles, le vent. Avec vos autres sens, vous connectez avec l'environnement. En réalité, vous faites une connexion intérieure et extérieure à la fois : vous observez ce qu'il y a en vous pour observer ce qu'il y a à l'extérieur.

Ensuite, vous respirez au niveau du bas-ventre — le dantian, comme l'appellent les Chinois. Vous gonflez le ventre en inspirant et vous le contractez en expirant. Avec votre regard intérieur, vous allez vous lever à l'intérieur de votre bas-ventre, comme si vous étiez en boule, bien, accueilli, dans un petit canapé bien cocon. Vous restez là, et vous laissez venir cette sensation.

À un moment donné, vous allez appeler votre enfant intérieur et lui dire de venir. Pour toutes les personnes qui ont pu avoir une enfance plus ou moins difficile : vous allez faire venir l'enfant d'avant l'enfance difficile, cet enfant qui était pleinement dans sa vie d'enfant, avant les événements qui ne vous ont pas plu. Si vous ne vous rappelez pas quand ces événements ont commencé, peu importe : votre intention, c'est d'appeler votre enfant intérieur avant tout événement qui l'a blessé. C'est l'enfant dans toute sa pureté. Et si vous n'avez pas eu d'événement difficile, vous appelez simplement votre enfant intérieur.

Quand il vient, vous le voyez, vous vous observez, vous voyez ce que vous ressentez, vous interagissez dans la découverte l'un de l'autre, et vous l'accueillez. Vous l'embrassez, vous le faites venir, et quand il s'approche, vous le prenez dans les bras. Une fois l'étreinte passée — elle peut durer un moment, elle peut vous faire pleurer de joie et de bonheur — vous allez lui offrir le cadeau. Pour le remercier de vous avoir accompagné jusque-là, d'avoir été encore là, et lui dire : voilà un cadeau qui soit le symbole de ce que nous allons vivre ensemble par la suite.

Une fois le cadeau offert, posez-lui, le cœur ouvert, deux questions. Un : qui suis-je ? Que suis-je ? Laissez l'enfant vous dire, dans sa vérité essentielle, la réponse qu'il va vous apporter. Deux : quel chemin as-tu envie que nous parcourions ensemble ? Et vous laissez l'enfant vous répondre. Certains auront des réponses orales, entendront les paroles. D'autres auront des images, des films. D'autres auront des ressentis. Tout compte. L'enfant intérieur vous parle de la façon dont vous serez le plus à même de l'entendre.

Ensuite, vous vous laissez être dans cet espace. Vous revenez à l'instant présent quand vous voulez, vous vous levez, vous marchez dans la nature et vous revenez à votre rythme. Mais surtout, une fois la méditation terminée, observez comment vous vivez votre lien à la nature environnante et au vivant. Vous allez voir qu'il est complètement différent : quelque chose de nouveau s'est ouvert, un autre espace de perception, beaucoup plus vivant et beaucoup plus réel. Et si vous avez eu du mal à le faire, repartez, refaites-le : ça marche toujours. Vous pouvez le faire autant de fois que vous voulez.

En route vers nos projets

Quelques mots sur ce que nous préparons avec Julie. On veut faire des événements, en présentiel. Ce qui nous maintient en vie, c'est le lien. On adore le digital, on a commencé le live streaming parce que c'est ce qu'on aime, mais on est des êtres humains. L'événement, c'est ce qui nous remplit : voir les personnes, se parler. Je fais des conférences depuis bien plus de 10 ans, c'est ce que j'aime le plus dans mon métier, ces rencontres, ces moments forts. Pour l'instant pas de date prévue, mais j'espère que ce sera pour bientôt.

On pense aussi à des formations, pour la rentrée en septembre. On a une frustration avec Julie : on vous raconte plein de choses, mais en une heure — même une heure vingt — on n'a pas le temps de rentrer en profondeur. Ça fait pratiquement un an qu'on est sur ce projet et on commence à voir les choses plus clairement. On a des gens absolument extraordinaires autour de nous, francophones, et on veut aussi leur donner une voix. Ce qui nous nourrit au maximum, c'est d'apporter un maximum de contenu à un maximum de monde, sans que ce soit toujours rattaché à une vente. On vend des produits parce que c'est ce qui nous permet de payer tout ce processus, mais ce que l'on veut, c'est qu'un maximum de personnes accèdent à l'information dont elles ont besoin, de façon autonome. Si vous voulez aller plus loin avec les formations, génial ; mais on veut vous donner les outils, comme dans ces lives, pour que si vous ne pouvez pas ou ne voulez pas, vous puissiez quand même aller de l'avant et vivre cette transformation — qui est pour nous l'une des clés pour vivre dans un monde meilleur à court terme.

Conclusion

Merci beaucoup d'être là. Il est vrai que j'aurais pu finir ce live d'une façon un peu plus percutante, mais parfois on ne peut pas être bon, surtout sous des chaleurs accablantes. Mais avec cette musique, choisie ni plus ni moins que par mon fils, comme le logo, comme la musique d'entrée, comment ne pas parler d'enfant intérieur ? Ce live est dédié à mon petit Jules de 6 ans.

Nous avons découvert que la notion d'enfant intérieur est séculaire, ancestrale, mais que c'est Carl Gustav Jung en particulier qui lui a donné une place prépondérante. Nous avons aussi parlé d'analyse transactionnelle, pour ensuite nous intéresser à toutes les étapes de la construction de l'enfant et comment, à travers elles, l'enfant intérieur jaillit. Il a été question de cette fameuse crise de la quarantaine — 30, 38, 40, 45 ans, tout dépend — qui nous amène toujours une énorme remise en question, un chemin de rebroussement pour retrouver l'essence pure de ce que nous sommes et que nous étions déjà étant enfants.

Et par la suite, nous avons traité de l'enfant intérieur et de comment trouver la paix intérieure, avec six clés : réparer les blessures, s'occuper des ceintures, réparer le lien au vivant, le syndrome de Peter Pan, se pardonner avec des dessins, et les sous-personnalités. Sans oublier les bonus, les trois étapes — la prise de conscience, l'établissement d'un dialogue et la création d'un lien durable, épanoui, joyeux — et au bout, un exercice magnifique.

Alors, avec cette musique qui nous met en joie, je dédie cet épisode à mon fils Jules de 6 ans, qui a choisi et le logo et les musiques de ce podcast, et qui nous permet pleinement de nous rappeler chaque jour de toutes les choses dont nous avons parlé aujourd'hui.

Je suis Iker Aguirre et ceci est « Une alchimie de l'éveil », votre chaîne de podcast.